
PANIER DE CRABES
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AFP / 09 janvier 2009
WASHINGTON - Avec la crise économique, les alliés européens pourraient vouloir se retirer d'Afghanistan alors même que le président élu américain Barack Obama
devrait leur demander de l'aide, a averti vendredi le commandant en chef des forces de l'Otan en Europe.
Le général américain Bantz Craddock a prédit que les forces américaines seraient en Afghanistan pour encore "au moins" une décennie et maintiendraient une présence pendant encore des dizaines
d'années. Mais il a prévenu que les Européens pourraient être contraints de se désengager.
"Je pense que cela va devenir plus difficile pour eux (d'accéder à la demande de Barack Obama d'en faire plus) en raison d'une réduction des budgets militaires", a-t-il déclaré.
Après les forces néerlandaises en 2010 et canadiennes en 2011, "qui d'autre va se retirer rapidement. Nous ne le savons pas. C'est comme en Irak, quand les pays se sont retirés sans le dire à
quiconque en avance", a-t-il dit aux journalistes.
Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a annoncé un changement de priorité militaire, au détriment de l'Irak, au profit de l'Afghanistan, pays qu'il a décrété "front de la guerre
contre le terrorisme".
Les Etats-Unis se sont engagés à envoyer 30.000 militaires supplémentaires en Afghanistan, multipliant presque par deux l'actuel contingent de 32.000 hommes.
La Force de l'Otan en Afghanistan (ISAF) dispose de quelque 50.000 soldats, dont 14.000 Américains.
Si ce n'est "peut-être pas à leur niveau actuel, je pense que nous verrons une présence (des forces américaines) là-bas pendant des décennies", a ajouté le général Craddock.
Seuls six des 36 pays membres de l'Otan allouent 2% de leur PIB à la sécurité, a-t-il dit, ajoutant que la moitié d'entre eux ont des budgets de défense en déclin.
"Sans cette crise financière, c'est un défi pour nous. Avec cette crise financière, c'est un défi encore plus grand", a-t-il dit.
Outre les renforts de troupes, les budgets militaires réduits rendent plus difficile la modernisation des équipements de l'Otan ou le financement d'hélicoptères et de drones en Afghanistan, selon
lui.
"Je pense que nous avons des temps difficiles devant nous. Cela va avoir un effet, premièrement, sur la capacité des pays à rester aux opérations, ce qui est probablement le plus cher.
Deuxièmement, cela pourrait ralentir leur modernisation", a-t-il dit.
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.
qui a ramené sa fraise :