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MAI 2008  "ENVOYONS NOS PAVES GRAPHIQUES
 ET
REDONNONS LA PAROLE AUX MURS
pompé sur le blog de Ciboulette
http://lemodemdefrancois.over-blog.com/

 

 

 

 

 

Mardi 6 mai 2008


Quand les médias dominants diront-ils enfin la vérité sur Israël ?
Silvia Cattori

5 mai 2008 http://femmesdelafrancophonie.org/2008/03/la-ponrologie-p.html

Au moment où Israël, soutenu par les gouvernements occidentaux, s’apprête à célébrer avec faste le soixantième anniversaire de sa création (*), et alors que les Palestiniens, bouclés dans des ghettos, n’ont jamais été aussi opprimés, nous rediffusons un article, écrit en août 2003, qui conserve, malheureusement, toute son actualité.
L’Etat d’Israël a été fondé, en 1948, sur un crime que les victimes palestiniennes ont appelé "Nakba", "catastrophe". Cela s’est traduit par l’expulsion brutale de près de 90% des natifs palestiniens hors de chez eux. Nous pensons qu’il n’y aura aucune paix possible aussi longtemps qu’Israël ne reconnaîtra pas ses torts et ne rendra pas aux Palestiniens ce qu’il leur a extorqué par la force durant ces soixante années.
Alors que la situation des Palestiniens s’est dangereusement aggravée, du fait de l’étranglement maintenu par l’occupant israélien, nos gouvernements devraient avoir la décence de refuser de participer à ces célébrations. Et les journalistes devraient avoir enfin l’honnêteté de dire la vérité sur l’apartheid pratiqué par Israël vis-à-vis des Palestiniens, et de la répéter jusqu’à ce qu’une solution conforme au droit international soit apportée à cette tragédie.

Nous ne devons jamais cesser de chercher l’humaine réalité.

Quand on découvre le degré de confusion dans lequel la désinformation a plongé les gens, dans les pays occidentaux, sur la guerre que livre Israël contre le peuple palestinien, on a de quoi s’inquiéter de l’efficacité de la propagande répandue par les autorités israéliennes et leurs relais.

Or, si les journalistes avaient gardé une équidistance par rapport aux parties en cause, relaté les faits en toute objectivité, systématiquement rappelé cette chose simple : que les Palestiniens sont victimes d’une immense injustice qui demande réparation - l’arrivée massive sur leur terres d’immigrants de confession juive qui les ont graduellement chassés, persécutés, massacrés en toute impunité - nous n’en serions peut-être pas là.

Il ne s’agit pas ici de refaire l’histoire, ni d’être pro-israélien ou pro-palestinien. Il s’agit simplement de savoir reconnaître la vérité des faits et de l’assumer humainement pour rendre justice aux victimes palestiniennes de l’oppression d’Israël, comme on a rendu justice, hier, aux victimes des crimes nazis (dont les Palestiniens ne sont en rien responsables).

Israël, fort de ses services de propagande et de renseignements – services qui infiltrent, manipulent, corrompent, tissent des réseaux secrets - a su asseoir son pouvoir sur l’information avec une efficacité redoutable. Répercuter tout ce que cet allié des Etats-Unis décrète et répand est de bon ton dans les rédactions. Par contre, dénoncer ce qui l’incrimine gravement n’est pas convenable.

Dans le respect de la vérité et de la justice, les citoyens doivent exiger des journalistes qu’ils cessent de les intoxiquer en rapportant les informations biaisées que les agents de communication, liés aux pouvoirs politiques et militaires dominants, ont pour métier de répandre. Israël et son influent « lobby » sont l’un de ces pouvoirs de manipulation et d’intoxication. Pouvoirs qui savent se faire craindre et que par conséquent, peu osent affronter ou contredire.

C’est à force de tromperies et de servilité que certains journalistes obtiennent leurs galons et bâtissent leur carrière. Or, quand les médias nous livrent une information falsifiée ou expurgée, ce n’est pas sans graves conséquences pour les peuples concernés. Ils privent la société d’une connaissance précieuse pour la compréhension des faits et la possibilité d’agir, de secourir les victimes, quand il est encore temps. Les Palestiniens ont déjà trop souffert ; ils ne peuvent plus attendre dix ans, vingt ans.

Nous sommes catégoriques : les journalistes portent une lourde responsabilité dans le pourrissement d’une situation qui fait l’affaire d’Israël et pénalise les Palestiniens.

Depuis des décennies les grands médias occidentaux, fortement influencés par la propagande militaire israélienne et les organisations juives dans le monde, s’ingénient à accréditer l’idée qu’Israël serait "menacé par les Arabes et les musulmans".

Des personnes de confession juive, partout dans le monde, se disent constamment menacées dans leur intégrité. Leurs dires sont tout à fait fantaisistes, mais n’en exercent pas moins une intense pression sur les gouvernements, les médias, l’opinion.

De leur côté, des journalistes et des groupes de pression ouvertement pro-israéliens, n’ont pas cessé d’exploiter la souffrance générée par l’holocauste et d’agiter le spectre de l’antisémitisme pour culpabiliser ceux qui demandent justice pour les Palestiniens victimes, à leur tour, d’épuration ethnique, de ghettoisation.

Or, quand on découvre l’étendue des persécutions qu’Israël a infligées aux Palestiniens depuis 1948, on demeure stupéfait par cette distorsion de la vérité. Pourquoi, depuis soixante ans, nous a-t-on parlé avec une telle insistance des victimes juives du nazisme alors qu’on passait sous silence les victimes palestiniennes des persécutions israéliennes ? Pourquoi deux poids deux mesures ?

Israël, et ses indéfectibles relais, nous ont toujours donné une version totalement faussée de ce qui se passe au Moyen Orient. Les campagnes qui présentent constamment les personnes de confession juive en victimes, ont pour but d’étouffer toute critique à l’encontre de l’État d’Israël ; un État, qui, peu le savent, s’est créé sur de nouvelles injustices : les massacres, la déportation des Palestiniens, l’épuration ethnique qui se poursuit.

Israël a toujours justifié ses annexions de terres palestiniennes, ses tueries de civils, ses destructions de villes et villages arabes, ses assassinats « extra judiciaires », en prétextant qu’ils étaient « nécessaires à sa sécurité ». Or, si l’on visite le Moyen Orient, on a vite fait de s’apercevoir que c’est l’État d’Israël - l’unique pays de la région qui possède des armes de destruction massive - qui a créé un climat d’insécurité et de désolation, également pour ses voisins syriens, libanais, irakiens.

Depuis que l’Etat d’Israël a été fondé en 1948 - sur les terres palestiniennes, sur la Palestine - il s’est attaché à construire une image négative de l’Arabe et du musulman. Les prétendus « terroristes » qu’il s’agit « d’éradiquer » selon Israël, tout comme les prétendues armes de destruction massive en Irak, qu’il s’agissait de « démanteler » selon les Etats-Unis, ont pour but inavoué, inavouable, d’affaiblir l’adversaire pour mieux l’écraser. Sans la complaisance des médias qui maintiennent le monde dans l’ignorance, cela ne serait pas possible.

C’est ainsi qu’Israël a pu mettre en place - sans susciter de réaction majeure des pays réputés « démocratiques » - un des pires systèmes d’apartheid. Tout, il peut tout se permettre : forcer les Palestiniens à vivre dans des ghettos surpeuplés, construire un mur immonde d’apartheid au travers de paysages bibliques sacrés que les Palestiniens n’avaient jamais osé toucher.

Israël, qui dispose d’une des premières armées du monde, n’avait bien évidemment pas besoin de ce mur pour sa « sécurité ». Ce mur de séparation ethnique, conçu de longue date, attendait son heure dans les tiroirs. Dès l’annonce de sa construction par le « socialiste » Ehud Barak - en ce funeste mois d’avril 2002 qui est devenu synonyme d’offensives meurtrières et de tragédies - il a obtenu l’appui de toutes les forces politiques israéliennes, camp de la paix inclus.

Israël a réussi son pari : mettre le monde devant un fait accompli. Le mur est là. Effrayant, indestructible.

Ce mur de séparation ethnique - dont le tracé implique l’annexion de puits, la confiscation de terres, la déportation de villageois - affectera directement et durablement des millions de Palestiniens. Ces derniers, appuyés par le Mouvement de solidarité internationale ISM [1], ont multiplié conférences de presse et actions de résistance pacifique pour tenter d’attirer l’attention des journalistes internationaux basés en Israël et de l’Union européenne. Peine perdue. Ils se sont faits systématiquement brutaliser, jeter en prison, torturer, expulser par l’armée israélienne.

Il a fallu attendre une année et demie, le jour où Bush a admis que ce mur constituait « un problème », pour que les médias occidentaux consentent à révéler au monde un peu de sa dimension. Bush, sous la pression de M. Ariel Sharon, se rétractera quatre jours plus tard. Or ce mur, qui emprisonnera les Palestiniens dans des ghettos infâmes, crée un obstacle de plus sur la voie de la paix ; car l’espoir des stratèges du « grand Israël » qui l’ont conçu est d’arriver, avec le temps, à rendre impossible toute reconnaissance des droits des Palestiniens à retourner sur leurs terres.

Si le monde a finalement pu se représenter ce qu’est physiquement ce mur dit de « sécurité », ses implications réelles sur la vie des Palestiniens restent largement incomprises. A cause du langage utilisé. Les auteurs de cette nouvelle atteinte à la légalité internationale se sont arrangés à présenter la construction de ce mur honteux de façon qu’il apparaisse comme un « mal nécessaire ». Or ce mur, qui sépare les Palestiniens des Israéliens, officialise objectivement la ségrégation ethnique et rend encore plus précaire la vie des Palestiniens.

Voilà où l’asservissement des principaux moyens d’information aux pouvoirs économiques et politiques conduit le monde. À justifier les crimes d’Israël et les mesures d’enfermement illégales des Palestiniens qu’il met en place. A donner l’illusion d’informer sur ce qui se passe en Palestine, alors que la réalité est totalement travestie.

Si les correspondants occidentaux avaient révélé les nouvelles injustices que ce mur honteux allait imposer aux Palestiniens, Israël n’aurait peut-être pas pu l’ériger. Lorsqu’il en a annoncé le projet, il s’était attendu à de vives réactions ; le silence de l’Occident lui a donné carte blanche.

C’est ainsi que, fort de cette impunité, en mars 2003, M. Sharon a modifié le tracé de ce mur de façon à annexer plus de terres et de colonies que prévu initialement. Peu après, conforté par l’indifférence du monde, il a encore annoncé l’ajout d’un mur supplémentaire qui enfermerait la Cisjordanie en entier. Les colonies, toutes illégales, qui sont la racine de tous les maux - soit quelque 450’000 nouveaux colons illégaux - sont les premières bénéficiaires de ces conquêtes territoriales.

Il y a des êtres de grande probité qui payent de leur vie leur volonté de dire au monde les horreurs dont ils sont les témoins. Témoins que l’armée israélienne - très soucieuse de son image - chasse sauvagement, assassine, jette en prison.

Israël qualifie toute personne qui dénonce ses crimes, comme « une menace pour sa sécurité ». Je songe ici à ces photographes et cameramen palestiniens pour commencer, qui ont à cœur de nous informer honnêtement et de témoigner de la souffrance de leur peuple au risque de leur vie.

Leurs images, si difficilement arrachées, sont le plus souvent expurgées, voire dénaturées, par nos journalistes qui ne nous les montrent, du reste, qu’au compte gouttes, préférant se servir des films fournis par les services de propagande militaire israéliens.

Ces reporters, ont été les meilleurs alliés des internationaux de l’ISM, présents comme eux, depuis mars 2002, sur ces lieux où l’armée israélienne mène des offensives particulièrement meurtrières. Ces hommes et femmes qui, par leur seule présence, caméra au poing, défient l’armée israélienne, méritent toute notre estime.

Chacun de nous se souvient de Raffaele Ciriello, ce photographe italien qu’un soldat israélien a délibérément tué à Ramallah, au début de l’offensive militaire de mars 2002 [2] ; une offensive meurtrière toujours en cours, qui n’épargne pas ceux d’entre les journalistes étrangers qui veulent franchir le blocus militaire israélien pour entrer dans les quartiers palestiniens que l’armée israélienne a décrété « zones militaires ».

James Miller, un jeune cameraman londonien, est la dernière victime de cette folie furieuse [3]. Après sa mort, Israël a immédiatement nié la responsabilité de ses soldats. L’autopsie, et les témoins de l’ISM présents, ont prouvé que James Miller était de dos, quand un soldat de l’armée israélienne l’a délibérément touché en pleine tête, le 2 mai 2003. James Miller portait un gilet pare-balles sur lequel était écrit en grandes lettres « Press ». Il filmait précisément, cette nuit là, le massacre de civils palestiniens à Rafah par l’armée israélienne, venue en force dans cette partie de Gaza dont Israël convoite les terres. C’est comme cela qu’Israël se débarrasse de tous ceux qui persistent à vouloir filmer ses abus pour témoigner honnêtement.

La légèreté avec laquelle nos médias prennent pour argent comptant, les mensonges d’Etat israéliens, est impardonnable.

Le 8 août 2003.




 

par sceptix publié dans : ISRAEL/PALESTINE communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008
http://verites.org/
L'actualité n'en finit pas de dresser la terrible litanie des fermetures d'usines pour cause de délocalisations : Salomon, Kleber, ArcelorMittal, Ford, Michelin, etc, etc.




Les patrons annoncent des profits exceptionnels pour leurs entreprises et certains d'entre eux s'octroient des rémunérations faramineuses : des salaires de 5.000 à 10.000 euros PAR JOUR ne sont plus rares chez les dirigeants des grandes entreprises françaises. Comme si cela ne suffisait pas, ils s'accordent aussi des augmentations de revenu phénoménales : +40% au cours de la seule année dernière. Selon une enquête comparative très récente, les patrons français sont désormais les mieux payés du monde, juste après les patrons américains.

 

Tout cela ne les empêche pas d'expliquer sans vergogne à leurs salariés, et notamment à ceux qu'ils licencient, qu'ils ne peuvent plus conserver les usines en France tant que les salaires des Français seront supérieurs à ceux des pays de l'Est de l'Europe… ou à ceux des Chinois et des Indiens.




 

L'écrasante responsabilité de la construction européenne  


Adieu, les promesses "d'harmonisation sociale" ! Maintenant que le nouveau traité de Lisbonne a été ratifié dans le dos des Français, l'UE révèle son vrai visage : celui de la concurrence anti-sociale, doublée d'une concurrence fiscale exacerbée.

C'est d’ailleurs exactement ce que voulait obtenir le président de la Commission européenne, M. BARROSO, dès son entrée en fonction le 21 septembre 2004. Voilà ce qu'il déclarait à l'agence de presse américaine Associated Press :


Ainsi, avec notre argent, elle distribue des subventions sous forme de FEDER, de Fonds social européen (FSE) et autres Fonds de cohésion.

Et c'est tout à fait officiellement que nos européistes ont programmé la casse de l'industrie française : voir "
La programmation 2007-2013" dont, je cite : "L'objectif n°1 s'adressera en priorité aux nouveaux entrants dans l'Union, à savoir les 10 nouveaux Etats membres intégrés en 2004."

La Commissaire européenne de nationalité polonaise Danuta Hübner doit se réjouir en regardant les actualités françaises. Ses vœux ont été parfaitement exaucés. Une à une, toutes les industries françaises quittent le territoire national. Elle a d'ailleurs tout fait pour cela, puisqu’elle avait déclaré sans ambages, le 9 février 2005, au quotidien français La Tribune et au journal allemand Handelsblatt. qu'il « faut faciliter les délocalisations au sein de l'Europe ».

Ni le gouvernement, ni le Président de la République n'osent révèler que c'est cette politique européenne délibérée qui à la véritable cause des délocalisations. Ainsi, en visite à Noyelles-Godault sur le site de Metaleurop, Nicolas Sarkozy déclare :"Je me demande si on n'a pas intérêt à créer un fonds national de réindustrialisation", (...) Ce fonds, financé par les entreprises et "éventuellement abondé par l'Etat", "mettrait le paquet dans les endroits où il y en a vraiment besoin". Autrement dit, payer pour colmater les brèches trop béantes pour éviter de se poser la vraie question :

Mais que cherche donc l’Europe ? 

 

Contrairement à ce qu’une propagande constante assène au peuple français, la construction européenne n'a nullement pour objectif de bâtir une « Europe puissance ». Tous les cercles du pouvoir bruxellois sont investis par des cabinets de lobbying, les uns proches des très grandes entreprises, dont les alliances et les intérêts sont mondiaux, les autres étant des instruments d’influence des autorités américaines.


En réalité, l’Union européenne a pour finalité d’être l’auxiliaire géostratégique des Etats-Unis et elle a joué un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la politique dite de « mondialisation ». Les 27 Etats-membres de l’Union européenne ne prennent pas part aux négociations cruciales qui se tiennent à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), ils s'y font représenter par M. Mandelson, Commissaire britannique, auquel la France confie donc le soin de protéger ses intérêts industriels et commerciaux les plus fondamentaux….


L’objectif de la Commission européenne est de mettre en concurrence, sans aucune protection, les salariés des pays riches d’Europe (France mais aussi Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Pays Bas, etc.), non seulement avec les salariés des pays pauvres d’Europe (les anciens pays de l’est) mais plus globalement avec les salariés du monde entier.

 

Dans quel but ? Pour peser continuellement sur les salaires et les charges sociales afin de rémunérer toujours davantage le capital, pour permettre ainsi de dégager des profits toujours plus élevés pour les actionnaires, et des salaires de plus en plus élevés pour leurs mandants que sont les dirigeants d’entreprise.

 



Le résultat ? On le constate jour après jour : l’érosion continuelle de notre pouvoir d'achat collectif, la remise en cause, l'un après l’autre, de les acquis sociaux obtenus par nos aïeux au cours des XIXe et XXe siècles, la paupérisation d’une partie croissante de la population, et la destruction, s'il le faut, de  toute l'industrie française.


Il n'y a qu’une seule vraie solution pour sauver la France et son industrie 

 


Cela fait maintenant une bonne quinzaine d’années que la France assiste à une véritable hémorragie de son industrie, de ses sites industriels, de ses emplois industriels et de son savoir-faire industriel. La France a ainsi perdu plus d’un million d’emplois industriels au cours de cette période.

 

Les partis politiques qui se succèdent au gouvernement depuis quinze ans (RPR, UDF, UMP, MODEM, Verts, PS) tiennent toujours les mêmes paroles convenues. Lorsqu’ils sont au pouvoir, ils ne parlent que « d’adaptation nécessaire », de « réformes indispensables », de « reconversion vers des métiers à plus haute valeur ajoutée » et « d’accompagnement social » ; lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils fustigent le gouvernement en place, en lui reprochant de ne rien faire. Mais aucun de ces partis ne révèle aux Français que les vraies raisons de cette auto-destruction consentie sont à chercher du côté de Bruxelles et de la Commission européenne. C'est pourquoi, derrière leurs paroles lénifiantes, tous ces partis laissent détruire bel et bien notre tissu industriel.

 

Il n’y a pourtant pas de mystère : si on laisse la Commission européenne décider dans notre dos de mettre en concurrence frontale les 300 millions de salariés riches de l’ouest européen avec les 3 milliards de salariés extrêmement pauvres, de la Chine, de l’Inde, du Pakistan, du Bangla Desh, du Vietnam, de l’Indonésie, etc., TOUTES NOS INDUSTRIES, y compris à terme celles de services et de haute technologie, devront plier bagage. Le revenu moyen d'un salarié français étant environ 15 à 20 fois plus élevé que celui d'un salariré chinois, aucune mesure ne pourra jamais compenser cette phénoménale différence de compétitivité. Même si l'on supprimait toutes nos protections sociales, la Sécurité sociale, les minimums sociaux et les allocations chômage, et même si l'on remontait le départ à la retraite à 70 ans et la durée hebdomadaire de travail à 50 heures, nos industries ne seraient, et de très loin, toujours pas compétitives.

 

La seule solution, c'est donc que les Français reprennent leur destin en mains, cessent de se faire représenter à l’OMC par la Commission européenne, et imposent un retour à une taxation des produits fabriqués dans des pays dont les salaires sont infimes, et où la protection sociale et la législation environnementale sont quasiment inexistantes.

 

Ce changement est radical mais il est la seule réponse cohérent et efficace pour empêcher la destruction complète de notre appareil productif.


Ce changement politique majeur implique que la France dénonce les traités européens, en faisant jouer le tout nouvel article 49A du nouveau traité de Lisbonne, qui reconnaît le droit à un Etat de sortir de l’Union et qui fixe d’ailleurs la procédure précise à cette fin.

 

De même que les individus ont le droit de divorcer, - de préférence en restant en bons termes pour que la séparation se passe le mieux possible - les Etats ont le droit de quitter l'Union européenne.

 

 

 

Maintenant, vous avez le choix

D'un côté vous avez tous les partis politiques français, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, des européistes aux « souverainistes » de complaisance, qui se refusent à proposer la sortie de l’Union européenne, qui sont ainsi obligés de cacher la vraie raison du drame que nous vivons, et qui laissent de fait la Commission européenne détruire méticuleusement la France et son industrie.

 

De l’autre côté, il y a maintenant un tout nouveau parti politique, ni extrémiste ni européiste, regroupant des Français de bonne volonté venus de droite et de gauche, qui ont décidé de dire : ASSEZ !

Ce parti, c'est l’Union Populaire Républicaine (UPR), le seul parti politique français à proposer la sortie, sereine et démocratique, de l’Union européenne en vertu de l’article 49A du nouveau traité de Lisbonne.

Entre l’éternel bla-bla et l’action, il faut choisir, et vous avez enfin le choix : Baisser les bras

par sceptix publié dans : EUROPE communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008
BERNIER Aurélien
  http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6618

Fajardie est mort. Pour un révolutionnaire comme lui, casser sa pipe un premier mai est un sacré pied de nez. A soixante ans, pourtant, la nouvelle n’a rien de drôle, et les dizaines de bouquins qu’il laisse ne font pas oublier ceux qu’il aurait encore du écrire.

Fajardie est mort en même temps que Lucien Jeunesse, et depuis quelques heures, les grands médias servent à tour de bras les citations du célèbre présentateur de jeu. Mais citer Fajardie ne leur viendrait évidemment pas à l’idée. Peut-être daigneront-ils commenter rapidement le personnage, puisqu’ils ne savent faire que ça : commenter. Pour mieux faire l’impasse sur les idées, subversives et donc gênantes.

Pendant que les mêmes commémorent à leur façon un mai 68 qu’ils travestissent, dénigrent, caricaturent à souhait, il faut lire ou relire ce bouquin au titre sublime, « Jeunes femmes rouges toujours plus belles ». Le mai 68 de Fajardie. Celui des militants obscurs, qui voulaient vraiment la révolution, tandis que les leaders préparaient déjà la suite de leur carrière politique en bradant l’espoir d’un mouvement.

Pendant que les usines ferment et que l’écologie devient libérale et cotée en bourse, il faut lire ou relire « Metaleurop, paroles ouvrières ». Dans ces entretiens avec les salariés licenciés de Noyelles-Godault, Fajardie montre la mondialisation dans ce qu’elle a de plus abject, quand la recherche de profit brise des vies et que tous les arguments sont bons, y compris celui de préserver l’environnement, pour atteindre l’objectif (1). En 2008, cinq ans après Metaleurop, c’est au tour d’Arcelor-Mittal de se « restructurer » pour aller chercher ailleurs des salaires de misère et la contrainte environnementale la plus légère possible. En attendant bien-sûr le prochain. Cinq ans après, l’Agence Nationale Pour l’Emploi publie en France une « offre » de niveau bac+2, pour un poste à Pondichéry payé entre 160 et 320 euros par mois. Les journaux parlent de polémique, mais commentent encore une fois sans jamais expliquer qu’au petit jeu de la compétitivité il y aura toujours pire à quelques heures d’avion... Cinq ans après, rien n’a changé, sauf la vitesse à laquelle les libéraux nous conduisent dans le mur.

Fajardie a traduit cela mieux que bien des experts, quand il écrivait dans ce livre : « Il ne suffit pas au capitalisme international de bouleverser l’infrastructure économique, ni de modifier à son avantage le mode de production : il veut davantage, s’attaquer à la superstructure, changer l’homme, la société, la vie, le quotidien et les valeurs, tout ce qui tendait à la solidarité, au collectif, au bien commun. »

Pour ceux qui, comme moi, ne supportent pas les nécrologies et les hommages posthumes, il ne reste plus qu’à lire, relire et faire lire Frédéric Fajardie.

(1) Lire « Quand l’écologie devient anti-sociale »,
http://abernier.vefblog.net/1.html#Quand_lecologie_devient_antisociale

par sceptix
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Mardi 6 mai 2008
RICHAUD Jacques / http://www.montki.be/component/option,com_newsfeeds/task,view/feedid,33/Itemid,47/
 
Quel lien peut-il y avoir entre les dérives d’une organisation enlevant de faux orphelins tchadiens et un ministre préparant l’opinion au bombardement de l’Iran ? Entre un donateur du téléton et la croisade de l’axe du bien ? Entre les foules manifestant leur indignation devant le crime horrible d’un seul enfant et …l’infime mobilisation contre les crimes de guerre des armées d’occupation à Gaza ou en Irak ? Entre les rodomontades d’un imposteur sans frontières invité sur tous les plateaux télévisés et l’assourdissant silence face à la misère et à l’exploitation à notre porte autant que dans des horizons plus lointains ?

COMPASSION ET IMPERIALISME

Quel lien peut-il y avoir entre les dérives d’une organisation enlevant de faux orphelins tchadiens et un ministre préparant l’opinion au bombardement de l’Iran ? Entre un donateur du téléton et la croisade de l’axe du bien ? Entre les foules manifestant leur indignation devant le crime horrible d’un seul enfant et …l’infime mobilisation contre les crimes de guerre des armées d’occupation à Gaza ou en Irak ? Entre les rodomontades d’un imposteur sans frontières invité sur tous les plateaux télévisés et l’assourdissant silence face à la misère et à l’exploitation à notre porte autant que dans des horizons plus lointains ?

Comment se construisent nos indignations sélectives ? Qui les manipule ? Et surtout quelle est notre responsabilité ? Mais cela peut-il durer ?


LA COMPASSION EST UNE « VERTU » CAPITALISTE :

En face de ses « laissés pour compte » la démocratie dans sa déclinaison capitaliste a élevé la compassion au rang de substitut à ce qui aurait du être source d’interrogation profonde sur sa propre nature et les effets de sa mise en œuvre.

Cette promotion sentimentale n’est pas secondaire ou annexe, elle s’inscrit dans une stratégie de pouvoir. Tocqueville en Amérique avait déjà observé cette « douceur démocratique » qui visait surtout à atténuer les désirs de violence que générait spontanément une société de domination et d’exploitation ; la démocratie bourgeoise depuis les origines n’est pas l’outil de la lutte des classes elle en est l’adversaire visant à en délégitimer le projet en niant la cause des révoltes possibles. Le « point aveugle » d’une idéologie qui ne veut pas se remettre en cause est ainsi occupé par « les sentiments » qui remplacent « la » politique. Annah Arendt avait aussi montré que la pitié pouvait être instrumentalisée pour écarter les citoyens de la réflexion politique. Les églises ont presque toujours et partout joué le même rôle (1- 2). Une part du sarkozysme qui voit le président se placer toujours au côté des « victimes », d’abord mais aussi en dernier lieu, joue de ce même registre qui permet de compatir aux effets sans examiner les causes dans une société ou règne la violence sociale et institutionnelle. Cette violence même est entretenue qui affecte le plus grand nombre, alors que la délinquance relativement marginale traduit la saturation des processus régulateurs normalement présents dans une société apaisée. La tension qui est entretenue servira de justificatif à l’ordre autoritaire et la posture compassionnelle exonérera les vrais responsables de leur devoir de réduire les injustices sociales. « Tenter d’expliquer c’est vouloir justifier » (3) disait le candidat présidentiel…La compassion et le bâton sont les deux faces de la démocratie compassionnelle.


LA COMPASSION EST SPECTACLE :

En réalité la compassion ne fait qu’entériner l’existence d’une souffrance ou d’un état dont on peut renoncer à corriger la cause. Le sujet même qui en bénéficie pourrait légitimement se révolter contre cette fausse bienveillance tardive qui se veut compensatoire de l’impuissance ou dissimulatrice de la non-volonté qui l’a précédée. Il est une « politique de la pitié » qui devrait faire honte à ceux qui portent la responsabilité des situations créées. Lorsque la situation elle-même prend allure de réquisitoire il est plus facile de mobiliser l’émotion que réviser une politique…La société du spectacle et des médias trouve même dans ce sentimentalisme devenu universel une matière première merveilleusement télégénique comme le sont les immenses camps de réfugiés ou les modestes tentes rougeoyantes du canal Saint Martin au seuil de l’hiver. Cette matière première toujours renouvelée sert d’épître a nos rituels compassionnels collectifs qui nous détourneront des vraies causes de la misère et des guerres. Le téléton fera pleurer dans les chaumières et taire les questionnements de fond sur le financement de la recherche et les profits exorbitants des firmes pour lesquelles la maladie est un marché comme les autres. Le fait divers le plus odieux jette dans la rue des foules compatissantes bien plus nombreuses que celles pour revendiquer l’abolition de la misère, la fin des ventes d’armes ou le refus d’envoyer nos soldats tuer femmes et enfants au-delà des mers. Le tsunami remplit les caisses des organisations non gouvernementales et masque l’indifférence aux crimes des guerres impérialistes faites en notre nom et financées par nous. Les dames patronnesses de jadis se fédèrent désormais en ONG reconnues d’utilité publique, prêts à prêcher des croisades nouvelles pour sauver de faux orphelins ou légitimer des ingérences « humanitaires » aux vraies motivations inavouables.

L’homme révolté, celui décliné par Marx autant que par Camus ou Sartre est remplacé par l’homme compassionnel, celui si bien décrit par Myriam Revault D’Allones (4) ; mais cet homme là est-il encore un démocrate et exerce t-il sa liberté de citoyen ou est-il instrumentalisé ?

COMPASSION ET IMPERIALISME :

Les damnés de la terre, les oubliés et les assassinés de toutes les famines et de toutes les guerres, voient parfois se diriger vers eux au mieux les héritiers des « french doctor » et les dispensateurs de « l’aumône onusienne » faite aux pauvres. Mais cet exercice lui-même connaît ses limites car nécessitant financement propre : La situation n’est pas exactement la même lorsqu’il s’agit comme l’ONU le fait depuis longtemps d’écouler des excédents de production en valorisant aussi la bonne conscience occidentale et lorsque la hausse des cours résultant de la spéculation financière crée une vraie pénurie et une cherté qui augmente le prix de l’aumône…

Il nous est annoncé une « crise alimentaire mondiale » dont la dimension vertigineuse pourrait bien devenir « génocidaire » pour les continents les plus fragilisés par les entraves antérieures au développement, la spoliation de leurs richesses et l’organisation administrée de leur « dépendance » par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et le Fond Monétaire International (FMI) qui ont déployé leur génie à anéantir l’autosuffisance alimentaire dont l’absence va s’avérer mortelle.

Les luttes d’émancipation ont été dans de vastes zones précédemment colonisées étouffées dans le sang d’abord puis découragées par la corruption des gouvernants dans des contrats asymétriques d’aide au développement qui ne visaient qu’a prolonger la dépendance et la faiblesse de continents entiers. La bonne conscience occidentale a eu besoin de s’inventer une aptitude à la compassion en substitut de repentance pour les crimes coloniaux antérieurs commis et pour masquer la violence entretenue, qui culmine dans la corruption et le marché des armes rendant meurtrières les luttes fratricides souvent manipulées pour le contrôle des matières premières par des firmes occidentales.


UNE CRISE ALIMENTAIRE INEDITE :

La crise qui débute s’annonce déjà terrible par son étendue prévisible et le nombre de victimes qui feront des souvenirs du Biafra et du Sahel des épisodes mineurs dans une tragédie continentale qui échappera au contrôle et peut-être aussi à la volonté de l’occident. Il se pourrait que cette crise alimentaire mondiale fasse exploser les limites du concept « compassionnel » et en révèle l’imposture globale.

Les peuples « assistés » savaient depuis longtemps la véracité du proverbe oriental selon lequel « La main qui reçoit est toujours plus basse que la main qui donne » ; sans doute la détresse prévisible et nos abandons probables changeront-ils certains comportements. En 2000, un rapport onusien tombé dans l’indifférence universelle de nos bonnes consciences prévoyait pour la seule Afrique et avant 2020 une mortalité par famine et épidémies qui pourrait atteindre quarante millions de morts…Nous nous accommodons déjà très bien de cette surmortalité qui décime le continent et n’avons guère soutenu les peuples africains en procès contre les firmes pharmaceutiques refusant le droit aux génériques de populations non solvables ou les paysans criant leur détresse devant l’appropriation des semences par des firmes US. Le chiffre avancé en 2000 est très sérieusement révisé à la hausse mais cela suffira t-il à rompre notre indifférence ? Nous faisons chez nous le décompte précis de nos « accidents » quotidiens et nous avons œuvré à comptabiliser nos tragédies européennes jusque à inscrire la revendication de l’indemnisation des survivants ; pourtant nous continuons à penser, au fond, que certaines vies n’ont pas la même valeur que celle de nos propres enfants. La compassion qui sera bientôt débordée se révélera pour ce qu’elle n’avait jamais cessé d’être, l’allié objectif de la violence dont elle prétendait corriger les effets. Ce qui va changer dans le siècle qui s’ouvre c’est que les impostures du capitalisme mondialisé éclateront au grand jour, même dans les zones ou le credo de cette idéologie semblait inattaquable, comme la crise des « subprimes » le démontre déjà sur le territoire US. La crise financière cache une crise sociale bien plus profonde et grave que les revers financiers de quelques investisseurs hasardeux, elle va révéler l’existence d’un apartheid mondial organisé que nul projet ne prévoyait de réduire.

Que certains personnages (5) aient lumineusement illustré cette évidence par un parcours montrant que l’on pouvait avoir été french doctor, sauveteur de boat-people et distributeur de riz en Somalie, avant d’approuver les bombardements de l’OTAN dans les Balkans puis l’invasion de l’Irak et demain la guerre contre l’Iran, montre que la compassion dévoyée n’est pas de gauche ou de droite, elle n’a pas de couleur politique, elle est le contraire de la politique ! La compassion est faite pour endormir les consciences et pas pour réveiller les citoyens, elle est faite pour diaboliser ceux qui encouragent les luttes d’émancipation et les révoltes légitimes en leur opposant un contre-faux-modèle d’humanisme qui s’autolégitime pour justifier le pire. C’est du droit de l’hommisme dont je parle ici.


DROITS DE L’HOMME ET IMPERIALISME :

Les Droits de l’Homme sont devenus l’idéologie de substitution qui nous détourne de jeter un regard sur notre propre univers capitaliste. Le lien avec l’homme compassionnel doit être entretenu pour que nul ne s’interroge sur le fait que le premier droit défendu sera celui de propriété, c’est à dire objectivement la légitimation de la dépossession dans un ordre du monde qui s’est construit selon un mode historiquement très inégalitaire. La défense des droits de l’homme trouve dés son exposé sa propre limite qui est de ne pas prétendre transformer un ordre injuste, seulement peut-être en corriger quelques excès…

Rien d’étonnant à ce que ces droits de l’homme soient mobilisés comme argument premier des croisés de l’axe du bien dans un choc des civilisations qui est d’abord le renforcement d’une révolution conservatrice.

La « bonne foi » des citoyens embrigadés dans le soutien à cette croisade est souvent sincère. Mais les nouveaux « croisés » devraient s’interroger sur l’évidence du mauvais accueil que leur font les populations qu’ils voudraient ‘délivrer’ ou ‘civiliser’…Leur bonne foi est sans doute égale à celle des ‘conquistadores’ de jadis face aux peuplades ‘sauvages’. On ne peut qu’encourager la lecture du court essai magistral d’Immanuel Wallerstein, (6) nous montrant la pleine actualité de la « Controverse de Valladolid » dont les termes relatifs à la définition de l’universalisme étaient déjà débattus au XVIme siècle. Le débat de l’époque analysé par l’auteur s’avère intégralement transposable dans une analyse que nous pouvons amorcer de notre « droit d’ingérence », au nom de présumées valeurs dont nous serions dépositaires.

Sans attendre le rappel de cette controverse magistrale d’autres voix s’étaient élevées dans le siècle contre nos prétentions impérialistes : Celle d’Aimé Césaire qui expliquait magistralement le 24 octobre 1956 la raison de sa rupture non pas avec les idées communistes mais avec le parti communiste français (6) : celles de Frantz Fanon et d’Abdel-Malek dans les années soixante ; puis celle d’Edward Said surtout depuis les années quatre-vingt…Chacun su décrypter l’évidence de l’imposture de nos « droits de l’homme ».

Après la lecture de Wallerstein chacun reconnaîtra combien dans notre entourage sont encore peu nombreux les héritiers de Bartolomé de las Casas qui défendait les ‘indiens’ et combien ressemblent furieusement à son contradicteur Sepùlveda ceux qui prétendent mener en notre nom une « guerre de civilisation ».


EN CONCLUSION :

Nous vivons un défi inouï à la veille d’une catastrophe alimentaire mondiale dont les effets encore aggravés par les désordres écologiques et climatiques dépasseront les habituelles capacités de dissimulation par nos entreprises compassionnelles. Notre indifférence génocidaire sera mise en accusation par des centaines de millions d’hommes, femmes et enfants, qui paieront le prix de nos choix. Le président Bush disait pour justifier son indifférence au sort de la planète : « Notre mode de vie n’est pas négociable ». La formule concentre et résume toute l’horreur du capitalisme mondialisé fondant sa prospérité sur l’existence des inégalités extrêmes.

Mais ce credo est aussi celui de tout l’impérialisme occidental qui ne fait que culminer aux USA, en occupant aussi l’esprit de beaucoup d’autres peuples ; et l’Amérique n’est pas la dernière à user du leurre compassionnel pour se dédouaner de ses responsabilités. Jusqu’à quand ?

Devrait-on résumer en disant « compassion ou révolution ? » ; sans doute le choix n’est-il pas aussi binaire. Mais les deux termes méritent être juxtaposés pour que s’éclairent certaines contradictions ; pour que le concept d’internationalisme et de solidarité ne soit plus un concept mystificateur ; pour que la mobilisation de nos ‘bonnes consciences’ perçoive ce que peut dissimuler la défense des ‘droits de l’homme’ et de quelles manipulations elle peut faire l’objet, les exemples sont nombreux.

(1) Le sabre et le goupillon…Encore et toujours.
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(2) Le Pape confirme les bienfaits de la colonisation
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(3) Le 26 9 2005 Le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, lors de l’émission ‘Contre courant’ sur F2 énonce : « Lorsqu’on commence à expliquer l’inexplicable, c’est qu’on s’apprête à excuser l’inexcusable »

(4) L’homme compassionnel – Myriam Revault D’Allones (Ed Seuil 2007 )

(5) Du Biafra à …La guerre préventive- La fin d’un « french doctor ».
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(6) L’Universalisme Européen – De la colonisation au Droit d’ingérence – Immanuel Wallerstein (Ed Demopolis 2007)

(7) La lettre d’Aimé Césaire à Maurice Thorez.
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cOMMENTAIRE :

A cette bonne description des conséquences de la compassion, il manque une explication de ce besoin.
- la culpabilité du bonheur ?
- la volonté de dominer ?
- l’achat d’un salut éternel ?
- la consolation du plus misérable ?
- une jouissance pathologique du spectacle de la misère ?
- la sécurité du sentiment d’appartenance à une caste ?
- ...

Rien qu’à l’énoncé de ces causes possibles, il semble que la compassion soit d’abord l’expression d’une douleur et d’un mal-être de celui qui la ressent, et ceci d’autant plus qu’il se traduit la plupart du temps par un voyeurisme passif.

Une étude des sources de ce sentiment permettrait de comprendre les mécanismes qui font qu’un même individu peut à une certaine époque passer de la solidarité la plus structurante, à la compassion la plus désespérante.

Il semble qu’en abordant les interactions entre compassion et impérialisme, vous ayez trouvé un sacré brin de laine qui mériterait d’être tiré de l’écheveau des bonheurs et malheurs humains.

"Notre mode de vie n’est pas négociable" et oui par cette simple phrase Georges Sar  a résumé toute l’horreur de la situation. Et l’occident de s’émouvoir hypocritement devant les évènements tragico-médiatiques tels que le tsunami avant de retomber dans sa criminelle indifférence. Evidemment certains diront : "mais que peut-on faire ?" se disant impuissants.

Et bien tout d’abord arrêter d’accepter d’être pris pour des cons. Je ne comprends par exemple pas l’émoi que peut provoquer chez certaines personnes l’affaire Bettencourt. Après tout c’est elle qui s’est jetée dans la gueule du loup et je pense qu’il y a des sujets bien plus importants et sérieux à traiter. Mais nous humains faisons preuves d’égoïsmes, d’aveuglement et d’indifférence jusqu’à ce que cela nous pète à la figure. Oui nous ne nous intéressions pas au cynisme des dirigeants parce que ça concernait les autres. Mais qui est l’autre ? L’autre un jour ça peut être nous. Ce qui devait nous intéresser c’est l’idéologie de ceux qui dirigent. Quand Bush dit "notre mode de vie n’est pas négociable", pensez-vous qu’il s’adresse aux centaines de millions d’occidentaux ou aux centaines de millions d’états-uniens ? Non il s’adresse à ses "semblables", une minorité de riches fous avides de pouvoir, quitte à bâtir ce règne sur le sang de milliers de ricains (guerre en Irak) ou de dizaines de millions de citoyens du monde. En croyant naïvement que leurs dirigeants étaient des "amis qui leur voulaient du bien" les occidentaux se sont enfoncés dans des sables mouvants où ils ne pourront plus en sortir. Voilà le monde tel un ballon qui a du mal à s’élever et il faut lâcher du lest. Le lest aujourd’hui se sont des millions de gens du tiers-monde, mais demain ce sera qui ? Il serait temps que les gens ouvrent les yeux.

Je vois certains encore croire que Bush voulait apporté la "démocratie en Irak" et qu’il veut faire de même en Iran se débarrassant du président iranien qui a pourtant été démocratiquement élu. Mais j’ai envie de demander à ces gens, qui sont-ils pour avoir le droit de vouloir imposer un concept aussi fumeux que la démocratie dans d’autres pays ? Peuvent-ils eux-mêmes donner une définition claire de la démocratie et des droits de l’homme ? Pensent-ils que dans un pays comme les Etats-Unis le peuple a encore le pouvoir ? Ont-ils balayé devant leur porte avant de chercher à balayer devant la porte des autres ? Entre la "démocratie" américaine et la "tyrannie" de certains pays laquelle fait le plus de tort aux humains à court et à long terme ? Parce que certains n’aiment réfléchir qu’à court terme or il serait bon de réfléchir à très long terme. Et à ce sujet les Etats-Unis sont une vraie menace pour le monde : pollutions en tout genre (les émissions polluantes et déchets de son industrie, l’uranium appauvri, les OGM), destruction d’infrastructures vitales (Irak) etc... Non seulement ils menacent les générations actuelles, mais ils menacent aussi les générations futures. Alors certains feraient mieux de voir le mal où ils se cachent vraiment et non là où on leur dit qu’il se cache. Les "armes de destruction massives" de Saddam Hussein ne sont pourtant pas si loin...

La situation dans le monde est chaotique mais nous devons nous en prendre à nous-mêmes. En nous enfermant dans une crédulité absolue en nos dirigeants et à leurs foutaises nous sommes co-responsables de ce "désastre". En fantasmant sur des futilités telles que les grosses voitures, les téléphones cellulaires derniers cris etc... Nous ne sommes pas interrogés sur les conséquences de l’apparition de ces merveilles sur la terre. Nous ne nous interrogeons pas aussi sur les déclarations aberrantes de nos dirigeants. Des concepts aussi fumeux que "la guerre contre le terrorisme", "notre mode de vie n’est pas négociable", "avec ou contre nous" et autres joyeusetés du genre étaient pourtant des indices sérieux que quelque chose de grave se passait. Nous aurions vu que ce n’est que le combat désespéré du minorité pour conserver un pouvoir contre-nature et destructeur.

Internet nous offre une occasion unique de discuter, de nous informer, d’échanger des idées, profitons-en car nul ne sait combien de temps ça va durer. Surtout que "la guerre contre la terreur", pourrait servir de prétexte pour fermer ce dernier espace de liberté ! Car la liberté, la vraie est une épine fort douloureuse dans le pied de ces "vampires" devant qui même Dracula passerait pour un enfant de cœur.

par sceptix publié dans : SOCIETE communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008
boutique porno ?

29 avril 2008 (LPAC) — Le 21 avril, la Banque d’Angleterre a annoncé un plan de sauvetage en vertu duquel elle prêtera des obligations d’Etat aux banques privées, ces dernières étant désormais autorisées à lui offrir en garantie toutes sortes de titres divers et variés. Le montant initial de ces prêts serait, semble-t-il, de l’ordre de 100 milliards de dollars, mais il n’y aura pas de « limite arbitraire », et leur échéance sera d’un an, pouvant être prolongée jusqu’à trois. En garantie, la Banque d’Angleterre acceptera de préférence des titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels au Royaume uni et en Europe, ainsi que certains titres adossés à des dettes sur carte de crédit, à l’exclusion toutefois de ceux adossés à des hypothèques américaines.

Pour Larry Elliott, le rédacteur des pages Economie du Guardian, la Banque d’Angleterre se comporte comme un « prêteur sur gage surdimensionné ». Lyndon LaRouche, pour sa part, l’a comparée plutôt à une « boutique porno surdimensionnée », vendant des titres obscènes pendant que le système financier mondial explose.

Quoi qu’il en soit, cette intervention de la Banque d’Angleterre ne sera d’aucune utilité. D’abord, les fonds de sauvetage proposés sont parfaitement dérisoires face à la montagne de « produits toxiques » qu’ils sont censés remplacer