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HAMBOURG (Allemagne), 20 fév 2008 (AFP)
L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing a jugé mercredi que la désignation d’une personnalité forte comme premier président du Conseil européen sera essentielle pour la crédibilité de l’UE, "l’Europe devant inventer son George Washington".
Parlant devant le cercle de réflexion politique "Ubersee-Club" de Hambourg en présence de l’ancien chancelier Helmut Schmidt, M. Giscard d’Estaing a estimé que la désignation de ce président nommé par le Conseil à la majorité qualifiée "sera observée dans le monde pour savoir si l’Europe est capable de se doter d’une présidence efficace".
"L’Europe doit rechercher et inventer son George Washington. Cette recherche doit s’inscrire dans une culture démocratique, et non dans des manoeuvres de couloir. Les citoyens devront pouvoir suivre le processus de sélection par des débats télévisés, et éventuellement des sondages d’opinion", a-t-il préconisé.
"N’échouons pas et ne décevons pas dans la désignation du premier président de l’histoire de l’Europe ! Nous savons bien que beaucoup de dirigeants se satisferaient d’une personnalité effacée, ne faisant pas d’ombre à leurs propres activités sur le plan national. Mais ce serait un recul, pire, une blessure grave infligée au beau rêve d’union", a-t-il dit.
L’ancien chef de l’Etat français a observé par ailleurs que "dans l’Europe à 27, tout grand projet a besoin d’un soutien actif de la France et de l’Allemagne", qui doivent maintenir une concertation étroite.
Rappelant que, par le passé, des réalisations importantes de l’Europe "ont résulté d’initiatives conjointes franco-allemandes", il a estimé au sujet de l’actuelle relation entre Paris
et Berlin qu’on pouvait "regretter que certaines initiatives soient parfois annoncées actuellement sans avoir fait l’objet d’une consultation préalable entre la France et l’Allemagne."
Naturellement, Giscard se verrait bien dans ce poste et il prêche pour sa personne, avec sa fatuité coutumière.
Naturellement aussi, cet homme faussement intelligent, faussement inventif, et faussement aristocratique, ne conçoit l’avenir de la France que comme une copie empressée des Etats-Unis d’Amérique.
Mais en nous donnant George Washington comme modèle, Giscard ne fait que révéler piteusement l’insondable servilité des élites européistes qui crachent sur la France continuellement.
En 2005, les élites européistes françaises ont refusé de célébrer Austerlitz et ont craché sur la mémoire de Napoléon pour cause d’esclavagisme
Car rappelons nous que ces pseudo-élites qui gèrent la France sur instructions de Washington ont privé, le 2 décembre 2005, la France et les Français de commémorer la victoire d’Austerlitz. Les Britanniques avaient, quant à eux, commémoré pendant des mois et des mois, leur victoire de Trafalgar.
Motif de ce boycott des pseudo-élites françaises pour l’une de nos plus grandes victoire nationales ?
« On » avait fait mousser dans tous les medias, mais seulement entre le 30 novembre 2005 et le 3 décembre, l’idée selon laquelle Napoléon n’était qu’un sale esclavagiste parce qu’il avait rétabli l’esclavage aux Antilles en 1802, à la demande des planteurs des Antilles.
C’est un fait historiquement vrai, hélas.
Mais on se garda bien de rappeler le moindre aspect positif de Napoléon.
Et l’on fit silence sur un « détail » essentiel : à savoir qu’en 1802, tous les pays blancs étaient esclavagistes, Etats-Unis et Royaume-Uni en tête, à la seule exception du Danemark.
Peu importe : le seul objectif de l’opération était de culpabiliser les Français.
Il s’agissait, pour la énième fois, de pointer ce qu’il y a de plus critiquable dans notre histoire nationale - sans jamais en relever les aspects de grandeur et sans jamais reconnaître que les autres pays du monde ont souvent fait bien pire.
En 2008, les élites européistes françaises nous donnent comme modèle un négrier qui possédait personnellement 137 esclaves !
Or voici que, deux ans après avoir cette indignation contre Napoléon, Môôssieur Giscard nous donne George Washington comme modèle à suivre.
Mais Giscard ne sait-il pas que George Washington était un sale esclavagiste, cent fois pire que notre Napoléon sur lequel tout le monde a craché ???
Certes, le père de la nation américaine est aimablement présenté ici ou là comme ayant « milité contre le maintien de l’esclavage ».
Paraît-il que, dans une lettre adressée à La Fayette en 1786, il aurait exprimé son souhait de prendre des mesures permettant « d’abolir l’esclavage par degrés, de manière lente, sûre et imperceptible ».
En bref, il aurait été favorable à l’abolition de l’esclavage... à la Saint Glinglin.
Mais il ne s’agissait que de propos de faux-cul.
Car le père et le frère de George Washington avaient acheté des esclaves, et l’on sait même que deux d’entre-eux s’appelaient Mary Bowden (née en 1730) et Patty Bowden (née en 1750). Leurs descendants ont d’ailleurs organisé des commémorations pour leurs ancêtres en 1999 devant la plantation des Washington.
En 1754, lorsque George Washington épousa sa femme Martha, le grand homme montré en exemple par Giscard possédait 28 esclaves et elle 109.
Le nombre d’esclaves du couple Washington était donc de 137, pas moins !
Mieux encore, ce nombre « augmenta par la suite » comme l’avoue pudiquement la notice sur George Washington dans Wikipedia.
On n’a pas fêté Austerlitz au motif que Napoléon avait rétabli l’esclavage aux Antilles.
Mais, au moins, Napoléon n’avait pas personnellement le moindre esclave, à la différence de ce richissime planteur négrier nommé George Washington qui en posséda plus de 200 !
Pourtant, les européistes français crachent sur l’esclavagisme de Napoléon et portent aux nues le grand George Washington.
C’est à ce genre de comparaison, aussi, que l’on peut juger des européistes qui nous gouvernent.
Toujours prêts à chercher la paille dans les yeux de la France, ils s’empressent de camoufler ou d’absoudre la poutre qui est dans l’œil de l’Empire.
M. Giscard, dit « d’Estaing », votre fausse particule et votre morgue légendaire ne pourront jamais cacher ce que vous êtes au plus profond de vous-même : un larbin.
Le laquais des puissants qui veulent asservir la France.
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