atteinte aux libertés
black-out

http://www.laquadrature.net/HADOPI
Malheur a celui qui s'est tu
parce qu'il croyait parler dans le désert
Balzac
"Il y une chose pire encore que
l'infâmie des chaînes,
c'est de ne plus en sentir le poids."
Gérard Bauër (1888-1967), écrivain Français
DISPARITION DE MOHAMED - A RELAYER - URGENT
Mohamed MOKHTAR
envoyé par shiboubou. -
l'autre blog au cas où : La bouse ou la Vie
Site de J.J.CREVECOEUR








Bonne journée, amicalement.
Je t'embrasse très très fort.
Le conflit de Honduras repose sur la question de la constitutionalité. La constitution Hondurienne est immuable et Zelaya a proposé une modification de cette constitution. Sans entrer dans les détails : Que penser du principe d’une constitution qui ne peut être modifiée quelle que soit l’évolution du monde et de la situation interne du pays ? Le Honduras a connu 6 constitution depuis 1825, la dernière date de 1982 et a été instituée pendant la dictature militaire du Général Policarpo Paz Garcia. Les 8 premiers articles sont déclarés « petreos », immuables et celui qui y touchera sera déclaré traître à la patrie.
Entre autres mesures mises en place par Zelaya, fut promulguée une « Loi de participation citoyenne » qui permet au peuple de demander une consultation populaire (qui n’a pas la valeur contraignante du référendum) pour des thèmes que ce dernier estimera d’intérêt général. Plus de 400O personnes demandèrent une consultation de l’opinion au sujet d’une possible assemblée constituante. La procédure aurait du être la suivante : cette consultation aurait du se faire le jour du coup d’état par l’Institut Général de Statistique sur base de la question suivante : « Etes-vous d’accord pour que lors des élections générales de novembre 2009 soit installée une quatrième urne par laquelle le peuple s’exprimera quand à l’opportunité de convoquer une assemblée constituante ? » « Si…No »
Les trois autres urnes servant respectivement à l’élection présidentielle, à celle des parlementaires et aux élections municipales. Les élections auraient eu lieu sous la Constitution actuelle et l’Assemblée constituante aurait eu lieu sous le gouvernement du nouveau Président puisque Zelaya ne pouvait briguer un nouveau mandat sous ce régime, voilà pour le mythe de la réélection.
J’irai étudier de plus près cette constitution pour mettre en évidence le contenu de ces articles immuable, je n’en sais pas encore assez pour développer ce sujet dans le présent article, mais suffisamment cependant pour montrer qu’il s’agissait d’un procédé qui multiplie les garanties d’un processus démocratique. Et qui n’aurait pu servir à la réélection de Zelaya lors de prochaines élections puisque le référendum qui aurait fait suite à la consultation populaire ce serait en cas de majorité de oui déroulé simultanément avec les élections présidentielles. En l’écrivant je me dis que nos états de l’UE feraient bien d’instaurer eux aussi quelques procédures garantes d’autant de respect de la volonté populaire dans notre constitution commune. Et voilà ce dont se servent les usurpateurs pour déclarer l’illégitimité de Zelaya et justifier leur coup d’état militaire.
Or parmi les 8 articles pétrifiés de la constitution voici le contenu des 2ème et 3ème qui fondent la légitimité de la résistance populaire. Ils affirment que « l’usurpation de la souveraineté populaire et l’usurpation des pouvoirs constitués sont définis comme des crimes de trahison (…) » (Article 2) et que « nul ne doit obéissance à un gouvernement usurpateur (…) « Le peuple a le droit de recourir à l’insurrection pour la défense de l’ordre constitutionnel » (Article 3).
Le jeu se passe entre esprit et lettre de la loi constitutionnelle Ce qui gênent les oligarques mondiaux, c’est que l’Amérique du Sud se retrouve chaque jour d’avantage et plus unie comme avant-garde d’un combat qui comporte l’instauration de démocraties participatives à l’intérieur et d’alliance multipolaires à l’extérieur avec ceux qui s’opposent à la volonté de l’occident d’instaurer son universalisme impérialiste. Un fort principe de respect du droit à l’autodétermination préside ces deux démarches complémentaires.
Ce que le peuple hondurien ne peut accepter c’est le retour armé d’une oligarchie héritière des dictatures. Un des premiers actes de Micheletti a été de suspendre 5 libertés constitutionnelles instaurant un loi martiale qui ne dit pas son nom.
- suspension du droit d’association
- suspension du droit de manifestation
- suspension de la liberté de mouvement sur l’ensemble du territoire et couvre-feu
- droit de violation du domicile par les forces de l’ordre
- fin des garanties liées au droit de détention, prolongation de 24 heures des garde à vue.
Je vous laisse juges, entre le désir de Zelaya de modifier la constitution qui laisse la décision au peuple à travers une succession de votes démocratiques. Entre la prise de pouvoir par un coup d’état militaire, la capture du légitime président par l’armée et la mise en place d’une loi martiale pour garantir un pouvoir usurpé : de quel côté se trouve la légitimité, la constitutionalité ?