LE MYTHE D’HIROSHIMA EXPLIQUÉ EN UNE PHRASE

Publié le par Charlotte sceptix

 – par Guillaume de Rouville

Le 2 juillet 2012 ·
 
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À tous ceux qui justifient les bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki par les États-Unis en août 1945 en invoquant la nécessité de sauver des vies de soldats américains et refusent d’y voir un des principaux crime contre l’humanité du XXième siècle, voici ce que nous pourrions dire : pour mettre à genoux définitivement le Japon il suffisait d’utiliser une bombe nucléaire contre des objectifs purement militaires, ou industriels ou encore contre un symbole japonais (comme le Mont Fujiyama), la démonstration de force eut évidemment suffit à plier toute volonté japonaise de poursuivre un combat déjà perdu, alors même que des dizaines de villes japonaises venaient auparavant d’être rayées en toute ou partie de la carte par les bombardements plus classiques de l’armée américaine ; preuve, s’il en était besoin, que l’objectif des États-Unis avec la destruction de cibles purement civiles et l’anéantissement de populations clairement visées n’était pas de hâter les négociations avec les Japonais qui n’en pouvaient plus, mais bien de lancer un message au reste du monde, message d’après lequel tous ceux qui décideraient de se frotter à la puissance américaine pourraient subir le même sort et être ainsi victimes d’actes de terrorisme de masse, comme personne n’en avait encore vus sous cette forme dans l’Histoire des hommes, d’actes ne répondant pas à une stratégie immédiate de victoire dans une guerre en cours, mais d’actes pour projeter sa puissance dans le siècle, d’actes de communication pouvant faire couler des torrents de sang innocent afin de faire passer le message voulu aux potentiels concurrents, d’actes quasiment irrationnels auxquels seule la déraison d’un État cherchant à tout prix l’hégémonie solitaire sur la planète pouvait conférer un semblant d’humanité.

 

Publié dans USA

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