Nouvelles économiques mondiales : Marseille, Iran et Shanghaï / Chine

Publié le par sceptix


Avec 83 millions de tonnes en 2009, le trafic du Port de Marseille-Fos enregistra une spectaculaire baisse de 13,3 % par rapport à 2008.

Avec une progression annuelle de 1,8 %, le taux de chômage iranien culmina à 11,3 % à l’automne 2009 malgré les efforts gouvernementaux. Véritable bête noire des néo-conservateurs atlanto-sionistes, l’Iran résiste néanmoins aux divers assauts du Nouvel Ordre Mondial.

Malgré un effritement par rapport à 2007 (13,3 %) et 2008 (9,7 %), le PIB de la municipalité autonome de Shanghaï atteignit 8,2 % en 2009. Le maire de la métropole portuaire Han Zheng préfère miser sur une croissance annuelle moins rapide mais plus solide.

Lors d’un essai technique réalisé le 28 janvier 2010, le TGV Xi’an-Zhengzhou circula sur 505 km à une vitesse moyenne de 352 km/h. Inauguré le 26 décembre 2009, le TGV Guangzhou-Wuhan circule quotidiennement sur 1.069 km à une vitesse moyenne de 350 km/h, ce qui constitue actuellement un record mondial encore inégalé.

Vue partielle du Port autonome de Marseille

Vue partielle du Port autonome de Marseille

Marseille-Fos : baisse de 13,3 % du trafic portuaire en 2009

Selon un communiqué diffusé mardi 26 janvier 2010, le trafic portuaire de Marseille-Fos totalisa 83 millions de tonnes en 2009, ce qui représenta un fort recul annuel de 13,3 %. Il s’agit d’un résultat alarmant au regard du trafic portuaire de 2006 qui avait atteint le niveau record de 100 millions de tonnes.

Cette désaffection portuaire et commerciale est principalement attribuée à trois facteurs indépendants : la crise systémique mondiale, un accident industriel sur un pipeline et les mesures douanières prises par l’Algérie.

Également affaibli par un syndicalisme activiste et jusqu’au boutiste, le port autonome de Marseille-Fos devient moins concurrentiel dans la zone méditerranéenne et s’efface inéluctablement face à ses rivaux de Barcelone, de Gênes et même de Livourne.

Avec 8,6 millions de tonnes, le secteur des « vracs solides » subit une chute de 40 % par rapport à 2008. Cette spectaculaire contreperformance s’explique par la très grande dépendance à l’égard du géant sidérurgique Arcelor-Mittal, qui ferma en 2009 un de ses haut-fourneaux.

La baisse de la demande énergétique et un accident industriel sur un pipeline affectèrent considérablement le trafic des « vracs liquides » et des hydrocarbures, qui enregistra un recul annuel de 10 % (57,07 millions de tonnes). En raison de la rupture d’un pipeline, les importations de pétrole brut furent d’abord interrompues puis réduites durant cinq mois, si bien que plus de six millions de tonnes d’or noir ne purent être acheminées au Port de Marseille-Fos.

En raison des mesures douanières prises par l’Algérie et de la morosité générale des échanges commerciaux au niveau mondial, les « trafics de roulant » chutèrent de 7 % en 2009.

Bénéficiant de la spectaculaire progression de 40 % des échanges avec la Chine, le trafic des conteneurs augmenta globalement de 4 %. Les échanges portuaires entre Marseille et le géant asiatique démarèrent à la fin du XIXe et s’intensifièrent au  début du XXe siècle. Dans la cadre du mouvement Travail-Études créé par le francophile Li Shizeng, 4.000 jeunes chinois débarquèrent à Marseille entre 1912 et 1927 pour étudier et travailler en France. Parmi les personnalités les plus célèbres ayant accosté à Marseille figurent le réformateur et visionnaire Deng Xiaoping (1904-1997) qui décréta le 18 décembre 1978 l’ouverture économique et commerciale mondiales de la Chine et Zhou Enlai (1898-1976) fondateur de la section européenne du Parti Communiste Chinois (PCC) en mars 1921 et futur premier ministre de Mao Zedong entre le 1er octobre 1949 et le 8 janvier 1976. Jumelé depuis 1987 avec Shanghaï, Marseille abrite d’ailleurs un des consulats de Chine en France.

Grâce à un investissement d’environ 25 millions € réalisé par le Port de Marseille-Fos sur le terminal céréalier, le vrac alimentaire enregistra en 2009 une impressionnante augmentation de 40 %.

Edifiée entre 1612 et 1630 pour le souverain safavide Shah Abbas 1er (1571-1629), la Mosquée du Shah constitue un des joyaux architecturaux d'Ispahan

Édifiée entre 1612 et 1630 pour le souverain safavide Shah Abbas 1er (1571-1629), la Mosquée du Shah constitue un des joyaux architecturaux d'Ispahan.

Iran : chômage de 11,3 % à l’automne 2009 et progression annuelle de 1,8 %

Désirant se doter en toute légitimité d’un programme nucléaire civil, l’Iran dirigé par l’intrépide Mahmoud Ahmadinejad est victime de phobies délirantes des néo-conservateurs atlanto-sionistes. Brandissant de mythiques menaces nucléaires iranienne et nord-coréenne, les américano-mondialistes et leur bras armé l’OTAN tentèrent de justifier l’installation humiliante de boucliers anti-missiles en République tchèque et en Pologne. Avec leurs constantes pressions politiques et économiques, les atlanto-mondialistes visent à affaiblir en profondeur l’industrie iranienne et à provoquer un chaos social qui précipiterait leurs intervention militaire et occupation impérialiste à l’instar de l’Irak et de l’Afghanistan.

Après la triomphale réélection de Mahmoud Ahmadinejad (62,63 % et 24.527.516 voix) le 12 juin 2009, les officines « occidentalistes » tentèrent de déstabiliser politiquement l’Iran en encourageant des manifestations de rue à Téhéran et dans les grandes agglomérations urbaines. Proche diplomatiquement et géopolitiquement de ses homologues vénézuélien Hugo Chavez, bolivien Evo Morales et chinois Hu Jintao, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est un authentique résistant au Nouvel Ordre Mondial américanisé. Au sujet de la réalité politique et sociale de cette grande nation historique du Moyen-Orient, il est absolument indispensable de (re)lire le précieux témoignage écrit de Christian Bouchet qui démonte implacablement l’effroyable imposture médiatique dont est quotidiennement victime l’Iran.

Lors d’un reportage télévisé diffusé mardi 26 janvier 2010 sur la chaîne satellitaire locale Press TV, le ministre du Travail Abdolreza Sheikholeslami dut reconnaître que l’Iran n’était pas parvenu à endiguer le chômage. En vertu du quatrième Plan quinquennal (2005-2010), le gouvernement iranien s’était engagé à amener le taux de chômage sous la barre des 7 % à la fin de l’année 2010.

Le centre national des statistiques annonça fin 2009 que le taux de chômage iranien avait atteint 11,3 % contre 9,5 % lors de la même période de 2008. Ce taux officiel correspond au troisième trimestre de l’année iranienne qui s’achève chaque 21 décembre. Plusieurs facteurs plus ou moins interindépendants expliquent cette hausse préoccupante de 1,8 %.

Une agence de presse iranienne spécialisée dans le marché du travail impute cette nette augmentation à la situation désastreuse du secteur industriel, à la baisse des dépenses consacrées au développement dans le projet de budget annuel, à l’environnement défavorable pour les échanges commerciaux, à l’extradition des investissements extérieurs ainsi qu’à l’augmentation des produits importés durant ces dernières années.

Étendu sur 1.648.195 km2, l’Iran comptait 74.196.000 habitants selon une estimation démographique de 2009. Selon le dernier recensement de 2006, la capitale Téhéran comptait 8.429.807 habitants tandis que son agglomération urbaine en englobait 13.413.348.

Environ 60 % de la population iranienne a moins de trente ans. Alors que l’indice de fécondité culmina à 7 enfants par femme en 1960 et 1962, celui-ci baissa progressivement lors des décennies suivantes puis s’effondra à 2,07 en 2005 et 2,06 en 2006. Estimé par les démographes à 2 en 2007 et 2008 , ce taux pourrait même chuter à 1,8 en 2010. Rappelons qu’un taux minimal de 2,1 est nécessaire pour le renouvellement des générations. L’Iran risque progressivement d’être confronté à un inéluctable vieillissement de sa population. Compte tenu de ces données démographiques, le gouvernement iranien doit impérativement créer un million de nouveaux emplois immédiatement disponibles sur le marché du travail, afin d’amener le taux de chômage sous la barre des 7 % conformément aux objectifs initiaux du quatrième Plan quinquennal.

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Et sans apriori (si possible vu la source), l'article est très intéressant et bien documenté

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