Intervention de Jean Bricmont à l'Unesco - Guerre en Syrie ? : "On va vers une espèce de folie"

Publié le par Charlotte sceptix

 

Publiée le 14 juin 2012 par

Intervention de Jean Bricmont à l'Unesco le 14 juin 2012, lors de la table ronde organisée par le "Club des 77 et la Chine", sur le thème "Quel avenir et quels défis pour l'Unesco ?".

 

 


Publiée le 14 juin 2012 par

Jean Bricmont revient sur la fausse bonne idée de la guerre humanitaire. Il dénonce un conditionnement idéologique provenant des médias de masse, qui visent à rendre acceptable une intervention extérieure à la population. Quelques citations :

"Toutes les guerres sont motivées par des motifs altruistes"

"La paix mondiale dépend d'un ordre international qui était construit après la guerre, qui est basé sur le respect de la souveraineté nationale de chaque pays pour éviter justement ce qui a mené à la Seconde guerre mondiale"

"On a toujours cette politique de grande puissance qui invoque toujours des mobiles nobles mais qui d'une certaine façon risque de nous mener vers une guerre sérieuse."

"Une politique de paix, ça serait une politique de coopération, de dialogue avec les autres pays y compris avec la Russie, la Chine, l'Iran, la Syrie évidemment. Et c'est politique est impossible aujourd'hui. Même si François Hollande voudrait une autre politique, ça serait impossible à cause des médias en France."

"On va armer les rebelles en Syrie de façon à créer le chaos dans ce pays"

"Mon opposition à l'intervention est basée sur des tonnes d'arguments qui n'ont rien à voir avec le régime de Assad, je ne trouve même pas nécessaire d'avoir un débat sur ce régime."

"Il faut dire que [Pierre Piccinin] a été un peu téméraire d'aller dans un pays en guerre civile ou en guerre étrangère si elle n'est pas civile, et croire qu'il allait faire le tour de tous les mouvements de rébellion sans avoir d'ennui avec la police."

"La Syrie pourrait ne pas être en crise, tout ce que je dis ne serait pas changé à la virgule près"

"Je remarque que même dans ce qu'on pourrait appeler les "milieux de gauche", tout le monde se moque de BHL. Mais tout le monde partage ses idées. Quand il y a eu la guerre en Libye, presque l'entièreté de la classe politique et aussi les soi-disants radicaux genre NPA etc. étaient d'accord avec l'intervention. En fait, ils demandaient l'intervention. Et maintenant, pour la Syrie, on a le même scénario."

"Tant que l'on reste dans cette matrice idéologique [de la "religion de l'Holocauste"], aucun débat sérieux sur la réalité du monde contemporain ne peut avoir lieu ni à gauche, ni à l'extrême gauche, ni nul part."


-------

Retrouvez d'autres interviews, reportages et analyses sur notre site :

www.cercledesvolontaires.fr

(Si vous êtes intéressé pour intégrer notre équipe et nous aider, contactez-nous à :

contact@cercledesvolontaires.fr

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article