Chimères génétiques au renfort des carburants végétaux

Publié le par sceptix

Nous ne pouvons pas dire que nous n'avons pas été  prévenus

Les grands gagnants de cette arnaque agricole du siècle sont bien sûr les multinationales "transgéniques".

http://www.kokopelli.asso.fr/articles/necro-carburants.html

Les grands gagnants de cette arnaque agricole du siècle sont bien sûr les multinationales "transgéniques".

Aux USA, 70 % du maïs et du soja sont modifiés génétiquement.

En Amérique du sud, Monsanto détient le contrôle absolu avec son soja transgénique résistant au round-up, un des herbicides les plus cancérigènes et mutagènes au monde.

Les multinationales "transgéniques" sont en train de tester des variétés conçues spécifiquement pour la production d'agro-carburants. Ainsi, Monsanto développe un maïs uniquement destiné à la production de carburant végétal dans un laboratoire détenu par Lockheed Martin. De même pour Syngenta qui a mis au point un enzyme alpha-amilase exprimé dans le maïs 3272. Cet enzyme alpha-amilase est considéré comme un allergène important. Si les gènes qui le synthétisent réussissent à s’introduire dans la chaîne alimentaire, que va t-il se passer? Se rappelle t-on des drames provoqués par le maïs starlink aux USA?

Aux USA, une canne à sucre chimérique fut présentée en 2005: contenant un gène humain, elle permet de produire une protéine "thérapeutique". Pas pour l'éthanol. Un gène humain dans l'éthanol, cela ferait peut-être même toussoter le moteur.

Au Brésil, la canne à sucre transgénique est dans l'air (saturé de round-up!) du temps. La société "Centro para la Tecnología de la Caña" (localisée à Piracicaba) a obtenu le 20 mars 2007, de la part de la Commission de "Biosécurité", l'autorisation pour des essais en plein champ d'une variété de canne à sucre génétiquement modifiée. Cette variété serait capable de produire 15 % de plus de sucre. Selon la compagnie Brésilienne, cette variété a déjà fait l'objet de tests intensifs en milieu confiné. La CTC attend l'aval pour deux autres variétés chimériques. La CTC envisage de poursuivre ses tests intensifs en plein champ pendant quelques années et d'introduire sur le marché ses cannes à sucre chimériques en 2010.

Elle n'et pas la seule dans la course. Une autre société Brésilienne "Allelyx" attend l'aval de la commission pour plusieurs variétés transgéniques. La société Brésilienne Embrapa vient de se déclarer également très intéressée.

Selon les rumeurs, Monsanto se serait déjà associé à deux sociétés brésiliennes pour lancer de la canne à sucre transgénique sur le marché. Le porte-parole de Monsanto a déclaré que « il y a des études de développement, parce que c'est un marché intéressant, mais rien de spécifique pour l'instant ... et rien d'officiel pour l'instant ». Pas d'illusion, cela fait sans doute 10 ans qu'ils bricolent des chimères de canne à sucre dans leurs laboratoires. Lorsque ce sera "officiel", les consommateurs seront mis devant le fait accompli, comme d'habitude.

En Europe, la Confédération des industries agro-alimentaires de l’Union européenne (CIAA) a demandé à la Commission Européenne d’autoriser l’importation de nouvelles variétés de colza génétiquement modifié pour la production du diesel végétal.

En Malaisie, les apprentis-sorciers n'ont pas oublié le palmier à huile. Dans les pays tropicaux, cet arbre est au diesel végétal ce que la canne à sucre est à l'éthanol. En l'an 2000, ils annonçaient déjà leurs premiers succès de transferts génétiques. Heureusement que ce palmier n'est pas pressé de croître: les premiers palmiers à huile chimériques ne seraient pas annoncés avant 2020.

Nul besoin de consulter l'Oracle pour voir le danger des chimères génétiques resurgir sournoisement au détour des carburants végétaux.

Il est vrai qu'en France, la plupart des présidentiables (sauf un notoire, suivez mon regard!) se sont prononcés pour un moratoire sur les OGMs. Nous espérons qu'ils se sont engagés aussi pour un moratoire sur les OGMs éthanoliens.

Nous espérons surtout que l'Elu du Peuple tiendra ses promesses. Rappelons nous: le président du Brésil, Lula da Silva fut élu, lors de son premier mandat, avec la promesse qu'il n'y aurait jamais d'OGMs dans son pays! Un joli conte de fée ou un film d'épouvante?

Un Tsunami alimentaire

On ne peut que répéter que le propos des entreprises capitalistes n'est pas de produire des aliments, ou des carburants végétaux ou de l'information: il est de produire de l'argent, des bénéfices. Point.

Nous assistons, avec la folie des carburants végétaux, à une terrifiante et ultime (peut-être) concentration des grands capitaux entre l'agro-chimie, les nécro-technologies, l'agro-alimentaire et les sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des états.

S'il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des aliments, le grand capital s'orientera vers les carburants végétaux.

Pierre Rabhi, dans le manifeste qu'il vient de rédiger pour fédérer un comité de soutien autour de Kokopelli, évoque un "tsunami alimentaire". Avec 36 000 personnes "décédant" de faim (donc de manque de nourriture!) tous les jours, la planète Terre est dans un état de famine. Si l'on peut se permettre une comparaison, 36 000 personnes représentent 12 fois le nombre de personnes décédées dans les 2 tours en septembre 2001!

Les mourants de faim décèdent dans l'indifférence la plus générale. Et on ne parle pas des victimes de malaria, de manque d'eau potable, etc. Pas de surenchère sur la chair humaine!

Les agro-carburants sont une ignominie de plus dont se rend coupable la société occidentale. Les agro-carburants vont intensifier l'état de famine de cette planète.

Le grand Capital vient de découvrir le problème du réchauffement climatique! Il met tant d'ardeur à le médiatiser qu'on croirait presque qu'il l'ait inventé! Le "Réchauffement Climatique": une marque déposée du grand Capital!

Après avoir oeuvré, pendant des dizaines d'années, à transformer cette belle planète en poubelle agricole et industrielle, le Capital, mû par une inspiration soudaine et quasi-mystique, brandit, en toutes directions, le spectre des bouleversements climatiques (toujours avec la complicité des états et de certains medias bien complaisants) et nous propose, dans sa grande mansuétude, une solution qui va sauver la planète: les carburants verts.

Grâce à une vaste campagne de narcose collective, le grand Capital accumule des dividendes, se donne une image verte, se concentre encore un peu plus et rigole!

Dominique Guillet. 24 mars 2007



Aux USA, 70 % du maïs et du soja sont modifiés génétiquement.

En Amérique du sud, Monsanto détient le contrôle absolu avec son soja transgénique résistant au round-up, un des herbicides les plus cancérigènes et mutagènes au monde.

Les multinationales "transgéniques" sont en train de tester des variétés conçues spécifiquement pour la production d'agro-carburants. Ainsi, Monsanto développe un maïs uniquement destiné à la production de carburant végétal dans un laboratoire détenu par Lockheed Martin. De même pour Syngenta qui a mis au point un enzyme alpha-amilase exprimé dans le maïs 3272. Cet enzyme alpha-amilase est considéré comme un allergène important. Si les gènes qui le synthétisent réussissent à s’introduire dans la chaîne alimentaire, que va t-il se passer? Se rappelle t-on des drames provoqués par le maïs starlink aux USA?

Aux USA, une canne à sucre chimérique fut présentée en 2005: contenant un gène humain, elle permet de produire une protéine "thérapeutique". Pas pour l'éthanol. Un gène humain dans l'éthanol, cela ferait peut-être même toussoter le moteur.

Au Brésil, la canne à sucre transgénique est dans l'air (saturé de round-up!) du temps. La société "Centro para la Tecnología de la Caña" (localisée à Piracicaba) a obtenu le 20 mars 2007, de la part de la Commission de "Biosécurité", l'autorisation pour des essais en plein champ d'une variété de canne à sucre génétiquement modifiée. Cette variété serait capable de produire 15 % de plus de sucre. Selon la compagnie Brésilienne, cette variété a déjà fait l'objet de tests intensifs en milieu confiné. La CTC attend l'aval pour deux autres variétés chimériques. La CTC envisage de poursuivre ses tests intensifs en plein champ pendant quelques années et d'introduire sur le marché ses cannes à sucre chimériques en 2010.

Elle n'et pas la seule dans la course. Une autre société Brésilienne "Allelyx" attend l'aval de la commission pour plusieurs variétés transgéniques. La société Brésilienne Embrapa vient de se déclarer également très intéressée.

Selon les rumeurs, Monsanto se serait déjà associé à deux sociétés brésiliennes pour lancer de la canne à sucre transgénique sur le marché. Le porte-parole de Monsanto a déclaré que « il y a des études de développement, parce que c'est un marché intéressant, mais rien de spécifique pour l'instant ... et rien d'officiel pour l'instant ». Pas d'illusion, cela fait sans doute 10 ans qu'ils bricolent des chimères de canne à sucre dans leurs laboratoires. Lorsque ce sera "officiel", les consommateurs seront mis devant le fait accompli, comme d'habitude.

En Europe, la Confédération des industries agro-alimentaires de l’Union européenne (CIAA) a demandé à la Commission Européenne d’autoriser l’importation de nouvelles variétés de colza génétiquement modifié pour la production du diesel végétal.

En Malaisie, les apprentis-sorciers n'ont pas oublié le palmier à huile. Dans les pays tropicaux, cet arbre est au diesel végétal ce que la canne à sucre est à l'éthanol. En l'an 2000, ils annonçaient déjà leurs premiers succès de transferts génétiques. Heureusement que ce palmier n'est pas pressé de croître: les premiers palmiers à huile chimériques ne seraient pas annoncés avant 2020.

Nul besoin de consulter l'Oracle pour voir le danger des chimères génétiques resurgir sournoisement au détour des carburants végétaux.

Il est vrai qu'en France, la plupart des présidentiables (sauf un notoire, suivez mon regard!) se sont prononcés pour un moratoire sur les OGMs. Nous espérons qu'ils se sont engagés aussi pour un moratoire sur les OGMs éthanoliens.

Nous espérons surtout que l'Elu du Peuple tiendra ses promesses. Rappelons nous: le président du Brésil, Lula da Silva fut élu, lors de son premier mandat, avec la promesse qu'il n'y aurait jamais d'OGMs dans son pays! Un joli conte de fée ou un film d'épouvante?

Aux USA, 70 % du maïs et du soja sont modifiés génétiquement.

En Amérique du sud, Monsanto détient le contrôle absolu avec son soja transgénique résistant au round-up, un des herbicides les plus cancérigènes et mutagènes au monde.

Les multinationales "transgéniques" sont en train de tester des variétés conçues spécifiquement pour la production d'agro-carburants. Ainsi, Monsanto développe un maïs uniquement destiné à la production de carburant végétal dans un laboratoire détenu par Lockheed Martin. De même pour Syngenta qui a mis au point un enzyme alpha-amilase exprimé dans le maïs 3272. Cet enzyme alpha-amilase est considéré comme un allergène important. Si les gènes qui le synthétisent réussissent à s’introduire dans la chaîne alimentaire, que va t-il se passer? Se rappelle t-on des drames provoqués par le maïs starlink aux USA?

Aux USA, une canne à sucre chimérique fut présentée en 2005: contenant un gène humain, elle permet de produire une protéine "thérapeutique". Pas pour l'éthanol. Un gène humain dans l'éthanol, cela ferait peut-être même toussoter le moteur.

Au Brésil, la canne à sucre transgénique est dans l'air (saturé de round-up!) du temps. La société "Centro para la Tecnología de la Caña" (localisée à Piracicaba) a obtenu le 20 mars 2007, de la part de la Commission de "Biosécurité", l'autorisation pour des essais en plein champ d'une variété de canne à sucre génétiquement modifiée. Cette variété serait capable de produire 15 % de plus de sucre. Selon la compagnie Brésilienne, cette variété a déjà fait l'objet de tests intensifs en milieu confiné. La CTC attend l'aval pour deux autres variétés chimériques. La CTC envisage de poursuivre ses tests intensifs en plein champ pendant quelques années et d'introduire sur le marché ses cannes à sucre chimériques en 2010.

Elle n'et pas la seule dans la course. Une autre société Brésilienne "Allelyx" attend l'aval de la commission pour plusieurs variétés transgéniques. La société Brésilienne Embrapa vient de se déclarer également très intéressée.

Selon les rumeurs, Monsanto se serait déjà associé à deux sociétés brésiliennes pour lancer de la canne à sucre transgénique sur le marché. Le porte-parole de Monsanto a déclaré que « il y a des études de développement, parce que c'est un marché intéressant, mais rien de spécifique pour l'instant ... et rien d'officiel pour l'instant ». Pas d'illusion, cela fait sans doute 10 ans qu'ils bricolent des chimères de canne à sucre dans leurs laboratoires. Lorsque ce sera "officiel", les consommateurs seront mis devant le fait accompli, comme d'habitude.

En Europe, la Confédération des industries agro-alimentaires de l’Union européenne (CIAA) a demandé à la Commission Européenne d’autoriser l’importation de nouvelles variétés de colza génétiquement modifié pour la production du diesel végétal.

En Malaisie, les apprentis-sorciers n'ont pas oublié le palmier à huile. Dans les pays tropicaux, cet arbre est au diesel végétal ce que la canne à sucre est à l'éthanol. En l'an 2000, ils annonçaient déjà leurs premiers succès de transferts génétiques. Heureusement que ce palmier n'est pas pressé de croître: les premiers palmiers à huile chimériques ne seraient pas annoncés avant 2020.

Nul besoin de consulter l'Oracle pour voir le danger des chimères génétiques resurgir sournoisement au détour des carburants végétaux.

Il est vrai qu'en France, la plupart des présidentiables (sauf un notoire, suivez mon regard!) se sont prononcés pour un moratoire sur les OGMs. Nous espérons qu'ils se sont engagés aussi pour un moratoire sur les OGMs éthanoliens.

Nous espérons surtout que l'Elu du Peuple tiendra ses promesses. Rappelons nous: le président du Brésil, Lula da Silva fut élu, lors de son premier mandat, avec la promesse qu'il n'y aurait jamais d'OGMs dans son pays! Un joli conte de fée ou un film d'épouvante?

Un Tsunami alimentaire

On ne peut que répéter que le propos des entreprises capitalistes n'est pas de produire des aliments, ou des carburants végétaux ou de l'information: il est de produire de l'argent, des bénéfices. Point.

Nous assistons, avec la folie des carburants végétaux, à une terrifiante et ultime (peut-être) concentration des grands capitaux entre l'agro-chimie, les nécro-technologies, l'agro-alimentaire et les sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des états.

S'il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des aliments, le grand capital s'orientera vers les carburants végétaux.

Pierre Rabhi, dans le manifeste qu'il vient de rédiger pour fédérer un comité de soutien autour de Kokopelli, évoque un "tsunami alimentaire". Avec 36 000 personnes "décédant" de faim (donc de manque de nourriture!) tous les jours, la planète Terre est dans un état de famine. Si l'on peut se permettre une comparaison, 36 000 personnes représentent 12 fois le nombre de personnes décédées dans les 2 tours en septembre 2001!

Les mourants de faim décèdent dans l'indifférence la plus générale. Et on ne parle pas des victimes de malaria, de manque d'eau potable, etc. Pas de surenchère sur la chair humaine!

Les agro-carburants sont une ignominie de plus dont se rend coupable la société occidentale. Les agro-carburants vont intensifier l'état de famine de cette planète.

Le grand Capital vient de découvrir le problème du réchauffement climatique! Il met tant d'ardeur à le médiatiser qu'on croirait presque qu'il l'ait inventé! Le "Réchauffement Climatique": une marque déposée du grand Capital!

Après avoir oeuvré, pendant des dizaines d'années, à transformer cette belle planète en poubelle agricole et industrielle, le Capital, mû par une inspiration soudaine et quasi-mystique, brandit, en toutes directions, le spectre des bouleversements climatiques (toujours avec la complicité des états et de certains medias bien complaisants) et nous propose, dans sa grande mansuétude, une solution qui va sauver la planète: les carburants verts.

Grâce à une vaste campagne de narcose collective, le grand Capital accumule des dividendes, se donne une image verte, se concentre encore un peu plus et rigole!

Dominique Guillet. 24 mars 2007

Publié dans La merde qu'on bouffe

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B
ça me fait carrément flipper quand je pense aux conséquences des conneries qu'on multiplie en ce moment ... et essayé de te joindre sans succés au téléphone. Bises
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