Julien Coupat reste en prison

Publié le par sceptix

Julien Coupat reste en prison, son avocate entend déplacer la défense sur le terrain politique
AP | 13.03.2009 | 14:46

La cour d'appel de Paris a rejeté vendredi la demande de remise en liberté de Julien Coupat, présenté comme le chef de la cellule soupçonnée de sabotages de caténaires SNCF. Son avocate a estimé qu'il n'était qu'un "bouc-émissaire d'un fiasco politico-judiciaire", comptant placer dorénavant la défense sur le terrain politique.

Me Irène Terrel a qualifié la décision de la cour d'appel de "déni de justice" avant d'annoncer des "initiatives" dans les jours et semaines à venir en faveur de Julien Coupat. Elle entend désormais déplacer la défense sur le "terrain politique", celui-là même "où cette affaire a été fabriquée", a-t-elle expliqué à la presse.

L'avocate entend soulever devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de paris l'incompétence des magistrats antiterroriste, l'annulation de la mise en examen, avant d'inviter les intellectuels de ce pays à s'exprimer et à se mobiliser contre cette qualification terroriste qui repose sur une "construction intellectuelle".

Le 6 mars dernier, le parquet général s'était prononcé contre la remise en liberté de Coupat qui reste le seul détenu de ce dossier où neuf personnes sont mises en examen, notamment pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Sur les neuf personnes mises en examen dans ce dossier dont la qualification terroriste fait débat, cinq sont soupçonnées d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'anarcho-autonome par la police, elles sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".

Le 2 décembre dernier, la chambre de l'instruction avait ordonné la remise en liberté de trois proches de Julien Coupat. Sa compagne, Yldune Lévy, a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis le 16 janvier.

En réponse aux fuites d'éléments du dossier dans la presse, qu'elle impute à la police, Me Terrel a indiqué vendredi qu'à l'occasion d'une prochaine conférence de presse, elle démontrerait "que Julien Coupat est détenu (...) pour justifier cette opération de politique qui porte atteinte gravement aux libertés individuelles en France". AP
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Publié dans justice & police

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