
PANIER DE CRABES
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et que
le chef du pays qui détient la plus forte proportion de ses habitants en prison (trois fois plus que .... l'Iran, numéro trois dans le classement), W Bush, fait semblant de plaindre les
paaâuuuvres cubains) "je ne peux pas résister dit Santiago Alba Rico à l’envie de citer un passage du livre de Lamrani qui, précisément sous ce titre (« une comparaison
édifiante »), exprime parfaitement aussi bien l’illégitimité morale et démocratique de l’Union européenne que le talent de l’auteur pour ordonner des vérités de façon à ce qu’elles puissent
être perceptibles. Pour un compte rendu, la citation est longue ; pour un résumé judiciaire, elle est trop courte :
« Contrairement aux rapports concernant les pays de l’Union européenne, Amnesty International n’a rapporté, pour ce qui
concerne Cuba,
Aucun cas d’assassinat politique contrairement au Royaume-Uni.
Aucun cas de torture ou traitement inhumain contrairement à la Belgique, à Chypre, à
l’Estonie, à la France, à la Grèce, à l’Italie, à la Lettonie, à Malte, à la République tchèque et au Royaume-Uni.
Aucun cas d’utilisation de preuves obtenues sous la torture contrairement à
l’Allemagne et à Chypre.
Aucun cas de disparition contrairement à l’Estonie.
Et aucun cas d'adolescentes privées d'accès à l'éducation en raison de leur façon de s'habiller, contrairement à la France !
Aucun cas d’enfants internés en raison de leur
origine ethnique contrairement à la République tchèque et à la Slovaquie
Aucun cas de stérilisation forcée de femmes issues de minorités contrairement à la
République tchèque et à la Slovaquie.
Aucun cas de citoyens déchus de leur nationalité contrairement à la Grèce et à la
Slovénie.
Aucun cas d’utilisation de lits-cages pour enfermer les handicapés mentaux
contrairement à la République tchèque.
Aucun cas de répression de manifestants contrairement à Chypre et à Malte.
Aucun cas de familles expulsées de leur logement contrairement à la Hongrie.
Aucun cas de violences sur les handicapés contrairement à l’Irlande.
Aucun cas de mineurs incarcérés contrairement à l’Espagne, l’Estonie et
l’Irlande.
Aucun cas de malades mentaux mis en prison contrairement à l’Autriche, à l’Irlande
et à l’Italie.
Aucun cas de suicide en prison contrairement à l’Italie.
Aucun cas d’automutilation en prison contrairement à l’Italie.
Aucun cas de manque d’attention médicale contrairement à l’Estonie, l’Italie, et
au Royaume-Uni.
Aucun cas de violences policières contrairement à la plupart des pays
européens.
Aucun cas de suspension des garanties constitutionnelles contrairement à la
France.
Aucun cas de traite d’êtres humains contrairement à la Grèce.
Aucun cas d’incitation à la haine raciale et à la discrimination par les autorités
contrairement à la Hongrie et à la Lettonie.
Aucun cas d’expulsion de demandeurs d’asile contrairement à l’Allemagne,
l’Autriche, la Belgique, Chypre, la France et à la Grèce ».
Avec un véritable bon sens, Salim Lamrani brandit contre l’UE une source qu’elle-même reconnaît et utilise, mais le nombre de violations des droits de l’homme
commises dans les pays européens et non commises à Cuba augmenterait sans aucun doute si l’on acceptait les dénonciations d’organismes moins officiellement « indépendants ». Pour les
défenseurs des droits de l’homme, il est clair, en tout cas, non seulement que la propagande occidentale contre Cuba est dénuée de fondement mais qu’elle inverse littéralement (conformément à
une projection freudienne consciente et intéressée) le partage des rôles : la vérité est que pendant que le gouvernement de l’île caribéenne oriente toute sa politique vers la protection
des droits de l’homme, les gouvernements européens (suivant celui des États-Unis) montrent clairement que les temps – si l’on veut protéger le capitalisme – ne sont pas aux scrupules juridiques
ni aux simagrées humanistes. C’est pour cela qu’a servi et que sert encore la propagande contre Cuba ; si elle aide à la faire tomber, très bien ; sinon, au moins on arrive à
camoufler un peu l’infamie croissante de ceux qui l’attaquent. Après avoir lu le livre de Salim Lamrani, les atrocités commises par ceux qui les racontent m’inquiètent beaucoup plus que les
bêtises que l’on raconte sur Cuba ; et l’ingénuité avec laquelle on avale ce que nous racontent nos journalistes et nos gouvernements sur eux-mêmes m’inquiètent beaucoup plus que
l’ingénuité avec laquelle on gobe les bobards qu’ils nous racontent sur Cuba. Après avoir lu le livre de Salim Lamrani, je suis surtout inquiet de l’horreur de tout ce que les anti-cubains de
l’Union européenne sont en train de faire aux Européens, et du silence avec lequel nous le supportons sans une plainte. Sur ce point également les Cubains ont beaucoup à nous apprendre :
parce qu’au moins eux se défendent."
Source : http://miiraslimake.over-blog.com/
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qui a ramené sa fraise :