DEUX TIERS DES SITES WEB CENSURÉS EN AUSTRALIE N’ONT AUCUN RAPPORT AVEC LA PÉDOPHILIE

Publié le par sceptix

[Fabrice Epelboin - ReadWriteWeb - 3 juin 2009]

L’Australie, autre grande démocratie séduite par les charmes du totalitarisme et de la censure, a une sérieuse longeur d’avance sur la France et sa loi Loppsi qui compte également, sous le prétexte de lutter contre la pédophilie, mettre en place des listes noires de sites web qu’il sera impossible de consulter sur le territoire national.

Malgré de nombreuses manifestations, l’opposition des fournisseurs d’accès à internet qui qualifient l’idée de ridicule et une opposition féroce des parlementaires Australien (bien moins godillots qu’au parlement Français) le gouvernement Australien a persisté dans la censure, et ni les quelques ratés dans la mise en oeuvre, ni la facture de 189 millions de dollars (environs 108 millions d’Euros) ne l’on arrêté.

La raison avancée là bas est la même qu’ici : protéger les innocents des sites pédophiles. Certes, là bas comme ici, le fait que les pédophiles, tout comme les téléchargeurs de mp3, n’aient qu’à utiliser des moyens simples de contournement pour devenir invisibles, chagrine quelque peu la police, qui s’était habituée a de spectaculaires coup de filets et qui va devoir revenir à des méthodes plus traditionnelles (et bien moins efficaces) pour traquer les pédophiles, mais tout cela n’a nullement freiné le gouvernement Australien.

Quand en février dernier, la liste des sites filtrés sur le réseau Australien a fait son apparition sur le web, la réalité des intentions du gouvernement est apparu en plein jour : moins d’un tiers des sites censurés avaient un rapport avec la pédophilie.

Bien que les représentants du gouvernement Australien ait admit les faits durant une audition au Sénat, leur seule réponse pour l’instant consiste à poursuivre en justice Wikileaks, un site web qui s’est fait une spécialité de révéler ce type de secrets d’Etat avec pour intention de lutter contre les atteintes à la démocratie et la corruption, ainsi que certains forums dont les utilisateurs s’échangeraient des liens vers la liste des sites censurés.

Une fois les dispositifs de censure mis en place, il est particulièrement tentant d’y ajouter ce qui déplait, et la dérive, en Australie, n’aura pris que quelques mois. A moins qu’il ne s’agisse d’une erreur, mais avec un taux d’erreur de 68%, on peut légitimement se demander si toute cette histoire de censure est une bonne idée. Une chose est certaine : ce ne sont pas les pédophiles qui sont visés, bien au contraire, ils seront grâce à cette loi, qui les obligera à adopter des usages plus sécurisés de l’internet (VPN, cryptage, etc), bien plus à l’abri des forces de police qu’ils ne l’ont jamais été.

http://fr.readwriteweb.com/2009/06/03/a-la-une/sites-web-censures-australie-sans-rapport-avec-pedophilie/

Libertés-Internet

 

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R

Cette nouvelle ne m'étonne pas. C'est CE A QUOI IL FALLAIT  S'ATTENDRE.
vous voyez que ceux qui en entendant leurs discours ont tout de suite dit : "c'est n pretexte pour détruire les libertés ! c'est le moyen d'introduire une censure sans contôle et tous azimuts"
n'étaient pas du tout paranos, mais avertis et lucides, et qu'ils avaient raison.


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S

Salut Charlotte ,l'Australie je connais (mes 2 beaux fils y habitent) mais c'est le
genre de pays que je deteste!
pour leurs agissements envers les arborigènes!
pour leurs debilités (ils parient sur tout et n'importent quoi)
pour leurs traitements inhumains envers les pecheurs indonesiens!
pour leur refus de lutter contre le rechauffement climatique!
pour leur naturalisation massive 2 ans avant les JO!
                                              
Segolin de la lagune de Thau!


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S

Quand j'avais 20 ans (je travaillais chez IBM je sais, nul n'est parfait !) j'ai failli émigrer à Perth, l'Australie
manquait de femmes et nous offrait le voyage, j'avais le logement et le boulot par le consulat australien, ne me manquait que le passeport, au dernier moment je me suis dégonflée, je venais de
rencontrer celui qui est devenu mon mari, il en revenait et son jugement sur le pays était sévère, "c'est un pays de fachos". Ok lui était un peu anar, mais son avis m'importait, alors je suis
restée. Et voilà comment on bouleverse une vie mais je ne regrette rien.
Bisous Messire de la Lagune