Semaine d’Action Mondiale contre la Dette et les IFI. On en a assez des fausses solutions : Les peuples et la Planète ont besoin de l’Annulation de la Dette et des Réparations TOUT DE SUITE !

Publié le par sceptix



Semaine d’Action Mondiale contre la Dette et les Institutions financières internationales

Du 12 au 18 octobre 2009


On en a assez des fausses solutions :
Les peuples et la Planète ont besoin de l’Annulation de la Dette et des Réparations TOUT DE SUITE !

La crise financière et économique mondiale a des conséquences dévastatrices pour la vie de millions de personnes dans le monde entier, tant au Sud qu’au Nord, et pour notre foyer commun, la planète Terre. Conjointement avec les crises alimentaire, climatique et énergétique, la crise financière et économique a entraîné de graves impacts : entre autres, des pertes massives de postes de travail et de salaires ; des coupes budgétaires dans les secteurs servant à garantir les droits de l’Homme fondamentaux en termes de santé, éducation, logement, eau, électricité et sécurité sociale ; des expulsions violentes de la terre et du territoire ; une augmentation de la concentration du contrôle et de l’exploitation des ressources naturelles par le pouvoir des entreprises ; et une augmentation des attitudes racistes et discriminatoires en termes de genre, religion et orientation sexuelle. Les coûts de cette crise, réellement systémique, continuent d’augmenter et incluent l’aggravation de la crise sociale et l’intensification de la militarisation, de la guerre et de la criminalisation de la lutte sociale, y compris lorsque les bénéfices des spéculateurs et autres vautours commencent à se récupérer.

Les niveaux d’endettement dans tout le Sud souffrent aussi de l’impact de ces crises qui ont surgi au cœur de l’économie mondiale, comme résultat des politiques dessinées en faveur du libre flux des capitaux dans un marché qui s’était déclaré comme étant autorégulé. Par conséquent, la bombe de la dette est sur le point d’exploser de nouveau. La réduction des recettes fiscales, la chute des transferts d’argent des travailleurs migrants, et les croissantes demandes sociales, économiques et environnementales, sont en train de pousser de nombreux gouvernement du Sud à rechercher désespéramment des prêteurs, effaçant les améliorations les plus récentes et devenant de nouveau les proies de ceux qui offrent peu, si ce n’est rien, à part davantage de dette illégitime.

Cependant, la dette qui est en train de s’accumuler n’est pas seulement financière. Les fausses solutions qui sont actuellement promues face aux crises sont en train de générer une croissance potentiellement irréversible des dettes écologique, climatique, sociale et économique dont les peuples et la planète sont les créanciers, particulièrement au Sud. Parmi ces fausses solutions, nous pourrions citer : - les nouveaux prêts pour faire face aux besoins créés par les crises, - les crédits pour des projets d’agrocombustibles, pour des méga-projets énergétiques ou pour les prétendus mécanismes de développement propres, - le marché du carbone, ou encore - le rôle central qui est en train d’être conféré à des institutions qui devraient se retirer, comme le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, le Fonds de Stabilité Financière ou encore l’Organisation Mondiale du Commerce. Parmi ces fausses solutions, il faut également mentionner les réductions limitées de dette, conditionnées et contrôlées par les prêteurs, ignorant les engagements de reconnaître l’illégitimité des dettes et d’annuler les dettes financières illégitimes sans conditionnalités. Au lieu de reconnaître la nécessité d’une transformation fondamentale d’un système dont l’échec est de plus en plus évident, les réponses des gouvernements du Nord – en particulier le G7 -, des entreprises multinationales et de certains gouvernements au Sud, ont pour objectif le sauvetage du système. Au lieu de profiter des crises au détriment des mêmes peuples, pays et de la planète elle-même, qui depuis longtemps ont payé les coûts de leur enrichissement, ils doivent offrir une compensation et des réparations pour leur responsabilité dans la création d’une crise criminelle, et pour l’usage démesuré de la richesse du monde et de la nature.

Assez, c’est assez ! Nous, les peuples, devons nous unir localement et mondialement pour construire des alternatives d’équité et d’équilibre pour tous, sans dettes ni domination. C’est pourquoi nous convoquons tous les mouvements et organisations du monde entier, à unir leurs forces pendant la SEMAINE D’ACTION MONDIALE CONTRE LA DETTE ET LES INSTITUTIONS FINANCIERES (IFI’s), du 12 au 18 octobre 2009. Conjointement avec les Peuples Indigènes, nous lançons un appel pour une MOBILISATION MONDIALE EN DÉFENSE DE LA TERRE MÈRE, du 12 au 16 octobre, et unissant les luttes pour en finir avec la domination par la dette et par le fondamentalisme du marché aux luttes pour la justice climatique (13 octobre), des femmes rurales et pour la répudiation de la dette (15 octobre), pour la souveraineté alimentaire (16 octobre) et pour l’éradication de la pauvreté (17 octobre), nous nous mobiliserons pour des solutions durables qui rendront un autre monde, un monde juste, possible. AGISSEZ ET DEMANDEZ :


- L’annulation sans conditions de toutes les dettes financières illégitimes.
- La restitution et les réparations des dettes écologiques, climatiques, économiques, sociales et historiques, sur la base d’audits intégraux et participatifs.
- Le respect du droit souverain des pays à prendre des mesures unilatérales pour mettre fin au paiement de la dette, afin de satisfaire leurs obligations en termes de droits humains et environnementaux.
- Des réponses aux crises économique, climatique, énergétique et alimentaire, qui n’augmentent pas la charge de la dette sur les peuples du Sud et sur la planète et qui n’augmentent pas la militarisation et la criminalisation de la lutte sociale.
- La création de nouvelles institutions financières et d’une architecture financière mondiale et régionale qui donne la priorité aux personnes et à la planète et non aux profits et au pouvoir des entreprises.

Les peuples du Sud sont les créanciers ! Ils ne doivent pas payer ! Pour une Annulation de la Dette et des Réparations, Tout de Suite !

Contact : semainedette@gmail.com

Source : CADTM





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