UNE BANQUE FERA-T-ELLE LE PRINTEMPS ?

Publié le par sceptix

Bonjour,
*** ** Une banque fera-t-elle le printemps ? Les bonnes nouvelles de Goldman Sachs sont-elles le signe que d'autres sont à venir dans le secteur financier... et qu'on commence à voir le début de la lumière de l'avant-sortie du tunnel ?
Résumons les faits : hier, Goldman Sachs a annoncé des bénéfices en hausse de 1,8 milliard de dollars pour le premier trimestre 2009 -- contre 1,5 milliard un an auparavant. La société a également annoncé une augmentation de capital de cinq milliards de dollars -- qui servira à rembourser une petite partie du renflouage si généreusement accordé par le gouvernement américain.
Alors, est-ce la première d'une longue série ? Faut-il s'en féliciter ? Le contribuable finira-t-il -- comme le rêvaient les autorités américaines -- par dégager un profit dans toute cette affaire ?
Je ne sais pas, cher lecteur, je ne sais pas... Tout ce que je retiens pour l'instant, c'est que Goldman Sachs a en fait terminé la séance en baisse hier soir à Wall Street, perdant 11,56% ; on dirait que certains investisseurs ne sont pas si ravis que ça de voir les choses se dérouler selon le plan Geithner !
** Côté européen, en tout cas, on ne s'est pas arrêté à ça : les principales places du Vieux Continent ont terminé dans le vert, à commencer par le CAC 40. L'indice français a renoué avec les 3 000 points, pour la peine -- atteignant jusqu'à 3 028 en séance (imaginez un peu ça !). Il a terminé en fin de compte à 3 000,22 points -- l'honneur est sauf -- soit une hausse de 0,88%. Dans le même temps, Londres gagnait 0,13% pour le FTSE, tandis qu'à Francfort, le DAX engrangeait 1,10%.
Les Américains, eux, ont préféré se concentrer sur des statistiques économiques moins encourageantes -- et ont ainsi terminé la séance sur une baisse unanime. Le Dow Jones a perdu 1,71%, atteignant les 7 920,18 points, tandis que le Nasdaq chutait de 1,67% à 1 625,72. Le S&P 500 reculait quant à lui de 2,01%, à 841,51 points.
La cause de ce marasme ? Une inflation qui refuse bel et bien de s'enflammer, pour commencer : l'indice des prix à la production américaine a baissé de 1,2% le mois dernier, alors qu'on attendait une hausse de 0,1%. Les ventes au détail ont elles aussi reculé, avec -1,1% contre +0,3% anticipés, selon le département du commerce américain. Et les stocks des entreprises américaines sont eux aussi en baisse, avec -1,3% contre -1% prévu par le consensus.
** Le dollar, en tout cas, n'a pas suivi les marchés de son pays ; le billet vert clôture en hausse par rapport à l'euro. La monnaie unique est même repassée sous le seuil des 1,33, à 1,3290 $ (contre 1,3377 la veille). Parallèlement, l'or a lâché 7,50 $ au second fixing de Londres, terminant la journée à 887,5 $ l'once.
Les taux se sont détendus suite aux statistiques américaines ; le bon du Trésor américain à 10 ans s'est ainsi détendu de huit points de base, à 2,78%.
Enfin, le baril de brut tente de tenir bon. Comme nous l'explique Isabelle Mouilleseaux ci-dessous, maintenant que le seuil des 50 $ a été repassé, de grandes choses attendent l'or noir... et les investisseurs feraient bien de ne pas se laisser distraire par les quelques difficultés qu'ils pourraient rencontrer en route... notamment par la petite baisse d'hier, qui a vu le baril de WTI New York passer de 50,05 $ lundi à 49,41 $ en clôture mardi.
Françoise Garteiser,
Paris
http://www.la-chronique-agora.com

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