Nouvel ordre mondial : "Personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer"

Publié le par sceptix

Ce vendredi 16 janvier 2009, notre président a présenté ses voeux aux corps diplomatiques étrangers, une fois de plus il parla de ce nouvel ordre mondial, mais cette fois, en des termes très durs, presque menaçants : "nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer".

Nous sommes à la fin de la première guerre du Golfe , George Bush vient de "délivrer" le Koweit en tuant des centaines de milliers de soldats Irakiens, et indirectement des centaine de milliers de civils, qu’il abandonna à Saddam le sanguinaire, après les avoir appelés à se révolter.

Il fait alors un discours où il utilise une expression,"New World Order", qu’il qualifie de cette manière : "We have before us the opportunity to forge for ourselves and for future generations a new world order, a world where the rule of law, not the law of the jungle, governs the conduct of nations. When we are successful, and we will be, we have a real chance at this new world order, an order in which a credible United Nations can use its peace-keeping role to fulfil the promise and vision of the U.N.’s founders."

On n’y apprend que ce projet est vieux, qu’il date au minimum des fondateurs de l’ONU, il est curieux que Bush précise que la loi qui gouvernera le nouvel ordre ne sera pas la loi de la jungle, ce qui est somme toute logique venant d’un régime démocratique, on remarque aussi une totale confiance dans la réussite de ce projet mais c’est surtout une expression totalement vide de sens qui est maintenant utilisée par des politiques, des journalistes, des penseurs. Depuis la crise financière, j’ai pu me rendre compte de l’augmentation de l’utilisation de cette expression, tout simplement grâce aux alertes Google, qui sortent bien plus souvent qu’auparavant.

Je ne vais pas critiquer ce NWO, vu que je ne sais pas ce que c’est !

Le plus incroyable dans cette histoire de new world order, qui nous est destiné à nous les habitants de la terre, c’est que personne n’a pris la peine de nous expliquer ce qu’il en est vraiment, parce que pour l’instant c’est juste un terme fourre-tout, et c’est ça le problème, on ne sait pas ce que c’est, en revanche le mouvement vers ce nouvel ordre est bien réel et nos dirigeants nous le rappellent assez souvent.

Je veux juste vous faire part de mon inquiétude, quand les plus puissants sur terre nous promettent un système mondial, sans que nous n’ayons le choix, je me fais du souci, et c’est être sain d’esprit que de réagir de la sorte !

Inquiétude, parce que depuis hier, et les voeux de Sarkozy aux ambassadeurs, nous avons appris, presque à nos dépens et menacés du doigt, que "nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial,et personne, je dis bien personne ne pourra l’empêcher" (
vidéo). Au moins cela a le mérite d’être clair ! et le site officiel avec le discours intégral, à écouter.

Je ne peux m’empêcher de penser, que, vu le ton employé, la gestuelle, et le public, des ambassadeurs, il ne fait aucun doute que ce n’est pas de gaieté de coeur que les nations du monde entier vont accepter ce nouvel ordre, sinon pourquoi les menacer ?

La manière dont Sarkozy nous présente le NWO me fait penser au texte de l’éditorialiste du Financial Time, Gideon Rachman, qui a crée la polémique avec son article "
and now, for a world government", qui comme son titre l’indique se fait l’apôtre d’un gouvernement mondial, mais tenez vous bien, non démocratique, parce que sinon ça ne fonctionne pas : "La gouvernance internationale ne tend à être efficace que lorsqu’elle est anti-démocratique", dit-il avant de conclure : "Tant que personne ne cassera ce problème, ce plan de gouvernement mondial restera sous clé aux Nations Unies". On apprend donc, une fois de plus que ce projet, celui d’un système fasciste à l’échelle planétaire existe, les plans sont là !

Sarkozy a dit aux ambassadeurs ce que Gideon Rachman a dit à ses lecteurs, vous n’aurez pas le choix !

Quid de la démocratie, le choix, c’est quand même la base d’un système démocratique, en même temps, quand on voit que deux nations ont rejeté, démocratiquement, le traité constitutionnel, et l’Irlande, le traité de Lisbonne (qui, par référendum aurait été rejeté dans de nombreux pays), mais que le processus continue comme si de rien n’était, on est en droit de se poser des questions sur l’avenir de notre système démocratique.

Je pense que le fait de virer des journalistes, des directeurs de rédaction,
réorganiser le pôle audiovisuel public extérieur, avant la fusion de TV5, France 24 et RFI, nommer le directeur de l’audiovisuel public et donc contrôler l’information publique, signifier la fin des juges d’instruction (la chose la plus grave), devrait nous alerter sur l’orientation générale de la politique en France, ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Le Nouvel Observateur, Mediapart, Marianne, Les Inrockuptibles et Rue 89 lancent un appel commun pour la défense de la liberté et du pluralisme de l’information face aux projets du gouvernement, cette suppression de nombreux contre-pouvoirs, de manière réfléchie et organisée, ne peut avoir qu’un but, la préparation médiatique, juridique, politique à un agenda spécifique, sinon pourquoi camisoler les médias, ou rompre l’indépendance de la justice ?

On ne peut pas nier ces phrases, elles existent, ceux qui les prononcent existent et leurs sens aussi, quand on lit dans les mémoire de Rockefeller : "Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être." David Rockefeller, MEMOIRES, page 405, on ne peut pas détourner la tête et oublier, il faut faire des liens et prendre la mesure des changements en devenir.

Quand on lit cette phrase, quand on pense à l’éditorial de Gideon Rachman, quand on entend Bush, Brown, Obama, Merkel, Zapatero, Berlusconi, utiliser ce terme et maintenant Sarkozy dire que "personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer", et bien, j’ai peur.

Pas une peur irrationnelle, mais une peur provenant d’analyse, de comparaison et de prospective.

Ce n’est pas un complot imaginaire, c’est une réalité tangible et aisément vérifiable, une oligarchie occidentale veut, depuis longtemps, créer un monde unifié, globalisé à tous les niveaux et incontournable. Je dis que ce n’est pas un complot, car c’est public, tout est public, les citations, le passage en force du traité de Lisbonne, le Patriot Act et autre arsenal législatif d’exception existe également, comme la concentration de médias et leurs connivences avec le pouvoir, tout est là, devant nous.




clinton sur le N.O.M.
envoyé par killuminatis

Traduction:

Depuis 1945, à la fin de la guerre jusqu’en 1989, la fin de la guerre froide, nous avions une vue du monde. Qu’ils soient présidents démocrates ou républicains, depuis Harry Truman jusqu’à George Bush, ils se sont levés pour la liberté. Et ils se sont battus pour certaines propositions qui feraient l’Amérique plus forte et opulente, avec une classe moyenne plus grande, et qui diminueraient la pauvreté et effaceraient le communisme. Et après 1989, Bush avait l’habitude de dire cette phrase que je vais utiliser moi même, qui est que nous avons besoin d’un Nouvel Ordre Mondial, et à la place il semble que nous avons plus de désordres et après le 11 Septembre nous sommes plus sensible à cet [...]


 


 Discours integral
http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=press_id=2232&cat_id=7&lang=frcview&


Traduction:

Tout ces nouveaux challenges… sont sur le point de constituer la plus grande re-structuration jamais vue, et pas seulement de l’économie mondiale, mais de l’ordre mondial en sa totalité. Et 200 ans auparavant, un fameux secrétaire étranger britannique a dit que le nouveau monde a été appelé à exister afin de régresser l’équilibre de l’ancien. En 1990 un autre ancien monde s’est éteint, dominé par la guerre froide, et les gens parlent alors, en 1990, d’un Nouvel Ordre Mondial.

Ce qu’ils [en parlant de George Bush Senior, le 11 Septembre 1990] voulaient dire c’était d’avoir un nouveau monde politique, et ce qui n’a pas été prédit, mais qui est évident aujourd’hui, pour tout ce que nous voyons et faisons, tout ce que nous expérimentons dans tout les jours de notre vie, c’est la balance pure entre la rapidité et la portée de la mondialisation. Et c’est seulement maintenant que nous pouvons commencer à comprendre l’ordre mondial, ce que la mondialisation apporte, et à quoi ça va ressembler….

Mais qu’est ce que ce nouvel ordre mondial veut dire pour des pays comme le nôtre qui recherchent à réussir, je suggère que les pays qui vont s’en sortir, sont ceux qui combinent, flexibilité, commerces libres, marchés ouverts, avec respect pour l’environnement, et avec des investissements dans l’éducation, les infrastructures, et l’innovation. Et la Question pour nous c’est comment nous allons maitriser tout ces challenges, pour être sur que la Grande Bretagne améliore sa compétitivité dans le processus, et réalise.. réalise que c’est notre destin dans la réussite.

Angela Merkel

José Luis Zapatero : "Le futur de l’OIT et son rôle dans le nouvel ordre mondial qui donne du poids à la dimension sociale de la mondialisation est un élément clé dans ma vision politique des affaires internationales", a souligné le dirigeant espagnol.

Silvio Berlusconi : "Nous avons la charge morale du Nouvel ordre mondial".

SOURCE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Notre peur renforce leur pouvoir. C'est pourquoi il ne faut pas avoir peur et ne pas hésiter à leur imposer notre pouvoir d'inertie. Bise ma belle !
Répondre
S

La peur est instillée insidieusement avec la complicité active des médias. Idéal pour que chacun se méfie de son voisin, ce qui permet aux dirigeants d'agir contre le peuple sans que la majorité
s'en aperçoive puisque les lanceurs d'alerte sont considérés comme des dingues ou comme des paranos.