Les États-Unis, une nouvelle milice mondiale

Publié le par sceptix

Les États-Unis, une nouvelle milice mondiale

Lorsqu’un « empire colonial » n’a plus les moyens matériels, financiers et psychologiques de continuer son expansion territoriale et prendre le risque de se désagréger sous les coups du phénomène « de sur-extension impériale» défini par Paul Kennedy, alors L’empire se rétracte provisoirement et redéfinit ses objectifs politiques et géostratégiques militaires dans le monde. C’est ce qui s’est passée avec l’Empire romain et c’est ce qui semble se passer avec l’empire Etatsunien avec la nouvelle administration Obama. En panne de légitimité internationale, enfoncée dans le bourbier Irakien, la politique belliciste impériale de l’ex-administration Bush vilipendée par une opinion américaine internationale grandissante, l’Amérique d’Obama en proie à une grave crise économique et financière intérieure semble ne plus avoir les ressorts financiers et psychologiques de persister dans l’application militaire du « chaos contrôlé » ou « chaos constructif » en Irak et au Moyen orient. Marquant donc une pause stratégique, sans pour autant renier ses objectifs impérialistes et géoconstructivistes dans le monde, la nouvelle administration tente de redéfinir la notion de guerre, qui marque un glissement conceptuel de guerre préventive vers la notion de « guerre irrégulière ». Le clin d’œil Obamien aux musulmans, les déclarations réconciliantes à l’égard de l’Iran et de la question palestinienne s’inscrivent dans le droit fil de cette nouvelles stratégie néodétentiste.

NOUVELLE STRATEGIE DE LA GUERRE IRREGULIERE

Une directive d’importance stratégique du Pentagone de 12 pages vient d’être signée par le vice-secrétaire à la Défense, Gordon England, qui déclare que « la guerre irrégulière est stratégiquement aussi importante que la guerre traditionnelle », et affirme la nécessité d’« améliorer les compétences (du Pentagone) en matière de guerre irrégulière ». Ainsi la notion de « guerre irrégulière » contre des insurgés et des terroristes, est mise au même plan que la « guerre conventionnelle » entre Etats.

La « nouvelle guerre » s’applique aux conflits qui recouvrent les activités de contre-terrorisme, de contre-insurrection, ainsi que les « opérations de stabilité » dans des « pays fragiles », désormais définies comme une « mission clé ». La directive préconise de « maintenir des capacités permettant au département de la Défense d’être aussi efficace en matière de guerre irrégulière qu’en matière de guerre conventionnelle » (1).

Parmi les missions assignées dans cette directive de 12 pages, Washington doit notamment s’efforcer de renforcer les capacités militaires des pays partenaires, soutenir les nations menacées par des adversaires « irréguliers » ou encore « créer un environnement stable et sûr dans les Etats fragiles » afin d’empêcher la formation de sanctuaires extrémistes.

Cette directive formalise un changement stratégique déjà largement amorcé sur le terrain bien avant l’inauguration du nouveau président Obama, suite à un inventaire militaro-logistique et à la lumière des leçons tirées depuis 2001 des conflits en Irak et en Afghanistan. « Cela codifie les rôles et les responsabilités », a commenté un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.

Cette réorientation avait déjà été formulée à l’été 2008 dans un document officiel intitulé « Stratégie de la défense nationale », approuvé par le secrétaire à la Défense, Robert Gates. « A l’avenir, gagner la guerre irrégulière contre les mouvements extrémistes et violents sera l’objectif central des Etats-Unis », soulignaient les auteurs de ce rapport.

Dans la revue Affaires étrangères, datée de janvier/février, M. Gates défend cette nouvelle stratégie, désapprouvée par certains militaires qui s’inquiètent d’un déclin potentiel de la suprématie conventionnelle de l’armée américaine à l’heure de la montée en puissance militaire de pays comme la Chine ou la Russie. « Nous ne devons pas nous focaliser sur la préparation à de futurs conflits conventionnels au point de négliger de fournir toutes les capacités nécessaires pour gagner le type de guerre menée actuellement par les Etats-Unis », écrit-il, en recommandant d’y consacrer un budget suffisant.

Un rapport du commandement inter-forces américain sur les défis militaires des 25 prochaines années, publié jeudi, avertit également que les Etats-Unis devront sans doute faire face à un vaste spectre de conflits. « D’ici les années 2030, les forces armées américaines se retrouveront presque certainement engagées au combat, soit dans un conflit régulier ou dans une série de guerres de contre-insurrection », estime ce rapport, qui suggère de se tenir prêts à combattre sur les deux fronts.

« Les difficultés d’entraînement à des menaces de type conventionnel et nucléaire ne doivent pas mettre au second plan la nécessaire préparation pour mener une guerre irrégulière, comme cela s’est produit après la guerre du Vietnam », période à laquelle les Etats-Unis ont arrêté de se préparer à la contre-insurrection pour privilégier une approche traditionnelle, en pleine période de guerre froide.

THEORIE DU « COUNTER INSURGENCY » AU SERVIE DE LA PACIFICATION DES POPULATIONS LOCALES

La nouvel stratégie militaire en Irak ainsi que l’impact psychologique de la fermeture du camp Guantanammo annoncent comme des spins médiatiques innovants, résultent d’un audit générales sur des erreurs multipliées par l’administration Bush dans la guerre en Irak, et sont destinées à calmer les ardeurs pacifistes de l’opinion politique internationales, ainsi que d’amadouer l’opinion publique musulmane par une stratégie de séduction vis à vis de la population locale irakienne.

Après plusieurs années et quelques milliers de victimes plus tard, le climat est très différent. L’augmentation de la violence en Irak et en Afghanistan a entraîné une profonde remise en question de l’efficacité de la démarche tactique américaine. De plus, malgré un budget militaire d’une ampleur sans précédent, les troupes et l’équipement adaptés au combat terrestre ont fait défaut du fait des lourdes dépenses engagées dans de vastes systèmes très sophistiqués. Beaucoup ont estimé que le renversement réussi des régimes taliban et irakien avait créé un vide dans l’ordre public, vite rempli par des insurgés politiques et de violents criminels, et que les efforts pour attaquer les rebelles à l’aide d’une puissance de feu supérieure ne faisaient que renforcer l’opposition aux occupants. Le 10 janvier 2007, le président Bush annonçait une nouvelle stratégie militaire pour l’Irak appelée « the surge » (« la montée en puissance »).

Cette nouvelle stratégie n’impliquait pas seulement un accroissement des effectifs : il s’agissait surtout d’un profond changement en termes de stratégie et de tactique, fondé sur une approche centrée sur la population locale. La « nouvelle doctrine » du général Petraeus insistait par-dessus tout sur la protection des civils, qui devait primer sur les démonstrations de force – un revirement radical dans l’utilisation traditionnelle des forces américaines. L’accent est désormais mis sur la sécurité locale et sur une approche qui part du terrain, plutôt que sur la technologie et la puissance de feu. Dans le guide des pratiques contre-insurrectionnelles (Counter-Insurgency Guidance) (2) qu’il a rendu public le 8 juillet dernier, le général Petraeus donne les instructions suivantes : « Mettez-vous au service de la population et assurez sa sécurité », « vivez au contact de la population locale », « promouvez la réconciliation », « marchez », « nouez des relations avec la population », « utilisez l’argent comme une arme », « responsabilisez vos subordonnés ».

LA DOCTRINE WINBERGER REVISITE AU SERVIE DU NOUVEL HEGEMON AMERICAIN

Néanmoins il ne faut pas se laisser duper, car avec ce temps de « pose stratégique », les Etats-Unis entendent prendre de l’avance en ce qui concerne ce qu’on appelle communément les guerres « asymétriques » du futur, à supposer qu’elles ne soient pas déjà engagées comme celle d’Afghanistan où l’armée américaine, avec ses alliés, tente sans succès jusque-là de réduire une insurrection ou plus clairement une opposition armée. Ce qui n’est pas une guerre de type conventionnel. En possession d’une position hégémonique incontestée, les États-Unis ont mené quatre guerres inter-étatiques de types conventionnels majeures depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, les deux guerres contre l’Irak (celle de 1991 et celle de 2003), celle contre la Serbie (1999) et celle contre l’État taliban (2001-2002). En outre, ils ont recouru à la force en Somalie (1992-1993), en Bosnie (1995) et menacé d’intervenir en Haïti (1996). Contrairement à de nombreuses prophéties insistant sur l’existence d’interdépendances multiples conduisant à la disparition progressive des conflits armés classiques, la guerre conventionnelle est donc loin d’être morte. La redéfinition conceptuelle américaine de « Guerre irrégulière » n’est un épiphénomène conceptuel et pragmatique d’une « guerre impériale globale » étasunienne en panne de moyens financiers et de « ressort offensif » et de légitimité internationale. Ainsi, la théorie de l’équilibre de l’offensive et de la défensive est susceptible d’éclairer l’incitation des États-Unis à marquer une pose dans la stratégie « préemptive » te d’entamer une phase défensive de « guerre irrégulière ». l’efficacité d’une posture offensive américaine est largement critique et remise en cause par de l’élite politique américaine et la communauté internationale. En d’autres termes, les conditions « matérielles » a elles seules ne facilitent mais ne déterminent pas une attitude américaine offensive. D’autres facteurs plus subjectifs, comme l’opinion publique nationale et internationale, l’identification avec les pays européens et la confiance accordée dans la coopération contre le terrorisme jouent également un rôle. Tous les réalistes s’accordent cependant sur l’idée que la suprématie incite l’hegemon à multiplier ses revendications adressées à la communauté internationale. Il semble que l’ hypothèse de la « guerre par inflation » étasunienne des revendications hégémoniques qui éclairait partiellement les confrontations armées dans l’après guerre-froide., semble aujourd’hui obsolète ou les forces américaines engagées dans le monde sur plusieurs fronts ne semble plus gérer leur situation stratégique d’hegemon. . L’image que les dirigeants américains ont de leur nation – chapel of the hill ou manifest destiny – détermine ainsi en grande partie la définition conceptuelle de « guerre juste », « guerre contre le terrorisme » et leur préférence pour des interventions extérieures ou leur rejet de celles-ci. D’autre part L’usage de la force est également inhibé par l’identité organisationnelle de l’armée américaine, plus attachée à l’ethos du combattant héroïque qu’au référentiel du soldat « polyvalent » assurant des missions de miliciens d’opération de maintien de l’ordre et pouvant assumer des tâches plus civiles lors des opérations du maintien de la paix. Enfin la réticence de l’armée à consentir des pertes lors des opérations militaires limite l’ardeur interventionniste des États-Unis. L’administration Obama anticipe sur de nouveaux foyers d’insurrections et entend les reclasser sous ce label de guerres insurrectionnelles ou guerres terroristes dans l’espoir de cimenter l’Alliance américaine qui est impliquée dans le conflit en Afghanistan. La guerre en Tchétchénie, par exemple, semble maintenant être perçue aux États-Unis comme une offensive au moins partiellement terroriste, impliquant des supporters de Ben Laden dans un combat visant à renverser le pouvoir russe. Les conflits dans le monde islamique s’intensifient, depuis les Philippines et l’Indonésie jusqu’au Maghreb. De nouvelles guerres pourraient bien être en gestation dans toute cette immense zone. Cette constellation conflictuelle internationale s’ajuste mal avec la doctrine de la Domination à Tous les Niveaux (Full Spectrum Dominance), qui était la doctrine militaire officielle des États-Unis durant ces dernières années” Cet objectif de force commune du futur, annonçaient-elles dans leur “Vision commune 2020” publiée en juin 2000, s’accomplira à travers la domination à tous les niveaux – la capacité des forces américaines, opérant unilatéralement ou en combinaison avec des partenaires et des services spéciaux multinationaux, à défaire n’importe quel adversaire et à contrôler n’importe quelle situation à travers une gamme complète d’opérations militaires. ”

Le maintien de la domination dépend du maintien de la supériorité dans le domaine de la technologie militaire, mais aussi de l’” information ” militaire. Le modèle de la domination à tous les niveaux implique que les forces américaines soient capables de conduire des opérations promptes, durables et synchronisées dans tous les domaines – espace, mer, terre, air et information. Dans le même ordre, il convient de préciser la signification du programme de ” défense anti-missiles ”, qui est en réalité une opération d’invasion militaire de l’espace. Il est devenu de plus en plus évident que la raison pour laquelle les États-Unis ont répudié le traité ABM (anti-missile balistique) n’était pas de prévenir les attaques de missiles sur leur territoire, mais de faciliter le développement de la technologie militaire américaine dans l’espace, ce qui implique de nouvelles expérimentations de grande ampleur dans les techniques du laser, le perfectionnement du système de collecte d’informations basé sur l’espace, et la capacité de détruire les satellites ” ennemis ” qui pourraient être en train de récolter leurs propres renseignements. L’application directe de telles doctrines dans le champ terrestre selon les thèses de Zbigniew Brzezinski, revient plus d’une fois à constater que domination de l’Eurasie comme la première étape vers une domination globale. Lorsque Alexandre le Grand conquit les Perses, il apprit que leurs rois gardaient les amphores d’eau du Nil et du Danube comme des preuves de leur maîtrise du monde. Ken Coates est président de la Fondation Bertrand Russel (www.russfound.org) et rédacteur en chef du journal ” The Spokesman ”. Les Etats unis d’Obama n’ayant plus les ressorts matériels et financiers d’applique la doctrine de domination totale semble s’acheminer vers un remake de la doctrine Weinberger (aussi connue sous le nom de doctrine Powell) (3) contre le terrorisme te les insurrections reposant sur le principe de rationalisation des choix et objectifs ainsi que d’une analyse préalable des coûts et de bénéfices des opérations (4).

LA MILICE COMME BRAS ARME DE LA NOUVELLE GUERRE IRREGULIERE GLOBALE

Si l’on s’applique à faire un raccourci historique de quelques siècles, alors on pourrait tirer un savant et audacieux parallèle entre la notion de guerre irrégulière et le processus de formation de milice armée chargée des opérations irrégulières et contre insurrectionnelles. Il convient de rappeler qu’historiquement la milice américaine, héritière des milices anti-indienne de la Nouvelle Angleterre et des milices britanniques de Cromwell, est une institution qui est née lors de la révolution Américaine au XVIII.siècle avec George Washington.

En effet , il convient de rappeler qu’après la Révolution américaine, d’une loi nationale sur la milice soulève d’énormes débats. En 1784, Georges Washington , Alexander Hamilton, le baron Friedrich Wilhelm von Steuben et Henry Knox préparent un plan pour améliorer l’efficacité de la milice du pays. Ils soutiennent que l’utilisation de la milice est sécuritaire et nécessaire et se justifie par la distance séparant les États-Unis des armées européennes et par la pauvreté des ressources de l’État, incapable de maintenir une armée permanente. Ainsi il semble aujourd’hui comme hier, et pour les mêmes raisons financières et matérielles, de repli stratégiques, que les Etats-Unis se livrent à en redéfinition de la notion de guerre en réhabilitant l’institution d’une milice mondiale chargés de maintenir la « pax americana » et l’ordre dominant dans le monde entier, se livrant ainsi au jeu dangereux de pyromanes-pompiers. Faut ils rappeler qu’a ce jeu les États Unis ont une longue expérience milicienne de financement et de support de forces paramilitaires engagées en Amérique latine : an Salvador avec Le groupe ORDEN (les « escadrons de la mort », officiellement aboli en octobre 1979), En 1954, des mercenaires entraînés par la CIA au Honduras et au Nicaragua renversent, avec l’aide de l’aviation américaine, le gouvernement de Arbenz. Dans les années 60,les Etats-Unis entraînent l’armée du Guatemala à la contre révolution. Au Nicaraggua les américains apportent alors leur soutien financier et militaire aux contras basés au Honduras et dénoncent les élections. Le même “topo milicien” contre-insurrectionnel est aujoud’hui utilisé en Irak et en Afganistan, ou l’armée américaine soustraite les sales besognes aux forces collaborationnistes autochtones irakiennes et afganes. Neanmoins les Etatsunis dvront compter sur les risques des effets en retour (blowback) imprévus qui se rapportent se réfère aux effets négatifs imprévus de l’engagement des Etats-Unis dans des guerres outre-mer. Par exemple, l’entraînement par les Etats-Unis d’exilés cubains et de fanatiques islamiques afghans pour combattre le communisme a abouti à constituer des gangs de trafiquants de drogue hautement organisés, qui ont commencé par approvisionner les marchés des Etats-Unis et de l’Europe, pour passer ensuite à des activités terroristes, certains en venant même à attaquer des cibles aux Etats-Unis. Parfois, les alliés stratégiques des Etats-Unis et leurs protégés anticommunistes se sont retournés contre eux, dans plusieurs cas après avoir équipés et entraînés par la CIA.

Il semble que la milice etatsunienne va devoir compter sur l’adhésion des populations autochtones , pour légitimer leurs opérations de “Nation building”. Hillary Clinton ne contredira pas sa collegue sortante Condoleeza Rice qui a récemment publié un article dans la revue Foreign Affairs. « En 2000, écrit-elle dans cet article, je me suis opposée à ce que les États-Unis et surtout l’armée américaine jouent un rôle dans le nation-building. En 2008, il apparaît de façon totalement claire que nous allons nous occuper du nation-building pendant de longes années ». Rice est toujours d’avis que ce n’est pas le rôle de l’armée, mais insiste cependant sur le besoin d’apporter un « gage à la population » en Afghanistan, ce qui consiste, selon elle, à « faire face aux besoins essentiels de sécurité, de services, de maintien de l’ordre public et d’amélioration des conditions économiques ». Néanmoins force est de constater que propager le rêve américain a base de coca-cola, et de démocratie de marché chez les descendants du code Hammourabi et les adeptes de la charia ou vieux peuples indo-européens comme les Ossètes, sera plus difficile qu’empoisonner avec du whisky les crédules indiens sioux parqués dans les réserves.

Il est vrai que les améridens d’hier insurgés contre la bannière étoilée et armés de flêches ne sont plus les indiens de Mesopotamie et d’Afghanistan armés cette fois-ci de stingers, et que la milice mondiale américaine subira aussurément des revers importants sur le terrain, car plus d’une fois, l’administration etatsunienne en dépit du repaltrage conceptuelle de “guerre irrégulière”, n’ a pas encore tirer les leçons de la guerre au Vietnam et les enseignements de la théorie des contextes. Plus d’une fois elle devra méditer sur l’expression de Mao Zedong du “guérillero dans la population, comme un poisson dans l’eau” qui devient claire et intelligible dans sa largeur et sa profondeur dans le cas Irakien ou Afghan. En effet, une guérilla conquérante greffée aujourd’hui sur un réseau terroriste de type religieux (comme c’est le cas au Moyen-orient) est celle qui correspond à une réponse appropriée au contexte socio-politique et à l’environnement physique. En effet, la guerre et la guérilla sont des formes de communication dans laquelle sont immergées différentes parties prenantes. C’est une forme de relation orienté vers un certain but.

De Saigon à Managua en passant par Bagdad, qu’on se le dise on ne triomphe jamais d’une «nation armée» qui lutte sur son terrain contre l’occupant étranger.

NOTES

1 - www.cesa.air.defense.gouv.fr

2 - www.mnf-iraq.com (pdf)

3 - Excerpts from “Colin Powell, ‘U.S. Forces: The Challenges Ahead,’” Foreign Affairs Winter 1992 (qtd. in academic.brooklyn.cuny.edu). Krauthammer, Charles. “What Happened to the Powell Doctrine?” Washington Post 20 Apr. 2002.

4 - Malone, Jim. “What will ‘Powell Doctrine’ foreign policy mean?” Journal of Aerospace and Defense Industry News 23 Jan. 2003 LIEN. “Powell Doctrine.” Wikipedia. Rosen, Ruth. “Whatever Happened to the Powell Doctrine?” San Francisco Chronicle (qtd. in the History News Network 3 March 2003). Alain De Neve et Joseph Henrotin, “Sea Power 21 et la nouvelle vision stratégique de l’US Navy”, Stratégique, n°89, 2008.

5 - Joseph Henrotin, “Techno-guérilla et révolution dans les affaires militaires”, Défense & Sécurité Internationale Hors-Série, n°3, juin-juillet 2008.

6 - Wasinski, Christophe, “”Post-Heroic Warfare” and Ghosts—The Social Control of Dead American Soldiers in Iraq”, International Political Sociology, Vol.2, N°2, June 2008 , pp. 113-127.

Tanguy Struye de Swielande, “Les nouveaux guerriers”, Le Petit Journal, octobre 2007, partie 1.

L’auteur : Jure Vujić, estavocat, diplomé de droit à la Faculté de droit d’Assas ParisII, est un géopoliticien et écrivain franco-croate. Il est diplomé de la Haute Ecole de Guerre “Ban Josip Jelačić” des Forces Armées Croates et de l’Academie diplomatique croate ou il donne des conférences regulières en géopolitique et géostratégie. Il est l’auteur des livres suivants: “Fragments de la pensée géopolitique” (Zagreb, éditions ITG),”La Croatie et la Méditerrannée-aspects géopolitiques”(éditions de l’Académie diplomatique du Ministère des Affaires Etrangères et des intégrations européennes de la République de Croatie) “Le terrorisme intellectuel-Bréviaire hérétique” (Zagreb, éditions Hasanbegovic), “Place Maréchal Tito”- Mythes et réalités du titoisme” (Zagreb, éditions Uzdanica), “Anamnèses et transits” (Zagreb-Bruxelles, éditions NSE), “Nord-Sud l’honneur du vide” (Zagreb-Bruxelles, éditions NSE), “Eloge de l’esquive” (Zagreb, éditions Ceres). Il est également l’auteur d’une centaine d’articles en philosophie, politologie, géopolitique et géostratégie. Il collabore avec le Centre d’Etudes Politologiques de Zagreb. Son prochain livre en langue croate “L’eurasisme contre l’atlantisme” sortira cette année à Zagreb.

Publié dans USA

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