Barack Obama veut relancer à tout prix l'économie

Publié le par sceptix

Le Japon a annoncé hier son entrée en récession, tandis que les marchés financiers ne semblaient pas convaincus par le sommet du G20, qui s'est prononcé ce week-end en faveur d'une relance économique concertée.
Aux Etats-Unis, le président élu Barack Obama a affirmé hier qu'il fallait « prendre toutes les mesures nécessaires pour faire redémarrer l'économie », même si cela devait creuser encore l'énorme déficit budgétaire américain.
 Barack Obama, qui prendra le 20 janvier ses fonctions à la Maison Blanche, s'est notamment prononcé pour un plan de sauvetage de l'industrie automobile américaine, dont la faillite annoncée « serait une catastrophe ».
 La majorité démocrate au Congrès réclame une aide supplémentaire de 25 milliards de dollars pour sauver rapidement les trois géants de Detroit (General Motors, Ford et Chrysler).
 Mais pour le gouvernement Bush, les constructeurs devraient se contenter des 25 milliards de dollars de prêts déjà destinés à réorienter la production vers des modèles plus écologiques.
 En Allemagne aussi, la puissante industrie automobile (750 000 emplois) a appelé à l'aide les pouvoirs publics (lire ci-dessous).
 De son côté, le constructeur automobile Renault a indiqué qu'il allait réduire d'environ 25% sa production au quatrième trimestre dans le monde.
 Dans le sillage des appels du G20 à une relance coordonnée, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a estimé que la relance budgétaire devait primer sur l'équilibre des finances publiques. « C'est à la politique budgétaire de jouer le premier rôle », a-t-il déclaré, tout en prônant de nouvelles baisses des taux directeurs des banques centrales.
 Quarante-sept industriels européens, dont Nokia, Saint-Gobain et Renault, ont souligné le « besoin urgent de nouvelles actions politiques ». « Les Etats européens doivent prendre des mesures de relance budgétaires d'une ampleur exceptionnelle. Et l'Allemagne, qui a un tel impact sur tous les autres pays en tant que première puissance économique européenne, doit montrer la voie », a plaidé le patron de Nokia Jorma Ollila.

Mauvaises nouvelles

 Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a lui aussi appelé à l'adoption de « mesures exceptionnelles » et « coordonnées » contre la crise économique. La Commission doit présenter un plan d'action le 26 novembre.
 Les Bourses européennes ont clôturé en forte baisse hier. Londres a perdu 2,38%, Francfort 3,25%, Paris 3,32%, Milan 3,60%, Madrid 3,77%. La Bourse de New York a également terminé en baisse: le Dow Jones a perdu 2,63% et le Nasdaq 2,29%.
 Les mauvaises nouvelles continuent en effet de pleuvoir.
 Le Japon a rejoint hier la liste des pays ou régions déjà en récession, parmi lesquels figure la zone euro. Le PIB nippon a diminué de 0,1% sur la période juillet-septembre, après un recul de 0,9% sur la période avril-juin.
 La Bourse de Tokyo s'attendait à cette déception et a terminé en hausse de 0,71%. Sydney a cédé 2,54%, la Nouvelle-Zélande 0,93%, Séoul 0,91%, Hong Kong 0,10%. Shanghai a clôturé en hausse de 2,22%.
 En tous cas, la crise a sonné le glas de certains bonus faramineux : sauvée en octobre par les pouvoirs publics, la banque suisse UBS a annoncé que ses dirigeants seraient privés de bonus cette année, à l'instar de sa consoeur américaine Goldman Sachs. http://www.dna.fr/monde/20081118_DNA002551.html

 

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