Le drapeau européen : Une histoire étonnante !

Publié le par sceptix

 




LE DRAPEAU DE L’ EUROPE


Au mois 1987, j’ai rencontré par hasard à Lisieux, devant le Carmel, un Monsieur modestement vêtu qui m’a dit : « C’est à moi qu’on a demandé de dessiner le Drapeau de l’Europe. J’ai eu subitement l’idée d’y mettre les douze étoiles de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. Et mon projet fut adopté à l’unanimité, le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception. »

J’étais tellement pressé ce jour–là que je n’ai même pas songé à prendre le nom et l’adresse de mon interlocuteur. Et les mois ont passé.

J’ai voulu rechercher le dessinateur du Drapeau. Je suis donc allé à Strasbourg au début de janvier 1989 pour essayer de retrouver ce dessinateur. Je suis monté au Bureau de Presse du Conseil de l’Europe, où j’ai été accueilli par 2 secrétaires expérimentées, d’une soixantaine d’années, qui savent tout de fond en comble. Là, le dessinateur du Drapeau est connu comme le loup blanc. Il s’appelle Arsène Heitz. Il habite 24 rue de l’Yser. Je suis allé chez lui. Il était là. Il m’a reconnu.
Il est mort maintenant, mais tant qu’il a vécu, il aimait raconter son exploit : avoir dessiné le Drapeau de l’Europe et en avoir fait le Drapeau de la Sainte Vierge !

Le travail de M. Arsène Heitz a duré 5 ans : de 1950 à 1955. Pourquoi 5 ans ? Parce qu’il y a eu 101 projets. Tout le monde avait son idée : les socialistes, les francs – maçons, les Juifs, les Protestants. M. Heitz lui – même a travaillé sur 20 projets.

En 1950, c’était M. Paul M.G Lévy qui était le premier Directeur au Service de Presse du Conseil de l’Europe. C’est donc lui qui fut chargé de faire aboutir le projet de Drapeau. Cet homme très cultivé ne savait pas dessiner. Mais il connaissait M. Arsène Heitz, homme très simple, employé au service du courrier, mais très artiste pour peindre et dessiner. Tous deux étaient de bons catholiques.

Evidemment, il fallait éviter d’évoquer la signification religieuse des douze étoiles et du fond bleu, en vertu de la sacro–sainte laïcité. Mais les Catholiques ont le droit de connaître le fond des choses.

Les douze étoiles ne correspondaient pas, à ce moment–là, au nombre des nations. Le Parlement Européen était « conçu pour » 12 nations, mais le Drapeau de l’Europe est le drapeau du « Conseil de l’Europe », et ce Conseil n’a jamais comporté 12 nations : il en a comporté successivement 6,9, puis 15,... et actuellement 32.

Les discussions, réunions, commissions et sous – commissions furent innombrables, pendant plus de 5 ans, de 1949 à 1955. Finalement, c’est le 8 décembre 1955 que le dessin de M. Heitz fut retenu... à l’unanimité !

M. Paul M.G. Lévy avait une réunion de 3 jours, fixée aux 7, 8 et 9 décembre, pour faire adopter tout un ensemble de projets. Tous les documents sont datés du 9 décembre, puisqu’on signe l’ensemble à la fin de la réunion. Mais tout alla si vite et si bien que cette assemblée termina son travail le 8 décembre, jour où furent apposées les signatures particulières. Et en sortant de la salle, le gendre de Paul Claudel poussa du coude M. Lévy en murmurant : « Mais c’est aujourd’hui la fête de la fête de L’immaculée Conception ! » Et tous deux ont retrouvé sans le vouloir le fameux introït du 15 août : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles. » (Apocalypse XII, 1). Arsène Heitz, lui, homme simple, parlait des 12 étoiles de la Médaille Miraculeuse. M. Lévy, professeur d’économie politique, parlait du chapitre12 de l’Apocalypse.

M. Lévy était secrètement d’accord pour faire aboutir discrètement le projet de M. Heitz en sauvant les apparences, afin de respecter la neutralité la plus absolue. Et malgré plus de 100 projets qui furent en concurrence, c’est le Drapeau de la Sainte Vierge qui triompha au dernier moment. Et ce triomphe se produisit fortuitement le 8 décembre, sans que personne ait pu chercher cette divine coïncidence.

Le Drapeau de l’Europe est bien le Drapeau de Notre–Dame, Reine de la Paix !

Pierre CAILLON
Centre St Jean
61500 Sées (Orne)


Texte écrit en août 1995, à la demande et avec la collaboration de Ch. SAUTEUR, aumônier de l’Hôpital, 71250 Cluny, et imprimé par ses soins.

Histoire étonnante mais qui met à la Vierge
à sa place, patronne de la Pologne
et Mère des chrétiens que nous sommes.

 

 http://membres.lycos.fr/pierreval/drapeaucee.htm

Et voici ce qu'on trouve sur Wikipédia :L'histoire du drapeau [modifier]

L'emblème du Mouvement européen : un E vert sur fond blanc
L'emblème du Mouvement européen : un E vert sur fond blanc

L'histoire du drapeau remonte à l'année 1950. À cette époque, la Communauté européenne du charbon et de l'acier (organisation ayant précédé la Communauté Européenne et l'Union européenne) n'était constituée que de six États fondateurs (RFA, Bénélux, France, Italie). Cependant, un autre organisme rassemblant un plus grand nombre de membres, le Conseil de l'Europe, avait été créé, dès 1949 : celui-ci veillait notamment à défendre les Droits de l'homme et à promouvoir la culture européenne. Le 18 août 1950, le Conseil de l'Europe cherchant un symbole pour le représenter, charge une commission de traduire « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples qui le composent »[1]. Paul-Henri Spaak, un des pères de l'Europe, marmonne alors : « Question délicate ». Robert Bichet est le rapporteur de cette commission. De nombreuses propositions avaient été présentées, entre autres, le signe du Mouvement européen, un « E » vert sur fond blanc, ou bien le drapeau du mouvement Pan-Europe, un disque d’or et une croix rouge sur fond bleu. Mais la première alternative ne donnait pas satisfaction du point de vue esthétique. Quant à la seconde, comme toutes les propositions contenant une croix, elle fut rejetée à cause de la résistance de la Turquie.

Une exposition au palais de Tokyo (Paris) est organisée où un Japonais a l'idée nouvelle d'une grande étoile dorée sur fond bleu. Les couleurs bleu et or firent des adeptes, et plusieurs propositions comportant chacune des étoiles dorées sur fond bleu furent examinées. Salvador de Madariaga (un antifranquiste né à La Corogne, 1886-1978) propose alors un champ d'azur avec étoiles en lieu et place des capitales. Mais la constellation ainsi formée ressemble à la Grande Ourse. D'autres proposent une forme de croix qui est récusée par les socialistes. Le 25 septembre 1953, Bichet annonce alors un fond d'azur portant un cercle de quinze étoiles d'or (le Conseil de l'Europe comporte alors 15 États membres). Or, les Allemands s'insurgent au prétexte que la Sarre, qui siégeait au Conseil, avait sa propre étoile. Le 12 novembre 1954, le rapporteur met au vote huit anneaux d'or mais ce projet est retiré en raison des protestations pour la ressemblance avec le Drapeau olympique (mentionné dans le rapport), mais aussi parce que les anneaux évoquent les chaînes de la servitude, pour des sémiologues, un cadran téléphonique et que les démocrates-chrétiens et les socialistes s'y opposent.

Les figures imposées par la commission : simplicité, lisibilité, harmonie, esthétique, équilibre, valeur symbolique, sont respectées. Paul M. G. Lévy s'adressa à Arsène Heitz, qui proposa un simple cercle de douze étoiles d'or, sur fond bleu. Après de nouvelles discussions sur le nombre de ces étoiles, on a fini par en conserver ce nombre de douze, bien que le Conseil de l'Europe n'ait jamais comporté douze membres. Le 25 octobre 1955, l'Assemblée parlementaire choisit à l'unanimité un emblème d'azur portant une couronne de douze étoiles d'or. Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe adopta définitivement cette proposition lors de sa réunion du 8 décembre 1955, à l'anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. La bannière étoilée sera inaugurée solennellement le 13 décembre de la même année à Paris.

Arsène Heitz se serait inspiré de sa foi catholique mariale, et peut-être des vitraux de la cathédrale de Strasbourg (http://www.adpfrance.com/europe.htm), pour faire ce drapeau composé de douze étoiles (symbole de Marie, des douze apôtres et des douze tribus d'Israël) sur fond bleu (couleur de Marie dans la tradition catholique). Le Comité des ministres du Conseil de l'Europe n'était pas informé de cette inspiration qui leur a été présentée comme un symbole universel: les douze signes du zodiaque, les douze tribus d'Israël, les douze mois, les douze heures, les douze travaux d'Hercule, Loi des Douze Tables romaine...

Le Conseil de l'Europe a ensuite invité les autres institutions européennes à adopter le même drapeau. En 1983, le Parlement européen, élu au suffrage universel direct en 1979, a opté pour cet emblème pour lui-même par une résolution non contraignante et propose qu'il devienne le drapeau de la Communauté. Il faut dire qu'il siégeait alors, pour ses sessions ordinaires, dans un bâtiment loué au Conseil de l'Europe à Strasbourg qui arborait ce même drapeau. Finalement en juin 1985, le drapeau du Conseil de l'Europe a été adopté par tous les chefs d'État et de gouvernement des Communautés, comme l'emblème officiel des institutions européennes qui à cette époque portaient le nom de Communautés européennes, pour entrer en vigueur au 1er janvier 1986, date à laquelle la Communauté européenne comporterait douze États membres, avec l'entrée de l'Espagne et du Portugal (à la même date, ce qui est une coïncidence recherchée). Depuis le début de l'année 1986, le drapeau sert de symbole à toutes les institutions européennes. Il est de plus en plus utilisé par les États membres, accolé ou associé aux drapeaux nationaux (bâtiments publics, défilés). Le drapeau européen est l'emblème unique de la Commission européenne, l'exécutif de l'Union européenne.

Depuis, le Conseil de l'Europe a adopté comme logo un drapeau européen modifié par l'adjonction d'un « e » doré, en cursif, pour marquer sa particularité. Contrairement au drapeau et à l'hymne, qui sont devenus des symboles européens communs, ce logo est un signe distinctif, propre au Conseil de l'Europe. L'organisation s'est dotée de ce logo à l'occasion de son 50e anniversaire, en mai 1999. Son maintien a été entériné par une résolution du Comité des ministres en 2000. Son usage est soumis à autorisation.

Symbolique [modifier]

  • Le nombre douze : Dans différentes traditions, douze est un nombre symbolique représentant la complétude et la perfection : les douze mois, les douze tribus d'Israël, les douze apôtres, les douze étoiles de Marie sur la médaille de la Rue du Bac, les douze signes du zodiaque, les douze heures du jour et de la nuit, ce qui signifie que l’Europe se situe dans le temps et évolue. Ce nombre a été faussement présenté comme le symbole des 12 premiers états membres de l'Union Européenne, puisqu'il existe depuis 1955.
  • Le bleu : la couleur bleue représente le ciel du monde occidental. Il représente également, dans son caractère religieux, comme le voulait Schuman, la couleur de la Vierge Marie.
  • Les étoiles : elles représentent les peuples d’Europe. Dans un discours prononcé à Strasbourg en 1990, Václav Havel considéra les douze étoiles comme un rappel que le monde pourrait devenir meilleur, si nous avions de temps en temps le courage de regarder vers les étoiles.
  • Le cercle : il est entre autres un symbole d'unité, de solidarité et d’harmonie. Les pointes des étoiles ne se touchent pas, le cercle reste donc ouvert, ce qui signifie que l’Europe ne constitue pas une société close, mais s’ouvre au contraire sur le monde.
  • La répartition des étoiles : similaire à une horloge

Un vexillologue, Patrice de La Condamine, y voit un « message aterritorial », l'évocation de « ce continent sans rivages précis qui s'est construit en allant à la rencontre des peuples, apportant aux autres et assimilant ce que les autres lui apportaient » (Les Couleurs de l'Union européenne, Les Enclaves libres, Cette-Eygun).

Les milieux de la nouvelle droite y voient une symbolique maçonnique. Le drapeau européen peut sembler être un contre-sens : le drapeau est l'emblème d'une Nation et il n'y a pas de nation europe.

Symbolique mariale [modifier]

Une des visions de saint Jean dans l'Apocalypse décrit la Vierge Marie de cette manière: « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles. » (Apocalypse XII, 1)

Arsène Heitz, le dessinateur du drapeau, revendiqua plus tard le drapeau comme étant effectivement une allusion à la Vierge Marie, même si ce sens n'avait pas été évoqué ouvertement avant l'adoption du projet[2]. Par coïncidence, l'adoption eut lieu un 8 décembre, jour de la Fête de l'Immaculée Conception.

Cette symbolique n'a pas forcément échappé aux fondateurs de l'Europe, certains étant très chrétiens : Robert Schuman a un procès en béatification en cours.

On ne trouve pas d'évocation de cette symbolique, qui n'a pas de valeur officielle, dans les manuels d'éducation civique en France, pays particulièrement laïque. En revanche ce lien fut employé comme argument par les partisans de l'adhésion en Pologne, très catholique, à l'Union européenne[3].

 

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C
béh dis-donc voala un beau travail collégial charlotte... Je m'apprêtais à publier la première lettre, mais puisque la voici sur ton blog... Toute cette curiosité est née après le premier cours d'histoire de mon fils en début de semaine. Il est revenu du lycée en me disant que les douze étoiles représentaient les douze apôtres.... Et comme la plupart des gens je crois, j'avais imaginé que ces étoiles étaient des pays mais n'ai jamais compris pourquoi 12. Il y a des choses qui semblent tellement naturelles qu'on ne se pose plus de questions à leur sujet.... Soyons donc curieux, c'est important. BISE
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