Pourquoi ne pas boycotter Israël ?

Publié le par sceptix

Il aura fallu attendre plus de mille morts pour que le secrétaire général de l’ONU s’exprime de manière claire sur la guerre menée par Israël à Gaza. Que dit-il ? « Le nombre de morts est arrivé à un point insupportable. » Merci Monsieur Ban Ki-mon, grâce à vous on connaît enfin le nombre de morts acceptable : moins de mille !

Sachant que le nombre d’Israéliens tués par les rockets est de 3, celui des civils palestiniens supérieur à 400 (environ 315 enfants et 100 femmes), on peut donc conclure que le gouvernement israélien vient de transformer l’antique loi du Talion « Œil pour œil, dent pour dent » en : « Pour un œil, quatre cents yeux ; pour une dent, quatre cents dents » !

Et ce n’est pas terminé. En attendant un hypothétique cessez-le-feu, un hôpital a été bombardé hier, ainsi qu’un bâtiment de l’ONU pour les réfugiés et un bâtiment hébergeant la presse ! Israël aurait bien tort de se gêner. Si les résolutions de l’ONU sont paraît-il contraignantes, il n’y a pas moyen de les faire appliquer s’est désolé Bernard Kouchner mercredi à l’Assemblée nationale.

Sauf à lever une force internationale bien sûr, ce qu’aucun politique sensé (autrement dit blanc et occidental) n’envisage, les Israéliens n’étant ni des bougnoules ni des nègres… Pourtant, contrairement à ce que l’on nous rabâche, l’Europe pourrait avoir un moyen de pression conséquent. Il suffirait qu’elle cesse ses relations privilégiées avec Israël plutôt que de les renforcer, comme elle l’a fait encore récemment.

Mieux. Pourquoi ne pas instaurer un boycott, comme on l’a fait pour l’Afrique du Sud en son temps ? La situation est, à bien des égards, comparable. Les Palestiniens, comme les Noirs de l’Apartheid, ne sont-ils pas cantonnés dans une réserve ou un bantoustan ? Un boycott pourrait être une arme beaucoup plus efficace que les mots démonétisés de nos diplomates. Et si les politiques ne le veulent pas, rien n’empêche les consommateurs de le faire.

Bruno Testa


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R
C'est on ne peut plus vrai. Le premier, Richard Ramsey (allez! qui sera le suivant ?):<br /> <br /> Plusieurs jours après le début de l’attaque de Gaza par Israël, Richard Ramsey, le gérant d’une entreprise britannique de télécom spécialisée en services vocaux sur internet a envoyé un courriel à la firme technologique israélienne MobileMax : « En conséquence de l’action du gouvernement israélien ces derniers jours, nous ne serons plus en position d’envisager de faire des affaires avec vous ou toute autre société israélienne. »<br /> Ramsey dit que sa décision n’était pas politique ; il ne voulait tout simplement pas perdre des clients. « Nous ne pouvons nous permettre de perdre le moindre client », explique-t-il, « c’était donc purement défensif sur le plan commercial. »<br /> Ce fut cette sorte de calcul froid qui conduisit de nombreuses entreprises à se retirer d’Afrique du Sud, il y a vingt ans. Et c’est précisément ce type de calcul qui représente notre espoir le plus réaliste d’apporter la justice, si longtemps refusée, en Palestine.<br /> source : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article6837
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