Gabon : vol d’armes de guerre au camp d’entraînement militaire français

Publié le par sceptix

 

Une forte récompense est promise à celui qui aidera à capturer le voleur

Trois armes de guerres auraient été volées au camp d’entraînement militaire de l’armée française, situé dans le département du Cap Estérias, à un trentaine de kilomètres au nord de la capitale gabonaise, Libreville. Le forfait a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, a appris Afrik.com de sources concordantes.



lundi 23 février 2009, par Pierre Eric Mbog Batassi



Des éléments de l’armée française, appuyés par les forces de sécurité gabonaise, patrouillent dans la zone afin de mettre la main sur les voleurs qui leur ont subtilisé des armes, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans leur camp du Cap Estérias. Selon les populations interrogées, une forte récompense serait proposée à celui qui aiderait les forces militaires à démasquer les auteurs de ce cambriolage.

Les habitants de cette petite ville côtière affirment être bouleversées par cette affaire. "Nous n’avons plus de sommeil depuis la nuit de jeudi et nous craignons à chaque instant d’être agressés par des bandits qui auraient subtilisés les armes aux forces françaises", se sont-ils plaints.

Un camouflet pour l’armée française

Visiblement, la présence des forces de l’ordre a été renforcée dans cette localité et les voitures des éléments de l’armée française continuent à circuler dans les artères de la ville. Selon les populations, d’autres éléments patrouillent dans la forêt, et cette situation traumatise les habitants qui craignent des éventuels coups de feu derrière leurs maisons.

L’histoire fait grand bruit dans cette partie de la capitale gabonaise et plusieurs interrogations reviennent dans la bouche des habitants. Qui serait parti voler les armes en plein camp d’entraînement militaire français, et à quelle fin ? Que se passera-t-il demain si les armes ne sont pas retrouvées ?

En attendant des réponses à ces questions, une bonne partie de la population estime que cette histoire, quelque peu rocambolesque, est une gifle donnée à la face des forces armées françaises présentes au Gabon. Elles sont invitées désormais à doubler de vigilance.



Gabon : les armes de guerres de l’armée française retrouvées
Les populations soulagées par ce coup de force de la police

Les éléments de la police judiciaire(PJ) ont mis la main, cette semaine, sur la bande à Hugues Pambou, auteur du vol des armes de guerre de l’armée française, il y a quelques semaines au Cap Estérias (nord de Libreville), a-t-on appris de source policière.


samedi 28 mars 2009, par Pierre Eric Mbog Batassi

Hugues Pambou Mbadinga et ses trois complices, Edou Nguema , Michel Mouanda et Gabin Evouna , interpellés par la police judiciaire le 24 mars ont avoué les faits. Ils seront présentés au tribunal de Libreville après l’établissement des procès-verbaux pour vol et détention illégale des armes de guerre.

Le vol avait été opéré dans la nuit du 18 février par le cerveau de la bande, Hugues Pambou, sur le champ d’entraînement des commandos français. L’objectif était d’écouler ces armes dans le marché noir ou de les utiliser en cas de besoin. Outre les armes volées à l’armée française, la police a retrouvé dans le sac des malfaiteurs, une autre arme de guerre de fabrication allemande. Il s’agit d’un HK 416 n° 88011295, version 2002.

Les populations du département du Cap Estérias ont salué les efforts de la police judiciaire ayant conduit à l’arrestation de ces 4 complices. On rappelle que depuis la disparition de ces armes au mois de février dernier, une véritable psychose s’est emparée des populations qui redoutaient le spectre d’une agression criminelle

Source Afrik.com

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