
PANIER DE CRABES
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LE CASINO DES PRODUITS DÉRIVÉS
L'ingénierie financière des bailleurs de fonds de l’ombre a accéléré le développement du crédit. Les États-Unis ont ouvert la voie. Au cours des dix dernières années, alors que les revenus stagnaient, les dépenses de consommation atteignaient le record de 8.340 milliards de dollars, alimentées par le prêt à la consommation bon marché : prêt hypothécaire, prêt sur carte de crédit, prêt automobile, prêt vacances, etc.
La titrisation du flux croissant des intérêts composés d'un large éventail de dettes à la consommation était naturelle et logique dans la partie suivante de création de crédit pour le casino des produits dérivés. Les dettes ont été tranchées en rondelles et en cubes pour former les CDO, les CDO synthétiques, les CLO, les MBS, les CDS etc., vendus dans le monde entier. La demande de titrisation était si grande que les banques et les courtiers en hypothèques étaient même disposés à faire des prêts aux emprunteurs sans prendre d’information sur leur solvabilité. Avec à propos, ils ont été appelés « Liars’ Loans » (prêts des menteurs) !
En 2004, 157 milliards de CDO ont été émis. Puis ils ont augmenté en flèche, atteignant la somme extraordinaire de 557 milliards de dollars en 2006. Et quand il n'y a plus eu assez de crédits hypothécaires titrisés en CDO, Wall Street a créé le « CDO synthétique, » une obligation sans prêt ni titre sous-jacent, mais ayant prétendument un flux de revenu basé sur un contrat parallèle et sur des fonds de prévoyance qui pourraient ou non engendrer quelque paiement d'intérêts. L'investissement est risqué, abruti ! Aux plus grands risques les plus grands gains !
Au cours du premier trimestre de 2007, la création de CDO a déferlé plus avant, dirigée par Merrill Lynch qui en a vendu pour près de 29 milliards de dollars en février et mars, soixante pour cent de plus que dans la période de deux mois précédente ; Goldman Sachs en a vendu pour 10 milliards de dollars en mars, plus du double de la valeur de février, et Citigroup en a vendu pour 9 milliards de dollars en mars, un tiers de plus que le mois précédent. Les CDO étaient en vogue, ils représentaient le billet pour la richesse radieuse.
Les États-Unis, en particulier Wall Street était devenus « La Mecque de la dette. »
Le reste du monde a sauté dans le train en marche. Tant de CDO ont été empaquetés et vendus si vite, que personne n’a eu le temps de déterminer quelles valeurs étaient titrisées sous forme de CDO. « Juste faire du commerce, juste faire du commerce, » était le refrain du ballet des traders.
Le tableau ci-dessous parle de lui-même du fiasco du subprime.
|
Année |
Valeur en milliard de dollars |
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|
Total du prêt hypothécaire émis |
Part du prêt hypothécaire à risque (subprime) |
Part des titres sur prêts hypothécaires à risque |
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2001 |
2.210 |
190 |
95 |
|
2002 |
2.890 |
231 |
121 |
|
2003 |
3.950 |
335 |
202 |
|
2004 |
2.920 |
540 |
401 |
|
2005 |
3.120 |
625 |
507 |
|
2006 |
2.980 |
600 |
183 |
Les bailleurs de fonds de l’ombre ont aussi trouvé une combine rapportant un autre énorme flux de revenus tout en protégeant l’investisseur. Ce micmac s’appelle le Credit Default Swaps (CDS, Swap sur défaillance).
La valeur nominale totale des CDS a été estimée comme suit (en milliards de dollars) :
2001 : 918,9
2002 : 2.200
2003 : 3.800
2004 : 8.400
2005 : 17.100
2006 : 34.400
2007 : 62.200
Juin 2008 : 54.600
Le monde était devenu accro à la dette !
Ensuite la bulle immobilière s’est crevée, et avec elle la gigantesque magouille à la Ponzi.
Les créanciers sont désormais confrontés à un dilemme. Que faire des tombereaux de dollars sans valeur, maintenant appelés par dérision « déchets toxiques. » Refuser de faire tout échange, brader, continuer à être remboursé en dollar-papier-hygiénique ou arrêter la planche à billets ?
Nous sommes maintenant dans cette situation critique.
LE DERNIER STRATAGÈME DES BAILLEURS DE FONDS DE L’OMBRE
La décision de la Fed de réduire le taux directeur à 0,25 pour cent signifie qu’elle s’est embarquée dans une politique d’intérêts à taux zéro (ZIRP) et met en œuvre la politique du Quantitative Easing (QE [politique d’intérêts minimums, mise en œuvre au Japon lors de la déflation des années 2000, NDT]), pour ouvrir le robinet de l’« offre du crédit sans borne. »
En jargon profane, pour encourager plus de dettes : créances hypothécaires, dettes de cartes de crédit, prêts automobiles et, plus important, relancer le casino des produits dérivés, actuellement en survie. C’est la toxicomanie qui a soutenu le système financier mondial dans les vingt dernières années et de manière plus marquée depuis les sept dernières années !
La politique ZIRP/QE annoncée est la dernière balle de l'arsenal de la Fed ou, comme je l'ai déjà exposé en utilisant une autre analogie, le dernier jeu, le dernier jeton de la table de paris. Après ça, il ne restera pas de munitions.
Cet énorme pari prendra six mois à se jouer, mais il s’achèvera par un fiasco aussi sûrement que le Soleil se lèvera à l'Est demain.
Mais un aspect plus menaçant de la politique d’intérêt à taux zéro, qui n'a été souligné par aucun commentateur économiste ou financier, est que les États-Unis sous l’actuel régime Bush ont fait savoir au monde entier qu’ils ne peuvent ni ne veulent plus couvrir le paiement des intérêts de la dette du pays, qui se chiffrent en billions.
Bush a déclaré que les États-Unis sont en banqueroute dans tous leurs projets et objectifs, et qu'ils n'ont pas les moyens de couvrir les intérêts dus, qui dépassent la somme principale.
Bush, Bernanke et Paulson ont donc d’un commun accord fait un bras d’honneur aux créanciers mondiaux, déclarant sans aucune ambiguïté que :
Vous, créanciers, vous les trous du c#&, vous pouvez vous branler. Vous savez, je sais et tout le foutu monde sait que les supers États-Unis n'ont même pas le revenu pour couvrir les intérêts dont le montant s'élève à quelques centaines de milliards de dollars par an.
Alors arrêtons les faux-semblants. Nous devons des billions et en plus de ça les intérêts courent en centaines de milliards de dollars, qui sont capitalisés en cas d’impayé. Et chaque année nous devons emprunter auprès de vous, juste pour payer les intérêts, afin d'éviter un rappel pour défaillance. Il y a eu tellement d'occasions où nous avons manqué à nos engagements, mais vous nous avez permis de prolonger pour maintenir la façade des supers États-Unis toujours à flot.
Nous ne flottons pas comme un morceau de bois, nous sommes plutôt en train de sombrer rapidement ! Cessons les foutaises et soyons réalistes.
Voici donc l'offre. Et vous crétins écoutez bien car ce sera dit une fois et une fois seulement.
Vous devriez être plus que satisfaits d’avoir déjà perçu tant d’intérêts sur les dettes. Toutes ces années vous n'étiez que trop heureux de nous voir imprimer du papier sans valeur pour payer vos produits et servir des intérêts. C’est une arnaque incroyable et pas fatiguante dont nous avons bénéficié toutes ces années. Vous faisiez aussi partie de l’escroquerie.
Si vous insistez pour que je continue à vous payer en papier sans valeur, pourquoi insistez-vous pour que nous émettions encore du papier sans valeur pour payer les intérêts ? C’est juste un peu plus de papier hygiénique. Vous regorgez de papier hygiénique !
Le papier hygiénique est sans valeur. Ainsi, c’est le moment de payer « le papier hygiénique des intérêts » de la dette de papier hygiénique ?
Ça y est ! Nous ne paierons dorénavant plus d'intérêt en papier hygiénique. Nous allons imprimer plus de papier hygiénique pour payer ce que nous voulons acheter. Si vous voulez faire commerce avec nous, vous obtiendrez du papier hygiénique, mais sans intérêt. Un point c’est tout !
Il s'agit de la plus grande ironie qui soit. La Fed, le plus grand bailleur de fonds ainsi que ses comparses mafiosi disent à leurs créanciers d’aller se faire foutre ! Lorsque les débiteurs ne peuvent plus payer les intérêts exorbitants ni le principal, les prédateurs financiers exigent que les débiteurs leur donnent leur peau en guise de remboursement. Mais quand ils empruntent ils remboursent en monnaie-papier-hygiénique et s’en tire avec ça !
Et maintenant, ils ont même l'audace de donner un ultimatum :
Nous sommes les plus grands acheteurs de la ville. Si vous ne voulez pas de notre papier hygiénique, ça nous convient. Vous pouvez obtenir du papier de soie des Européens, du papier de bambou des japonais et tout ce qui est proposé. Qui va prétendre que le papier de soie fait un meilleur boulot que le pur papier hygiénique ? Hé, c’est un marché libre. Faites votre choix !
C’est la partie de poker finale. Bush, Bernanke et Paulson font le pari que personne ne les prendra au mot, qu’ils abandonneront et cesseront de vendre des produits aux États-Unis d’Amérique. Bush espère que la crainte de la récession et des troubles sociaux dans les pays créanciers les forceront à capituler.
Malheureusement, ce subterfuge échouera. La raison en est simple. Les États-Unis ne peuvent pas fournir les produits désirés par le consommateur étasunien, même les choses les plus élémentaires. Les industries manufacturières sont anémiques, tandis que les autres ne font que vivoter. Sans les importations les États-Unis vont devoir fermer dans un délai de six mois.
Il y aura d’énormes émeutes partout aux États-Uni, avec des meurtres de gens pour la nourriture et les autres produits de première nécessité. Les matières premières, les marchandises de base et autres biens destinés à la fabrication ne seront plus disponibles. Il n'y aura plus de voitures sur les autoroutes ! Des millions d'Étasuniens autorisés à avoir des armes traqueront dans les rues tout ce dont ils pourront s’emparer.
Vous pouvez parier votre dernier dollar que les bailleurs de fonds de l’ombre et son acolyte militaire imposeront la loi martiale.
Les préparatifs sont déjà en cours.
LE SOBRE AVERTISSEMENT DU PRESIDENT BUSH
Mardi le 9 décembre 2008, le président Bush a déclaré dans un discours fasciste, « J'ai abandonné les principes du marché libre pour sauver le système du marché libre. »
Si vous, les gars là-bas, ne l’avez pas encore compris, ce qu’a dit Bush est : J'impose la dictature !
C'est parce que, selon la sagesse populaire, le contraire du « marché libre » est le « contrôle étatique de l'économie. » En un mot, le Socialisme, l’État fort.
La Fed et le Trésor, de connivence avec le Congrès, ont d'ores et déjà approuvé et financé les temps forts, l'acquisition des grandes banques de Wall Street, grâce au Troubled Asset Relief Program (TARP), au Term Asset-Backed Securities Loan Facility (TALF) et au plan de renflouage de 700 milliards de dollars. Plusieurs commentateurs financiers étasuniens ont déjà reconnu que c’est purement et simplement une nationalisation des institutions financières.
Bientôt, ce sera la nationalisation des grandes sociétés telles que General Electric, GM, Ford et Chrysler, trop grosses pour avoir la permission de faire faillite.
C’est trop exagéré ? Il suffit de regarder les événements qui ont mené à la Première et à la Seconde Guerre Mondiale et aux dictatures en Amérique Latine dans les années 70.
Comment aurait fait Franklin Roosevelt pour sortir de la pagaille des années 30 sans les grandes politiques gouvernementales et l'entrée en guerre en Europe, contre l'Allemagne, et contre le Japon en Asie ? Il a même décrété que les étasuniens ne pouvaient plus posséder d'or sous quelque forme. Tout l’or a été confisqué. Le Président Roosevelt gouvernait d’une poigne de fer, ne croyez pas le contraire.
Maintenant que le monde entier sait que le dollar de la Réserve fédérale n’est que du papier hygiénique, et même si c’est la « monnaie légale » selon la loi (c'est-à-dire que de par la loi, le papier hygiénique doit être accepté pour le paiement intégral de toute dette, faute de quoi la dette est considérée réglée), les prêteurs de l’ombre ne peuvent pas se permettre le risque d’une rébellion armée ouverte et de l’abolition du système de monnaie fiduciaire. Dans ces circonstances, il est donc nécessaire d'imposer l'utilisation du dollar-papier-hygiénique par la force militaire et la brutalité.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le « parler dictatorial, » il n'y a pas de message plus clair pour préparer les élitistes à la prochaine catastrophe que l'annonce de l’abolition des principes du marché libre. L'accent est mis sur le mot « libre » et non pas sur « marché. »
Nous pouvons discutailler de la justesse de mon interprétation jusqu’à la saint-glinglin. Le temps sera seul juge.
UN GOUVERNEMENT MONDIAL PAR SOUMISSION OU PAR CONSENTEMENT
James P. Warburg, fils de Paul M. Warburg (premier président du conseil d'administration du Federal Reserve System), a déclaré que leur objectif ultime est un gouvernement mondial. Mais cet objectif ne peut être réalisé tant que les États-Unis se sont pas complètement soumis. Un gouvernement mondial ne peut advenir qu’en créant une crise embrasant le monde entier depuis les États-Unis. Cette crise ne sera pas résolue par un seul pays, il ne le pourrait pas. Il faudra que ce soit une résolution mondiale. Et, puisque les pays ne peuvent œuvrer qu’à travers un mécanisme commun, il y a donc besoin d’une institution ou d'un mécanisme international.
L'Organisation des Nations Unies est le précédent à partir duquel un nouveau gouvernement mondial verra le jour.
Depuis le début de la crise, Henry Kissinger appelle les dirigeants du monde entier et les persuade de se soumettre à cette tentative s’ils veulent éviter un fléau généralisé.
Et ce sera un gouvernement socialiste mondial. Avant de protester et de déclarer que je suis fou, laissez-moi dire ici une fois pour toutes que je suis en pleine possession de mes facultés. J'ai fait des recherches.
Le Capitalisme et le Socialisme sont deux faces d’une même pièce de monnaie frappée par les mêmes bailleurs de fonds. Ces deux idéologies ne servent qu’un seul maître : les bailleurs de fonds de l’ombre.
Pour les sceptiques, veuillez considérer les faits suivants :
1) La Révolution d'Octobre russe, dirigée par Lénine, a été financée par les banquiers, et de manière plus précise, par des banquiers de New York et de Berlin. À New York, le financement a été organisé par la firme bancaire Kuhn, Loeb & Co, dont la direction comptait M. J. Schiff et M. Warburg, le fondateur de la Réserve fédérale. À Berlin, le banquier allemand était le frère de M. Warburg de New York.
2) Le 16 janvier 1962, le magazine Look and Life a publié la déclaration suivante de David Ben Gourion, le tout premier Premier Ministre d'Israël, alors encore en fonction :
L'image du monde de 1987 se dessine dans ma tête : La guerre froide est chose du passé. En Russie, la pression interne toujours croissante de l'intelligentia pour davantage de liberté, et la pression des masses pour élever leur niveau de vie, peuvent amener la démocratisation progressive de l'Union Soviétique. D'autre part, l'influence croissante des travailleurs et des agriculteurs, et la montée de l'importance politique des hommes de science peut transformer les États-Unis en État providence avec une économie planifiée. L’Europe de l’Est et de l’Ouest deviendront autonomes en tant que fédérations d'États dotés d’un régime démocratique et socialiste... les pays seront réunis dans une alliance mondiale, disposant de forces de police internationales. Toutes les armées seront supprimées et il n'y aura plus de guerres. À Jérusalem, l'Organisation des Nations Unies (une véritable union de nations) construira le sanctuaire des prophètes pour servir l’union fédérée de tous les continents ; ce sera le siège de la Cour Suprême de l'humanité qui réglera toute dispute entre les continents fédérés, comme le prophétisa Isaïe.
3) Suite au succès de la Révolution d'Octobre russe et de l'abdication du tsar Nicolas II, le Premier Ministre britannique David Lloyd George a déclaré au Parlement que la Grande-Bretagne avait atteint l'un de ses principaux objectifs de guerre.
4) Le principal objectif du Capitalisme et du Socialisme est la centralisation de l'autorité d’un groupe d’élite politique qui possède ou qui contrôle tous les moyens de production et l'émission de la monnaie et du crédit ; l’ancien objectif ayant été obtenu grâce à diverses formes de monopole et le nouveau grâce au monopole public.
POURQUOI LA GUERRE EST INÉVITABLE
Pour prouver ce point de vue, permettez-moi d'utiliser une simple analogie.
Les journaux rapportent souvent qu'une certaine personne a été sauvagement battue pour avoir omis de rembourser ses dettes à un bailleur de fonds. En Malaisie, les prêteurs sont souvent qualifiés de « Ah-longs » (NDT : Un bailleur de fonds généralement issu du crime organisé à des taux d’intérêt élevés). C'est même le cas lorsque la dette est dérisoire. Si le prêteur d'argent adoptait la « méthode douce » pour se faire rembourser un prêt, il pourrait encourager les non-paiements. La brutalité assure le plein respect des engagements !
Il en va ainsi pour les nations. Lorsque la survie même d'une nation est en jeu pour cause économique et/ou de guerre monétaire, pensez-vous vraiment que ce pays en danger ne partirait pas en guerre ?
Les États-Unis ont envahi l'Irak non pas à cause d’une menace d’armes de destruction massive de Saddam Hussein, mais pour le pétrole brut et parce que Saddam vendait le sien en euro plutôt qu’en dollar-papier-hygiénique.
Les bailleurs de fonds de l’ombre sont dans une situation désespérée et ils lanceront une guerre mondiale pour éviter l'effondrement du système de la monnaie fiduciaire. La guerre sera financée par les grandes banques centrales et leurs mandataires, les 8 à 10 banques mondiales commerciales et d’investissement. Comme pour la Guerre Mondiale I et II, les élitistes de la City de Londres et de Wall Street seront les principaux instigateurs de ce complot insidieux.
Quiconque doute de ce scénario devrait se poser une simple question : Pensez-vous que les puissances financières centralisées en Occident accepteraient et toléreraient la perte de leur pouvoir financier ?
J'utilise ces termes imagés parce que le citoyen moyen ne s’est pas encore rendu compte de la portée réelle des dernières annonces du Président Bush, sur l’abandon des « principes du marché libre » aux États-Unis, et de Bernanke de la Fed sur la politique d’intérêt à taux zéro. Pire encore, la majorité des dirigeants politiques des pays du tiers monde sont tout aussi ignorants. C’était évident lors du Sommet de l'APEC au Pérou. À l'instar du citoyen moyen, ces dirigeants n'ont aucune idée de la façon dont fonctionne le système de la monnaie fiduciaire. Quand Washington et Londres disent « imprimez », « ouvrez les robinets », « baissez les taux d'intérêt », ou l’inverse, il leur suffit de suivre aveuglément. Il y a eu une seule exception, lorsque la Malaisie s’est désengagée au cours de la crise financière de 1997. Mais cette situation ne fut que temporaire, car le nouveau régime Badawi a succombé à l'ancien système.
Pourra-t-on empêcher que cette guerre ne se produise ?
Il existe une petite chance. Si les patriotes étasuniens, qui sont légalement armés, se rebellent et résistent à l'imposition de la loi martiale, la guerre mondiale pourrait être évitée.
Le FMI a déjà prévenu que, si les États-Unis ne parvenaient pas à résoudre la crise, il y aura d’énormes troubles sociaux.
Le sang coulera dans les rues ! La force militaire aurait pour adversaire de courageuses milices ayant la fière tradition d'avoir vaincu autrefois la grande puissance coloniale britannique.
Oserons-nous espérer une seconde Révolution Américaine ?
Source : http://futurefastforward.com/feature-articles/777-by-matthias-chang
Traduction libre de Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info
Matthias Chang est un malais d'origine chinoise. Il est avocat et il a occupé la fonction de secrétaire politique auprès
de l'ancien Premier Ministre de Malaisie, Tun Dr. Mahathir Mohamad. Il est l'auteur de trois best-sellers, « Future FastForward », « Brainwashed for War,
Programmed to Kill », et « The Shadow Money-Lenders and the Global Financial Tsunami », publiés aux États-Unis et en Malaisie. Depuis ses études en Angleterre à
la fin des années 60, il demeure toujours activement impliqué dans le mouvement pacifiste. Il est catholique et il enjoint à tous de favoriser la tolérance interconfessionnelle. Il réside à
Kuala Lumpur en Malaisie, et peut être contacté aux adresses matthias@skzcchambers.com et matthiaswenchieh@gmail.com.
http://www.alterinfo.net/Les-bailleurs-de-fonds-de-l-ombre-Signification-de-la-politique-de-pret-a-taux-zero_a28187.html?TOKEN_RETURN
qui a ramené sa fraise :