LA ZONE EURO TRAVERSE SA PLUS GROSSE TEMPÊTE DEPUIS SA CRÉATION

Publié le par sceptix




LA ZONE EURO TRAVERSE SA PLUS GROSSE TEMPÊTE DEPUIS SA CRÉATION

par Brian Love

PARIS (Reuters) - La zone euro devrait tenir bon dans la crise de la dette publique qu'elle traverse actuellement, sa plus grosse tempête depuis sa création il y a onze ans, mais une sortie de l'Union monétaire ne peut être exclue à plus long terme pour certains pays affaiblis.

La chute des marchés boursiers et obligataires de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal cette semaine souligne que les investisseurs craignent que certains pays du sud de la zone euro, lourdement endettés, ne puissent plus répondre aux exigences qu'implique leur adhésion.

Les faiblesses des pays méridionaux de la zone euro ont été masquées pendant des années par une conjoncture économique favorable et un crédit bon marché qui a favorisé un boom immobilier. Avec la crise financière et économique mondiale, la situation a changé: gonflement de la dette publique et montée du chômage ne pourraient être enrayés que par une forte poussée de croissance. Mais ayant adhéré à une monnaie unique, ces pays ne peuvent ni réduire les taux d'intérêt ni déprécier la monnaie.

Et cette étreinte monétaire ne paraît pas devoir se relâcher dans la mesure où les signes de reprise économique dans les pays les plus solides de la zone euro, Allemagne en tête, risquent fort de pousser la Banque centrale européenne à resserrer cette année ou la suivante sa politique monétaire ultra-accommodante.

La deuxième décennie de l'Union européenne sera l'opposée de la première, la politique des taux étant alors axée sur les grandes économies de la zone, pense Daniel Gros, qui dirige le Centre for European Policy Studies (CEPS).

"La BCE aura une politique adaptée au noyau dur et la périphérie sera laissée pour compte", dit-il. Il estime que l'union monétaire survivra mais que l'exil d'un de ses petits pays n'est plus quelque chose d'inimaginable.

PROCÉDURE DE SORTIE DOULOUREUSE

Pour autant, spéculer sur une sortie anticipée est probablement déplacé et les pays restent éloignés du seuil à partir duquel adhérer à l'euro deviendrait insoutenable. Même si le taux de chômage de l'Espagne avoisine les 20%, elle a survécu avec un taux de 20% voire plus durant les années 1980 et 1990.

En outre, la procédure de sortie serait si douloureuse, à tous points de vue, qu'on peut penser que toutes les autres options possibles seraient épuisées avant d'en arriver là.

Dans l'éventualité d'un retrait, les défis à relever ne manqueraient pas. Il faudrait trouver le moyen de transférer les dépôts bancaires locaux hors du système monétaire européen sans provoquer une fuite généralisée des capitaux, payer pratiquement du jour au lendemain les salaires dans une nouvelle monnaie locale ou encore rembourser des prêts immobiliers libellés en euro qui pourraient devenir brusquement plus onéreux.

La zone euro est par ailleurs une oeuvre politique que les membres les plus aisés, comme la France et l'Allemagne, s'emploieront sans doute à défendre ardemment.

"Je ne crois pas que la zone euro s'effondrera sous la pression, c'est un acquis beaucoup trop précieux", dit l'économiste Michael Spence, lauréat du prix Nobel en 2001.

Les récents événements montrent que la zone euro doit créer un cadre institutionnel pour traiter les crises du type de celle de la Grèce, juge-t-il. "Il faudra, à un moment ou à un autre, s'occuper de la fragmentation budgétaire de l'Europe.

Il y aura des "interventions ad hoc" et des "solutions créatives au coup par coup", pense Michael Spence, qui pourraient aller du versement anticipé d'aides "structurelles" de l'UE à l'émission d'un emprunt au nom de la zone euro.

"EFFETS FATALS"

Cela résoudrait ponctuellement les problèmes de dette mais sans résorber les écarts de performance à long terme. Ces dernières années, les mesures de compétitivité relative ont divergé en raison d'une flambée du coût unitaire du travail en Espagne, Irlande et Grèce, alors que l'Allemagne s'est rendue plus compétitive en encadrant les hausses salariales.

Les comptes courants de la zone euro quasiment équilibrés durant la plus grande partie de la décennie écoulée ne peuvent non plus dissimuler les écarts béants entre une économie portée par l'exportation comme celle de l'Allemagne et les économies périphériques reposant sur une forte consommation intérieure.

Les indices d'activité manufacturière montre par ailleurs une reprise de la croissance en Allemagne et en France alors que la contraction persiste à la périphérie de la zone.

De telles divergences ont amené la Commission européenne, dans un rapport en janvier, à déterminer que le taux de change effectif réel de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal était surévalué de plus de 10%, indiquant ainsi de combien les salaires devraient baisser ou la productivité augmenter pour que ces pays soient à nouveau compétitifs.

Bruxelles concluait que ces divergences sapaient la confiance dans l'euro et menaçait la cohésion de la zone. Le ministre allemand de l'Economie, Rainer Brüderle, était encore plus net, jugeant que la faiblesse de certains "risque d'avoir des effets fatals sur l'ensemble des Etats de la zone euro".

Selon Gilles Moec, économiste de Deutsche Bank, la croissance du PIB de la zone euro aurait été de 1,6% en moyenne par an sur la période 2000-2007, et non de 1,9%, sans les contributions de l'Espagne, de l'Irlande et de la Grèce.

Ces trois pays ont ensemble importé presque autant de produits exportés d'Allemagne que les Etats-Unis en 2007, et le double de produits exportés de France, remarque-t-il. Autrement dit, leur marasme pourrait avoir un impact non négligeable sur les poids lourds de la zone euro.

Version française Wilfrid Exbrayat, édité par Dominique Rodriguez

Boursorama

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Quand il ne restera que l'or!

depuis 15 ans l'or a résisté a toutes les manipulations. Les corrections étant égales aux mensonges qui les ont précédés, un jour le monde se réveillera sous des tonnes de PQ, plus vulgairement appelé $.... L'année 2009 a battu tout les records de remonétarisation d'actifs pourris, d'obligations d'états, et de création monétaire. Les gogodollars pourront encore rêver quelques mois, la violente baisse des marchés de 2010 fera encore monter le roi Ubu, ou plutôt baisser l'euro; mais de toutes façons la comédie finira dans un bain de sang. Ce sera la fin des géants de papier!

Greenspan a suggéré de manipuler le prix de l’or en 1993

Je rapporte ci-dessous les remarques faites par Dimitri Speck le 7 Novembre 2009 à l’International Precious Metals and Commodities Show de Munich.

« Depuis le 5 août 1993, les institutions financières américaines sont intervenues systématiquement sur le marché de l’or avec pour objectif d’empêcher une augmentation du cours de l’or ou au moins une limitation de sa hausse. L’intervention est supposée soutenir tout autant le marché boursier et le dollar que de faciliter les anticipations d’une inflation ou un état de crise si cela devait avoir lieu. Pour le moment ces activités n’ont pas été confirmées officiellement mais il y a de nombreuses preuves de leur occurrence. »

Il n’existe qu’un seul commentaire connu pour le moment fait par le Président de la Fed de l’époque, Alan Greenspan, qui se prononce en faveur d’une manipulation du cours de l’or. Il est lié à une intervention de Greenspan au Sénat américain le 30 juillet 1998 et il est devenu célèbre dans les rangs des observateurs de la Fed.

« Les contreparties privées ne peuvent réduire l’offre d’or, une autre matière première dont les dérivés sont souvent négociés au comptant, si les banques centrales sont prêtes à prêter (en leasing) leur or dans le cas où les cours devaient monter. »

Ce qui est remarquable concernant ce commentaire, c’est qu’il se réfère au leasing de l’or comme étant un instrument influençant le prix de l’or. Greenspan a fait ce commentaire dans une intervention au sujet de la régulation financière.

Il existe un second commentaire de Greenspan qui pour l’instant a été largement ignoré. Il a été fait pendant une réunion du FOMC (comité d’intervention de la FED, Federal Open Market Committee) du 18 mai 1993, soit seulement deux mois avant que la pression systématique sur le cours de l’or ne commence. Ses remarques pendant cette réunion révèlent clairement les motifs qui ont conduit à la décision prise peu après d’intervenir sur le marché de l’or, ne serait ce que parce que cette fois-ci sa déclaration a été faite dans le cadre d’une discussion sur l’or.

En plus, ce commentaire démontre clairement que Greenspan veut éviter une augmentation du cours de l’or. Dans ce but, il considère sans erreur possible une intervention directe.

Les réunions du FOMC sont enregistrées et les transcriptions rendues publiques après 5 ans. L’affirmation de Greenspan qui a été récemment découverte est contenue dans l’une de ces transcriptions, voir à la page 40 (page 42 en version PDF).

http://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/files/FOMC19930518meeting.p...

Apparemment, Greenspan discutait de manière informelle avec son collègue le Gouverneur Fédéral Mullins pendant ce meeting et a reporté sa conversation à ses autres collègues. Greenspan mentionne le Département du Trésor puisqu’aux Etats-Unis c’est le Trésor et non pas la Réserve Fédérale qui peut disposer de l’or. Le cours de l’or sur le marché augmentait à cette époque. Greenspan a alors dit :

« Il y a un thème que j’aimerai mettre sur la table. J’ai hésité à le faire mais laissez moi vous présenter quelques uns des sujets y afférant. Si notre problème est un problème de psychologie, alors les thermomètres que l’on utilise pour la mesurer ont un effet. Je posais la question, aux côtés du Gouverneur Mullins de savoir ce qui se passerait si le Trésor vendait un peu d’or sur le marché. C’est un sujet intéressant parce que si le cours de l’or s’effondrait dans ce contexte, le thermomètre ne serait pas uniquement un instrument de mesure. Il affecterait directement la psychologie sous-jacente. »

Greenspan considère donc ici une intervention directe sur le marché de l’or et parle clairement de ventes d’or dont le but est d’influencer le cours, et non pas de ventes pouvant avoir un autre objet, comme gérer les réserves, argument classique des banques centrales pour justifier leurs ventes d’or.

Greenspan se réfère à l’or comme étant un « thermomètre » et veut influencer son effet de signal. Si les indications du “thermomètre” sont trop hautes et que le cours de l’or devait subitement monter dans cet environnement, cela affecterait profondément la psychologie du marché.

Cette citation de Greenspan et le contexte dans lequel le commentaire a été fait montre quel est le motif principal de l’intervention sur le marché de l’or qui a commencé deux mois plus tard. Il se référait au signal qui indiquerait que l’inflation pourrait augmenter dans l’avenir.

Combattant le repli d’un environnement économique faible, la Fed faisait face à l’époque à la menace d’une augmentation continue du taux d’inflation. Une augmentation des taux d’intérêts aurait affaibli encore davantage l’économie. Les banquiers centraux n’étaient pas certains des causes de la hausse générale des prix, et les explications populaires telles que la spirale des prix et des salaires étaient rejetées sur la base des faits observables. Et pour cette raison, ils suspectaient les anticipations de l’inflation comme étant une force clef de la dépréciation monétaire. Une éventuelle hausse du prix de l’or menaçait d’amplifier ces anticipations.

L’intervention sur le marché de l’or avait commencé de manière à ce que le « thermomètre » n’indiquerait que des valeurs faibles et surtout pas de fièvre.

Dimitri Speck est mathématicien, chef-ingénieur financier pour la maison d’investissement Staedel Hanseatic à Riga, Lituanie, mais aussi propriétaire du site internet www.seasonal –charts.com, et également consultant pour le GATA qui a souvent prouvé la manipulation du marché de l’or.

Chris Powell

Secrétaire/Trésorier

Gold Anti-Trust Action Committee

www.GATA.org

GATA (Gold Anti Trust Action Commitee) est une organisation basée aux Etats-Unis dont l'objectif est de lutter contre la manipulation du cours de l'or. Ses dépêches électroniques sont gratuites, et vous pouvez vous inscrire à www.GATA.org. Les contributions financières sont les bienvenues, et sont déductibles d’impôts aux Etats-Unis.

Source :   Denissto

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