LA GUERRE DES MICROBES DU PENTAGONE-III

Publié le par sceptix

La guerre des microbes du pentagone-i

 

La guerre des microbes du Pentagone-II

LA GUERRE DES MICROBES DU PENTAGONE-III

LA GUERRE DES MICROBES DU PENTAGONE-III (suite)

LA GUERRE DES MICROBES DU PENTAGONE IV à venir

UN GRAND MERCI à TANTE YVONNE




Partie III

L’ANTHRAX, UNE SAGA INTERMINABLE

Les deux guerres du Golfe

En 1990, l’administration Bush senior se prépare à la guerre contre l’Irak. Le ministre de la défense d’alors, Dick Cheney, ordonne que tous les soldats américains envoyés sur la zone d’hostilité soient vaccinés contre l’anthrax (ou maladie du charbon) et la toxine botulique avec des produits qui n’ont pas eu encore l’accord de la Food an Drug Administration (FDA) et sans le consentement éclairé des personnes concernées. Cheney craint-il l’effet « retour de bâton » sur ses troupes car connaissant la livraison secrète de ces agents pathogènes, par Rumsfeld à Sadam Hussein, lors de la guerre Irak-Iran dans les années 1980 ? Où favorise-t-il, sous prétexte de prévention, les intérêts financiers du seul laboratoire fabricant les vaccins contre la maladie du charbon, le laboratoire du MBPI dans le Michigan qui dépend uniquement du département de la Défense (DoD) pour passer ses contrats et qui recrute donc des responsables militaires en son sein ? Le secteur pharmaceutique est bien représenté au sein même de l’administration en la personne de Donald Rumsfeld lui-même, qui a dirigé Searle (devenu Pharmacia) de 1977 à 1985, puis Amylin Pharmaceuticals et Gilead Science, jusqu’à sa nomination au poste de secrétaire à la Défense.

Les troupes américaines et anglaises engagées dans la première guerre du Golfe sont ainsi le champ d’une expérimentation médicale réelle à grande échelle qui semble être en grande partie responsable du « Gulf War Syndrom » qui touche la plupart des vétérans de ce conflit. Bush senior, Cheney, les généraux Colin Powell et Norman Schwarzkopf ont violé le Code de Nuremberg sur l’expérimentation médicale en obligeant leurs forces armées à prendre ces vaccins expérimentaux. Le Pentagone refuse toujours de reconnaître aujourd’hui l’existence du syndrome de la guerre du Golfe car il faudrait alors que les décideurs de l’époque, toujours en place aujourd’hui, en assument les conséquences légales, économiques et politiques.

En décembre 1996, le laboratoire du MBPI fait l’objet d’une enquête de la FDA, qui débouche sur la menace d’une révocation de la licence du laboratoire fin 1997. Le Pentagone avait annoncé en mars qu’il allait lancer une campagne de vaccination de l’ensemble de ses troupes. Mais l’avertissement de la FDA contraint la société à cesser son activité pour rénover ses installations début 1998. Elle est alors cédée à une firme inconnue, BioPort Corporation, qui l’achète 25 millions de dollars, en septembre 1998, après avoir été assurée d’une subvention du Pentagone d’un montant de 15 millions de dollars pour la rénovation des installations. Un mois après ce rachat, un contrat inespéré de 29 millions de dollars est signé avec le DoD pour « produire, tester, embouteiller et stocker le vaccin contre l’anthrax ». Le Pentagone relance officiellement son projet de faire vacciner les 2,4 millions de soldats, marines et pilotes de chasse qui servent sous les drapeaux en mai suivant.

 

BioPort est fondée sur la base d’un consortium créé pour l’occasion de la reprise de MBPI. Dans le cas d’une industrie aussi sensible que la production de vaccins pour l’anthrax, dépendante exclusivement de contrats militaires, le Pentagone a probablement influé sur la composition de son capital et de son organigramme. On retrouve en effet, au poste de président, l’amiral William J. Crowe Jr, devenu chef d’état-major interarmes sous R. Reagan et G. H.W. Bush. Il est membre du Council on Foreign Relations (CFR) dont il a présidé un groupe de travail, en février 2001, sur les moyens de prémunir les États-Unis contre la menace terroriste. Crowe détient 22,5 % de la société Intervac L.L.C, le reste étant concentré entre les mains de la famille El-Hibri dont Fuad El-Hibri, ressortissant allemand d’origine libanais, apparaît comme le véritable patron d’Intervac. Comme les Bush, il a fait ses études à Yale. Il a pris la nationalité états-unienne et est aujourd’hui directeur et président-directeur général de BioPort. BioPort appartient au groupe Carlyle au conseil d’administration duquel siège Bush senior et un frère de Oussama ben Laden et Fuad El-Hibri est lui-même un proche de la famille ben Laden.

Un autre groupe est le détenteur du brevet de l’antibiotique Cipro permettant de traiter l’Anthrax, c’est la firme allemande Bayer, qui en détient l’exclusivité jusqu’en janvier 2003. Le groupe se trouve en grande difficulté financière à l’automne 2001. Il doit en effet faire face à une série de fusions coûteuses et à un grand nombre de procès pour la commercialisation d’un de ses médicaments qui a provoqué plusieurs décès.

BioPort, de son côté accusée de malfaçon et de fraude par la FDA depuis 1997, a absolument besoin d’un agrément pour reprendre sa production. Le dossier doit être discuté devant l’Agence fédérale au début du mois d’octobre. Les allégations des vétérans de la guerre du Golfe liant les vaccinations à l’anthrax qu’ils ont subi au fameux « syndrome de le la guerre du Golfe » dont ils souffrent ne plaident pas en faveur de la société.

Pour Bayer, comme pour BioPort, tout événement lié à la maladie du charbon qui convaincra les pouvoirs publics de la nécessité de se prémunir contre le bio-terrorisme sera une aubaine.

Les lettres à l’Anthrax

Le 11 septembre 2001, alors que toutes les forces armées sont en alerte, le laboratoire de Fort Detrick au Maryland est évacué. Depuis les années soixante, ce laboratoire met au point des armes biologiques à partir du virus Ebola, de la variole et de l’anthrax. Vers 15 heures, CNN annonce que les équipes du centre épidémiologique fédéral basé à Atlanta et la chaîne d’information continue sont mobilisées : une attaque du pays à l’anthrax par Oussama ben Laden est imminente. Cette alerte ne se concrétise heureusement pas mais la psychose de l’anthrax commence. Ce même jour se déroulait un exercice appelé « Tripod I » qui simulait une attaque bioterroriste au dessus de New York. Pour ce faire, l’Office of Emergency Managment, le siège de la cellule de gestion de crise créée au début 2001 déménagea du WTC deux jours avant les attentats.

Un mois plus tard, les Etats-Unis subissent de nouvelles attaques traumatisantes avec l’envoi de premières lettres contenant cet agent pathogène adressées au Sun le 8 octobre et à la chaîne NBC le 12. Un troisième cas d’anthrax respiratoire est également recensé au sein de l’American Media Inc. La piste privilégiée par le FBI est celle de l’épandage d’anthrax dans l’air par des fondamentalistes musulmans. La panique s’empare de la population, qui se rue sur le Cipro sous l’effet du discours alarmiste propagé par les autorités et malgré l’avertissement des spécialistes en bioterrorisme qui pensent que la souche utilisée est certainement militaire et a donc été conçue pour résister aux traitements connus.

Depuis plusieurs mois, l’hypothèse de l’utilisation du bacille de charbon par des organisations terroristes était avancée par plusieurs responsables états-uniens. Donald Rumsfeld, le devin du « Pearl Harbor spatial » était l’un d’entre eux. En effet, dès le 16 septembre, le secrétaire à la Défense annonçait qu’« une [nouvelle] attaque de terroristes peut arriver à tout moment. [...] Ils peuvent nous menacer de guerre chimique, biologique, de missiles ». Bush et son état major, sur les conseils de Jérôme Hauer, conseiller à la sécurité aux National Institutes of Health (NIH), se mettent quant à eux à absorber le Cipro dès le 11 septembre. Comment Jerôme Hauer a-t-il pu anticiper un risque aussi spécifique ? Les députés et le personnel du Congrès reçoivent du Cipro seulement lorsque des lettres à l’anthrax sont trouvées au Capitole.

 

Anthrax au Capitole

Ces lettres sont destinées aux sénateurs démocrates, Daschle et Leahy, parlementaires opposés à l’USA Patriot Act. La salle du courrier du Congrès et les machines de tri ont été exposées à l’anthrax, les travaux parlementaires sont suspendus et les bâtiments évacués pour décontamination. On trouve des traces du bacille au département d’État et jusqu’au siège de la CIA. Le 23 octobre, le président Bush déclare « Je n’ai pas l’anthrax ! », ce qui laisse supposer que nul ne semblait à l’abri. La psychose est à son comble.

Bayer signe alors un accord avec le gouvernement pour la fourniture de 100 millions de tablettes Cipro au prix de 95 cents l’unité. Trois grandes sociétés pharmaceutiques ont pourtant proposé de fournir gratuitement un générique du Cipro, en échange de l’agrément de la FDA. L’offre est refusée.

Dans la foulée, la FDA accorde l’autorisation à BioPort de reprendre la production de vaccins contre l’anthrax, tandis que le gouvernement ressort son projet de vaccination de l’ensemble des troupes. Les affaires reprennent pour Bayer et BioPort.

Suspect de la première heure, Ayaad Assaad, un ex-biologiste de l’US Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID), d’origine égyptienne, est désigné par une lettre anonyme envoyée au FBI l’identifiant comme appartenant à une cellule terroriste peut-être liée aux attaques à l’anthrax. Elle a été envoyée avant l’arrivée des lettres à l’anthrax, ce qui laisse suggérer une connaissance préalable des attentats, et dans un langage similaire aux lettres mortelles. Ayaad Assaad fait un coupable idéal. D’origine arabe, il avait aussi intenté un procès à l’armée US pour discrimination. Si les lettres à l’anthrax ne contiennent pas de revendication, elles comportent un double message de haine envers Israël et les USA, et de gloire à Allah. Pourtant, selon le Hartford Courant, le FBI n’a pas cherché à retrouver l’auteur de la lettre, « en dépit de son calendrier curieux, à savoir quelques jours avant que l’existence de lettres contaminées à l’anthrax ne soit connue.» Assaad a été rapidement mis hors de cause et la piste éludée. Cette lettre démontre pourtant une connaissance intime des activités de l’USAMRIID, ce qui suggère qu’elle provient d’un groupe ayant l’accès à Fort Detrick. « L’auteur des lettres savait clairement tout sur moi : ma formation en agents chimiques et biologiques, mon accréditation de sécurité, à quel étage je travaille, que j’ai deux fils, le train que je prends pour aller travailler et où je vis» confie Assaad à la journaliste Laura Rozen. Il suggére au FBI de questionner deux de ses ex-collègues de l’USAMRIID susceptibles d’avoir une rancune contre lui : Philip Zack et Marian Rippy, lesquels quelques années auparavant avaient été réprimandés pour avoir envoyé à Assaad un poème raciste. Bien que la vidéo du Hartford Courant ait apporté la preuve que Zack avait fait des visites en dehors des horaires de bureau dans les laboratoires où étaient entreposés des agents pathogènes, il n’existe aucun dossier montrant que le FBI ait jamais enquêté sur lui ou sur Rippy. Zack a également été consultant chez Gilead, son nom apparaît dans une étude commandée par cette entreprise.

 

L’enquête baptisée Amerithrax mobilise des centaines d’agents fédéraux, donne lieu à plus de 8000 interrogatoires et 5000 assignations à comparaître. Dix-neuf laboratoires testent l’anthrax pour en découvrir l’origine. Les pistes du terrorisme international sont explorées, plusieurs lettres contenant des menaces à tonalité islamiste examinées. Mais la seule certitude de l’enquête mène à un centre de recherche de l’armée car selon un rapport de Barbara Hatch Rosenberg de la Fédération des Scientifiques d’Amérique, l’anthrax utilisé lors de ces attaques était concentré à un trillion de particules par gramme et les analystes du New Scientist affirment que cela correspond à la souche « Ames » laquelle provient de l’USAMRIID à Fort Detrick . Barbara Rosenberg fournit à Jérôme Hauer, une liste d’une douzaine de suspects potentiels, notamment des scientifiques de divers instituts dont l’USAMRIID car, selon elle, seul un chercheur avait les capacités de la produire, de la dérober et de la transporter.

Un autre suspect émerge alors, pour le moins digne d’intérêt, suite à une fuite du ministre de la justice en personne. C’est le Dr Stephen J. Hatfill, microbiologiste accrédité secret-défense pour les recherches sur les armes biologiques. Spécialiste du bio-terrorisme, il est alors consultant pour la CIA, le Pentagone et le FBI. Son parcours est trouble. Travaillant pour le Pentagone depuis 1969, il part en Rhodésie dans les années 1980, se mettre au service du pouvoir en place. A la même époque, une épidémie de charbon touche des fermiers noirs. Puis, on le retrouve en Afrique du Sud, proche d’un chef de parti qui mène des actions contre des militants anti-apartheid. Il revient aux USA en 1995 et intègre le NIH. Il travaille à l’USAMRIID de 1997 à 1999. Enfin, il entre à la Scientific Applications International Incorporation (SAIC). Il se serait inventé un doctorat, une appartenance à la société royale de médecine. Sur son ordinateur, on trouve l’esquisse d’un roman racontant un attentat bio-terroriste. Hatfill a été aussi l’un des vecteurs de la fausse information selon laquelle l’Irak disposait des moyens technologiques pour fabriquer le meilleur anthrax au monde. Une histoire qui est plus tard reprise et amplifiée sous la forme des fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein. Il a eu l’occasion de côtoyer Jérôme Hauer à la SAIC au Centre Technologique et d’Analyse pour la Lutte contre le Terrorisme. Lors de son séjour en Rhodésie, il habitait dans le quartier de Greendale près de l’université où il enseignait. Les lettres à l’anthrax portaient le cachet « Greendale School », lieu inconnu en Amérique.

Pendant des mois, le Dr Hatfill est placé sous surveillance jour et nuit, sans résultat. Son accréditation secret-défense lui est retirée, il est suspendu de son travail mais garde son salaire. Le FBI se refuse à le désigner formellement comme suspect et, en 2005, il se retourne contre le gouvernement et le FBI pour fausse accusation.

Et sept ans après que les attaques d’anthrax ont entraîné la fermeture temporaire du Congrès, semé la panique dans tout le pays, tué 5 personnes et rendu malade 17 autres, en avril 2008, on apprend que le FBI se concentre sur 4 suspects. Fox News les identifie comme un ancien commandant adjoint, sans doute de l’US Army, un scientifique leader sur l’anthrax et un microbiologiste. Le quatrième suspect n’est pas décrit mais le FBI proclame tenir son homme en la personne de Bruce E. Ivins, scientifique à la renommée mondiale et couvert de décorations qui a travaillé au service de son pays pendant plus de 33 ans. Il travaillait depuis 18 ans dans le laboratoire de l’USAMRIID et, ironie du sort, c’est Ivins qui avec d’autres enquêteurs, avait aidé les enquêteurs du FBI dans le cadre de l’analyse d’une des enveloppes contenant de l’anthrax. Le FBI est «confiant dans le fait que le Dr Ivins est la seule personne responsable de ces attaques ». Mais la première semaine d’août 2008, son suicide est annoncé. Selon les médias américains qui sont les premiers à rapporter l’affaire, M. Ivins est déclaré mort dans ce qui ressemble à un suicide par une overdose de Tylenol (paracétamol) mélangé à de la codéine. Son avocat, Paul Kemp, dit qu’Ivins avait passé un certain nombre de tests au détecteur de mensonges et que le jury qui devait décider de sa mise en accusation en avait encore pour des semaines à rendre son acte d’accusation.

Ivins s’est plaint à des amis que les agents le traquaient lui et sa famille. Le superviseur de Ivins à l’USAMRIID rapporte que celui-ci avait été émotionnellement affecté par le comportement du FBI. Quelques jours après sa mort, le FBI annonce qu’il va mettre fin à l’enquête Amerithrax. « Le dossier Anthrax est bouclé » claironne le Daily News le 4 août. Ces annonces en suivent de près une autre, beaucoup plus discrète, le 27 juin, concernant le précédant suspect, Steven Hatfill qui porte sur la fin de son procès. Le gouvernement américain a dû lui verser 5,8 millions de dollars en compensations morales pour des accusations désormais considérées non fondées. Francis Boyle, professeur de droit international et rédacteur de la loi de mise en application de la CAB, qui conseilla le FBI lors des enquêtes préliminaires sur les lettres à l’anthrax, dit de Ivins qu’il paraît difficile qu’il ait eu la connaissance technologique nécessaire à la production de lettres à l’anthrax. Jeffrey Adamovicz, qui dirigea la division bactériologique à Fort Detrick en 2003 et 2004, déclare que l’anthrax envoyé par courrier au sénateur Daschle était « si concentré, si consistant et si pur que j’affirmerais que Bruce ne pouvait pas avoir participé à ce travail». Faisant suite à la publication du FBI concernant Ivins, le New York Times affirme dans un éditorial qu’«il n’existe pas de preuve directe de sa culpabilité» et dénonce le «manque de charges solides et incontestables.» Les enquêteurs ne sont pas parvenus à localiser Ivins dans le New Jersey lorsque les lettres ont été envoyées depuis la région de Princeton. Le mobile n’a pas non plus été établi.

Pourquoi Ivins, un démocrate attitré, aurait réservé aux sénateurs Patrick Leahy et Tom Daschle (deux démocrates influents) l’envoi des lettres meurtrières ? Il semble improbable qu’un savant fou puisse se spécialiser dans de telles activités politiques ciblées sans raison apparente. Le Dr Gerry Andrews, un professeur de microbiologie et ancien collègue de Ivins à Fort Detrick, a écrit dans le New York Times : «Quand l’équipe d’Ivins a analysé la poudre, elle a constaté qu’il s’agissait d’une arme à l’anthrax dont la qualité de préparation des spores était étonnamment raffinée, à un point jamais vu avant par le personnel à Fort Detrick.» Mais dans un email obtenu par Fox news, des scientifiques de Fort Detrick ont ouvertement évoqué le fait que l’anthrax qu’on leur a demandé d’analyser suite aux attaques était quasiment identique à celui fabriqué par leurs collègues.

Si les scientifiques de Fort Detrick n’ont pas la capacité de produire ce type de bacille du charbon, qui l’a ? Et si le FBI a la conviction que le tueur à l’anthrax travaillait à Fort Detrick (des nouvelles techniques ADN ayant permis opportunément d’associer les spores à ce laboratoire), alors la lettre au sujet d’Assaad est une pièce maîtresse qui innocente Ivins. Beaucoup de questions sans réponse encore à ce jour mais peut-être que si la recherche de preuves basées sur les spores de la maladie du charbon était correctement menée, elle conduirait directement au programme secret de guerre biologique des Etats-Unis, programme illégal violant l’Anti-Terrorism Act de 1989 sur les armes bactériologiques. En effet, les défaillances choquantes du FBI ne s’arrêtent pas là. L’anthrax utilisé dans les attentats terroristes a donc été identifié comme étant similaire à une des souches conservées aux laboratoires de Ames. La base de données Ames conserve la liste complète des entités, des organismes et des laboratoires ayant fait l’acquisition de souches d’anthrax. Lorsque les chercheurs, par peur que les terroristes ne pénètrent dans le laboratoire, ont proposé de détruire les cultures d’anthrax, le FBI n’a pas fait d’objection. «Ce fut une étonnante décision» a déclaré Francis Boyle. «Ils auraient dû les conserver comme preuve. Il s’agissait de la piste qui menait vers celui ou ceux qui avait accès au développement de la super-souche qui a frappé Daschle et Leahy.» Boyle émet la théorie que l’enquête du FBI a été volontairement sabotée pour opérer une dissimulation. Il est à noter que l’agent du FBI en charge de la coordination de l’enquête sur l’anthrax est Marion « Spike » (la censure) Bowman qui a joué un rôle surprenant dans le fiasco de l’ordinateur de Moussaoui qui eut pour conséquence que les agents de terrain de Minneapolis s’en virent refuser l’accès.

William C. Patrick III est l’inventeur du processus de transformation, en arme biologique, de l’anthrax dit de type "Ames". Il est aussi l’auteur d’un rapport, de 1999, auquel a participé Steven Hatfill, qui étudie les réponses possibles à une attaque à l’anthrax par courrier. Ce rapport qui a été classifié par la CIA met en garde contre une attaque bioterroriste à l’anthrax et note l’impréparation militaire en la matière. Il décrit ce que l’armée US devrait faire. Les similitudes entre ce que le rapport prédit et les attaques à l’anthrax de l’après 11 Septembre sont étranges. La BBC suggéra plus tard la possibilité qu’il existât un projet secret de la CIA visant à étudier les méthodes d’envoi d’anthrax par la poste qui serait devenu hors de contrôle et que le terroriste à l’anthrax connaissait l’existence de cette étude ou y avait participé. La CIA et William Patrick ont nié l’existence de ce rapport, bien que des copies de celui-ci aient fait l’objet de fuites dans les médias.

LA GRIPPE AVIAIRE, UNE INTOXICATION MONDIALE

« Sommes-nous à la veille d’une catastrophe mondiale résultant du passage imminent dans l’espèce humaine d’un virus grippal hautement pathogène d’origine animale ? Est-on au contraire en train de noircir, à l’envi, une situation épidémiologique, et ce alors même qu’aucun expert au monde ne peut raisonnablement prédire comment elle pourra évoluer à court, moyen ou long terme ? » Le Monde du 29 septembre 2005.

De 2003 au 23 septembre 2008, le bilan humain de la catastrophe attendue de la pandémie de grippe aviaire est de seulement 245 décès sur 387 cas confirmés biologiquement et notifiés à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Il existe énormément de souches différentes de virus aviaires, retrouvés chez les oiseaux migrateurs, certains peu pathogènes et d’autres hautement pathogènes comme le virus grippal Influenza A, dans son sous-type H5N1, qui peut se décliner à son tour en de nombreux variants, plus ou moins pathogènes. Ces formes virales n’infectent pas facilement l’homme. La grippe provoquée par le sous-type H5N1 est appelée « grippe aviaire », et n’affectait que les oiseaux sauvages ou domestiques avant 1997. C’est à compter de cette date que l’on signale les premiers cas d’infection chez l’homme. L’épidémie s’est déclarée à Hong-Kong, où 18 cas chez les humains, dont six décès, ont mené à l’abattage massif de poulets dans les régions présumées comme étant la source du virus.

A ce jour, on a signalé des cas humains dans sept pays, pour la plupart en Asie : Cambodge, Chine, Indonésie, Iraq, Thaïlande, Turquie et Viet-Nam. Les premiers patients de la flambée actuelle, notifiés au Viet-Nam, ont développé les symptômes fin 2003. Avec plus de 90 cas, ce pays reste le plus touché. Tous les cas humains ont coïncidé avec des épizooties de grippe aviaire H5N1 dans les populations de volailles. Globalement, plus de la moitié des cas humains confirmés en laboratoire ont été mortels mais la grippe aviaire H5N1 reste une maladie rare chez l’homme

Cette affection est transmissible entre volatiles et plus rarement à des mammifères, dont le porc qui est à la fois réceptif aux virus grippaux aviaires et humains ; mais elle est habituellement difficilement transmissible à l’humain. Lorsque la souche est hautement pathogène, ce virus peut se transmettre exceptionnellement à l’homme. La transmission s’effectue avec des contacts directs, fréquents et intensifs, avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. Une transmission du virus aviaire à l’homme risque de favoriser des échanges de matériel génétique entre les deux virus chez une personne déjà contaminée par le virus de la grippe humaine. Un tel réassortiment génétique entre ces deux virus pourrait engendrer l’apparition d’un nouveau type de virus susceptible de s’adapter plus facilement à l’homme. Ce mécanisme faciliterait ainsi la transmission inter humaine de ce nouveau type de virus qui pourrait diffuser sur un mode épidémique.

 

A l’heure actuelle, rien ne permet de présager que la grippe aviaire provoque chez l’homme une pandémie, c’est exclu tant que le virus H5N1 ne se transmet pas de personne à personne. Malgré cela, alors que la grippe aviaire reste circonscrite en Asie du Sud-Est, l’OMS multiplie, depuis début 2005, les messages d’alerte auprès de la communauté internationale sur le risque d’une pandémie de grippe aviaire. A ce jour, la menace ne touche pourtant que l’industrie de la volaille dans les zones concernées. En effet, les responsables sanitaires doivent détruire les élevages de manière à prévenir une éventuelle propagation du virus et environ 150 millions de poulets et diverses volailles ont dû mourir, soit de cette grippe aviaire, soit par abattage de prévention.

Devons-nous nous vraiment nous préparer à une épidémie de grippe comparable à celle de la grippe espagnole en 1918-1919 qui était également d’origine aviaire ? Une pandémie, c’est en quelque sorte la guerre mondiale des épidémies.

Pourquoi le gouvernement des États-Unis et d’autres pays occidentaux dépensent-ils des centaines de millions d’argent des contribuables pour stocker un soi-disant vaccin anti-H5N1 ? Il est impossible de créer un vaccin contre un virus qui n’existe pas encore. Si un vaccin contre la grippe aviaire dans sa forme pandémique est développé, cela signifie que le virus pandémique préexiste naturellement ou qu’il a été créé en le cultivant suffisamment longtemps dans des cellules souches humaines. Tous les virus grippaux de type A impliqués dans la grippe aviaire ou la grippe humaine sont génétiquement instables, les artificiellement créés encore plus. Ces virus peuvent muter, c’est-à-dire réassortir leur matériel génétique et fusionner. C’est le phénomène constant de commutation, aboutissant à la création d’un nouveau sous-type, différent des virus dont il est issu et contre lequel les populations n’ont aucune immunité, y compris vaccinale. La fiabilité d’un vaccin demande de plus des années, ou au moins des mois, de tests sur les populations visées.

Ne devrait-on pas plutôt, comme le préconise, le docteur Angot, directeur adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale, « mettre le maximum de fonds dans la lutte contre la maladie animale dans tous les pays où elle existe, pour tuer la maladie à la source et par là même éviter la possibilité de mutation du virus et son adaptation à l’homme».

Mais les pays industriels, éloignés pour l’instant des foyers de grippe aviaire, préfèrent constituer à prix d’or des réserves d’un traitement antiviral, le Tamiflu, qui n’a pourtant pas même fait pleinement la preuve de son efficacité dans la grippe ordinaire. Un rapport de l’Office canadien de coordination de l’évaluation des technologies de la santé (OCCETS), confirmait en 2001 que le Tamiflu et le Relenza (autre antiviral) ne seraient pas plus efficaces qu’un placebo dans le traitement préventif et curatif de la grippe (rapports technologiques de janvier et novembre 2001). Pire en novembre 2005, Changaï Pharmaceutical Co reconnaissait avoir répertorié au Japon, le pays où cette pilule a été la plus vendue, depuis 2001, au moins 21 morts chez les plus de 16 ans sous Tamiflu, ainsi que 13 décès d’enfants de moins 16 ans entre mars 2004 et avril 2005. Le président de l’institut de pharmacovigilance japonais, Rokuro Hama, le répète dans tous les congrès et revues scientifiques. Les Etats-Unis ont cependant constitué une réserve de Tamiflu pour un montant de 3 milliards de dollars, la France et l’Angleterre se contentant chacun de plus de vingt à 40 millions de traitements individuels.

Particulièrement coûteuses, toutes ces mesures préventives conseillées par l’OMS ont pour effet de masquer les vraies causes de la propagation de ces épizooties que sont les méthodes d’élevage concentrationnaire de l’industrie avicole.

 



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TRUTH BOODDHA MEISSONNIER LYCEE ST FRANCOIS ASSIE ST QUENTIN YVELINES SUITE FEATURING BOODDHA INSTANT DE GIVENCHY:BOUDE P 2006 CAISSE DE DEPOTS ET DE CONSIGNATIONS TITRE MICHELIN NASA 2002 PART 5 P 57 CH CIVIL TOKYO EXCHANGE BIBLIOPLURIDISCIPLINAIRE DE VAUBAN ANJA RUBIK ENSA 5 AMERICAN HIST 2005 TAKING ON YANKEES TITLE LILI DONALDSON EMMA WARD ZMBER VALETTA TAYA A LINDVALL JESSICA STAM NADJA AUERAMN GARDIENNAGE ECOLE VETERINAIRE DE MAISON ALFORT:EXPADON J ASTOUL DELSENY 2002 P 26 1994 SS JUTANT CAS DE LC1 DE CHAMBOURY ET ALIMENTS FRISKIES P 32 ET 32 CANALETTO JG LINKS P 53 TRUSTESS OF GOODWOOD HOUSE CONSTRUCTION MODERNE 1970 /5 P 43 1970 /2 P 14 1970 /4 P 30 1971 /4 P 18 1971 /3 P 20 /2 P 31 /1 P 14 1970 /3 P 16 1972 6 P 46 /5 P 45 4 P 22 1971 /3 P 20 2 P 10 1 P 12 1971 /6 P 30 /5 P 19 1970 /2 P 35 LES CAHIERS 31 1990 P 82 35 1991 P 37 HORS SERIE 1990 P 35 34 1990 P 64 33 1990 P 46 32 1990 P 64 30 1989 P 52 HORS SERIE 1989 P 37 26 1988 P 48 2 6 1988 P 11 28 1989 P 102 30 1986 P 11 28 P 93 29 1989 P 12 22 1987 P 65 1 1988 P 7 25 1988 P 36 24 1988 P 40 23 1988 P 40 21 1987 P 39 19 20 1987 P 68 HOSPITAL ET HEALTH CARE FACILITIES REDSTONE P 50 CIRCULAR NURSING AWA AWARD WINNIG ARCHITECTE 1997 P 120 96 P 128 HAUTECOUEUR V ARCHICLASSIK P 361 II 2 P 592 IV P 354 495 II P 141 VII P 147 VI P 235 I 2 P 469 II 1 P 308 I 3 P 79 VERSALIA N 11 2008 P 70 10 2007 P 61 9 2006 P 70 6 2003 P 66 2 1999 P 46 3 2000 P 48 4 2001 P 66 5 2002 P 77 7 2004 P 62 8 2005 P 45 ET P 83 TITLE PROPRIETE INDSUTRILE ET ARTISTIK N 532 II 595 JM WESTON CHAUSSURE E PROPRIETE INDSUTRE 1992 2 ET P IDEM 559 III 43 ARTICULATION DU GENOU 1994 1 BASF PHARMA ARCHITECTUK 2 67 P 74 12 /61 P 692 11/ 67 P 624 10/67 P 562 9+/67 P 501 8/67 P 434 6/67 P 308 4/67¨P 171 3/67 P 112 ET 144 1/67 P 5 12 /1965 P 401 11/1965 P 371 10 P 347 8 1965 P 256 7 P 72 6 P 58 2 P XLII 3 P 293 4 P 36 5 1965 P 161 4 LVIII BAUMESTEIR MARZ 1974 /3 P 291 11 P 1209 10 P 1097 9 P 960 8 P 870 7 P 770 6 P 652 5 P 518 4 P 386 1 P 40 6 1970 P 712 SACK FUR SACK 1 P 28 3 P 266 4 P 416 5P 549 7 P 821 8 P 906 9 P 1020 CHIDREN INN 10 P 1164 11 P 1316 ETP 1368 ARIEL SHARONNE EN PRISON TAYEB BELBEY PRADA 12 P 1472 12 1966 P 1472 11 1966 P 1343 1 P 21 2 P 149 3 P 244 4 TAFEL 31 6 P 558 6 EB48 7 P 786 8 P 917 10 P 1194 STAHBETONBRUCKE 11EB 88 PAYSAGE 112 88 P 47 108 82 P 65 113 P 144 111 P 50 110 P 37 109 P 64 107 P 44 135 1991 P 23 137 P 42 138 P 94 141 P 54 142 P 95 143 P 44 134 P 28 136 P 40 48 1982 P 56 50 P 79 51 P 34 52 P 29 53 P 41 54 P 54 55 P 65 56 P 66 TITLE ECONOMIE ET SOCIETES 2006 2 P 1089 PROJET OLD BANK PARIS STOCK EXCHANGE 1919 1939 CAPITALISATION BOURSIERE OBSERVEE FIG 3 VIEILLES MAISONS FRANCAISE 113 1986 P 62 114 P 29 115 P 62 120 P 24 118 P 65 116 P 112 112 P 58 109 P 70 108 1981 P 59 100 P 31 1983 101 P 52 1984 102 P 37 109 P 43 104 P 51 105 P 66 110 1985 P 49 106 P 27 107 P 56 111 P 60 1979 /1 P 34 /2 P 67 ROBE DE MARIE 1 E EMPIRE ANJA RUBIK DON DELPECH SCHLUMBERGER 3 P 40 1979 /4 P 54 1980 /1 P 38 1980 /2 P 58 3P 26 4 P 82 1973 73 P 63 1982 2 P 54 1975 55 P 678 1976 67 P 28 1976 68 P 32 69 P 48 70 P 50 1977 71 P 53 72 P 20 74 P 30 1978 1 P 21 2 P 22 3 P 36 4 P 68 1 42 1992 P 62 143 P 33 141 P 98 144¨P 44 ET 86 145 1991 P 104 149 1993 P 38 146 P 55 148 P 74 147 P 104 131 1990 P 34 132 P 66 2 MILLES RETABLE ET UN TRESOR 133 P 78 137 P 45 134 P 62 136 P 52 138 P 99 A 102 140 P 48 139 P 62 135 P 45
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S

C'est quoi ce bordel ? Ca fait 3 fois alors basta