José Manuel Barroso pousse les Européens à aider de nouveau la Grèce

Publié le par Charlotte sceptix

Le Point.fr - Publié le 27/01/2012 à 17:11 - Modifié le 27/01/2012 à 17:12

Le président de la Commission européenne craint qu'un défaut de la Grèce n'ait des répercussions sur tout le système financier européen.

 

 

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé vendredi à tout faire pour éviter un défaut de paiement de la Grèce, dans un appel implicite à accroître l'aide au pays si nécessaire. "Nous pensons que si nos amis grecs font leur part du travail, nous devons les soutenir, parce que ce serait très difficile non seulement pour la Grèce, mais pour la zone euro s'il y avait (...) un problème de défaut en Grèce", a-t-il dit, interrogé par la presse sur la nécessité d'une aide accrue des autres pays européens en faveur d'Athènes. "La Commission va tenir cette ligne sans ambiguïté", a-t-il martelé à l'issue d'une rencontre avec le premier ministre belge Elio Di Rupo.

"Tous ceux qui parlent de défaut (de paiement) de la Grèce ne savent pas de quoi ils parlent, parce que ce serait très difficile en premier lieu pour le pays, mais aussi pour la zone euro dans son ensemble", a ajouté José Manuel Barroso. "Donc, nous allons faire de notre mieux pour garantir des conditions - pourvu que les Grecs bien sûr collaborent - de soutenabilité pour la Grèce dans la zone euro", a ajouté le président de l'exécutif européen.

La France et l'Allemagne réservées

Un débat est engagé en Europe sur la nécessité pour les pays de la zone euro d'augmenter leur aide en faveur de la Grèce afin de lui éviter la banqueroute. Les négociations menées par Athènes avec ses banques, en vue d'obtenir une restructuration de sa dette, ne devraient effectivement pas suffire à atteindre l'objectif de désendettement assigné au départ de ces discussions.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a évoqué jeudi au forum de Davos un "ajustement" limité à la hausse des prêts en faveur de la Grèce. Il est soutenu dans son analyse par le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Mais la France et l'Allemagne sont beaucoup plus réservées. Elles n'entendent pas dans l'immédiat parler d'une nouvelle hausse de l'aide prévue de 130 milliards d'euros de prêts pour Athènes.

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