Géorgie-UE : "conserver un reste de raison"

Publié le par sceptix

Pas de sanctions européenne pour la Russie
Mikheïl Saakashvili espère des sanctions de Bruxelles.
Des observateurs de l’OSCE mettent en cause la Géorgie dans le déclenchement de la crise dans le Caucase
 
Le sommet européen extraordinaire sur la crise géorgienne, convoqué lundi à Bruxelles, n'adoptera pas de sanctions contre Moscou, a indiqué de son côté vendredi une source à l'Elysée. Le chef de la diplomatie allemande a indiqué qu'il convenait "de conserver un reste de raison". Bernard Kouchner avait affirmé jeudi que "des sanctions étaient envisagées", mais non désirées. (SWISS TXT)
 
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Pas de sanctions européenne pour la Russie
http://www.dw-world.de/dw/function/0,2145,72219_cid_3602684,00.html
29.08.2008
 
Le sommet européen extraordinaire prévu lundi à Bruxelles sur la crise russo-géorgienne n'adoptera pas de sanctions contre la Russie. C'est ce qu'indique la France, contrairement à une déclaration de son ministre des Affaires étrangères hier. L'Union européenne travaille encore à trouver une position commune. Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, est pour sa part très sceptique sur l'idée d'imposer des sanctions. Il se montre toutefois plus ferme qu'auparavant : "C'est une situation qu'on ne pourra pas, au final, surmonter avec des déclarations et des discours, il est nécessaire de le dire clairement. Des décisions politiques sont indispensables".
 
Par ailleurs, malgré les tensions, Moscou a indiqué que la Russie restera "un fournisseur sûr" des ressources énergétiques de l'Occident. Le ministre allemand de l'Economie Michael Glos envisage toutefois la constitution de réserves de gaz d'Etat pour garantir l'approvisionnement du pays. L'Allemagne est extrêmement dépendante de la Russie qui lui livre près de 40% de ses besoins en gaz.
 
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Mikheïl Saakashvili espère des sanctions de Bruxelles.
Que peut faire l'UE face à la pression russe ?
 
dimanche 31.08.2008 - La Voix du Nord
 
A priori pas grand-chose, d'autant que les sons de cloche divergent sur les suites à donner au conflit russo-géorgien durant la réunion du sommet extraordinaire de l'Union européenne à Bruxelles de lundi.
 
Hier, la Russie et l'Allemagne se sont d'ailleurs entendues pour faire retomber la pression. Lors d'une conversation téléphonique, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, «  se sont mis d'accord sur la nécessité de mettre un terme aux tentatives d'utiliser la situation autour de la Géorgie pour faire monter la tension en Europe en spéculant sur les menaces non existantes concernant d'autres pays post-soviétiques ». Une allusion aux propos du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui avait estimé que Moscou pouvait avoir, après la Géorgie, «  d'autres objectifs » dont «  la Crimée, l'Ukraine, la Moldavie ».
 
Le président russe Dmitri Medvedev pourrait, par ailleurs, être entendu après avoir appelé hier les Européens à envoyer plus d'observateurs pour assurer «  une surveillance impartiale » des actions du gouvernement géorgien, lors d'un entretien avec Gordon Brown.
 
Les sanctions envisagées ont belle et bien étaient enterrées, au grand dam de la diplomatie géorgienne qui, après la rupture vendredi des relations diplomatiques avec Moscou et le durcissement drastique du régime de visas pour les ressortissants russes souhaitant se rendre en Géorgie, attendait bien plus de fermeté à l'égard de «  l'élite politique russe » de la part de ses alliés.
 
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COMAGUER: Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)
http://socio13.wordpress.com/2008/08/30/comaguer-organisation-pour-la-securite-et-la-cooperation-en-europe-osce/
 
Des observateurs de l’OSCE ont gravement mis en cause la Géorgie dans le déclenchement de la crise dans le Caucase, rapporte l’hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître lundi, citant des “rapports” parvenus de “manière informelle” au gouvernement allemand.
 
La Géorgie a intensément préparé l’action militaire contre l’Ossétie du Sud et a lancé son offensive avant que les chars russes soient entrés dans le tunnel de Roki reliant la Russie et la Géorgie, d’après Der Spiegel qui cite des rapports d’observateurs militaires de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en mission dans le Caucase.
 
Ces documents évoquent même la possibilité que des crimes de guerre aient été commis par la Géorgie qui aurait attaqué des civils d’Ossétie du Sud alors qu’ils dormaient, selon la même source.
 
La main dans le sac !
 
Le quotidien russe IZVESTIA commence aujourd’hui à faire quelques révélations sur les prises de guerre de l’armée russe en Géorgie.
 
Ces révélations émanent directement du vice chef d’Etat-Major de l’armée russe ANATOLI NOGOVITSIN.
 
La débandade de l’armée géorgienne a permis à l’armée russe de mettre la main à Gori sur six véhicules HUMVEE  géorgiens de fabrication US.
 
Ces six véhicules, dotés d’un équipement très perfectionné et ultrasécurisé, constituaient un véritable poste de commande du champ de bataille en lien direct avec les satellites espions US qui fournissaient la position des avions russes.
 
L’armée russe trouve ainsi la réponse au fait qu’elle a perdu un bombardier et trois chasseurs alors que les radars géorgiens étaient inactifs. L’information venait du ciel et déclenchait directement, via les Humvee, le tir des missiles géorgiens
 
Tout cet équipement aujourd’hui soigneusement décortiqué par les spécialistes russes contient les codes secrets de l’armée US.
 
Bien sur, le Pentagone s’agite beaucoup pour récupérer ces trésors de technologie mais ANATOLI   NOGOVITSIN a déclaré que rien ne pressait.
 
Complément dans le Monde en ligne de ce soir (ajout de danielle Bleitrach)
 
Les accusations n’émanent pas directement des services de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Mais selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître lundi 1er septembre, des “rapports” de l’organisation, parvenus de “manière informelle” au gouvernement allemand et auxquels le journal a eu accès, mettent en cause la Géorgie dans le déclenchement de la crise dans le Caucase.
 
Selon ces rapports, Tbilissi aurait intensément préparé l’action militaire contre l’Ossétie du Sud et lancé son offensive avant que les chars russes ne soient entrés dans le tunnel de Roki, qui relie la Russie et la Géorgie. Une chronologie des événements qui, si elle est avérée, contredit la version des autorités géorgiennes selon laquelle Tbilissi n’aurait fait que répondre aux provocations russes et anticipé une attaque imminente. Les documents du Spiegel évoquent également la possibilité que des crimes de guerre aient été commis par les forces géorgiennes lors d’attaques nocturnes contre des civils.
 
C’est dans ce contexte que la Russie a appelé samedi les Européens à être “objectifs” lors du Conseil extraordinaire convoqué par la France lundi. Dans une conversation téléphonique avec le premier ministre britannique Gordon Brown, le président russe Dmitri Medvedev s’est également dit favorable à “l’envoi d’observateurs supplémentaires de l’OSCE dans la zone de sécurité et l’établissement d’une surveillance impartiale des actions du gouvernement géorgien”.
 
LIMITATION DES VISAS
 
Dans la même tonalité, le premier ministre Vladimir Poutine a appelé l’UE, dans un entretien à la chaîne allemande ARD, à juger de façon “vraiment objective” la crise russo-géorgienne et à adopter une “position raisonnable” face à Moscou. Il a également lancé une nouvelle diatribe anti-américaine, disant “penser que la direction américaine était au courant de l’action qui se préparait et, très probablement, y a pris part”.
 
Tbilissi a pour sa part appelé l’Europe à adopter des sanctions contre “l’élite politique” russe. “Isoler la Russie n’a pas de sens, mais nous attendons de l’UE certaines sanctions qui ne viseront pas la population mais l’élite politique”, a expliqué le ministre de la réintégration des territoires séparatistes géorgiens, Temour Iakobachvili. Après la rupture des relations diplomatiques avec Moscou, vendredi, la diplomatie géorgienne a d’ores et déjà annoncé, samedi, qu’elle limitait sévèrement la délivrance de visas aux citoyens russes. A partir du 8 septembre, ils ne pourront aller en Géorgie que pour rendre visite à leurs familles, pour des raisons “humanitaires” ou pour des voyages d’affaires. “Il n’y aura pas de visas de tourisme”, a précisé une responsable géorgienne.
 
La présidence française de l’UE a convoqué le sommet de lundi pour définir une position commune sur la crise et décider de l’attitude à adopter vis-à-vis de Moscou. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a indiqué vendredi que la déclaration des Européens sur la Géorgie irait “plus loin” qu’un simple soutien au plan de paix déjà accepté par Moscou et Tbilissi. Mais l’opportunité de prononcer des sanctions contre Moscou continue de diviser les Européens, et les partisans de telles sanctions – notamment la Grande-Bretagne et les pays de l’Est – devraient avoir du mal à imposer leurs vues.
 R; Manourek - alerte Otan

Publié dans OTAN-défense - ONU

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L
Votre blog est intéressant et nécessaire au débat même si je suis loin d'être en accors avec tout (Proche orient par exemple). Vous êtes cependant en lien chez moi.
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S
<br /> Merci Leunamme, nous pouvons ne pas être d'accord, je respecte vos idées et vos positions car elles s'expriment dans le respect de l'autre.<br /> Cordialement.<br /> <br /> <br />