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Dimanche 4 mai 2008



Depuis ses origines, l’histoire des USA, à peine double centenaire est entachée de sang. Un regard furtif sur les nombreuses interventions hors de son territoire nous en convaincra :

1846 : Guerre américano-mexicaine : les États-Unis d’Amérique annexent la moitié du territoire mexicain.

1852 et 1853 : Argentine : intervention en vue de protéger les intérêts américains suite à une révolution.

1853 : Nicaragua : protection des citoyens et des intérêts américains pendant des troubles politiques.

1854 : Nicaragua : intervention suite à un acte d’insubordination.

1859 : Chine : protection des intérêts américains à Shanghai.

1893 : Hawaii : intervention en 1893 et annexion définitive en 1898.

1894 : Nicaragua, intervention pour protéger les intérêts des États-Unis suite à une révolution.

1898 : guerre hispano-américaine en vue de s’approprier les colonies de Porto Rico, Guam et les Philippines. Intervention militaire à Cuba avec comme motif la libération de la tutelle espagnole. Les États-Unis imposent un droit d’ingérence dans les affaires intérieures du pays connu sous le nom de l’amendement Platt.

1903 : Colombie : mise en place d’une révolte, visant à la séparation de ce qui deviendra la république de Panama en vue de la construction du Canal +de Panama.

1915 : intervention à Haïti en 1915 et occupation jusqu’en 1934.

1916 : intervention en République dominicaine.

1916-1917 : expédition punitive au Mexique suite à l’incursion de l’armée de Pancho Villa aux Etats-Unis.

1917 à 1918 : participation américaine à la Première Guerre mondiale

1941 à 1945 : protagoniste de la Seconde Guerre mondiale, en Europeet dans le Pacifique.

1945 et 1946 : envoi de troupes et bombardements en Chine. 1946 : soutien au gouvernement philippin en proie à une insurrection.

1947 : soutien logistique militaire au régime mis en place par le Royaume-Uni en Grèce.

1950 à 1953 : Guerre de Corée

1953 : organisation d’un coup d’état en Iran.

1954 : renversement du gouvernement progressiste de Jacobo Arbenz au Guatemala.

1958 : bombardements en Indonésie.

1960 : bombardements au Guatemala.

1961 : Cuba : débarquement de la baie des Cochons qui se soldera par un cuisant échec.

1961 à 1972 : Guerre du Viêt Nam. Intervention au Laos et au Cambodge.

1965 : Indonésie, aide au gouvernement dans la répression d’un complot pro-chinois.

1967 à 1969 : bombardements au Guatemala.

1970 : Oman : aide logistique à l’Iran pour contrer une insurrection à la demande de ce pays.

1973 : Chili : organisation d’un coup d’État, mise en place du général Augusto Pinochet par la CIA.

1975 à 1999 : Timor oriental : soutien à la junte militaire Indonésienne puis aux forces de l’ONUpour son indépendance.

1980 à 1990 : Salvador : aide militaire au gouvernement et aux Escadrons de la mort pour déloger la guérilla.

1981 à 1988 : Nicaragua, soutien des contras au Honduras pour renverser les sandinistes du Nicaragua.

1983 : Invasion de Grenade.

1986 : bombardement de plusieurs villes et bases militaires en Lybie.

1989 : intervention à Panama et renversement du général Manuel Noriega.

1991 : Guerre du Golfe

1993-1994 : intervention militaire en Somalie.

1994 : intervention à Haïti pour installer le Président élu Jean-Bertrand Aristide.

1995 : intervention dans le cadre de l’Otan en Bosnie.

1998 : bombardement de l’Irak.

1998 : bombardement circonscrit du Soudan.

1999 : bombardement et intervention terrestre de l’OTAN dans la guerre du Kosovo.

2001 : déclaration de la guerre au terrorisme suite aux attentats du 11 septembre 2001.

2001- ? : intervention en Afghanistan dans le cadre de cette guerre.

2003- ? : envahissement et occupation sans mandat onusien de l’Iraq avec le soutien du Royaume-Uni et d’autres nations.

2004 : intervention militaire à Haïti en intelligence avec la France pour chasser du pouvoir le président élu Jean-Bertrand Aristide.

2007 : Iran ?


De même que l’on n’imaginait pas qu’ils pousseraient la vilénie jusqu’à pendre court comme dans une scène de western le président Saddam Hussein, on conçoit toujours avec peine l’attaque probablement imminente contre l’Iran. Le bruit des bombes couvrira une fois encore les babillages stériles dans l’enceinte de l’ONU, les cris d’indignation dissonants des Européens et le mutisme assourdissant des dirigeants Arabes. Une sombre ligne viendra s’ajouter à l’interminable martyrologe des Etats-Unis fondé sur la violence et le mépris.

Emrah KAYNAK in www.oulala.net
par sceptix publié dans : USA communauté : Femmes Engagées
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Dimanche 4 mai 2008

 


Suite au cri d'indignation d' Eva (r-sistons.over-blog.com) sur le silence des médias "officiels" et des autorités françaises sur les détentions de Michael et Salah voici l'article de l'Association France Palestine Solidarité qui rappelle la situation dans laquelle se trouve Salah :


CAMPAGNE : Des livres pour SALAH !
publié le jeudi 13 mars 2008

AFPS : http://www.france-palestine.org/article8302.html
 
Salah Hamouri est un jeune Franco-Palestinien de 22 ans, résident de la ville de Jérusalem-Est sous occupation israélienne, et dont la mère est originaire de Bourg-en-Bresse et enseignante de français. Salah est emprisonné depuis trois ans par les autorités israéliennes.

Il est inculpé de "complot", mais son procès a déjà été renvoyé plus de 20 fois par les autorités judiciaires militaires israéliennes faute de témoin(s) corroborant les accusations portées contre lui, en fait tout simplement faute de preuve pour des faits qu’il n’a pas commis.

A l’heure où les autorités françaises et groupes de pression en France se préoccupent d’obtenir uniquement la libération du caporal Shalit, soldat israélien détenu à Gaza (et qui a également la nationalité française), soutenons Salah !

Il a rencontré tout récemment l’un de nos députés, venu lui rendre visite dans sa prison israélienne. Salah lui a dit "dévorer tous les livres auxquels je peux avoir accès".

En sus de signer en ligne la pétition pour sa libération sur le site de l’AFPS ( http://www.france-palestine.org/article7743.html ), nous vous proposons de participer à cette campagne en lui envoyant un livre de poche par la poste (à glisser dans les enveloppes cartonnées vendues à la poste, en courrier normal), et en joignant quelques mots de sympathie et de soutien sur une carte postale de votre région.

. Démontrons-lui qu’il n’est pas seul [1] !

. Démontrons aux autorités israéliennes qu’il est largement soutenu en France, notamment parcequ’il est Français, et ce par le biais de la culture française !

. Et démontrons aux autres prisonniers palestiniens que des groupes de soutien existent, et agissent !

Le Consulat de France en Israël, qui suit son affaire en sa qualité de ressortissant français, sera informé de cette opération. Son intervention auprès des autorités israéliennes compétentes lui sera demandée, pour que les livres reçus à la prison soient remis à Salah.

Des centaines de livres doivent lui être adressées de toutes les régions de France :

Merci à chacun d’y consacrer sans tarder les quelques minutes et euros utiles...

Son adresse est :

Salah Hamouri, Rimonim prison P.O.Box 778, Even-Yehuda 40500 Israel

MODIFICATION : changement d’adresse pour l’envoi des livres

Le consulat de France à Tel-Aviv a proposé que l’on envoie les livres pour Salah à son adresse, les représentants consulaires les feront parvenir à Salah lors de leurs visites régulières à Rimonim.

L’Afps a accepté cette suggestion et vous demande dorénavant d’adresser les livres à l’adresse :

Consulat de France,

Immeuble Migdalor - BP 26126 - 1/3 Ben Yehouda - 62285 Tel Aviv

Israël

Pour Salah Hamouri, détenu à la prison de Rimonim, aux soins de Madame la Consule

Merci d’envoyer un message à l’Afps quand vous expédiez un livre à Salah afin que nous puissions garder trace des envois et vérifier auprès de sa famille si les livres lui arrivent bien (le directeur de la prison accepte de les lui faire passer après les avoir vérifiés lui même !) : afps@france-palestine.org.

 

[1] la maman de Salah nous a fait savoir que les lettres qu’il a reçues lui ont apporté réconfort et espoir

AFPS, 3 mars 2008
par sceptix publié dans : ISRAEL/PALESTINE communauté : Solidarités
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Dimanche 4 mai 2008

MERCI à resistance 2012  repris sur son blog : http://resistance2012.canalblog.com/archives/2008/05/01/8898852.html
un programme qu'il est bon de relire avant qu'il ne soit exécuté sans autre forme de procès si nous nous laissons manipuler.

 


cnr_sept44Le Conseil National de la Résistance se réunit pour la première fois le 27 mai 1943, clandestinement, dans un appartement parisien, sous la présidence de Jean Moulin, représentant en France occupée du Général de Gaulle (installé à Londres puis à Alger comme chef de la France libre). Jean Moulin sera arrêté par les nazis en juin de la même année. Lui ont succédé Georges Bidault, démocrate chrétien, puis, à la Libération, le 15 septembre 1944, Louis Saillant, CGT.  [1]

Vous trouverez ci-dessous le programme prévisionnel pour la Libération, que le CNR a défini le 15 mars 1944.

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la RÉSISTANCE n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la RÉSISTANCE, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R. ,

délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Les représentants des organisations de RÉSISTANCE, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l’oppresseur hitlérien poursuit avec l’aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d’un million de prisonniers, par la déportation d’ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l’emprisonnement de 300.000 Français et par l’exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.

Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.

Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l’espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l’Europe, a placés dans leur volonté d’abattre l’Allemagne nazie, par le déclenchement d’opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l’épreuve décisive.

Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu’il mette tout en oeuvre afin d’obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la RÉSISTANCE ne veulent pas et d’ailleurs ne peuvent pas se contenter d’une attitude passive dans l’attente d’une aide extérieure, mais qu’ils veulent faire la guerre, qu’ils veulent et qu’ils doivent développer leur RÉSISTANCE armée contre l’envahisseur et contre l’oppresseur.

Ils constatent, en outre, que la RÉSISTANCE Française doit ou se battre ou disparaître ; qu’après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l’offensive des Français contre l’ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.

Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l’ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l’union des patrons et des ouvriers, l’échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l’appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l’armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu’il doit poursuivre et accroître cette lutte.

En conséquence, les représentants des organisations de RÉSISTANCE, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Déclarent que c’est seulement par l’organisation, l’intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l’union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l’a dit le Général De Gaulle, de l’insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l’autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d’assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.

Ils ont l’espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l’état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l’aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l’ennemi commun, ainsi que l’a démontré l’exemple glorieux des patriotes corses.

Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l’armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.

Pour mobiliser les ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R décide :

D’inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d’entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.

Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l’autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d’action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.

Le but des ces comités sera, à l’échelon communal, local et d’entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l’ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l’assistance active à l’égard des patriotes sous l’impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d’entraîner les Français qu’ils auront su grouper à l’action armée pour la Libération.

Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation imposées par l’ennemi, de l’extérieur et de l’intérieur.

Ces comités devront :

1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l’ennemi et augmentant le potentiel humain de la RÉSISTANCE ;

2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;

3) Développer l’esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;

4) Développer, d’une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d’autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;

5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d’obtenir l’augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l’ennemi, de façon à rendreà la population un minimum de vital en matière d’alimentation, de chauffage et d’habillement ;

6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers,des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;

7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d’installations industrielles pour le compte de l’ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l’ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;

8) Défendre à l’intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l’Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.

Tout en luttant de cette façon et grâce à l’appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d’entreprises devront en outre :

a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l’Intérieur par l’accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;

b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l’encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l’ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l’établissement effectif de l’autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l’autorité et la discipline doivent être respectées par tous.

Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l’état major national des Forces Françaises de l’Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :

1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l’ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d’armes et de munitions afin d’en pourvoir les patriotes encore désarmés ;

2) Faire distribuer les dépôts d’armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l’avenir immédiat ;

3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l’échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d’efficacité ;

4) Coordonner l’action militaire avec l’action de RÉSISTANCE de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d’appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d’empêcher les réquisitions de vivres et d’installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l’occupant provisoire.

Ainsi, par l’application des décisions du présent programme d’action commune, se fera, dans l’action, l’union étroite de tous les patriotes, sans distinction d’opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l’insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.

Ainsi, par l’effort et les sacrifices de tous, sera avancée l’heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d’immenses richesses pourront être préservées.

Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d’entreprendre au lendemain de la libération la plus grande oeuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.

II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en oeuvre pour atteindre ce but qui est la Libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du C.N.R. proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération :

1 ) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2 ) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3 ) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation, ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’Axe et par leurs ressortissants dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4 ) Afin d’assurer :

- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
- le respect de la personne humaine ;
- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;
- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
- la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;
- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
- le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la RÉSISTANCE pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourraient freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président, le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire, afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

 

P.-S.
Une grande partie de ce programme a été effectivement appliquée après la guerre (sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des féodalités économiques à la Libération, droit à la culture pour tous, presse écrite délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales agricoles, etc...).

Notes
[1] Le CNR regroupait :
- huit mouvements de RÉSISTANCE intérieure : "Combat", "Libération zone Nord", "Libération (Sud)", "Francs-tireurs partisans (FTP)", "Front national" (rien à voir avec le Front national actuel), "Organisation civile et militaire" (OCM), "Ceux de la Résistance" (CDLR), "Ceux de la Libération" (CDLL),
- les deux grandes confédérations syndicales de l’époque : CGT (réunifiée) et CFTC,
- six représentants des principaux partis politiques reconnaissant la France Libre, dont le parti communiste, le parti socialiste, les radicaux, la droite républicaine et les démocrates-chrétiens.

Diffusez ! Faites connaître ce que
 
Sarkozy et sa clique veulent supprimer
 
de la Mémoire historique et des acquits du Peuple
:

 
par sceptix publié dans : Droit du travail communauté : Résistance 2007
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Dimanche 4 mai 2008
Je vous livre tel-quel un commentaire attribué à A. FINKIELKRAUT que j'ai trouvé ici : http://lesogres.org/article.php3?id_article=3487
j'en suis  atterrée. Personnellement je ne crois pas que ce commentaire ait été expédié par Finkielkraut sachant qu'il risque des procès en diffamation par toutes les personnes citées. Je suis POUR la liberté d'expression mais celle-ci : NON MERCI.






MESSAGE POUR CLARIFIER LES MALENTENDUS
2 mai 2008 , par Alain Finkielkraut

En tant qu’intellectuel, je m’insurge de constater dans les pages de votre site que l’on cherche sans vergogne depuis des années à me tailler le costume sur mesure de l’Islamophobe et du Négrophobe accomplis alors que je ne le suis pas donc si vous prétendez défendre à ce point la liberté d’expression alors permettrez-moi de répondre en toute objectivité à vos internautes et avec des éléments parfaitement vérifiables qui prouveront à toutes comme à tous que je ne suis que la victime de dénigrement et d’incompréhension exactement comme ce fût le cas pour certains artistes que vous sont très proches et que je n’ai pas besoin de citer.

Tout d’abord je n’ai jamais, je dis bien « JAMAIS », été négrophobe et d’ailleurs je peux le prouver puisque qu’une de mes premières maîtresses était Calixte Belaya avec laquelle j’ai entretenue une longue relation jusqu’à ce que j’y mette un terme volontairement.

Secundo, je n’ai JAMAIS assimilé l’Islam au terrorisme mais uniquement l’intégrisme tout comme je me bats depuis toujours contre toute forme d’extrémisme et si je n’ai pas été compris c’est uniquement la faute de Thierry d’Ardisson qui a fait passer cette rumeur pour régler un différent avec moi.

Mes problèmes avec Thierry Ardisson ne date pas d’hier mais depuis bien longtemps puisque quand déjà celui-ci animait des soirées échangistes pour ne pas dire orgiaques avec des homosexuels juifs comme Zemmour, Arthur et cette lesbienne de Caroline Forest et qu’il a cru bon de m’inviter sans même me prévenir sur le type d’orientation sexuelle de cette soirée voilà donc que je me suis retrouvé ainsi totalement à poil dans une grande salle au milieu d’hommes qui couchaient entre-eux et de femmes qui s’échangeaient des doigts mais M. Ardisson sait pertinemment bien que je suis hétérosexuel mais il m’avait tendu ce piège pour m’offenser en allant jusqu’à me demander de le sodomiser et j’ai naturellement refusé car je ne suis pas un dégénéré de la gay Pride.

Fâché par ce refus, il m’a donc proposé de choisir une femme avec laquelle je pourrai passer la nuit et pour lui rendre la monnaie de sa pièce j’ai donc choisit son épouse qui était présente et que j’ai donc pue me farcir sans qu’il ne puisse contester ce droit puisque ce sont les règles du club c’est alors que cette lesbienne de Caroline Fourest m’a proposé des fellations si j’acceptais de coucher en même temps avec ses trois autres copines dont une noir et une maghrébine mais je lui ai répondu que je ne suis pas son ami émir du Qatar.

Thierry Ardisson ne m’a jamais pardonné d’avoir sauté sa femme et il m’a téléphoné surexcité le lendemain matin où il a juré de me faire payer cette outrage voilà donc d’où provient son animosité à l’égard de ma personne.

Je tenais aussi à montrer toute l’hypocrisie de Caroline Fourest qui est constamment en train de critiquer les pays de l’Islam alors qu’elle n’a jamais refusé de participer à des partouzes organisées par de richissimes fanatiques émirs de l’Arabie Saoudite et de partager même leur couche en compagnie de lesbiennes arabes voilées par la burqa en outre lorsque l’on sait que son laquais sexuel n’est autre que Mohammed Sifaoui et qu’il se livre depuis des mois à tous ses fantasmes les plus dégradants comme un chien de service, ceci seulement afin d’obtenir des subsides du CRIF pour ses documentaires médiocres alors on comprend mieux pourquoi cet ancien tortionnaire de l’armée algérienne se solidarise tellement pour la cause d’Israël en allant ainsi jusqu’à se prostituer pour arriver à ses fins.

Ce qui m’a le plus surpris est sans contexte ce menteur d’Eric Zemmour, lui qui insulte constamment les maghrébins en coulisse alors que le jour de cette fameuse partouze chez Ardisson il était carrément en train de se faire enfiler par des vieux algériens et sans citer le pire de tous qu’est Pascal Sevran puisqu’il était en train de masturber le long « pénis » d’un noir.

(Inutile de vous rappeler ses propos insultants qui curieusement on fait moins de bruit que ma critique visant le nombre de noirs majoritaires dans l’équipe de France)

Bref, juste pour expliquer aux membres de votre site que je suis certainement le moins fourbe de toute cette bande mondaine de tordus et que je mérite certainement plus de respect car moi au moins je dis ce que je pense et je ne vais pas à l’encontre de mes principes dans la vie courante toutefois j’ai remarqué que ces personnes très clairement évoquées viennent d’un côté me critiquer tout en soutenant des milieux extrémistes juifs alors qu’ils savent que ces mouvements sont intrinsèquement menés par des noyaux durs de religieux juifs orthodoxes et qui d’ailleurs clament ouvertement au nom du Judaïsme la lapidation des homosexuels.

Merci de bien vouloir afficher ce message afin que les membres de votre site puissent enfin me juger au lieu de proférer des âneries manipulées par les mauvaises interprétations que des personnes plus à droite que moi comme Thierry Ardisson sont constamment en train de nourrir.

Alain Finkielkraut

par sceptix publié dans : BEURK communauté : Libre expression
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Dimanche 4 mai 2008





Allô, Jane, tu as entendu

parler de Gaza ?

samedi 3 mai 2008 , par gélinotte











Martial Demunter

Une image fugitive vue à la télé lors du passage de la flamme olympique à Paris : Jane Birkin manifeste sur les marches de l’Assemblée nationale devant une banderole clamant que Le Tibet se meurt ! Mon sang ne fait qu’un tour et je maugrée : Et de Gaza, tu as déjà entendu parler ? Evidemment, elle ne m’entend pas. Et sans doute ne voudrait-elle pas entendre...

Il est sidérant de constater comme certains sujets prennent comme une mayonnaise, alors que d’autres ne parviennent pas à passer le seuil de l’entrefilet. Il est tout aussi troublant de constater comme cette mayonnaise retombe vite : Darfour, Birmanie, Tibet, Colombie... C’est à se demander si ne se succèdent pas ainsi des campagnes de promo pour pipeules nécessiteux ! C’est vrai que, depuis un petit temps, on n’avait plus tellement de nouvelles de la Birkin, ou de Richard Gere...

Mais revenons à la banderole. Il se meurt le Tibet ? Ne participe-t-il pas à la fulgurante évolution économique de la Chine ? Son développement n’est-il pas soutenu par la création de la nouvelle ligne ultramoderne de chemin de fer sur le « toit du monde », comme la célébrait il y a quelques mois le Figaro-Magazine. Ben oui, pour les pipeules, c’est pas une bonne référence, le Fig-Mag ?

En tout cas, si une ligne de chemin de fer n’est pas un moyen d’ouverture, demandez aux Gazaouis s’ils n’aimeraient pas pouvoir circuler un peu : même dans un vieux tchouk-tchouk, ça leur ferait plaisir. Et puis, ça leur serait utile aussi. Mais là, non ! On ne circule pas ! On est puni collectivement pour crime de démocratie : Tu ne votes pas selon mon vœu ? Alors, je t’emmure. T’as faim ? Pas mon problème. Tu a besoin de soins ? Crève au check-point ! Et puis, tiens, le siège de Palestinian Medical relief Society, je te le bombarde aussi, des fois qu’il abriterait des terroristes. Et toi, petit, tu veux étudier ? Pas de papier.

Alors qu’au Tibet « qui se meurt », l’alphabétisation a fait d’énormes progrès depuis que Mao a mis fin au régime féodal. Est-ce qu’on éduque une population pour l’asservir ?

Mais à Gaza, et aussi en Cisjordanie, on met des freins à l’enseignement : plus de possibilité de sortir pour étudier à l’étranger ; entrave à l’enseignement universitaire local, puisque, par exemple, la faculté de médecine est séparée de l’hôpital par le mur. Est-ce qu’il y a le moindre point commun entre le développement dont jouissent les Tibétains et l’abandon des Palestiniens par une puissance occupante qui ne remplit aucune des obligations auxquelles cette position la contraint pourtant selon les lois internationales ? Même les colonialistes britanniques n’ont jamais traité les Palestiniens comme se le permettent les Israéliens. Il n’empêche. Contre toute morale, c’est le Tibet qui est à plaindre. Alors que la situation à Gaza empire tous les jours, Le Soir, toujours à la recherche de gadgets pour récupérer un tirage fondant, publie ce jour (14 avril) une banderole antichinoise. Sachez que tout qui affichera cette vile propagande aura, pour ce faire, pratiqué de grands coups de ciseaux dans un article sur Gaza. Sordide, non ?

Reste à comprendre ce comportement, au-delà de toute logomachie.

Le peuple palestinien a longtemps été le plus éduqué du monde arabe. C’est très certainement pourquoi il est aussi le moins religieux de cette contrée encombrée de bondieuseries. Ce qui fut le précieux tissu de sa communauté est en train de se démailler. Après des années d’une occupation cyniquement vexatoire, cette société se délite et perd progressivement sa spécificité. C’est à un sociocide que le monde assiste, même pas indifférent, mais littéralement consentant. Car, en réalité, la communauté internationale, comme lobotomisée au lait de l’idéologie libérale et du retour des pires mysticismes, n’est plus en mesure de réagir autrement que pour exorciser sa peur. C’est la voie ouverte à tous les conformismes, à l’abandon de la réflexion, à l’acceptation de tous les lieux communs : le bouddhisme, c’est bien ; la Shoah, c’est ma faute ; et ceux qui ne sont pas d’accord sont des terroristes...

Martial Demunter

michelcollon

http://www.quebecogres.info/article.php3?id_article=800

 



par sceptix publié dans : ISRAEL/PALESTINE communauté : Libre expression
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Dimanche 4 mai 2008
FMI-FAIM

 

par Serge Halimi

 

Le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient promis que l’augmentation des flux de marchandises contribuerait à éradiquer la pauvreté et la faim. Cultures vivrières ? Autonomie alimentaire ? On avait trouvé plus intelligent : l’agriculture locale serait abandonnée ou orientée vers l’exportation. Ainsi, on tirerait le meilleur parti non pas de conditions naturelles — plus favorables, par exemple, à la tomate mexicaine, à l’ananas philippin —, mais de coûts d’exploitation plus bas dans ces deux pays qu’en Floride ou en Californie.

L’agriculteur malien confierait son alimentation aux firmes céréalières de la Beauce ou du Midwest, plus mécanisées, plus productives. Quittant sa terre, il irait grossir la population des villes pour devenir ouvrier dans une entreprise occidentale ayant délocalisé ses activités afin de profiter d’une main-d’œuvre meilleur marché. Les Etats côtiers d’Afrique allégeraient au même moment le poids de leur dette extérieure en vendant leurs droits de pêche aux bateaux-usines des pays plus riches. Il ne resterait plus ensuite aux Guinéens qu’à acheter des conserves de poisson danoises ou portugaises |1|. Malgré une pollution supplémentaire générée par les transports, le paradis était assuré. Le profit des intermédiaires (distributeurs, transitaires, assureurs, publicitaires) aussi...

Soudain la Banque mondiale, prescriptrice de ce modèle de « développement », annonce que trente-trois pays vont connaître des « émeutes de la faim ». Et l’OMC s’alarme d’un retour au protectionnisme en observant que plusieurs pays exportateurs de denrées alimentaires (l’Inde, le Vietnam, l’Egypte, le Kazakhstan...) ont décidé de réduire leurs ventes à l’étranger afin — quelle impudence ! — de garantir l’alimentation de leur population. Le Nord s’offusque vite de l’égoïsme des autres. C’est parce que les Chinois mangent trop de viande que les Egyptiens manquent de blé...

Les Etats qui ont suivi les « conseils » de la Banque mondiale et du FMI ont sacrifié leur agriculture vivrière. Ils ne peuvent donc plus se réserver l’usage de leurs récoltes. Eh bien, ils paieront, c’est la loi du marché. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déjà calculé l’envol de leur facture d’importation de céréales : 56 % en un an. Logiquement, le Programme alimentaire mondial (PAM), qui nourrit chaque année soixante-treize millions de personnes dans soixante-dix-huit pays, réclame 500 millions de dollars supplémentaires.

Ses prétentions ont dû être jugées extravagantes puisqu’il n’en a obtenu que la moitié. Il ne quémandait cependant que le prix de quelques heures de guerre en Irak et le millième de ce que la crise des subprime va coûter au secteur bancaire, généreusement secouru, lui, par les Etats. On peut calculer les choses autrement : le PAM implorait pour le compte de ses millions d’affamés... 13,5 % des sommes gagnées l’année dernière par le seul M. John Paulson, dirigeant d’un fonds spéculatif assez avisé pour prévoir que des centaines de milliers d’Américains seraient réduits à la faillite immobilière. On ignore combien rapportera, et à qui, la famine qui a commencé, mais rien ne se perd jamais dans une économie moderne.

Car tout se recycle ; une spéculation chasse l’autre. Après avoir alimenté la bulle Internet, la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) a encouragé les Américains à s’endetter. Et gonflé la bulle immobilière. En 2006, le FMI estimait encore : « Tout indique que les mécanismes d’allocation de crédit sur le marché de l’immobilier aux Etats-Unis sont restés relativement efficaces. » Marché-efficace : ne devrait-on pas souder ces deux mots une fois pour toutes ? La bulle immobilière a crevé. Les spéculateurs réhabilitent alors un vieil eldorado : les marchés de céréales. Achetant des contrats de livraison de blé ou de riz pour une date future, ils escomptent les revendre beaucoup plus cher. Ce qui entretient la hausse des prix, la famine...

Et que fait alors le FMI, doté, selon son directeur général, de « la meilleure équipe d’économistes qui soit au monde » ? Il explique : « Une des manières de résoudre les questions de famine, c’est d’augmenter le commerce international. » Le poète Léo Ferré écrivit un jour : « Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu’à en trouver la formule. »

Il semblerait qu’on l’ait trouvée.


infos article
URL: http://www.cadtm.org

Source : Le Monde Diplomatique

notes articles:

|1| Lire Jean Ziegler, « Réfugiés de la faim », mars 2008.

par sceptix publié dans : FAMINES communauté : Libre expression
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Dimanche 4 mai 2008
C’est un comble ? Non, car il y a en a plusieurs.

 

1. Le comble du copinage

Sur Mediapart, le site d’Edwy Plenel, Jean-Michel Helvig salue Jacques Julliard (5 avril 2008) dans un article flagorneur à souhait (« Un Prix politique qui tombe à pic ») après que le chroniqueur du Nouvel Observateur a reçu le prix du livre politique des mains de Régis Debray, président du jury dont Helvig était membre. Le monde est petit….

… Très petit. Le 15 avril 2008, sur France Inter, dans le 7-10 animé par Nicolas Demorand, Edwy Plenel et Géraldine Mulhmann étaient les invités de Colombe Schneck pour un livre de Robert Park qu’ils ont préfacé. Un livre édité par Nicolas Demorand, directeur de collection… Le 22 avril, c’est Jean-Christophe Lagarde qui est l’invité du 7-10 pour un livre d’entretien avec Jean-François Achili, journaliste à… France Inter.

France Inter : service public ou service de presse ?

2. Le comble de la critique

Une certaine critique des médias est à la mode : celle qui s’en prend, souvent sans rimes ni raisons, à Internet, par exemple. Dans son émission Répliques sur France Culture, le 9 février 2008, avec son outrance habituelle, Alain Finkielkraut se déchaîne ainsi contre le Web qui serait, selon lui, « le rendez-vous mondial des passions basses, que la haine s’y donne libre cours. Sur Internet, on se lache. Et le spectacle de ce débridement est effrayant. » Avec une légèreté comparable, dans son éditorial de Charlie Hebdo du 13 février 2008, Philippe Val s’emporte contre Internet qui serait « le paradis des schizophrènes, des combinards, des grugeurs, des voleurs, des pilleurs, des menteurs, des maquereaux, des pirates, des saboteurs. La culture majoritaire de la Toile, c’est celle de la transgression et de l’appropriation illicite. […] La preuve ? Le trader de la Société générale est déjà un héros. »

Rien de tel sur les autres supports et dans les autres médias. La preuve…

3. Le comble de la déontologie

Jean-Pierre Elkabbach, grand manitou d’Europe 1, annonce dans La Croix (11 avril 2008), qu’il crée un comité d’éthique à Europe 1. Une blague ? Non, il semble sérieux. Et il définit ses cibles : « Les nouvelles technologies posent des problèmes inédits à notre métier. Si elles permettent d’élargir l’offre à la planète et de favoriser comme jamais l’accès à l’information pour tous, elles s’accompagnent par ailleurs d’une suspicion : quelle est la part du vrai et du faux, de l’annonce et du ragot, du savoir et de l’opinion. » Et d’enfoncer le clou : « La tentation est grande pour des sites de taper fort afin de se faire entendre, quitte à ne pas vérifier ou à ne pas donner la parole aux personnes qu’ils attaquent. »

Payant de sa personne, Jean-Pierre Elkabbach s’est employé aussitôt à administrer la preuve de l’existence de cette tentation… qui ne date pas d’Internet et s’en passe fort bien.

C’est à Elkabbach soi-même en effet que l’on doit l’annonce, par erreur (dès l’ouverture du journal de 19h00 sur Europe 1 le 21 avril) de la mort Pascal Sevran, l’animateur de « La Chance aux chansons ». Un journaliste d’Europe 1, membre du SNJ, explique sur le site lepost.fr que Jean-Pierre Elkabbach aurait donné lui-même l’ordre d’annoncer cette nouvelle. « La rumeur a commencé à monter un peu après 18h, explique le journaliste (…) A 18h56, on se demandait encore ce qu’il fallait faire lorsque le patron [Jean-Pierre Elkabbach] nous a dit : "C’est confirmé, allez-y à fond". » Le même journaliste précise Puis il prolonge : « Le patron nous a dit : "J’assume personnellement une erreur collective".(…) Nous sommes offusqués qu’il ait utilisé ce mot "collective". C’est lui qui nous a donné l’ordre. » Elkabbach a rectifié depuis : il assume presque personnellement.

Traduction : « La tentation est grande pour des Elkabbach de taper fort afin de se faire entendre, quitte à ne pas vérifier »

Où l’on peut vérifier que la déontologie ne pèse pas lourd face aux dures lois de la concurrence. Laquelle n’interdit pas une confraternelle bienséance au cas où… À de rares exceptions près (Libération, L’Humanité), les médias qui s’abritent derrière le parapluie troué de la déontologie ont relevé la faute professionnelle avec beaucoup de discrétion [1] . Internet s’est avéré beaucoup moins déontologique !

4. Le comble de l’amnésie

Sur France Inter, 15 avril 2008, Edwy Plenel se remémore ses combats passés : « Nous avons la presse dont tous les acteurs économiques - y compris ceux, c’est la dernière bataille que j’ai perdue, qui sont rentrés au Monde, c’est-à-dire le groupe Lagardère - qui ont tous des intérêts qui n’ont rien à voir avec les médias : l’armement, l’industrie, le luxe, l’aviation, c’est stupéfiant ! [...] Rebondir sur des vraies logiques qui sont des logiques d’indépendance, d’autonomie et qui refusent l’entrée de ce cheval de Troie financier normalisateur. »

Pourtant, en 2006, lors du départ d’Edwy Plenel du Monde, Lagardère était déjà dans le capital du quotidien vespéral... depuis plusieurs années. Pourtant, en 2001, Edwy Plenel, comme ses comparses,Colombani et Minc, militait pour l’introduction du Monde en bourse. Libération (23 octobre 2001) rapportait qu’« en l’absence de Jean-Marie Colombani, le directeur de la rédaction du quotidien, Edwy Plenel est intervenu à plusieurs reprises pour plaider la cause de l’introduction en Bourse, qui devrait apporter 100 millions d’euros au quotidien, dont la dette s’élève à 50 millions d’euros. » [2]

5. Le comble de la rêverie

Journaliste à Charlie Hebdo, pipelette dans « On refait le monde » sur RTL, arapède de I-télé, chroniqueuse sur Canal +, Anne-Sophie Mercier voyage de média en média pour enfoncer des portes ouvertes et donner son avis sur tous les sujets. Ce jour-là (15 avril 2008), sur Canal +, elle était en charge de commenter la victoire de Silvio Berlusconi aux législatives italiennes.

Après avoir regretté à demi-mot le nouveau sacre de Berlusconi, elle s’émerveille : « Il y a quand même trois bonnes nouvelles à cette élection (…) essayons de positiver. » Première bonne nouvelle ? Le « réalisme » de Berlusconi : « Semble-t-il, Berlusconi a renoncé à sa rhétorique, à ses promesses mirobolantes. Il n’est plus l’homme du miracle italien. (…) Il est tenu à un minimum de maturité politique. » Deuxième bonne nouvelle ? La victoire du bipartisme, assortie – bien sûr – du renvoi dos à dos de l’extrême droite et de l’extrême gauche : « Il y a aussi la sortie pure et simple des extrêmes des parlements italiens. L’extrême droite et l’extrême gauche qui n’ont pas eu assez de suffrages à la chambre des représentants et au sénat, même si la Ligue du Nord est présente dans la mouvance de Berlusconi. Il y a une installation d’un certain bipartisme en Italie, ça veut dire de la stabilité. »

Jusque là, pas de quoi s’étonner : c’est la vulgate habituelle des commentateurs avisés. De tous ceux qui entonnent « le chant des bipartisans », à l’instar de Jean-Marie Colombani qui, en choriste, reprend le refrain dans Challenges du 17 avril : « « La vie politique italienne y a sans doute gagné : le bipartisme qui s’installe, dans un pays souvent victime de ses coalitions hétéroclites et éphémères (lesquelles ont, souvent, affaibli la gauche, Romano Prodi ayant été victime du plus petit parti de sa majorité), est un gage de stabilité pouvant permettre une politique suivie de modernisation. Berlusconi, en tout cas, est désormais seul maître à bord, flanqué - hélas - d’Umberto Bossi, qui a doublé (avec 8%) les voix de la Ligue du Nord. » »

Mais revenons à Anne-Sophie Mercier. Et écoutons, la troisième « bonne nouvelle », accompagnée d’une effarante maladresse que personne n’a été relevée ou corrigée le plateau : « Depuis Mussolini, on n’avait pas un chef d’Etat... enfin, un Président du Conseil, qui avait cinq ans devant lui pour travailler. Rêvons un peu, peut-être que l’Italie peut se remettre sur de bons rails. ». Anne-Sophie Mercier rêve-t-elle d’un nouveau Mussolini ? Sans doute pas… Mais peut-être parce qu’ils ne l’écoutaient même pas, les autres intervenants (Noël Mamère, Ariel Wiseman,…), ne sont pas intervenus.

6. Le comble de l’information

Samuel Gontier, dans Télérama souligne comment des informations d’une très précise imprécision font illusion, alors que l’essentiel est passé sous silence [3].

« 18 février, 6 heures du matin. Un bon millier de policiers et quelques dizaines de journalistes investissent Villiers-le-Bel pour arrêter les auteurs présumés des violences de novembre dernier. Aussitôt, Ségolène Royal et François Bayrou dénoncent un coup médiatique. Tous les JT de TF1 et France 2 (sauf celui de Jean-Pierre Pernaut) relaient leur colère et s’interrogent sur le bien-fondé de leur propre mobilisation. Redoutant de se faire manipuler, les télévisions prennent des précautions en faisant de la couverture médiatique un des angles de leurs reportages. Mais elles sont moins sourcilleuses sur le bilan des affrontements de l’automne “Une soixantaine de policiers blessés”, annonce Jean-Pierre Pernaut ; “120 blessés parmi les forces de l’ordre”, renchérit PPDA en ouverture d’un sujet qui fait état de “90 policiers atteints”  ; “75 fonctionnaires visés par des armes à plomb et à grenaille”  », estime le 13 heures de France 2, ce qui devient « 75 policiers blessés par des armes à feu » au 20 heures. Plus grave, aucune chaîne ne s’interroge sur la nécessité ou l’efficacité du déploiement matutinal - “personne ne conteste l’opportunité de cette opération”, tranche David Pujadas [4]. Rien ne vient mettre en doute la légitimité d’une nouvelle méthode d’enquête, les dénonciations anonymes rémunérées - seules sont relayées les déclarations des autorités se félicitant de leur rendement. Et, à ce jour, aucun JT n’a cherché à savoir où en est l’enquête sur la mort des deux jeunes qui a provoqué l’embrasement de cet automne. En voulant se prémunir de tout emballement incontrôlé, les télés ont simplement oublié de traiter le sujet. »

Bien vu, bien dit.

7. Le comble de la vertu

Albert du Roy, auteur de La mort de l’information (2007), invité de Je vous réveille, Le cinq sept, France Inter (le 13 novembre à 6h20), a découvert un remède miracle à la dépendance des journalistes et aux formes de connivences inscrites dans les relations et les proximités sociales : la vertu.

- La journaliste : - « Comment fait-on pour rester indépendant quand on est journaliste ? Vous parlez aussi de connexions qui sont parfois évidentes et qui sont... »
- Albert du Roy : - « De connivences, oui.
- La journaliste : - « ...et de connivences qui sont parfois plus subtiles, aussi. »
- Albert du Roy : - « Je crois que c’est d’abord une question de courage et de volonté. Je crois que c’est une question d’ascèse, aussi. C’est-à-dire qu’il ne s’a