Assurance-maladie : les pistes du Haut Conseil face à une situation «extrêmement critique»

Publié le par Charlotte sceptix

Dans son deuxième rapport publié ce vendredi, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie invite les responsables politiques à « se saisir » du dossier. Des mesures de renflouement immédiat sont jugées incontournables, de même que des réformes « énergiques » sur les maladies chroniques.

Assurance-maladie : les pistes du Haut Conseil face à une situation «extrêmement critique»

« On ne gagne jamais les élections grâce à la santé mais on peut les perdre à cause de la santé. » Cet adage incite les candidats à la présidentielle à rester très vagues sur le thème de la santé, au grand dam du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie (HCAAM) qui, dans son deuxième grand rapport (le premier avait précédé le plan Douste-Blazy), publié vendredi 23 mars, propose des pistes de réforme et souhaite que « le débat public s'en saisisse ».

« La situation financière de l'assurance-maladie traverse de nouveau une période extrêmement critique », alerte cette instance de concertation où siègent tous les acteurs du système : partenaires sociaux, mutuelles, professionnels...

Proscrire le recours à l'endettement

Le HCAAM réaffirme d'abord la nécessité de couvrir « l'ensemble des soins préventifs et curatifs », sans remettre en cause le principe de base d'une solidarité entre malades et biens portants, quel que soit le revenu. Cette solidarité implique que le recours à l'endettement soit proscrit. « Le comblement » des comptes doit « se faire sans délai ». Et comme la crise, en plombant les recettes, a porté le déficit à un niveau trop élevé (10 milliards) pour n'agir que sur les dépenses, le Haut Conseil juge « qu'aucune remise à niveau d'équilibre ne pourra se faire sans une part, plus ou moins importante selon les uns ou les autres, de recettes nouvelles. »

Mais c'est au-delà que les questions essentielles se posent. Comme la croissance spontanée des dépenses de santé est plus forte que celle de la richesse nationale, il faut trouver des moyens durables de l'optimiser : sa part dans le PIB ne peut croître à l'infini (ce serait au détriment d'autres besoins sociaux) sauf à accepter des déremboursements massifs. Le rapport prône des actions beaucoup plus « énergiques » que ce qui a déjà été fait.

Un exercice beaucoup plus collectif de la médecine

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