UNE DES CONSEQUENCES DU TRAITE "SIMPLIFIE"

Publié le par sceptix


RGPP, pour "révision générale des politiques publiques", processus lancé par Nicolas Sarkozy en juillet 2007, qui mobilise depuis l'ensemble des cabinets ministériels, dans l'ombre d'un débat inexistant.

Sous cet acronyme technocrate, se cache la plus importante opération de destruction du service public jamais opérée en France depuis des décennies.

Il s'agit en effet de redessiner l'organisation de l'administration de l'Etat, dans le seul et unique but de permettre le non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Les justifications avancées sont souvent différentes, s'attachant à l'intérêt général, mais la réalité est bien sûr autre : seules les considérations financières servent de critères à la mise en place de cette RGPP.

Quelques exemples très concrets vous permettront d'apprécier la portée de cette entreprise de destruction. Il s'agit par exemple de revoir totalement l'administration de l'Etat dans les territoires, en fermant bon nombre de sous-préfectures, et en réduisant à peau de chagrin les administrations au niveau du département, telles la DDASS, ou la DDE par exemple. Résultat, une perte de proximité, de capacité d'accueil du public, et des territoires ruraux plus encore désertifiés.

Concernant les services de soins, la fermeture de la plupart des hôpitaux de proximité, dans nos petites villes, est également programmée.

Même chose pour les petits collèges, la moitié des bureaux de poste, les lignes de chemin de fer "les moins rentables", les 2/3 des casernes militaires sur le territoire, et la plupart de nos consulats en Europe (et tant pis pour les centaines de milliers de Français de l'étranger).

Voilà ce qui aujourd'hui est prévu dans le cadre de la RGPP.

La machine avance, inexorablement. Ce travail de sape du service public avait déjà été largement entamé sous les gouvernements PS et UMP précédents, mais il connaît cette-fois ci une accélération inconnue jusque là.

Il s'agit à n'en pas douter de programmer la suppression de nombre de postes d'agents de service public, pour complaire à Bruxelles quelques mois avant la présidence française de l'Union européenne.

Dommage pour le service public, dommage pour nos territoires de campagne, dommage pour les usagers. Pire, il n'est pas certain du tout que cette réforme entraînera la moindre économie pour les finances du pays, dans la mesure où les collectivités territoriales et les intercommunalités continuent elles de multiplier les dépenses, d'embaucher à tour de bras, profitant de la confusion incroyable engendrée par les catastrophiques lois de décentralisation Raffarin.

R G P P, n'oubliez pas ces 4 lettres, elles devraient faire des ravages, si aucune mobilisation ne s'organise.

AVEC L'EUROPE :

les États pourront conservé les droits et devoirs sur
- la police (de l'État)
- la justice (de l'État)
- la Défense (de l'État)
- les Finances (de l'État)

LE RESTE DEVANT ETRE TRAITE PAR LE SECTEUR PRIVE LIBRE CONCURRENCE OBLIGE.

Alors, vite au boulot.......
Mais en France, en plus on a une superposition de structures administratives abérrantes, qui ne résistera pas aux difficultés (avec ou sans l'Europe) que nous allons connaitres dans les dix prochaines années.
En fait la France sera probablement  le Bengladesh du continent européen du fait de l'extrème pauvreté et décrépitude qui va l'étouffer très vite.
Pas gai, n'est-ce pas ? Ca a déja commencé, voyez mon article d'hier sur la proposition de la cour des comptes par la voix de Seguin de supprimer les bureaux de postes non "rentables" pour "LA BANQUE POSTALE".
Les propositions des 3 principaux candidats à la présidentielle concernant l'Europe :
- ROYAL : référendum
- BAYROU : référendum
- SARKO : ratification par la voix parlementaire
Il fallait bien se douter que nous n'y couperions pas si Sarko était élu, Ben voilà nous y sommes !
Bientôt les hopitaux, les collèges, en ce qui concerne les tribunaux, c'est déjà fait.
Celui qui vit à la campagne et qui n'a pas les moyens d'avoir une bagnole n'aura qu'à se démerder, il aura un service de cars privés (à quel tarif ?).
Voilà, et ce n'est pas fini ! les mauvaises surprises vont arriver les unes derrière les autres ! notre gouvernement s'y emploie !

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