Manifestations lycéennes

Publié le par sceptix

 
Manifestations de lycéens : des affrontements éclatent à Brest

Photo : Jérôme Fouquet

Le casseur interpellé est un lycéen mineur
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Des lycéens manifestaient ce mercredi matin à Brest. Un groupe constitué de près de deux cents adolescents a sillonné les rues de Brest avant de vouloir pénétrer à l'intérieur du groupe scolaire privé La Croix-Rouge, non loin du centre-ville.

De nombreuses voitures ont été dégradées à leur passage et des grenades lacrymogènes ont été tirées par les gendarmes mobiles. Il s'agit des premiers affrontements après une journée où de la casse a été déplorée, hier.

Un jeune casseur a été interpellé par la police. Dans le cadre d'une manifestation radicale de lycéens, il faisait partie des jeunes qui jetaient des pierres sur les gendarmes mobiles, et est considéré comme un des meneurs.

Des manifestants se sont également dirigés vers le groupe scolaire public Kerichen, le plus important établissement de la ville proche de la Croix-Rouge, en dégradant à leur passage les voitures en stationnement.De nombreux rétroviseurs ont été arrachés et la vitre d'une voiture de police a été brisée.

Par ailleurs, en fin de matinée, une manifestation organisée par des lycéens "pacifistes" s'est déroulés sans problème dans le centre ville de Brest. Ils dénoncent principalement la suppression des postes d'enseignants et les classes surchargées.

Depuis deux jours, des jeunes sèment la panique dans les lycées de la ville finistérienne. Hier, quatre d'entre eux ont été interpellés (
en savoir plus).


Ailleurs dans l'Ouest, de nouvelles manifestations de lycéens

Le Mans
Environ 200 lycéens défilent depuis ce matin dans le centre du Mans pour protester contre les réformes du ministère de l'Education. Une partie d'entre eux viennent du lycée professionnel de Rouillon, bloqué hier. La circulation auto et des tramways est ponctuellement perturbée. Rappelons que les syndicats d'enseignants, l'association de parents FCPE, mais aussi les étudiants de l'IUT, appellent à un rassemblement ce soir, à 18h, place de la République, au Mans.

Granville
Des lycéens de Granville, Avranches, Coutances, Saint-Hilaire, et Mortain sont attendus en début d'après-midi, à Granville, pour une manifestation contre les réformes gouvernementales. Début du rassemblement à 14 h 30, au niveau de la piscine de Granville. Les lycéens emprunteront ensuite l'avenue des Vendéens puis le rond-point du Calvaire pour rejoindre la gare SNCF à 16 h, où se rassembleront les parents d'élèves et enseignants du collectif "Sauvons l'avenir de nos enfants". Tous les manifestants descendront ensuite la rue Couraye jusqu'au cours Jonville. Des prises de paroles auront lieu devant la mairie. Les manifestants repartiront ensuite par la rue Couraye jusqu'à la piscine. Fin annoncée vers 17 h 30.

Nantes
Le mouvement des lycéens s'amplifie. Ce matin à Nantes, les lycées Jules-Verne, Leloup-Bouhier, Carcouët, Arago, Monge-La Chauvinière, Vial, Jean-Perrin, Rieffel, Michelet, La Collinière étaient bloqués. Selon la police, 800 lycéens étaient rassemblés vers 10 h 30, place du Commerce à Nantes. Ils comptent organiser une manifestation dans les rues vers 16 h qui rejoindrait celle des enseignants et des parents d'élèves prévue à 18 h, place de l'Ecluse à Nantes.

Rennes
La police avance le nombre de 2 000 lycéens dans les rues de Rennes. Ceux-ci se sont rassemblés dans le centre-ville depuis le début de la matinée et au moins huit lycées sont perturbés.

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Manifestations de solidarité avec la jeunesse grecque en Europe
AFP
Des manifestations contre la mort d'un jeune Grec gagnent l'Europe (ici, à Sofia). : AFP

Tandis qu'en Grèce, pour la sixième journée consécutive, quinze établissements universitaires et une centaine de lycées grecs sont toujours occupés, ce jeudi matin, le mouvement de protestation contre la mort d'un adolescent tué samedi à Athènes a, de façon inattendue, gagné l'Espagne et l'Italie mercredi soir, où des manifestations ont dégénéré en affrontements avec la police.
Des manifestations à Madrid et Barcelone contre la mort d'un jeune Grec tué samedi à Athènes ont dégénéré, ce mercredi soir, en affrontements avec la police : 11 manifestants ont été arrêtés et plusieurs policiers blessés, selon les médias espagnols.

A Madrid, 200 jeunes ont attaqué un commissariat du centre-ville, près de la Gran Via, brisant ses vitres aux cris de "police assasine". Un nombre indéterminé de policiers ont été blessés. La police anti-émeute est intervenue, arrêtant cinq manifestants, avant de poursuivre les protestataires dans les rues alentours et d'en arrêter quatre autres. Des conteneurs ont été brûlés et une agence bancaire criblée de pierres.

A Rome et Bologne, cinq policiers et un soldat italiens ont été légèrement blessés ce mercredi lors d'affrontements avec des manifestants qui protestaient contre la mort du jeune Grec.

Lors d'échauffourées qui ont éclaté à Bologne entre de petits groupes de manifestants et des membres des forces de l'ordre devant le consulat grec, cinq policiers ont été blessés.

A Rome, après avoir lancé des fumigènes et de la peinture rouge imitant du sang sur un bâtiment de l'ambassade de Grèce, un petit groupe de personnes est parti au hasard dans les rues du centre historique et a lancé des pierres sur son passage, blessant au dos un militaire qui gardait l'entrée de l'ambassade d'Arabie saoudite. Un de ces manifestants a été arrêté.

A Sofia, en Bulgarie, des manifestants se sont aussi rassemblés devant l'ambassade de Grèce en signe de protestation.

Un mouvement spontané, parfois dur et violent
Effervescence, hier, un peu partout en France. En Basse-Normandie, 33 lycées généraux et professionnels sur 70 ont été partiellement ou totalement bloqués. En Bretagne,15 sur 100. Dans lesPays de la Loire,14 sur 117.

À Saint-Lô, ce sont les trois établissements publics qui sont concernés. Au Mans, pour barrer l'accès, les élèves du lycée agricole n'ont pas utilisé des poubelles ou des palettes, mais... des bottes de paille ! À La Roche-sur-Yon, des élèves et des enseignants devaient occuper le lycée Mendès-France toute la nuit.

Grosse animation, aussi, dans les rues. Ils étaient 800 à Cholet, 400 à Redon et aux Sables-d'Olonne, 300 à Mayenne et à Loudéac, etc. Réunis dans des défilés bruyants et colorés. Ou, comme à Rennes, très mobiles, se déplaçant en bus et métro pour effectuer la tournée des « bahuts ». Pour prolonger l'action, des réunions sont prévues cette semaine.

Les mots d'ordre ? « Contre les réformes du lycée et du bac pro, contre les suppressions de postes d'enseignants et la disparition d'options. » Parfois, pas de slogans. Mais du désarroi et de la hargne à revendre, mêlées au plaisir et à l'excitation d'être ensemble.

Dégradations à Rennes, Nantes et Cherbourg ; incidents violents à Brest, Bordeaux ou Aix-en-Provence... Les chefs d'établissement sont inquiets. « Les mouvements sont plus durs dans cette période difficile, constate Philippe Guittet, secrétaire général du syndicat SNPDEN. Xavier Darcos n'a plus l'aura qu'il avait et cela pèse dans les mobilisations. Sur les réformes, il faut, d'urgence, des annonces claires. Et que ce ne soit pas quelque chose d'encore plus sélectif pour les élèves. »

(Avec les rédactions locales)

http://www.ouest-france.fr/

Publié dans Enseignement

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