Fitch abaisse les notes de la Grèce à cause du risque de sortie de l'euro

Publié le par Charlotte sceptix


NEW YORK - L'agence de notation financière Fitch a abaissé jeudi les notes de long terme de la dette en devises et en euros de la Grèce à CCC contre B- auparavant, citant le risque accru de sortie du pays de la zone euro.

La note de la dette de court terme en devises a été ramenée à C contre B auparavant.

L'abaissement des notes de la dette souveraine de la Grèce reflète le risque accru que la Grèce ne soit pas en mesure de maintenir sa participation à l'Union économique et monétaire, justifie Fitch.

Le score important des partis +anti-austérité+ lors des élections parlementaires du 6 mai et l'incapacité à former un gouvernement montre le manque de soutien politique et public pour le programme (d'aides) de 173 milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI, ajoute l'agence.

Les dernières élections en Grèce ont vu la montée en puissance des partis anti-austérité. Leur possible accession au pouvoir après le prochain scrutin prévu le 17 juin pourrait remettre en cause le maintien du pays au sein de la zone euro, perspective qui inquiète les investisseurs.

Au cas où les élections générales du 17 juin ne déboucheraient pas sur un gouvernement ayant pour mandat de continuer le programme d'austérité budgétaire et de réformes structurelles (conditionné aux aides) de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) une sortie de la Grèce de l'Union économique et monétaire est probable, poursuit Fitch.

Une telle éventualité se traduirait probablement par un défaut de paiement à grande échelle du secteur privé et sur les obligations dénominées en euro, malgré un service de la dette modéré à la suite de la restructuration des bons d'Etat du gouvernement grec en mars, note encore Fitch.

Une sortie de la Grèce de la zone euro pourrait aussi entraîner la dégradation des notes de celles d'autres pays, notamment l'Italie et l'Espagne, avait déjà averti lundi Fitch.

Le rejet des engagements de la Grèce vis-à-vis de ses créanciers, UE et FMI, serait désastreux, a prévenu le Premier ministre sortant Lucas Papademos.

Le FMI a annoncé qu'il suspendait ses contacts avec la Grèce jusqu'aux élections législatives, et ne travaillerait pas avec le nouveau gouvernement provisoire, nommé jeudi à Athènes pour expédier les affaires courantes.

Début mai, l'agence concurrente Standard and Poor's avait de son côté relevé la note de la Grèce à CCC, contre défaut sélectif au terme d'une opération d'échange de dette qui a permis d'effacer environ 105 milliards d'euros de créances.

La troisième grande agence de notation, Moody's, avait quant à elle annoncé début mars qu'elle considérait que la Grèce avait fait défaut sur sa dette, et a maintenu la note qu'elle attribue au pays à C, la plus basse dans son échelle.


(©AFP / 17 mai 2012 21h57)Romandie news

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Roland 19/05/2012 13:11



http://www.asselineau2012.fr/2012/05...erreur-en.html

Grèce : la stratégie de la terreur en perspective


Si mes lecteurs veulent avoir une idée de ce qui va probablement se
passer en Grèce au cours du mois qui nous sépare des nouvelles élections
prévues le 17 juin prochain, je leur suggère de (re)visionner ma
conférence "Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ?" enregistrée voici
un peu plus d'un an, en avril 2011 :
http://www.u-p-r.fr/sortie-de-leuro/...ortir-de-leuro

Dans cette conférence, j'avais expliqué comment les européistes avaient
tout mis en œuvre pour terroriser les Suédois, tout au long de l'année
2003, afin de les contraindre psychologiquement à voter Oui au
référendum sur l'entrée de la Suède organisé le 14 septembre 2003 par le
gouvernement de Stockholm.

Huit procédés d'intimidation avaient été mis en œuvre :

1°) une débauche de moyens étatiques, politiques, médiatiques et
financiers en faveur du Oui ;

2°) la menace de l’Apocalypse promise par les plus hautes autorités
publiques en cas de victoire du Non ;

3°) une orchestration de l’épouvante menée conjointement par le patronat
et les dirigeants syndicaux ;

4°) le chantage public à l’emploi, de très grandes entreprises ayant
menacé les Suédois de cesser leurs activités en Suède en cas de rejet de
l'euro (à commencer par la plus grande société du pays, Ericsson) ;

5°) les appels du pied et les clins d’œil aux extrémistes de droite et
de gauche ;

6°) la "psychiatrisation" des opposants (médias et commentateurs
insinuant que les opposants à l'euro étaient des malades mentaux) ;

7°) l’exploitation indécente du mystérieux assassinat de la principale
porte-parole du camp du Oui ;

8°) un sondage truqué, publié in extremis, pour faire croire que le Oui
allait triompher (le Non l'a emporté à 57% des suffrages exprimés hors
votes blancs).

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Il va nous falloir examiner de près comment la campagne électorale qui
s'ouvre en Grèce va se dérouler mais les premiers événements donnent à
penser que tout ou partie de ces procédés vont être utilisés pour placer
le peuple grecque sous terreur.

Au cours des dernières heures, les événements suivants sont déjà
intervenus :
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1) EN ANNONÇANT SA DÉCISION DE NE PLUS FOURNIR DE LIQUIDITÉS À CERTAINES
BANQUES GRECQUES, LA BCE A SCIEMMENT PROVOQUÉ UN DÉBUT DE PANIQUE
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Comme le très sérieux journal Les Échos vient de l'écrire sur son site,
« la panique n'a pas encore totalement gagné la Grèce mais cela y
ressemble ».

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet confirmé avoir cessé de
fournir des liquidités à certaines banques grecques sous-capitalisées.
Du coup, des Grecs, de plus en plus nombreux, multiplient les retraits
aux guichets des banques.

Bien entendu, le journal économique français y voit la preuve que les
Grecs « sont de plus en plus nombreux à redouter une sortie de l'euro et
un retour à la drachme ». Et il précise que « les Grecs souhaitent
majoritairement rester dans la zone euro, même si 47,4% d'entre eux
commencent à croire à l'éventualité d'une sortie, selon un sondage. »

Source :
http://www.lesechos.fr/economie-poli...ues-324361.php

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2) DE FAÇON EXTRÊMEMENT INHABITUELLE, LE FMI A FAIT PUBLIQUEMENT SAVOIR
QU'IL « SUSPEND SES CONTACTS
AVEC LA GRÈCE »
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Le motif invoqué est que le FMI ne souhaite pas travailler avec le
nouveau gouvernement nommé de manière transitoire pour expédier les
affaires courantes.

Il n'en demeure pas moins que cette annonce inhabituelle ne peut faire
l'objet que de surinterprétations et de supputations. Si l'institution
de Washington avait voulu préserver la sérénité de la campagne
électorale, il se serait tout bonnement limité à ne rien dire. On
imagine assez volontiers les fantasmes d'isolement et d'apocalypse avec
lesquels cette "suspension des contacts" peut être commentée par les
grands médias du système en Grèce et en Europe.

Source :
http://www.romandie.com/news/n/_Le_F...520121648.asp?

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3) LE PREMIER MINISTRE GREC SORTANT, M. PAPADEMOS,
VIENT DE PUBLIER UNE LETTRE POUR PROMETTRE LE « DÉSASTRE » EN CAS DE
SORTIE DE L'EURO
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Rappelons que M. Papademos, Premier ministre grec, n'a été élu par
personne mais choisi par la Commission européenne et Goldman Sachs pour
être le "dictateur" de la Grèce.

Dans une lettre rendue publique aujourd'hui, il prophétise la même
Apocalypse que celle que ses congénères avaient promise à la Suède il y
a 9 ans. Il affirme que « le rejet unilatéral des obligations
contractuelles serait désastreux pour la Grèce et conduirait
inévitablement le pays hors de la zone euro et probablement hors de
l'Union européenne (UE) ».

Je ne suis évidemment pas d'accord avec le "désastre" promis mais je
note avec intérêt que le Premier ministre grec souligne lui-même la
corrélation entre "sortie de l'euro" et "sortie de l'UE'.

Source :
http://www.romandie.com/news/n/Grece...520121600.asp?

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CONCLUSION : IL NE FAUT JAMAIS CÉDER À L'INTIMIDATION
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Si j'avais un conseil à donner à nos amis grecs, ce serait d'examiner
très précisément ce qui s'est passé en Suède à partir du 15 septembre
2003, lendemain du jour où le fier peuple suédois, digne de son
histoire, a refusé l'euro et a préféré conserver la couronne suédoise.
Depuis lors, la Suède a connu un taux de croissance économique 60%
supérieur à celui de la France et près de 80% supérieur à celui de la
zone euro (cf. ma conférence en ligne précitée).

Il y a quelque 2 500 ans, la Grèce fut le premier pays d'Europe à
inventer la démocratie.

Il faut espérer qu'au XXIe siècle, la Grèce sera fidèle à son histoire
et qu'elle sera en conséquence le premier pays d'Europe à quitter le
pillage programmé de l'euro et à se libérer de cette prison des peuples
qu'est la prétendue "Union européenne".

Roland 18/05/2012 11:47


".. Les derniers sondages montrent que les Grecs, après avoir exprimé le 6 mai leur frustration face à la récession et à l'austérité, pourraient finalement choisir la voie du réalisme prônée par
la communauté internationale." dit .... Boursorama (bien sur!)


C'est sûr que quand on se retrouve au coin d'un bois avec un gangster qui vous pointe un pistolet sur la poitrine en vous disant "la bourse ou la vie",le réalisme et lui donner tout votre fric et
de repartir tout nu, pendant que le bandit compte les billets un sourire aux lèvres !