La situation en Syrie doit questionner l’Occident !

Publié le par Charlotte sceptix


Daniel Flinker

 

16 juillet 2012

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Cet article se propose de revenir sur l'usage « à géométrie variable », fait par les États occidentaux, des concepts de « Peuple », « Terrorisme » et « Démocratie » ; qu'ils dissertent de la Syrie ou de leurs propres pays. Adopter pareil angle de vue permet de questionner non seulement notre positionnement sur les événements qui bouleversent une zone stratégique du Moyen-Orient mais surtout l'état de notre propre démocratie.

 
Comme une traînée de poudre, le « printemps arabe » a atteint et embrasé la Syrie... À propos de ces événements, l'argumentaire occidental s'articule en trois temps.

Les USA et l'UE soutiennent les mobilisations populaires et pacifiques visant à renverser Bachar Al Assad.
C'est pour se protéger de la répression exercée par le régime que le peuple syrien use de violence.
Quelle qu'en soit la forme, la révolte en Syrie se justifie puisqu'il s'agit d'un combat pour la démocratie.

Cet article invite à la réflexion autour de ces diverses propositions...

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Roland 20/07/2012 19:39


l'histoire en direct, le lucide, bien informé, mais surtout courageux Thierry Meysan,l'honneur de la France, nous explique la situation, sans fard :


http://www.dailymotion.com/video/xs9td2_thierry-meyssan-la-bataille-de-damas_news

Roland 18/07/2012 15:04


En dépit des gros titres d’une presse française devenue décidément, sur le dossier syrien, un prestataire de service de l’OTAN et du Quai d’Orsay, la « bataille de
Damas » ne semble pas tourner à l’avantage de l’ASL. Un responsable militaire syrien a déclaré mardi à l’AFP que  l’armée « contrôlait la situation et
pourchassait les terroristes réfugiés dans des appartements et des mosquées« . Selon une autre source militaire citée par l’AFP, l’armée resserre son étau sur les quartiers
d’al-Midane, où les habitants ont été invités à évacuer les lieux avant l’assaut final,  et de Tadamone où subsistaient encore mardi soir « quelques poches de
résistance« .


Des images de l’évacuation de Midane par ses habitants, mardi, sous supervisation de l’armée, ont été diffusées par les chaînes de télévision syriennes. Évidemment, elles vont dans le sens du
gouvernement. Mais en tous cas les civils interrogés qui fuient le quartier au volant de leur voiture sont unanimes à louer les efforts de l’armée, qui
leur ont permis d’éviter de devenir des boucliers humains des rebelles sur le modèle éprouvé de Homs. Ils incriminent aussi, naturellement, les
bandes qui se sont installées dans leur quartier, voire leurs domiciles.


Ci-dessous les liens vers les reportages de la télévision syrienne :


http://www.youtube.com/watch?v=NmvadrHAMGg&list=UUJWeFai4nRgXWbKNxqRYkKg&index=1&feature=plcp


http://www.youtube.com/watch?v=pIfThPM5F8Y&feature=youtu.be


Et revoici les bidonnages opposants…


On signalait aussi des combats dans le quartier de Qaboun, dans l’est de l’agglomération, où, selon la source militaire de l‘AFP « se trouvent le gros des rebelles« .
En parlant de Qaboun, il semble se confirmer que la nouvelle de la destruction d’un hélicoptère de l’armée au-dessus de ce quartier était un nouveau mensonge propagandiste ASL : la photo produite
par celle-ci de l’appareil abattu est en fait celle d’un hélicoptère de l’OTAN abattu en Afghanistan. La révélation en a été faite, photos à l’appui, c’est à noter, sur un site pro-opposition,
dont l’animateur déplore que de tels subterfuges décrédibilisent la « révolution » syrienne. C’est en effet un risque…. On peut faire preuve de la même circonspection vis-à-vis
du bilan OSDH des combats de Damas : »40 à 50 » soldats tués lundi, « au moins 20 » mardi. On se demande d’ailleurs comment les
« correspondants » locaux de l’OSDH peuvent être si renseignés dans le cadre d’un combat de rue, où l’ »ennemi » est rarement visible. Ces messieurs auraient donc des
« taupes » dans les infirmeries de campagne ?


Hier une source gouvernementale affirmait que 33 rebelles avaient été tués dans le secteur de Qaboun, une quinzaine blessés et 145 capturés.


Ci-dessous le lien sur l’ »hélico de Qaboun »:


http://syria-politic.com/ar/Default.aspx?subject=854


Une évolution prévisible


Sur la situation globale, au deuxième jour de l’offensive ASL dite du « Volcan de Damas« , on peut citer ce diplomate occidental lui-même cité par le Figaro du mardi 17 juillet
: « Ce n’est pas encore demain que le régime va s’effondrer. Ces violences ne marquent pas un point de rupture, mais plutôt une forme nouvelle de harcèlement répété des opposants.
Damas n’est pas à feu et à sang ». Le Figaro indique que pour ce diplomate, le calendrier de cette offensive rebelle ne doit rien au hasard : «Elle coïncide avec les discussions
à l’ONU sur la prolongation de la mission des observateurs, et elle intervient après la défection de l’ambassadeur de Syrie en Irak qui, depuis, multiplie les déclarations sur les armes
chimiques, qui auraient été déplacées par le régime ».


Évidemment le diplomate voit juste : comme nous l’avion écrit hier, comment quelques centaines d’extrémistes pourraient-ils subjuguer une ville de plus de deux millions d’habitants,
majoritairement pro-gouvernement, et où se trouve une concentration maximum de troupes, dont l’élite de l’armée ? Pas besoin d’être stratège ou diplomate pour répondre que c’est
impossible.


On peut reconnaitre à l’ASL un succès symbolique amplifié par une gigantesque caisse de résonance médiatique : avoir introduit l’insécurité et la guérilla dans des quartiers de la capitale. Mais
sur le plan politico-militaire, tout ça n’a pas de signification, et surtout pas celle proclamée par l’opposition : il n’y a aucun soulèvement populaire en faveur des rebelles.


Mais allez expliquer ça aux ignares formatés d’I-Télé qui ce matin se posaient gravement la question : « Est-ce le début de la fin pour Bachar al–Assad ?« . Ces gens,
incompétents, conformistes et paresseux recyclent invariablement  les fanfaronnades de l’opposition, genre la martiale déclaration d’un porte-parole de l’ASL à l‘AFP sur la
« bataille pour la libération de Damas« .


Si le ridicule pouvait encore tuer des journalistes français, la rédaction d’I-Télé – pour ne citer qu’elle – serait anéantie depuis des mois !