Plan de relance : des milliards d’euros d’argent public pour Veolia et Suez

Publié le par sceptix

Les multinationales françaises, leaders mondiaux de l’eau et des services à l’environnement, viennent coup sur coup, en l’espace de quelques mois, de bénéficier de cadeaux exorbitants accordés sans barguigner par le gouvernement de M. François Fillon. Elles sont désormais éligibles au Fonds stratégique d’investissement (FSI), créé en décembre 2008 par l’Etat. De plus, le projet de Loi de finances rectificative 2008-2009, adopté ce 9 avril, prévoit que le gouvernement va garantir à hauteur de 10 milliards d’euros les contrats de partenariat public-privé (PPP), les contrats de délégation de service public (DSP), et jusqu’aux emprunts contractés par ces entreprises. Ces mêmes entreprises qui concourent impitoyablement à l’éradication des services publics, en France, en Europe et dans le monde, via un lobbying effréné, et une guérilla juridique impitoyable. Mais le soutien sans précédent que vient de leur accorder le gouvernement français soulève désormais la question de sa qualification juridique. S’il était assimilé à une « aide d’Etat », la Commission européenne devrait en toute logique faire droit aux requêtes dont pourraient la saisir des opérateurs, publics ou privés, s’estimant lésés par une distorsion aussi manifeste de la concurrence…

M. Nicolas Sarkozy annonçait le 20 novembre 2008 à Montrichard, dans le Loir-et-Cher (tout un symbole !), la création du Fonds stratégique d’investissement qui a, officiellement, pour vocation, comme le précisait le site internet de l’hôtel Matignon dès le 25 novembre 2008, de sécuriser le capital d’entreprises « stratégiques », et de soutenir le développement des PME présentant un potentiel de croissance. Il est contrôlé à 51 % par la Caisse des dépôts, l’Etat détenant le solde.

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