Haïti : 150 à 300.000 morts - le déblaiement commence

Publié le par sceptix

    Douze jours après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, le bilan officiel s’alourdit de jour en jour. Les autorités haïtiennes confirment la mort d’au moins 150.000 personnes dans les environs de Port-au-Prince. Après la fin officielle de la phase de recherche des victimes, le déblaiement des gravats a commencé…

     
    France Info - Les opérations de déblaiement ont commencé sur les ruines de Port-au-Prince dévastée - © REUTERS / Shannon Stapleton

    Les opérations de déblaiement ont commencé sur les ruines de Port-au-Prince dévastée - © REUTERS / Shannon Stapleton

     

    150.000 morts, rien qu’à Port-au-Prince et dans les environs.
    L’évaluation se fonde sur le décompte des corps effectué par la société publique du Centre national des équipements (CNE), qui collecte les cadavres et les enterre dans une fosse commune creusée au nord de la capitale. Ce bilan ne comprend pas les milliers de personnes tuées à Jacmel, sur la côte sud, ni les milliers ou dizaines de milliers de victimes enterrées par leurs proches.

    Le bilan du séisme pourrait donc, au final, avoisiner ou dépasser les 200.000 voire les 300.000 morts.

    Les Nations Unies estiment que plus de 600.000 Haïtiens sont sans abri dans la capitale et ses environs. Et jusqu’à un million d’habitants pourraient quitter les villes détruites pour des zones rurales, déjà extrêmement pauvres. Quelque 200.000 des deux millions d’habitants de Port-au-Prince ont déjà fui la capitale, selon l’Agence américaine pour le développement international.

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) évalue à 100.000 le nombre de tentes supplémentaires nécessaires pour accueillir un demi-million de sinistrés. Il faut "une solution plus solide et durable, mais nous avons aussi besoin de tentes. Il y a une pénurie de tentes", souligne l’OIM. D’autant que la saison des pluies et des ouragans s’annonce dans la région.

    Déblaiement des ruines

    Un bâtiment de la Marine française, le Sirocco, arrive au large de Port-au-Prince. A son bord, 2.000 tonnes de matériel pour contribuer à l’effort humanitaire. Ce transport de chalands de débarquement (TCD) apporte notamment 200 palettes de fret humanitaire, mais aussi quatre hélicoptères, des pelles mécaniques et des moyens matériels et humains pour participer aux opérations de déblaiement qui commencent.

    Ce bâtiment de guerre de 168 mètres est par ailleurs équipé de deux blocs opératoires et d’une cinquantaine de lits médicalisés. Des dizaines de milliers de blessés sont encore en attente des premiers soins.

    Par ailleurs, l’Institut géologique américain affirme avoir enregistré depuis le tremblement de terre du 12 janvier, quelque 52 répliques de magnitude 4,5 ou plus.

    Gilles Halais, avec agences - France-Info
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