Le Wall Street Journal appelle à la guerre contre l’Iran

Publié le par sceptix

31 mai 2008

Editorial du Wall Street Journal

Rupert murdoch, propriétaire du Wall Street Journal

Les menaces de sanctions renforcées de Condoleezza Rice seront vues à Téhéran comme l’occasion de nouvelles manoeuvres diplomatiques dilatoires. La dernière série de sanctions a mis des mois pour être adoptée et a été réduite à peu de chose. L’Administration ferait mieux de se retirer de cette mascarade internationale et d’envisager les moyens qui pourraient persuader les mollahs que la survie du régime sera mieux assurée en ne disposant pas d’armes nucléaires. Un blocus naval sur plusieurs mois des importations de carburant iraniennes - comptant pour la moitié de la consommation intérieure - pourrait signifier clairement aux iraniens à quel point leur programme nucléaire est inacceptable pour le monde civilisé.

Deux remarques :

Un blocus est un acte de guerre.

Le WSJ fait référence au « monde civilisé ». Si les mots ont un sens, il nous invite donc à considérer que l’Iran n’en fait pas partie et se voit rejeté dans celui de la « barbarie ».

C’est effectivement le préalable indispensable à l’usage de la force.

Exclure l’Iran de la civilisation, c’est priver les iraniens de leur dignité, ce qui en fait des victimes acceptables.

A titre d’antidote à cette prose, nous suggérons de visiter le site Lucas Gray, qui propose une visite en image d’un Iran fort éloigné des divagations bellicistes de la presse Murdoch.

AIEA : un revirement

Kaveh L. Afrasiabi, spécialiste du dossier nucléaire iranien, analyse pour Asia Times le changement de ton manifeste du dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Energie. Pour lui, la prise en compte de ce qui était qualifié jusqu’alors de « prétendues études », - terme utilisé pour décrire les documents issus d’un ordinateur portable dont l’origine reste douteuse - indique un revirement de l’Agence qui aurait plié devant les pressions exercées par les USA.

Le rapport indique que l’Iran a continué à pratiquer l’obstruction contre les enquêteurs analysant les documents alléguants qu’il développait un programme nucléaire militaire.

Mais, n’est-ce point [El Baradei lui même] qui indiquait dans son précédent rapport, en Février, que son agence "n’avait pas d’informations crédibles" en ce qui concerne ces "prétendues études" ? Quel est le coup de baguette magique qui a convaincu l’AIEA d’accorder foi soudainement à des informations considérées comme "non fiables" et "douteuses" (si ce n’est l’intense pression des États-Unis) ? Est-ce désormais la fin de l’attitude héroïque de l’AIEA, qui résistait jusque-là aux pressions extérieures menaçant de compromettre son intégrité ?

Malheureusement, le dernier rapport d’El Baradei donne la forte impression que c’est peut-être là le futur de l’AIEA, ce qui ne présage rien de bon ni pour le prestige de l’agence internationale ni pour l’avenir de ses relations avec l’Iran - qui a réagi avec colère en qualifiant le rapport de l’agence de "trompeur" et profondément "incorrect".

Sur les « prétendues études », lire L’étrange campagne de Natalie Nougayrède

L’AIEA demande plus d’informations à l’Iran sur son programme nucléaire

Natalie Nougayrède : L’Iran refuse toujours de faire toute la lumière sur son programme nucléaire, constate l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans son dernier rapport, rendu lundi 26 mai, près de trois mois après le vote de nouvelles sanctions de l’ONU, après celles de 2006 et de 2007. Les études que l’Iran a menées sur un projet dit "Green Salt", sur des explosifs de haute intensité, et sur un élément de missile (le "véhicule de rentrée") "demeurent un objet de sérieuse préoccupation", dit ce texte dont Le Monde a pris connaissance.

Les USA accusent l’iran d’entretenir des contacts avec Al Qaida

De hauts fonctionnaires ont confié à ABC News que durant les derniers mois ont eu lieu des contacts secrets entre le gouvernement Iranien et les dirigeants d’Al Qaida. Ces informations ont retenu l’attention de la Maison Blanche, du Pentagone, et des services de renseignement

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2021
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C
L' ONU est aux ordres des US et d'Israël sinon ils dénonceraient violemment le génocide perpétré à Gaza. L'Amérique qui a bombardé Hiroshima et Nagasaki et qui utilise ler armes à l'uranium en Irak et peut-être aussi en Afghanistan. L'Amérique qui est en train d'installer une dictature à l'insu de sa population. Je déteste tous ces cloportes. Merci pour ton commentaire !Charlotte
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D
Petite remarque naïve : Si l'ONU devait mettre un pays au ban des nations, en ce qui concerne l'arme nucléaire, ne serait-ce pas normal  que ce soit celui qui a osé l'utiliser en premier ? Ce pays s'en est-il excusé aurpès du reste du monde ? Si non, peut-on le considérer comme un pays "civilisé" ?
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