Traité de Lisbonne: le parlement tchèque reporte son vote au 17 février

Publié le par sceptix

PRAGUE - Les députés tchèques ont décidé mercredi de reporter au 17 février au plus tôt leur vote sur le Traité de Lisbonne, un texte destiné à réformer les institutions européennes et sur lequel la République Tchèque est le seul pays de l'UE à ne pas s'être prononcé.

A l'ouverture des débats mardi, le Premier ministre Mirek Topolanek, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, avait demandé un renvoi du vote, le temps que les commissions parlementaires ad hoc rendent leurs conclusions.

Les députés ont décidé à 115 voix pour, 73 contre et 6 abstentions de suivre cet avis. Leur vote a déjà été renvoyé une première fois, de décembre à début février.

Les commissions parlementaires vont profiter de ce nouveau report pour préparer un amendement visant à empêcher tout transfert de compétences de Prague à Bruxelles, sans le feu vert des députés et des sénateurs, selon le président de la commission chargée des Affaires constitutionnelles Marek Benda, du parti libéral ODS de M. Topolanek.

Cet amendement doit "permettre un contrôle effectif du gouvernement, lors du transfert des compétences au niveau européen", a déclaré M. Benda, à la télévision publique CT.

M. Topolanek s'était engagé auprès de ses pairs européens à faire ratifier le texte dans son pays, tout en précisant qu'il ne fallait pas bousculer les choses.

Cependant, la difficulté est de réunir la majorité constitutionnelle requise, l'ODS étant divisé entre pour et contre.

Les communistes (opposition) sont contre. Sont pour également, les chrétiens-démocrates et les Verts, tous deux membres de la coalition gouvernementale avec ODS, ainsi que les sociaux-démocrates (CSSD, opposition).

L'opinion publique est elle aussi favorable à 64% à la ratification, proportion en hausse par rapport à ces derniers mois, selon le dernier sondage de l'institut STEM.

Si les députés ratifient le texte, les sénateurs devront à leur tour se prononcer. Puis il faudra que le président tchèque Vaclav Klaus le signe. Eurosceptique, il a déjà dit qu'il ferait tout pour retarder cette signature après avoir pesé de tout son poids pour obtenir un rejet de la cour constitutionnelle.

Au niveau européen, la réforme des institutions reste suspendue au nouveau référendum que l'Irlande envisage d'organiser après le +non+ prononcé en juin dernier.

(©AFP / 04 février 2009 10h36
Romandie News

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