Lienemann : "Je ne me sens pas le moral de ratifier le traité" européen

Publié le par Charlotte sceptix

 

Le Point.fr - Publié le 11/07/2012 à 07:50 - Modifié le 11/07/2012 à 09:08

La représentante de la gauche du PS juge que le président Hollande "n'a pas obtenu un accord satisfaisant" face à Angela Merkel.

Marie-Noëlle Lienemann.

Marie-Noëlle Lienemann. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Marie-Noëlle Lienemann, représentante de la gauche du PS, qui déposera une contribution dans le cadre de la préparation du congrès de Toulouse, n'a pas l'intention de garder sa langue dans sa poche. Si elle ne conteste pas à François Hollande de bons débuts, elle regrette fortement la manière dont ont été gérées les négociations sur le traité budgétaire européen avec Angela Merkel. "Pour ma part, je considère que l'accord n'est pas satisfaisant", déplore-t-elle au micro de RFI, lors de l'émission Mardi politique, en partenariat avec Le Point, France 24 et 20 Minutes.

Conçu par Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande début 2012 pour lutter contre les déficits, ce texte était contesté par François Hollande, qui avait promis qu'une fois élu président il le renégocierait pour obtenir un volet croissance. Il n'en sera rien : le texte version Sarkozy-Merkel sera soumis à la ratification du Parlement français à la rentrée, tandis qu'un pacte de croissance est prévu, mais à part.

"C'est le même texte, stricto sensu !" s'enflamme l'ancienne ministre déléguée au Logement de François Mitterrand. "François Hollande a eu le sentiment qu'il ne pouvait pas obtenir le rapport de force suffisant", pense-t-elle. Marie-Noëlle Lienemann estime que l'adoption par le biais de ce traité de la fameuse règle d'or qui contraint les gouvernements à respecter un équilibre budgétaire "constitue une perte de souveraineté". Elle aurait voulu, "pour avoir un rapport de force avec Angela Merkel", que Hollande propose aux Français la ratification de ce traité "par voie référendaire." Las. Marie-Noëlle Lienemann l'annonce donc : "Je ne me sens pas le moral de ratifier ce traité tel quel." Ou les prémisses d'une rébellion de la gauche du parti qui n'entend rien laisser passer au président qu'elle a élu.

 

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