L'UE suspend son aide au Honduras/ le Honduras expulse les diplomates vénézuéliens

Publié le par sceptix

L'UE suspend son aide au Honduras

Article publié le 21/07/2009 Dernière mise à jour le 21/07/2009 à 05:26 TU

(Photos : Reuters & Communauté européenne)

(Photos : Reuters & Communauté européenne)

La Commission européenne a suspendu lundi son aide financière au Honduras, une manière de renforcer la pression internationale et d’obliger le gouvernement intérimaire issu du coup d’Etat du 28 juin d’accepter les solutions apportées par la médiation du président costaricien Oscar Arias.

Avec notre bureau à Bruxelles,

Pour la période 2007-2010, le total des aides prévues par la Commission européenne en faveur du Honduras s’élève à près de 130 millions d’euros. De ce total, un peu plus de la moitié, 65,5 millions d'euros concernent des aides directement abondées au budget de l’Etat hondurien. La Commissaire chargée des Affaires extérieurs Benito Ferrero-Waldner a annoncé, ce lundi, la suspension de cette aide budgétaire.

L’autre moitié des fonds constitue par exemple des aides humanitaires ou des aides au développement et concerne des projets réalisés directement par des agences européennes ou par des ONG partenaires. Ces fonds-là restent disponibles.

Augmenter la pression

Mais pour la Commission, dans les circonstances actuelles et avec les efforts de médiation du président costaricien qui n’aboutissent pas, il n’y avait d’autre choix que de suspendre le soutien budgétaire au Honduras. Une décision difficile, selon la Commissaire, pour ce pays pauvre déjà privé de l’aide financière des organismes internationaux depuis le putsch du 28 juin.

Pour la Commission européenne c’est une façon de renforcer la pression internationale sur le gouvernement putschiste de Tegucigalpa pour accepter la solution de médiation du président costaricien et donc le retour au Honduras du président déposé Manuel Zelaya.

Source RFI

 

Le Honduras expulse les diplomates vénézuéliens

Le gouvernement de facto au Honduras a haussé le ton, mardi 21 juillet, face à la communauté internationale, qui ne cesse d'accroître sa pression afin d'obtenir le retour à son poste de l'ex-président Manuel Zelaya. Son rival, Roberto Micheletti, désigné par le Congrès à la tête du pays, a exigé le départ du personnel de l'ambassade du Venezuela, dont le président socialiste Hugo Chavez est un proche allié de M. Zelaya.

Le ministère des affaires étrangères des nouvelles autorités a reproché au Venezuela sa "menace d'usage de la force""ingérence", donnant 72 heures à son personnel diplomatique pour partir. M. Chavez a manifesté un soutien actif à M. Zelaya, lui fournissant notamment l'avion dans lequel il s'est rendu au rendez-vous fixé au Costa Rica par le président et Prix Nobel de la paix, Oscar Arias, soutenu comme médiateur par l'ensemble de la communauté internationale.

L'ambassadeur du Venezuela à Tegucigalpa avait déjà été rappelé peu après le coup d'Etat, comme ceux de ses alliés de la gauche radicale (Bolivie, Equateur, Nicaragua). Le gouvernement de facto reste aussi toujours opposé à la proposition de M. Arias, qui a proposé un "gouvernement d'union nationale" dirigé par M. Zelaya et la perspective d'une élection anticipée.

L'UNION EUROPÉENNE ANNONCE UN DURCISSEMENT

Par ailleurs, l'Union européenne (UE) a annoncé mardi un durcissement vis-à-vis de Tegucigalpa. Elle "va continuer à restreindre les contacts au niveau politique avec les représentants du gouvernement 'de facto'" du Honduras "jusqu'à ce qu'une solution négociée soit trouvée", a indiqué la présidence suédoise dans un communiqué. L'UE avait déjà annoncé lundi le gel de ses 65,5 millions d'euros d'aide budgétaire au Honduras.

Malgré la mise en garde de Washington à M. Micheletti, la Cour suprême du Honduras a soutenu le chef d'Etat par intérim, rejetant "tout acte d'ingérence ou d'intimidation". M. Zelaya, lui, demande à la communauté internationale d'accroître la pression sur le nouveau régime. Il a affirmé mardi qu'il ne renoncerait jamais à reprendre le pouvoir. "Ce serait comme renoncer au droit à la vie et à la justice. On ne peut pas y renoncer", a-t-il clamé, dans une déclaration à la radio chilienne Cooperativa.

Au Nicaragua, où il a été accueilli par le président Daniel Ortega, M. Zelaya a suscité la colère de l'opposition conservatrice, qui lui a demandé mardi de cesser d'appeler à "l'insurrection" ou de quitter le pays, annonçant son intention de réclamer son expulsion auprès du Parlement.

leMonde.fr

Publié dans Amérique Latine

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R

réflexions sur les causes du coup d'Etat
http://servirlepeuple.over-blog.com/article-honduras-interview-d-un-leader-dela-resistance-40873615.html


Répondre
A
Tout à fait sympa de la part de l'UE alors qu'il n'est plus question en rien de négociation, mais de manière dont va se rétablir la légitimité. Point Et que comprenant l'erreur qu'était de consulter le département d'état US, comme si les USA avaient quelque légitimité pour créer les coups d'états et puis réparer les dégâts, c'est à présent l'OEA qui a pris la direction du processus de restitution de Zelaya dans ses fonctions. Face à la guerre que lui a déclarée de manière polymorphes l'oligarchie internationale, l'Amérique du Sud ne prend plus de gants. Rappelons qu'il n'y a pas de "nouvelles autorités" mais les auteurs d'un coup d'état militaire et médiatique, condamnés unanimement par la communauté internationale (même si hypocritement parfois) qui doivent  être jugés pour les crimes qu'ils ont commis et commettent encore au quotidien (bientôt un rapport à ce sujet que je traduirai dès que j'en disposerai), ainsi l'exprime également le porte-parole de l'OEA, organisation qui réunit, rappelons le, l'ensemble des nations du continent américain. Et que le sous-continent sud lance un appel à la communauté internationale pour lui permettre d'éviter dans un processus de guerre militaire qui serait sans aucun doute sources d'immensément de douleur. Ceci dit, ils sont prêts à se défendre et leurs armées sont mobilisées.La guerre globale a commencé de la Chine au Venezuela, en passant par le moyen-oreint, les satellites de la Russie, les dictatures qui s'installe en Europe (le Japon a refusé que les USA installent sur son territoire une base qui lui aurait permi d'atteindre la Chine, la Colombie en a accepté 3 nouvelles pour remplacer celles qui se font à présent expulser les une après les autres sur tout le sous-continent.Quand au personnel de l'Ambassade du Venezuela, le président légitime désire qu'il reste en place et ils ne partiront pas. Re-gros bisous Anne
Répondre
S

Ils nous mènent en bateau, mais sur tous les sujets, Obama et la couverture maladie alors que 9000 milliards ont disparu de la FED (tu as entendu qq chose là dessus dans nos merdias ? Moi non....),
le Honduras, l'Iran, la grippe, Karachi, ECOEUREE, et plus encore par la non-réaction de nos concitoyens.
Plein de bisous