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Vendredi 9 janvier 2009

On "célèbrera" bientôt le 10e anniversaire de l'agression contre la Yougoslavie, et dans quelques jours, l'événement déclancheur.
Le "massacre de Racak" fut très clairement une mise en scène destinée à préparer l'opinion pour l'agression de l'Otan.
Il y 3 mois paraissaient (bien discrètement) les mémoires de Helena Ranta, la spécialiste en médecine légale dentaire qui avait réalisé le rapport à charge sur ce dit massacre. Le Dr Ranta y affirme (il n'y a pas de points d'interrogation!) avoir fait l'objet de pression, notamment d'un certain William Walker, rendu furieux par la neutralité du rapport .
Je rappelle ici comment, même et surtout "à gauche", on avait chauffé l'opinion pour la faire accepter l'agression (il y a des centaines d'articles dans le même sens). A comparer avec la sobriété avec laquelle les médias nous rapporte la "guerre" ou le "conflit" à Gaza.


http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/messages
Pressions sur le médecin légiste du massacre de Racak au Kosovo?

Samedi 18 octobre 2008
http://bruxelles2.over-blog.com/article-23831712.html
Dans sa biographie, qui vient d'être publiée à Helsinki, la spécialiste en médecine légale dentaire, Helena Ranta, raconte que des officiels du ministère finlandais des affaires étrangères ont essayé d'influencer le contenu de son rapport sur le massacre de Racak au Kosovo.
Le 15 janvier 1999, une quarantaine d'Albanais y avaient été tués à Racak au Kosovo. Ce massacre, notamment, a contribué à convaincre l'OTAN de lancer des bombardements de la Yougoslavie au printemps 1999. Helena Ranta avait été chargée par l'Union européenne d'enquêter et rédiger un rapport. Le rapport a été remis - à l'été 2000 - au tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie de la Haye et un résumé rendu aux Etats membres de l'UE. Mais il ne semblait pas suffisamment mettre en lumière la notion de crime contre l'humanité.
Le chef de la direction politique du ministère finlandais des Affaires étrangères, de l'époque Pertti Torstila (aujourd'hui secrétaire d'Etat) lui aurait demander de retirer de son rapport certains commentaires qui étaient trop modérés sur les allégations de crime contre l'humanité, selon le quotidien Helsingin Sanomat. "J'ai les emails trois fonctionnaires du Ministère qui ont tenté de me faire "approfondir" les conclusions" explique-t-elle, pour dire qu'il y avait bien eu exécution, et que certains coups de feu étaient des "coups de grâce". L'experte préférait, elle, s'en tenir aux conclusions de médecine légale et non pas entrer dans des considérations qui lui semblaient "politiques et juridiques". (Torstila a démenti dans un email envoyé à nos confrères finlandais et parle d'un dialogue avec l'experte "pour chercher la vérité"). Ranta racontre également que William Walker, le chef de la mission de surveillance de l'OSCE au Kosovo, était particulièrement furieux des conclusions de son rapport "au point de briser son stylo" car elle n'utilisait pas de mots assez durs sur les Serbes.


Sans Louise Arbour, l'honneur de la communauté internationale serait définitivement souillé.
Le Matin (Suisse), 19 janvier 1999
La procureur du TPI pour l'ex-Yougoslavie a certes été refoulée hier à la frontière entre la Macédoine et la province du Kosovo en tentant de se rendre sur les lieux de la tuerie de Racak. Il n'empêche que, une fois de plus, c'est d'une femme qu'est venu l'exemple. Celui du courage physique et de l'intelligence politique.
La magistrate canadienne entend enquêter sur le massacre des 45 Albanais du Kosovo tués froidement vendredi, systématiquement, par les forces serbes. Le credo de Louise Arbour est limpide: «Personne n'est hors d'atteinte. Pas même un chef d'Etat.» Le contraste est saisissant entre ce petit bout de femme, incarnant la droiture d'une justice internationale en marche, et les faux-semblants de l'ONU, les atermoiements de l'OTAN, qui hésite, s'interroge, attend les résultats d'un énième tête-à-tête prévu aujourd'hui entre le président yougoslave et deux pontes de l'Alliance atlantique.
Porteurs d'un «message fort», ces derniers sont chargés de rappeler à Milosevic ses engagements ultérieurs. Combien de morts faudra-t-il encore comptabiliser avant que l'OTAN ne se résigne enfin à frapper pour indiquer clairement au maître de Belgrade cette ligne rouge qu'il a si souvent franchie? Notamment à Racak, où la civilisation a été dépouillée d'une partie de son humanité.


Vision d’horreur à Racak
L'Humanité, 18 janvier 1999

(...)
Le chef de la mission de vérification de l’OSCE, l’Américain William Walker, a qualifié ces tueries de "crimes contre l’humanité" et demandé que leurs auteurs soient traduits devant le Tribunal pénal international de La Haye (TPI).
Une demande relayée par le département d’Etat américain dont le porte-parole a indiqué que les Etats-Unis "exigent" que Belgrade permette "immédiatement" au TPI d’avoir "un accès total et inconditionnel à la zone" du massacre et "fournisse au TPI les noms des individus responsables". "Nous tenons les autorités de Belgrade comme entièrement responsables des tragiques et effroyables événements de Racak", a-t-il ajouté.
(...)


Le mystère des morts de Racak
Dans le village de Racak, au Kosovo, la lumière n’a pas été faite sur les circonstances exactes de la mort de 45 Albanais en 1999. La tuerie de Racak a été le point de départ de l’opération de l’Otan contre le Kosovo et la Serbie.
http://www.rfi.fr/actufr/articles/025/article_13271.asp
15 janvier 2002
Plusieurs dizaines de villageois s’affairent dans le petit cimetière accroché à flanc de colline, dominant le village de Racak. Il faut dégager les tombes de la neige, avant la commémoration devant rappeler le troisième anniversaire du massacre de 45 habitants albanais du village, le 15 janvier 1999. Le vieux Bekim Mustafa s’affaire à dégager un chemin dans la neige vers le cimetière. Son fils de 21 ans, Muharem, a été tué dans la maison familiale. Pourra-t-il jamais pardonner ce drame? «Il n’y a plus aucun Serbe dans la région, et ils ne doivent jamais revenir. Si j’en avais l’occasion, je tuerais de mes mains le premier Serbe venu», explique-t-il calmement.
Racak aurait dû rester un petit village sans histoire, situé à quelques kilomètres de la ville de Stimlje, dans le centre du Kosovo. Au début de l’année 1999, Racak se trouvait dans une sorte de no man’s land, entre la ville de Stimlje, contrôlée par les forces serbes, et les positions de la guérilla albanaise de l’UCK établie dans la montagne. L’UCK contrôlait le village voisin de Petrovë, et les guérilleros paradaient souvent à Racak, sans y avoir établi de base fixe. Au début du mois de janvier, le chef de la police serbe de Stimlje est abattu par un sniper dans le centre du village où il effectuait une tournée d’inspection. Les forces serbes décident de lancer une sévère opération de représailles.
Des doutes sur le déroulement des événements
Le vendredi 15 janvier 1999 dans l’après-midi, le nom de Racak fait le tour du monde, après que les premiers journalistes sont entrés, presque par hasard [quelle chance!], dans le village, pour y découvrir les traces d’un épouvantable massacre. Le lendemain matin, le chef de la mission de l’OSCE au Kosovo, l’américain William Walker se rend à Racak et dénonce immédiatement «un crime contre l’humanité».
Très vite, plusieurs questions se posent. Le vendredi après-midi, les journalistes avaient vu des corps sans vie étendus dans les rues de Racak, mais le samedi matin, c’est un véritable charnier qui est découvert dans un fossé surplombant le village [Mystère? doutes?]. Plusieurs corps sont horriblement mutilés. S’agit-il de prisonniers exécutés par les policiers serbes? Ou doit-on imaginer que l’UCK ait elle-même déplacé les corps de certaines victimes afin de produire un effet plus spectaculaire encore? Il est établi que l’opération de la police serbe a commencé le vendredi vers dix heures du matin, mais le déroulement exact des opérations reste contesté, alors même que l’OSCE disposait d’une cellule d’observation sur une colline située en face de Racak. Un doute a même plané sur le nombre exact des victimes. Les habitants de Racak savent qu’ils doivent regretter 45 des leurs, mais certains combattants de l’UCK qui n’étaient pas originaires du village ont, eux aussi, trouvé la mort. Belgrade parla d’une opération punitive contre des combattants armés –une thèse d’autant plus facile à soutenir que presque toutes les victimes sont des hommes– mais, selon les Albanais, les villageois de Racak auraient été désarmés.
Ces questions demeurent toujours largement sans réponse, mais le choc créé par le massacre de Racak dans l’opinion internationale permit d’enclencher la mécanique qui mena aux bombardements de l’Otan, à la fin du mois de mars.
«C’était un crime contre l’humanité. L’UCK n’était pas dans le village», affirme le vieux Bekim. «Seul William Walker a eu le courage de dire la vérité». En signe de reconnaissance, les villageois ont donné le nom de l’Américain à la mauvaise route qui mène à Racak, mais dans le village, aucun monument commémoratif ne rappelle le massacre. Les langues hésitent toujours à se délier.
Agron Mehmeti, un jeune homme d’une trentaine d’année, fait partie des rares survivants qui se trouvaient dans le village lors de l’offensive des forces serbes. «J’ai tout vu, mais je ne peux pas parler», explique-t-il, prétendant que le Tribunal pénal international de La Haye lui aurait imposé une consigne de silence. Un cercle de villageois se forme autour de l’imam de Racak, qui évoque les macabres négociations qu’il a dû mener avec la police serbe pour avoir le droit d’enterrer les victimes. Le vieux dignitaire religieux n’a pas le temps de reprendre le décompte des corps qui lui ont été présenté. Un jeune homme entre dans la pièce, manifestement envoyé par le Parti démocratique du Kosovo (PDK), la formation politique des anciens guérilleros de l’UCK, pour contrôler ce que les villageois pourraient dire au journaliste étranger.


Un mensonge gros comme une guerre
Faits & Documents n°110, mai 2001
En mars 1999, la décision de Bill Clinton d’engager l’OTAN contre la Serbie fut prise après l’annonce du massacre par les forces de sécurité serbes de 45 civils d’origine albanaise dans le village de Racak, à 30km de Pristina (Kosovo-sud).
Dans son discours du 19 mars, le président américain déclara au monde: «Nous devons nous souvenir de ce qui est arrivé à Racak… des hommes innocents, des femmes et des enfants ont été sortis de leurs maisons avant d’être forcé à s’agenouiller pour mourir dans un bain de sang aux armes automatique.»
Le 24, l’OTAN commençait ses bombardements. Ils durèrent 78 jours. Par la suite, le chargé de presse de la Maison Blanche, Joe Lockhart , le secrétaire d’Etat Madeleine Albright , le ministre Verts des Affaires étrangères allemand Joschka Fischer ou le ministre des Affaires étrangères canadien Lloyd Axworthy devaient tous revenir sur le massacre de Racak, estimant que cet épisode avait été le déclencheur de la guerre. L’association humanitaire Human Rights Watch devait aussitôt assurer que plusieurs morts avaient eu les ongles arrachés, signe évident de torture, tandis que William Walker, ancien secrétaire d’Etat américain placé à la tête de conduire la mission de paix de l’OSCE, certifia avoir vu les corps là même où les victimes avaient été fusillées, le lendemain du massacre, y ayant été conduit par l’Armée de libération du Kosovo .
Son rapport parle à Racak d’«arrestations arbitraires, de meurtres et de mutilations de civils désarmés». Le journaliste du London Times parle de son côté d’yeux arrachés, de crânes écrasés, etc. Des légistes serbes et biélorusses s’étant proposés après le conflit pour réaliser des autopsies, l’Union européenne refusa de les agréer et fit appel à une équipe finlandaise, dirigée par la pathologiste Helena Ranta, spécialiste dentaire.
Le rapport d’enquête ne fut jamais rendu public.L’unique conférence de presse reconnut qu’il n’y avait eu ni mutilation ni torture même s'il s’agissait d’un «crime contre l’humanité». De même Die Welt estima que «personne ne veut savoir s’il y a eu un massacre ou non». Le Berliner Zeitung, qui avait eu accès au dossier, écrivit également: «Selon toute probabilité, il n’y a jamais eu de massacre à Racak.»
Depuis lors, plusieurs associations humanitaires allemandes, françaises et américaines, comme l’Anti-War International Action Centre et la Liberty Foundation ont conduit leurs propres enquêtes. Voici leurs conclusions, après enquêtes sur place et interrogations des témoins: Racak, un bourg d’environ 2000 personnes, était presque vide en janvier 1999. N’y demeuraient encore que 400 personnes, sous contrôle des milices de l’UCK. A la suite du meurtre aux environs, dans une embuscade, de quatre policiers serbes, les forces de sécurité serbe attaquèrent le village et vingt personnes furent tuées lors de l’assaut, pour la plupart des miliciens de l’UCK, les corps étant présentés à quelques journalistes étrangers présents, dont Christophe Chatelet du Monde (qui témoigna n’avoir vu qu’un mort et quatre blessés). De même, par la suite Renaud Girard du Figaro s’étonna que personne ne précise que Racak était un bastion de l’UCK, un «village fortifié avec de nombreuses tranchées».
L’armée s’étant retirée, l’UCK reprit le contrôle du bourg durant la nuit, apportant 25 autres membres de l’UCK tués dans les jours précédents, déshabillés et mélangés aux autres, recouverts de vêtements civils. Walker arrivait peu après et le montage démarrait aussitôt. Comme l’ont établi les organisations humanitaires, mais aussi la commission finlandaise, la quasi-totalité des morts ont été abattus à longue distance, ce qui ne correspond nullement à une exécution. Les mains des cadavres portaient des résidus de traces de poudre, prouvant qu’ils avaient utilisé des armes. Aucun étui de munition ne fut trouvé à proximité à proximité des corps,ce qui aurait été le cas en cas d’exécution rapprochée. Les rapports des pathologistes montrent en outre que les 45 cadavres portent des traces de balles dans des endroits très divers du corps. Plus grave encore, plusieurs enquêtes ont montré depuis lors que les combats de Racak avaient été suivis par deux journalistes d’ Associated Press et par deux équipes différentes d’observateurs de l’OSCE. Mais le lendemain, Walker arrivait, parlait de massacre d’enfants, et la vérité n’intéressait personne.


Nouvelles révélations à propos de Racak
Courrier des Balkans, 29 janvier 2004
(...)
Cependant, les fonctionnaires du TPI ont passé sous silence un autre sujet, beaucoup plus sérieux. Personne n'a commenté les critiques d'Helena Ranta, experte en médecine judiciaire, adressées au TPI à propos de l'affaire de Racak. Chef de l'équipe médico-légale qui a examiné les corps des victimes de Racak avant l'intervention de l'OTAN, Helena Ranta a récemment déclaré au journal allemand Berliner Zeitung que le Tribunal de La Haye n'avait pas suffisamment examiné les détails indiquant que les forces serbes s'étaient affrontées à l'UCK dans la nuit du 15 au 16 janvier 1999 sur le territoire du village de Racak, et que plusieurs soldats serbes avaient été tués dans ces combats.
L'incident du village de Racak en janvier 1999, près de la commune Stimlje au Kosovo, a connu plusieurs interprétations. En fonction de la perspective politico-nationale, le cas Racak est qualifié de "piège" ou de "massacre". William Walker, le chef de la mission de vérificaiton de l'OSCE à l'époque, avaient immédiatement qualifié les événements de Racak de « massacre de civils albanais, innocents et non armés, par la police serbe ».
Cette estimation, les photos terrifiantes des corps mutilés de Racak et la campagne médiatique qui a suivi, ont précipité les bombardements de la Serbie par l'OTAN. Selon la version officielle du gouvernement de Belgrade, c'était un piège, et il n'y a pas eu de massacre des civils albanais, mais un affrontement entre la police serbe et un groupe de combattants de l'UCK. Les cadavres albanais auraient été apportés après ces affrontements et disposés de façon à faire croire à un massacre. La différence des points de vue albanais et serbe sur les évenements de Racak est encore apparue devant le Parlement du Kosovo. Lors du cinquième anniversaire de l'événement, les représentants de la coalition serbe « Povratak » ont refusé d'observer une minute de silence pour les morts albanais. Ils ont dit qu'il s'agissait d'une politisation de l'évenement, parce que les morts étaient des membres de l'UCK. La Serbie et le Kosovo devront encore attendre la découverte de la vérité sur Racak , si elle est jamais découverte...


Gaza: les combats continuent malgré l'appel de l'ONU à un cessez-le-feu
AFP, 9 janvier 2009
(...)
Dans ce qu'elle a qualifié "de l'un des plus graves incidents" depuis le début de l'offensive, l'ONU citant des témoins, a rapporté que l'armée israélienne avait tué dans un bombardement 30 civils qui faisaient partie d'un groupe de 110 Palestiniens qu'elle avait rassemblés dans une maison de Gaza.
"Selon plusieurs témoignages, le 4 janvier, des soldats ont évacué environ 110 Palestiniens dans une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l'intérieur", a affirmé un communiqué de l'Office de l'ONU pour la coordination humanitaire. "24 heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30" personnes, ajoute le communiqué.

Par sceptix - Publié dans : OTAN - Communauté : Libre expression
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