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Mardi 6 mai 2008
http://www.geostrategie.com/


Des sénateurs US veulent que l’Irak finance en partie la guerre


Plusieurs sénateurs démocrates et républicains ont estimé que l’Irak devait commencer à financer sa reconstruction et une partie des frais liés à la présence militaire américaine.

Le sénateur Ben Nelson, élu démocrate du Nebraska, a annoncé le dépôt prochain d’une proposition de loi en ce sens. « Le moment est venu pour l’Irak d’assumer la responsabilité de son avenir par ses propres investissements », a-t-il dit, insistant sur les excédents budgétaires de l’État irakien liés à la hausse des prix du pétrole. « L’opinion américaine est de plus en plus fatiguée de financer tous les aspects de l’avenir de l’Irak. »

Sa collègue républicaine du Maine, Susan Collins, a affirmé que le Pentagone devait payer 153 millions de dollars par mois pour le seul carburant utilisé par les véhicules de l’armée américaine en Irak, tandis que les autorités irakiennes « subventionnent largement le carburant pour leurs citoyens, mais pas pour nos troupes qui défendent le pays ». Selon le calcul de ce groupe de sénateurs, l’armée américaine paierait ainsi son carburant 2,5 fois plus cher que les Irakiens.


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Guantanamo : l’ex-procureur général fait état de tortures et de pressions


Le colonel Morris Davis, ancien procureur général des tribunaux militaires d’exception de Guantanamo, a affirmé que les procès des terroristes présumés du camp avaient été entachés par des pressions politiques et l’utilisation de témoignages obtenus sous la torture, a rapporté hier le Washington Post.

Le colonel Davis, qui avait démissionné en octobre dernier, a témoigné lundi dans le procès de Salim Hamdan, l’ex-chauffeur d’Oussama Ben Laden. Selon le journal, M. Davis a déclaré que des responsables de l’administration Bush avaient insisté pour que les procès des détenus les plus connus se déroulent rapidement pour des raisons politiques.

L’ancien procureur a également accusé le général Thomas Hartmann, conseiller juridique auprès du responsable militaire chargé des tribunaux, d’avoir accepté comme preuves des témoignages obtenus grâce la simulation de noyade, assimilée à la torture.


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Acquittement d’un soldat américain accusé du meurtre d’un Irakien


Un sergent américain, accusé d’avoir ordonné à un soldat “d’achever” un Irakien mortellement blessé et de placer un fusil près de son corps pour le faire passer pour un insurgé, a été acquitté par un tribunal militaire. L’homme risquait la prison à vie.

Le sergent de première classe Trey Corrales, 35 ans, a été jugé par un jury militaire non coupable de meurtre avec préméditation, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

Après avoir été acquitté, le sergent Corrales ,vétéran depuis 14 ans dans l’armée américaine, a déclaré espérer être promu sergent-chef et vouloir retourner en Irak à l’automne prochain.

L’accusation avait qualifié cette affaire de “meurtre de sang froid”, affirmant que le sergent Corrales avait donné l’ordre à son groupe de soldats d’élite, avant de monter dans un hélicoptère, du tuer tous les hommes armés qu’ils rencontreraient lors de leur raid dans la zone pétrolière de Kirkouk (nord de l’Irak), le 23 juin dernier.

“Il voulait tuer et il a tué”, a ainsi affirmé le chef-procureur, le capitaine Laura O’Donnell, à l’encontre du sergent. En réponse, la défense a affirmé que le militaire avait tué en état de légitime défense, lors d’une mission à haut risque visant à réduire le nombre de victimes civiles.

Source : SDA-ATS News Service


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par sceptix publié dans : USA communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008

Voici le mail que j'ai reçu d'Arthénice,  je vous le livre tel quel afin de rassurer tous ceux qui se sont ému lors de sa convocation par la maréchaussée. Elle vous remercie tous de votre solidarité.

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Je vois bien que tout le monde est là

Je racconte en deux mot

En deux mots impossible
Je vis dans un patelin de 5000 habitants
Je suis connue comme le loup blanc
Et je suis connue de la police comme étant "au dessus de la loi", puisque j'avais écris à la gendarmerie et au proc, en avril 2007 et octobre 2007 pour leur dire que malgré mon retrait de permis pour perte de tous les points, je continuerais à conduire.
Et j'ai continué pendant 6 mois
Et puis les gendarmes, alertés par le connard de l'auto école, un bêllatre qui roucoule et que j'ignore, m'ont une première fois arrêtée et une deuxième fois, deux jours plus tard
Je te l'ai dit, je suis du signe de la bourrique
Sauf, que je ne fais rien cachée
Je dis toujours
Et en quittant la gendarmerie la première fois, je leur avais dit que je continuerais
Donc, c'était facile de m'attendre
J'ai fais venir une équipe de tournage de Canal Justice le jour où j'ai repassé mon permis, et les gendarmes se sont fait ridiculisés, parce que dès que j'ai repris Grosse Mamà, ils m'attendaient, ignorants que j'avais mon permis, pour me mettre en garde à vue
Et la journaliste les avait filmé
Bref, je suis passée au Tribunal le 17 janvier, j'ai eu deux mois avec sursis et 200 euros d'amende
Et j'ai un casier !!
Le 3 avril, j'ai scotché sur Grosse Mamà, 4 écrits, pour dénoncer le faux alibi sécuritaire et terroriste pour nous rendre otages, la technologie RFID destinée à nous contrôler, et le faux alibi de la défense de la démocratie pour prétendre à la guerre.
Deux voitures de gendarmerie sont immédiatement venues lire mes écrits
Et je suppose qu'ils ont du en parler entre eux, et ça a du remonter au proc. qui a vu là une provoc, genre désobéissance civile et qui leur a demandé de m'auditionner pour vérifier
J'ai répondu qu'en effet, je portais plainte contre les falsifications et les mensonges des dirigeants et des groupes  dirigeants quels qu'ils soient
Le pauvre gendarme, uniquement destiné intellectuellement, à assigner leurs tords aux conducteurs, ou à relever des infractions chez les ados, m'a regardée dans un grand vide, me demandant de lui dicter ma réponse, que j'ai signé et qui sera transmise au proc.
C'est tout
Quand on vit dans un patelin, on est facilement la proie de tout harcèlement
Je suis ici, ennemi de l'ordre et de la loi
Un jour de l'année dernière, j'ai reçu un coup de fil de la gendarmerie sur mon portable, pour me dire que l'on venait de voir mon fils sur un scoot et qu'il n'avait pas son permis !!
Ils ignoraient qu'il avait passé son permis à Cannes chez son père
Donc, ils vivent de délations, rumeurs, bruits, etc .....
Les flics ici, m'appellent "la belle avec ses lunettes de soleil"
Donc, rien
Mais comme je ne plie jamais, je suis sous "observation", car en rouge label femme à risques !!
Juste j'envisage de quitter la Vendée cet été, quand les garçons seront chez leur père, car je n'ai rien à foutre ici
Je suis venue pour que ma fille y fasse ses études
J'attends la fin de l'année scolaire
Tu vois, rien
Juste pour me dire qu'ils sont là
Et ils sont déconcertés, un, parce que je suis une femme seule avec ses gosses, deux, parce que je ne manifeste aucune "peur" ni crainte d'eux
J'en viens même quand je les vois à les saluer
Voilà
Les bleus m'indiffèrent
J'ai mille vies d'avance sur eux !!

par sceptix publié dans : LIBERTES communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008

contre un pédophile présumé


Cliquez pour agrandir l'image
Photo de l'homme recherché par Interpol.
AP
''L'homme, dont on ignore le nom, la nationalité et le lieu de séjour, apparaît sur une centaine de photos dans une série qui en compte environ 800 (...) sur lesquelles on le voit commettre des abus sexuels sur au moins trois garçons âgés de 6 à 10 ans'', précise la police internationale basée à Lyon dans un communiqué diffusé mardi.
par sceptix publié dans : justice communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008
Ceci est un appel de Sylvia Cattori datant du 30 mars que je vous demande de relayer sur vos blogs, afin que  chaque famille Gazaoui puisse être équipée.


http://www.silviacattori.net/article150.html


Après la peur, la faim, maintenant la soif
"FILTRE DE VIE" POUR GAZA
Une association au nord de Gaza, souhaite entrer en contact avec des organisations caritatives intéressées à recueillir des sommes, même modestes, pour équiper les robinets des familles les plus démunies de purificateurs d’eau individuels.
30 mars 2007

Source de vie, l’eau est un problème de santé majeur à Gaza.

L’objectif du projet FILTRE DE VIE est modeste mais vital.

L’eau contaminée compromet la santé de dizaines de milliers de gens qui n’ont pas les moyens d’acheter l’eau. Tous les jours des enfants et des adultes -qui souffrent de douleur d’estomac pour avoir bu cette eau saumâtre et contaminée- doivent être suivis à l’hôpital.

Aussi les maladies des reins sont en augmentation ; chez les enfants surtout.

FILTRE DE VIE est un projet initié par la volonté des habitants du nord de Gaza. Son objectif : offrir un filtre individuel pour purifier et dessaler l’eau du robinet aux familles -que l’occupation israélienne opprime particulièrement- qui habitent dans des zones où l’eau contaminée compromet gravement la santé des gens.

Les premiers bénéficiaires : les familles les plus démunies qui, faute d’avoir les moyens d’acheter de l’eau potable, sont contraintes de boire cette eau.

PS : Toute association intéressée par la prise en charge de ce petit projet peut s’adresser à ce site qui la mettra en contact avec les initiateurs du projet. Nous pensons que toute aide capable de protéger d’une mort lente les personnes les plus vulnérables, celle des enfants en priorité, est importante. Raison pour laquelle nous avons choisi de faire connaître ce projet.

par sceptix publié dans : ISRAEL/PALESTINE communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008


Quand les médias dominants diront-ils enfin la vérité sur Israël ?
Silvia Cattori

5 mai 2008 http://femmesdelafrancophonie.org/2008/03/la-ponrologie-p.html

Au moment où Israël, soutenu par les gouvernements occidentaux, s’apprête à célébrer avec faste le soixantième anniversaire de sa création (*), et alors que les Palestiniens, bouclés dans des ghettos, n’ont jamais été aussi opprimés, nous rediffusons un article, écrit en août 2003, qui conserve, malheureusement, toute son actualité.
L’Etat d’Israël a été fondé, en 1948, sur un crime que les victimes palestiniennes ont appelé "Nakba", "catastrophe". Cela s’est traduit par l’expulsion brutale de près de 90% des natifs palestiniens hors de chez eux. Nous pensons qu’il n’y aura aucune paix possible aussi longtemps qu’Israël ne reconnaîtra pas ses torts et ne rendra pas aux Palestiniens ce qu’il leur a extorqué par la force durant ces soixante années.
Alors que la situation des Palestiniens s’est dangereusement aggravée, du fait de l’étranglement maintenu par l’occupant israélien, nos gouvernements devraient avoir la décence de refuser de participer à ces célébrations. Et les journalistes devraient avoir enfin l’honnêteté de dire la vérité sur l’apartheid pratiqué par Israël vis-à-vis des Palestiniens, et de la répéter jusqu’à ce qu’une solution conforme au droit international soit apportée à cette tragédie.

Nous ne devons jamais cesser de chercher l’humaine réalité.

Quand on découvre le degré de confusion dans lequel la désinformation a plongé les gens, dans les pays occidentaux, sur la guerre que livre Israël contre le peuple palestinien, on a de quoi s’inquiéter de l’efficacité de la propagande répandue par les autorités israéliennes et leurs relais.

Or, si les journalistes avaient gardé une équidistance par rapport aux parties en cause, relaté les faits en toute objectivité, systématiquement rappelé cette chose simple : que les Palestiniens sont victimes d’une immense injustice qui demande réparation - l’arrivée massive sur leur terres d’immigrants de confession juive qui les ont graduellement chassés, persécutés, massacrés en toute impunité - nous n’en serions peut-être pas là.

Il ne s’agit pas ici de refaire l’histoire, ni d’être pro-israélien ou pro-palestinien. Il s’agit simplement de savoir reconnaître la vérité des faits et de l’assumer humainement pour rendre justice aux victimes palestiniennes de l’oppression d’Israël, comme on a rendu justice, hier, aux victimes des crimes nazis (dont les Palestiniens ne sont en rien responsables).

Israël, fort de ses services de propagande et de renseignements – services qui infiltrent, manipulent, corrompent, tissent des réseaux secrets - a su asseoir son pouvoir sur l’information avec une efficacité redoutable. Répercuter tout ce que cet allié des Etats-Unis décrète et répand est de bon ton dans les rédactions. Par contre, dénoncer ce qui l’incrimine gravement n’est pas convenable.

Dans le respect de la vérité et de la justice, les citoyens doivent exiger des journalistes qu’ils cessent de les intoxiquer en rapportant les informations biaisées que les agents de communication, liés aux pouvoirs politiques et militaires dominants, ont pour métier de répandre. Israël et son influent « lobby » sont l’un de ces pouvoirs de manipulation et d’intoxication. Pouvoirs qui savent se faire craindre et que par conséquent, peu osent affronter ou contredire.

C’est à force de tromperies et de servilité que certains journalistes obtiennent leurs galons et bâtissent leur carrière. Or, quand les médias nous livrent une information falsifiée ou expurgée, ce n’est pas sans graves conséquences pour les peuples concernés. Ils privent la société d’une connaissance précieuse pour la compréhension des faits et la possibilité d’agir, de secourir les victimes, quand il est encore temps. Les Palestiniens ont déjà trop souffert ; ils ne peuvent plus attendre dix ans, vingt ans.

Nous sommes catégoriques : les journalistes portent une lourde responsabilité dans le pourrissement d’une situation qui fait l’affaire d’Israël et pénalise les Palestiniens.

Depuis des décennies les grands médias occidentaux, fortement influencés par la propagande militaire israélienne et les organisations juives dans le monde, s’ingénient à accréditer l’idée qu’Israël serait "menacé par les Arabes et les musulmans".

Des personnes de confession juive, partout dans le monde, se disent constamment menacées dans leur intégrité. Leurs dires sont tout à fait fantaisistes, mais n’en exercent pas moins une intense pression sur les gouvernements, les médias, l’opinion.

De leur côté, des journalistes et des groupes de pression ouvertement pro-israéliens, n’ont pas cessé d’exploiter la souffrance générée par l’holocauste et d’agiter le spectre de l’antisémitisme pour culpabiliser ceux qui demandent justice pour les Palestiniens victimes, à leur tour, d’épuration ethnique, de ghettoisation.

Or, quand on découvre l’étendue des persécutions qu’Israël a infligées aux Palestiniens depuis 1948, on demeure stupéfait par cette distorsion de la vérité. Pourquoi, depuis soixante ans, nous a-t-on parlé avec une telle insistance des victimes juives du nazisme alors qu’on passait sous silence les victimes palestiniennes des persécutions israéliennes ? Pourquoi deux poids deux mesures ?

Israël, et ses indéfectibles relais, nous ont toujours donné une version totalement faussée de ce qui se passe au Moyen Orient. Les campagnes qui présentent constamment les personnes de confession juive en victimes, ont pour but d’étouffer toute critique à l’encontre de l’État d’Israël ; un État, qui, peu le savent, s’est créé sur de nouvelles injustices : les massacres, la déportation des Palestiniens, l’épuration ethnique qui se poursuit.

Israël a toujours justifié ses annexions de terres palestiniennes, ses tueries de civils, ses destructions de villes et villages arabes, ses assassinats « extra judiciaires », en prétextant qu’ils étaient « nécessaires à sa sécurité ». Or, si l’on visite le Moyen Orient, on a vite fait de s’apercevoir que c’est l’État d’Israël - l’unique pays de la région qui possède des armes de destruction massive - qui a créé un climat d’insécurité et de désolation, également pour ses voisins syriens, libanais, irakiens.

Depuis que l’Etat d’Israël a été fondé en 1948 - sur les terres palestiniennes, sur la Palestine - il s’est attaché à construire une image négative de l’Arabe et du musulman. Les prétendus « terroristes » qu’il s’agit « d’éradiquer » selon Israël, tout comme les prétendues armes de destruction massive en Irak, qu’il s’agissait de « démanteler » selon les Etats-Unis, ont pour but inavoué, inavouable, d’affaiblir l’adversaire pour mieux l’écraser. Sans la complaisance des médias qui maintiennent le monde dans l’ignorance, cela ne serait pas possible.

C’est ainsi qu’Israël a pu mettre en place - sans susciter de réaction majeure des pays réputés « démocratiques » - un des pires systèmes d’apartheid. Tout, il peut tout se permettre : forcer les Palestiniens à vivre dans des ghettos surpeuplés, construire un mur immonde d’apartheid au travers de paysages bibliques sacrés que les Palestiniens n’avaient jamais osé toucher.

Israël, qui dispose d’une des premières armées du monde, n’avait bien évidemment pas besoin de ce mur pour sa « sécurité ». Ce mur de séparation ethnique, conçu de longue date, attendait son heure dans les tiroirs. Dès l’annonce de sa construction par le « socialiste » Ehud Barak - en ce funeste mois d’avril 2002 qui est devenu synonyme d’offensives meurtrières et de tragédies - il a obtenu l’appui de toutes les forces politiques israéliennes, camp de la paix inclus.

Israël a réussi son pari : mettre le monde devant un fait accompli. Le mur est là. Effrayant, indestructible.

Ce mur de séparation ethnique - dont le tracé implique l’annexion de puits, la confiscation de terres, la déportation de villageois - affectera directement et durablement des millions de Palestiniens. Ces derniers, appuyés par le Mouvement de solidarité internationale ISM [1], ont multiplié conférences de presse et actions de résistance pacifique pour tenter d’attirer l’attention des journalistes internationaux basés en Israël et de l’Union européenne. Peine perdue. Ils se sont faits systématiquement brutaliser, jeter en prison, torturer, expulser par l’armée israélienne.

Il a fallu attendre une année et demie, le jour où Bush a admis que ce mur constituait « un problème », pour que les médias occidentaux consentent à révéler au monde un peu de sa dimension. Bush, sous la pression de M. Ariel Sharon, se rétractera quatre jours plus tard. Or ce mur, qui emprisonnera les Palestiniens dans des ghettos infâmes, crée un obstacle de plus sur la voie de la paix ; car l’espoir des stratèges du « grand Israël » qui l’ont conçu est d’arriver, avec le temps, à rendre impossible toute reconnaissance des droits des Palestiniens à retourner sur leurs terres.

Si le monde a finalement pu se représenter ce qu’est physiquement ce mur dit de « sécurité », ses implications réelles sur la vie des Palestiniens restent largement incomprises. A cause du langage utilisé. Les auteurs de cette nouvelle atteinte à la légalité internationale se sont arrangés à présenter la construction de ce mur honteux de façon qu’il apparaisse comme un « mal nécessaire ». Or ce mur, qui sépare les Palestiniens des Israéliens, officialise objectivement la ségrégation ethnique et rend encore plus précaire la vie des Palestiniens.

Voilà où l’asservissement des principaux moyens d’information aux pouvoirs économiques et politiques conduit le monde. À justifier les crimes d’Israël et les mesures d’enfermement illégales des Palestiniens qu’il met en place. A donner l’illusion d’informer sur ce qui se passe en Palestine, alors que la réalité est totalement travestie.

Si les correspondants occidentaux avaient révélé les nouvelles injustices que ce mur honteux allait imposer aux Palestiniens, Israël n’aurait peut-être pas pu l’ériger. Lorsqu’il en a annoncé le projet, il s’était attendu à de vives réactions ; le silence de l’Occident lui a donné carte blanche.

C’est ainsi que, fort de cette impunité, en mars 2003, M. Sharon a modifié le tracé de ce mur de façon à annexer plus de terres et de colonies que prévu initialement. Peu après, conforté par l’indifférence du monde, il a encore annoncé l’ajout d’un mur supplémentaire qui enfermerait la Cisjordanie en entier. Les colonies, toutes illégales, qui sont la racine de tous les maux - soit quelque 450’000 nouveaux colons illégaux - sont les premières bénéficiaires de ces conquêtes territoriales.

Il y a des êtres de grande probité qui payent de leur vie leur volonté de dire au monde les horreurs dont ils sont les témoins. Témoins que l’armée israélienne - très soucieuse de son image - chasse sauvagement, assassine, jette en prison.

Israël qualifie toute personne qui dénonce ses crimes, comme « une menace pour sa sécurité ». Je songe ici à ces photographes et cameramen palestiniens pour commencer, qui ont à cœur de nous informer honnêtement et de témoigner de la souffrance de leur peuple au risque de leur vie.

Leurs images, si difficilement arrachées, sont le plus souvent expurgées, voire dénaturées, par nos journalistes qui ne nous les montrent, du reste, qu’au compte gouttes, préférant se servir des films fournis par les services de propagande militaire israéliens.

Ces reporters, ont été les meilleurs alliés des internationaux de l’ISM, présents comme eux, depuis mars 2002, sur ces lieux où l’armée israélienne mène des offensives particulièrement meurtrières. Ces hommes et femmes qui, par leur seule présence, caméra au poing, défient l’armée israélienne, méritent toute notre estime.

Chacun de nous se souvient de Raffaele Ciriello, ce photographe italien qu’un soldat israélien a délibérément tué à Ramallah, au début de l’offensive militaire de mars 2002 [2] ; une offensive meurtrière toujours en cours, qui n’épargne pas ceux d’entre les journalistes étrangers qui veulent franchir le blocus militaire israélien pour entrer dans les quartiers palestiniens que l’armée israélienne a décrété « zones militaires ».

James Miller, un jeune cameraman londonien, est la dernière victime de cette folie furieuse [3]. Après sa mort, Israël a immédiatement nié la responsabilité de ses soldats. L’autopsie, et les témoins de l’ISM présents, ont prouvé que James Miller était de dos, quand un soldat de l’armée israélienne l’a délibérément touché en pleine tête, le 2 mai 2003. James Miller portait un gilet pare-balles sur lequel était écrit en grandes lettres « Press ». Il filmait précisément, cette nuit là, le massacre de civils palestiniens à Rafah par l’armée israélienne, venue en force dans cette partie de Gaza dont Israël convoite les terres. C’est comme cela qu’Israël se débarrasse de tous ceux qui persistent à vouloir filmer ses abus pour témoigner honnêtement.

La légèreté avec laquelle nos médias prennent pour argent comptant, les mensonges d’Etat israéliens, est impardonnable.

Le 8 août 2003.




 

par sceptix publié dans : ISRAEL/PALESTINE communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008
http://verites.org/
L'actualité n'en finit pas de dresser la terrible litanie des fermetures d'usines pour cause de délocalisations : Salomon, Kleber, ArcelorMittal, Ford, Michelin, etc, etc.




Les patrons annoncent des profits exceptionnels pour leurs entreprises et certains d'entre eux s'octroient des rémunérations faramineuses : des salaires de 5.000 à 10.000 euros PAR JOUR ne sont plus rares chez les dirigeants des grandes entreprises françaises. Comme si cela ne suffisait pas, ils s'accordent aussi des augmentations de revenu phénoménales : +40% au cours de la seule année dernière. Selon une enquête comparative très récente, les patrons français sont désormais les mieux payés du monde, juste après les patrons américains.

 

Tout cela ne les empêche pas d'expliquer sans vergogne à leurs salariés, et notamment à ceux qu'ils licencient, qu'ils ne peuvent plus conserver les usines en France tant que les salaires des Français seront supérieurs à ceux des pays de l'Est de l'Europe… ou à ceux des Chinois et des Indiens.




 

L'écrasante responsabilité de la construction européenne  


Adieu, les promesses "d'harmonisation sociale" ! Maintenant que le nouveau traité de Lisbonne a été ratifié dans le dos des Français, l'UE révèle son vrai visage : celui de la concurrence anti-sociale, doublée d'une concurrence fiscale exacerbée.

C'est d’ailleurs exactement ce que voulait obtenir le président de la Commission européenne, M. BARROSO, dès son entrée en fonction le 21 septembre 2004. Voilà ce qu'il déclarait à l'agence de presse américaine Associated Press :


Ainsi, avec notre argent, elle distribue des subventions sous forme de FEDER, de Fonds social européen (FSE) et autres Fonds de cohésion.

Et c'est tout à fait officiellement que nos européistes ont programmé la casse de l'industrie française : voir "
La programmation 2007-2013" dont, je cite : "L'objectif n°1 s'adressera en priorité aux nouveaux entrants dans l'Union, à savoir les 10 nouveaux Etats membres intégrés en 2004."

La Commissaire européenne de nationalité polonaise Danuta Hübner doit se réjouir en regardant les actualités françaises. Ses vœux ont été parfaitement exaucés. Une à une, toutes les industries françaises quittent le territoire national. Elle a d'ailleurs tout fait pour cela, puisqu’elle avait déclaré sans ambages, le 9 février 2005, au quotidien français La Tribune et au journal allemand Handelsblatt. qu'il « faut faciliter les délocalisations au sein de l'Europe ».

Ni le gouvernement, ni le Président de la République n'osent révèler que c'est cette politique européenne délibérée qui à la véritable cause des délocalisations. Ainsi, en visite à Noyelles-Godault sur le site de Metaleurop, Nicolas Sarkozy déclare :"Je me demande si on n'a pas intérêt à créer un fonds national de réindustrialisation", (...) Ce fonds, financé par les entreprises et "éventuellement abondé par l'Etat", "mettrait le paquet dans les endroits où il y en a vraiment besoin". Autrement dit, payer pour colmater les brèches trop béantes pour éviter de se poser la vraie question :

Mais que cherche donc l’Europe ? 

 

Contrairement à ce qu’une propagande constante assène au peuple français, la construction européenne n'a nullement pour objectif de bâtir une « Europe puissance ». Tous les cercles du pouvoir bruxellois sont investis par des cabinets de lobbying, les uns proches des très grandes entreprises, dont les alliances et les intérêts sont mondiaux, les autres étant des instruments d’influence des autorités américaines.


En réalité, l’Union européenne a pour finalité d’être l’auxiliaire géostratégique des Etats-Unis et elle a joué un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la politique dite de « mondialisation ». Les 27 Etats-membres de l’Union européenne ne prennent pas part aux négociations cruciales qui se tiennent à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), ils s'y font représenter par M. Mandelson, Commissaire britannique, auquel la France confie donc le soin de protéger ses intérêts industriels et commerciaux les plus fondamentaux….


L’objectif de la Commission européenne est de mettre en concurrence, sans aucune protection, les salariés des pays riches d’Europe (France mais aussi Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Pays Bas, etc.), non seulement avec les salariés des pays pauvres d’Europe (les anciens pays de l’est) mais plus globalement avec les salariés du monde entier.

 

Dans quel but ? Pour peser continuellement sur les salaires et les charges sociales afin de rémunérer toujours davantage le capital, pour permettre ainsi de dégager des profits toujours plus élevés pour les actionnaires, et des salaires de plus en plus élevés pour leurs mandants que sont les dirigeants d’entreprise.

 



Le résultat ? On le constate jour après jour : l’érosion continuelle de notre pouvoir d'achat collectif, la remise en cause, l'un après l’autre, de les acquis sociaux obtenus par nos aïeux au cours des XIXe et XXe siècles, la paupérisation d’une partie croissante de la population, et la destruction, s'il le faut, de  toute l'industrie française.


Il n'y a qu’une seule vraie solution pour sauver la France et son industrie 

 


Cela fait maintenant une bonne quinzaine d’années que la France assiste à une véritable hémorragie de son industrie, de ses sites industriels, de ses emplois industriels et de son savoir-faire industriel. La France a ainsi perdu plus d’un million d’emplois industriels au cours de cette période.

 

Les partis politiques qui se succèdent au gouvernement depuis quinze ans (RPR, UDF, UMP, MODEM, Verts, PS) tiennent toujours les mêmes paroles convenues. Lorsqu’ils sont au pouvoir, ils ne parlent que « d’adaptation nécessaire », de « réformes indispensables », de « reconversion vers des métiers à plus haute valeur ajoutée » et « d’accompagnement social » ; lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils fustigent le gouvernement en place, en lui reprochant de ne rien faire. Mais aucun de ces partis ne révèle aux Français que les vraies raisons de cette auto-destruction consentie sont à chercher du côté de Bruxelles et de la Commission européenne. C'est pourquoi, derrière leurs paroles lénifiantes, tous ces partis laissent détruire bel et bien notre tissu industriel.

 

Il n’y a pourtant pas de mystère : si on laisse la Commission européenne décider dans notre dos de mettre en concurrence frontale les 300 millions de salariés riches de l’ouest européen avec les 3 milliards de salariés extrêmement pauvres, de la Chine, de l’Inde, du Pakistan, du Bangla Desh, du Vietnam, de l’Indonésie, etc., TOUTES NOS INDUSTRIES, y compris à terme celles de services et de haute technologie, devront plier bagage. Le revenu moyen d'un salarié français étant environ 15 à 20 fois plus élevé que celui d'un salariré chinois, aucune mesure ne pourra jamais compenser cette phénoménale différence de compétitivité. Même si l'on supprimait toutes nos protections sociales, la Sécurité sociale, les minimums sociaux et les allocations chômage, et même si l'on remontait le départ à la retraite à 70 ans et la durée hebdomadaire de travail à 50 heures, nos industries ne seraient, et de très loin, toujours pas compétitives.

 

La seule solution, c'est donc que les Français reprennent leur destin en mains, cessent de se faire représenter à l’OMC par la Commission européenne, et imposent un retour à une taxation des produits fabriqués dans des pays dont les salaires sont infimes, et où la protection sociale et la législation environnementale sont quasiment inexistantes.

 

Ce changement est radical mais il est la seule réponse cohérent et efficace pour empêcher la destruction complète de notre appareil productif.


Ce changement politique majeur implique que la France dénonce les traités européens, en faisant jouer le tout nouvel article 49A du nouveau traité de Lisbonne, qui reconnaît le droit à un Etat de sortir de l’Union et qui fixe d’ailleurs la procédure précise à cette fin.

 

De même que les individus ont le droit de divorcer, - de préférence en restant en bons termes pour que la séparation se passe le mieux possible - les Etats ont le droit de quitter l'Union européenne.

 

 

 

Maintenant, vous avez le choix

D'un côté vous avez tous les partis politiques français, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, des européistes aux « souverainistes » de complaisance, qui se refusent à proposer la sortie de l’Union européenne, qui sont ainsi obligés de cacher la vraie raison du drame que nous vivons, et qui laissent de fait la Commission européenne détruire méticuleusement la France et son industrie.

 

De l’autre côté, il y a maintenant un tout nouveau parti politique, ni extrémiste ni européiste, regroupant des Français de bonne volonté venus de droite et de gauche, qui ont décidé de dire : ASSEZ !

Ce parti, c'est l’Union Populaire Républicaine (UPR), le seul parti politique français à proposer la sortie, sereine et démocratique, de l’Union européenne en vertu de l’article 49A du nouveau traité de Lisbonne.

Entre l’éternel bla-bla et l’action, il faut choisir, et vous avez enfin le choix : Baisser les bras

par sceptix publié dans : EUROPE communauté : Femmes Engagées
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Mardi 6 mai 2008
BERNIER Aurélien
  http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6618

Fajardie est mort. Pour un révolutionnaire comme lui, casser sa pipe un premier mai est un sacré pied de nez. A soixante ans, pourtant, la nouvelle n’a rien de drôle, et les dizaines de bouquins qu’il laisse ne font pas oublier ceux qu’il aurait encore du écrire.

Fajardie est mort en même temps que Lucien Jeunesse, et depuis quelques heures, les grands médias servent à tour de bras les citations du célèbre présentateur de jeu. Mais citer Fajardie ne leur viendrait évidemment pas à l’idée. Peut-être daigneront-ils commenter rapidement le personnage, puisqu’ils ne savent faire que ça : commenter. Pour mieux faire l’impasse sur les idées, subversives et donc gênantes.

Pendant que les mêmes commémorent à leur façon un mai 68 qu’ils travestissent, dénigrent, caricaturent à souhait, il faut lire ou relire ce bouquin au titre sublime, « Jeunes femmes rouges toujours plus belles ». Le mai 68 de Fajardie. Celui des militants obscurs, qui voulaient vraiment la révolution, tandis que les leaders préparaient déjà la suite de leur carrière politique en bradant l’espoir d’un mouvement.

Pendant que les usines ferment et que l’écologie devient libérale et cotée en bourse, il faut lire ou relire « Metaleurop, paroles ouvrières ». Dans ces entretiens avec les salariés licenciés de Noyelles-Godault, Fajardie montre la mondialisation dans ce qu’elle a de plus abject, quand la recherche de profit brise des vies et que tous les arguments sont bons, y compris celui de préserver l’environnement, pour atteindre l’objectif (1). En 2008, cinq ans après Metaleurop, c’est au tour d’Arcelor-Mittal de se « restructurer » pour aller chercher ailleurs des salaires de misère et la contrainte environnementale la plus légère possible. En attendant bien-sûr le prochain. Cinq ans après, l’Agence Nationale Pour l’Emploi publie en France une « offre » de niveau bac+2, pour un poste à Pondichéry payé entre 160 et 320 euros par mois. Les journaux parlent de polémique, mais commentent encore une fois sans jamais expliquer qu’au petit jeu de la compétitivité il y aura toujours pire à quelques heures d’avion... Cinq ans après, rien n’a changé, sauf la vitesse à laquelle les libéraux nous conduisent dans le mur.

Fajardie a traduit cela mieux que bien des experts, quand il écrivait dans ce livre : « Il ne suffit pas au capitalisme international de bouleverser l’infrastructure économique, ni de modifier à son avantage le mode de production : il veut davantage, s’attaquer à la superstructure, changer l’homme, la société, la vie, le quotidien et les valeurs, tout ce qui tendait à la solidarité, au collectif, au bien commun. »

Pour ceux qui, comme moi, ne supportent pas les nécrologies et les hommages posthumes, il ne reste plus qu’à lire, relire et faire lire Frédéric Fajardie.

(1) Lire « Quand l’écologie devient anti-sociale »,