Le président de la BCE estime que la sécurité d'emploi et les filets de sécurité sociaux relèvent du passé. Pour lui, l'Europe ne pourra pas se passer d'une bonne cure d'austérité combinée à
une réforme structurelle de son marché de l'emploi. Et il ne faudra pas compter sur l'argent chinois pour aider le Vieux-Continent à se redresser, met-il encore en garde.
(© Hannelore Foerster)
Dans une interview au Wall Street Journal de ce vendredi, Mario Draghi ne mâche pas ses mots. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) y déclare de but
en blanc que le modèle sociale européen est dépassé.
Le modèle social européen qui se base sur la sécurité d'emploi et des filets de sécurité généreux relève déjà du passé, affirme l'Italien qui a pris les rênes de l'institution monétaire il y
a quatre mois. Pour lui, le niveau du chômage des jeunes -50% en Espagne- en est la preuve. Et Draghi d'appeler à des réformes structurelles du modèle européen, et en particulier du marché du
travail, pour doper l'emploi des jeunes.
Pas de sauveteurs chinois
Le banquier central convient que la tâche ne sera pas facile. Il écarte par exemple du revers de la main le scénario irréaliste d'un sauvetage de l'Union européenne par la Chine alors que
plusieurs dirigeants européens ont appelé les économies émergentes à acheter des titres de dettes européens ou des obligations émises par les pays européens à problème. "On en a beaucoup
dit. J'en entends parler mais je n'ai pas vu le moindre investissement officiel (chinois) sur les marchés financiers européens", déclare Draghi au WSJ.
Pour le banquier central, la seule solution pour l'Europe est de combiner des mesures d'austérité aux réformes structurelles nécessaires. Il estime que le bénéfice que les pays européens
pourraient tirer de telles réformes contrebalancerait l'impact des baisses de dépenses publiques.
qui a ramené sa fraise :