La directive Bolkestein revient en loucedé

Publié le par sceptix


Par Rémi Berger


La dénonciation de la directive service, appelée également directive « Bolkestein » du nom du commissaire européen étant à son origine, avait été l’un des piliers des arguments des défenseurs du non en mai 2005. Celle-ci prévoyait la libéralisation totale des services au sein de l’Union Européenne afin de faciliter la circulation des services et favoriser la liberté d’établissement. Elle prévoyait pour cela notamment d’appliquer la règle dite « du pays d’origine », ce qui avait provoqué la « peur du plombier polonais ». Cette règle s’explique comme suit : une entreprise (privée ou publique) de service d’un Etat de l’Union Européenne pouvait s’établir ou offrir ses services au sein de n’importe quel autre Etat de l’UE et selon les règles fiscales et salariales du pays d’origine. Autrement dit pour reprendre l’exemple du plombier polonais, une entreprise polonaise aurait pu proposer ses services en France, avec des travailleurs polonais en étant rémunérée au même tarif qu’en Pologne et les règles fiscales polonaises s’appliqueraient, ce qui aurait eut comme conséquence une fragilisation de nos entreprises de services. La mise en œuvre de cette directive fut avortée suite à de nombreuses contestations des pays fondateurs de l’UE.

 
            A l’heure actuelle, cette même directive se retrouve dans les projets à court terme de l’UE. Celle-ci prévoit en effet de l’adopter d’ci décembre 2009, c'est-à-dire après les élections européennes (comme de nombreux sujets épineux). La directive service d’aujourd’hui, reprend l’ensemble des dispositions de la précédente, sauf la règle dite « du pays d’origine ».

            Cette directive reste très dangereuse pour notre économie nationale et le peu de services publics restant à la France. Elle s’applique aux services d’entreprises ainsi qu’aux domaines de services publics (sauf la santé et l’enseignement). Son article 2 précise qu’elle s’applique aux Services d’Intérêt Economique Général, forme libéralisée des services publics imposée par Bruxelles. Tous les services publics français libéralisés (SNCF, EDF…) ou non libéralisés totalement ( La Poste…) se verront concurrencés par des entreprises publiques ou privées venant de tous les Etats membres de l’UE sans que la France ne puisse imposer la moindre restriction.

 
            Evidemment l’UMP, le PS et le Modem n’en disent pas un mot car sont totalement d’accord avec cela, mais ne souhaitent pas que les français sachent qu’ils ouvrent la voie à l’Europe pour engager la destruction nationale, car affirmons le, « le service public c’est la France » !

            Plus étonnant, les Villiers, Lepen, Besancenot et autres n’en évoquent pas un mot non plus. Pourquoi ce silence ?  Tout simplement car certains sont plus préoccupés par leur avenir de collaborateur UMP, d’autres par la régularisation des sans-papiers et leurs prétendus « droits constitutionnels » et enfin d’autres se préoccupent plus d’un débat sur la place occupée par le génocide effectué dans le cadre de la seconde guerre mondiale. (Je vous laisse deviner qui est qui).

            Encore une fois, seul Debout La République et Nicolas Dupont-Aignan se préoccupent du sort des français et de les défendre face à l’acharnement libéral et anti-démocratique de l’Union Européenne. Il encore possible de changer le cours des choses, en votant pour les listes Debout La République en juin et élire des députés européens courageux tels T.Grégoire et B.Brière, têtes de liste pour la zone Nord-Ouest.


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