La loi d'austérité adoptée par le parlement grec

Publié le par Charlotte sceptix

dimanche 12 février 2012 23h52
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<p>Le parlement grec a approuvé lundi la loi d'austérité très impopulaire destinée à assurer l'octroi au pays d'une deuxième aide financière de la part de l'Union européenne et du Fonds monétaire international et à éviter une cessation de paiement. /Photo prise le 12 février 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>

 

 

ATHENES (Reuters) - Le parlement grec a approuvé lundi la loi d'austérité très impopulaire destinée à assurer l'octroi au pays d'une deuxième aide financière de la part de l'Union européenne et du Fonds monétaire international et à éviter une cessation de paiement. 

 

Des violences et des incendies ont éclaté dans le centre d'Athènes pendant que les députés débattaient du texte, qui prévoit notamment 3,3 milliards d'euros d'économies via des baisses des salaires et des retraites.

 

Harry Papachristou, Gregory Schwartz pour le service français

 

 

Par

 

Résultat officiel du vote à l’instant :
Ont voté : 278
Oui : 199
Non : 74

Les 46 députés qui ont voté non sont exclus (ND+PASOK+LAOS). Important changement pour le parlement.

Il semble que des émeutes se poursuivent en Crête. On parle de plusieurs millions de manifestants pour cette journée. Pour un résultat si … triste.

#Anonymous a fait tomber pratiquement tous les sites officiels grecs : le site officiel du premier ministre, celui de la police, du ministère des finances,du ministère du travail, du parlement, de ND.

Athènes brûle. L’austérité passe encore.

Jusqu’à quand ?

AthAthènes brûle, l'austérité passeAthènes brûle, l'austérité passe

 

Bâtiment anciens en flammes, Athènes, centre

Bâtiment anciens en flammes, Athènes, centre

 

Rappel de ce qu’était Syntagma avant les flammes :

Syntagma

Syntagma, avant les flammes

13 février 2012 – 01:00

Grèce : les 10 nouvelles mesures de rigueur

La potion amère que doit s'infliger la Grèce prévoit des privatisations, une baisse de 22% du salaire minimum. Et l'embauche de nouveaux inspecteurs des impôts pour lutter contre la fraude fiscale.

Pour recevoir une nouvelle aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, le parlement grec doit adopter une nouvelle batterie de mesures de rigueur. Depuis le début de la crise en septembre 2009, l'addition des plans d'austérité que s'inflige Athènes dans l'urgence dépasse les 169 milliards d'euros. Certaines sont nouvelles, d'autres ont déjà été votées mais n'ont pas été appliquées correctement. État des lieux.

Flexibiliser le marché du travail

• Pour enrayer la chute du chômage et améliorer la compétitivité de la Grèce, l'Union européenne et le Fonds monétaire international exigent une baisse de 22% du salaire minimum. Pour les moins de 25 ans, la baisse sera de 32%. Le coût du travail doit baisser, de façon globale, de 15% d'ici 2015.

• Suppression des hausses de salaire automatiques, notamment celles engendrées par l'ancienneté.

Économies dans le budget de l'État

• Réduction des frais de dépense des médicaments, pour 1,076 milliard d'euros. Le système de santé grec est très largement déficitaire, une réforme est en cours depuis 2010.

• Baisse du budget de la Défense de 300 millions d'euros. Les dépenses militaires de la Grèce s'élèvent à 4,03% de la richesse nationale, contre 2,43% pour la France.

• Suppression de 500 postes de maires. Une réforme des collectivités territoriales a été adoptée fin mai 2010 et a déjà permis de réduire d'un quart le coût de l'administration territoriale.

• Réduction de 10% des salaires des fonctionnaires bénéficiant de régimes spéciaux. Dès le printemps 2010, les salariés du public ont subi des baisses de salaire.

• Le gouvernement grec doit encore trouver 300 millions d'euros d'économie. Il s'agit de combler le trou provoqué par l'abandon cette semaine de la baisse de certaines pensions retraites, notamment des plus pauvres.

Renforcer le fisc

• La Grèce doit adopter une réforme d'ampleur des services des impôts. Elle va notamment recruter de nouveaux contrôleurs, multiplier les vérifications fiscales, informatiser son système de collecte. Un plan anti-corruption sera mis en place cette année. La fraude fiscale est estimée à 13 milliards d'euros.

Poursuite du programme de privatisations

• La Grèce doit vendre, durant la première moitié de 2012 quatre entreprises d'État (gaz, eau, jeux, pétrole). Gain attendu: un peu moins de 4,5 milliards d'euros. Le gouvernement a pris du retard sur son plan de privatisation, ne collectant que 1,3 milliard d'euros en 2011, pour un objectif de cinq milliards.

Fonction publique

• Athènes va placer 15.000 fonctionnaires dans une «réserve de main-d'oeuvre». Ils seront payés à 60% de leurs salaires. Une mesure similaire avait été adoptée en octobre dernier, mais mal mise en place d'après les observateurs. En Grèce, un salarié sur cinq est fonctionnaire.

source

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mickye 13/02/2012 01:53


C'est la dictature au parlement grec


http://www.romandie.com/news/n/_Grece_le_parlement_vote_pour_l_austerite_et_le_sauvetage_financier_du_pays130220120002.asp