
PANIER DE CRABES
lepanierdecrabes@gmail.com


Reims, samedi 15 novembre 2008, 22 heures. Son nom officiel est la commission des résolutions. Mais au PS, les militants préfèrent l'appeler "la nuit des longs couteaux". C'est dans cette instance,[...]
PARIS (AFP) - 16/11/2008 19h35
Commentant lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI les refus socialistes d'alliance avec le MoDem, longuement évoqués à la tribune du Congrès de Reims, le député a parlé d'"un choix partisan, sectaire, fermé, qui favorise le maintien au pouvoir de ceux qui y sont aujourd'hui autour de Nicolas Sarkozy".
"Qu'est-ce qu'on dit quand, comme un grand nombre de leaders du PS, on refuse d'avoir le moindre contact avec les démocrates français, le MoDem des intouchables ?", a-t-il demandé. "On dit: +je choisis que le pouvoir actuel Nicolas Sarkozy reste en fonction pendant dix ans+", a assuré l'ex-candidat à la présidentielle.
"Si vous refusez de rassembler, vous favorisez le maintien au pouvoir de ceux dont apparemment vous désapprouvez les choix", a-t-il insisté.
"Dans dix ans, de l'irrémédiable aura été produit pour la société française (travail dimanche, retraite à 70 ans)", selon lui.
Le président du MoDem a admis qu'il est "dans l'opposition à Nicolas Sarkozy", mais une "opposition particulière", capable de dire oui.
Il a cité en exemple son vote du plan de sauvetage bancaire, "alors que le PS était incapable de faire autre chose que s'abstenir".
François Bayrou a par ailleurs qualifié de "tragi-comique ou désespérant" le congrès du PS, un parti "égaré" et "au bout d'un cycle".
"Beaucoup de gens, qui y ont cru" découvrent "avec stupéfaction que l'organisation "en laquelle ils croyaient est égarée, et ne réussit pas à trouver son chemin", a poursuivi M. Bayrou.
Ce "grand parti politique français" est "au bout d'un cycle", a-t-il analysé en observant que le PS a 37 ans, l'UMP 6 et son propre parti "pas tout à fait encore un an".
Enfin, le président du Modem a déclaré qu'il ne serait pas candidat lui-même aux élections européennes de juin, mais a l'intention d'apporter "toute l'aide nécessaire à tous ceux qui le seront" dans son parti.
"Le mouvement des démocrates aura des listes dans toutes les régions", a-t-il affirmé. "Elles seront intéressantes et utiles pour les citoyens parce que nous proposerons un projet européen conséquent, construit et positif", a ajouté M. Bayrou.
"Dans la crise, les Français ont vu qu'il n'y avait que l'Europe qui pouvait répondre et qu'en même temps, ils sont
souvent troublés par ce qu'ils entendent de l'Europe. Je pense qu'il est de notre responsabilité de lever ces malentendus et ces ambiguïtés", a poursuivi le président du MoDem.
http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?idrub=8&xml=newsmlmmd.c260f6548efe9b88a531a5a6bb6cc40d.9b1.xml
-------------------------------
PARIS (AFP) - 16/11/2008 18h56
Ainsi, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a parlé d'un "Congrès de la soustraction, de la division". "Est-ce que ce serait le Congrès de la disparition?", s'est-elle demandé sur Radio J.
Roger Karoutchi (UMP, relations avec le Parlement) a comparé ce Congrès socialiste à un "piètre remake" de "Règlement de comptes à OK Corral" et "Les tontons flingueurs". Ce qui, selon lui, "a dû finir de désespérer les adhérents socialistes qui y croyaient encore".
"Comme tous les Français je n'y comprends rien", a commenté Patrick Devedjian, numéro un de l'UMP lors de "Dimanche soir politique" (I-télé, France Inter, Le Monde).
"C'est une lutte de pouvoir, ce qui écoeure tout le monde", a-t-il poursuivi, en se demandant pourquoi le PS français était le "seul de son espèce dans toute l'Europe", car demeurant "sous l'influence intellectuelle de l'extrême gauche".
Le "grand enseignement" de ces deux jours, c'est "la confirmation que ce parti n'a pas de projet pour la France", et "est incapable de nourrir un autre débat que celui de ses éventuelles alliances", selon Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP. "Le PS admet désormais ne plus pouvoir être le vrai moteur de l'opposition", ajoute-t-il, épinglant un "constat d'échec".
Autre porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre écrit que le "PS vient de préparer sa dissolution en reconnaissant son incapacité à être une alternative et trouver une voie commune". "Comment être capable de rassembler un pays quand on est incapable de réunir ses propres amis?", se demande-t-il dans un communiqué.
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur (UMP) a expliqué sur Canal+ que "pour gouverner, il faut avoir des idées claires, savoir qui on est et ce qu'on veut". Or le PS "ne sait pas qui il est, ni ce qu'il veut, ni à qui il veut confier le soin de le diriger". M. Balladur s'est déclaré "un peu consterné du spectacle que donne le PS", parce que "c'est l'un des deux grands partis gouvernementaux qu'a la France, qui a vocation à gouverner un jour".
© 2008 AFP
qui a ramené sa fraise :