Pourquoi le « plan d’aide » à la Grèce ne mettra pas fin à la crise

Publié le par sceptix

Pourquoi le « plan d’aide » à la Grèce ne mettra pas fin à la crise

Article placé le 03 mai 2010, par Julian Diesdorf (Zürich)
Source : Mécanopolis

Article mis à jour à 14h20

« L’Europe doit devenir plus compétitive en dérèglementant les marchés du travail et en refondant ses systèmes de protection sociale dispendieux. Il est possible de contraindre les pays récalcitrants en utilisant les marchés ».

« Club Surveys the Global Economy », International Herald Tribune, 16/03/09

1mai

Certes, le plan est un soulagement pour Athènes. L’Etat grec a besoin de cette aide pour assurer ses prochaines échéances : en l’occurrence, il doit rembourser 8,5 milliards de dette le 19 mai et n’a pas l’argent en caisse. Sans aide, il est en défaut de paiement. Le plan européen lui permet donc de passer ce cap. Mais il a d’autres échéances à venir, de l’ordre de 120 à 140 milliards d’euros dans les trois ans. Le plan conjoint zone euro/FMI ne prévoit pour l’heure que 45 milliards d’euros : le risque de défaut de la Grèce est reporté, il n’est pas écarté.

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R
<br /> <br /> Ce serait si simple... si la Grèce était une banque, elle aurait déjà reçu des dizaines de milliards d'aides d'urgence, elle aurait pu emprunter à volonté au taux hallucinant de 1%, qui lui<br /> aurait permis de placer ses billes flambant neuves à 3 ou 4% dans... des emprunts d'Etat. Elle se serait refaite, petit à petit. Personne ne s'en serait même inquiété. Si la Grèce était une<br /> banque, rien n'aurait changé. Elle aurait continué à gaver ses oligarques et à dépenser à vau l'eau, encore et encore.<br /> <br /> <br /> Au pays de Damoclès...<br /> <br /> <br /> Mais la Grèce n'est pas une banque. Elle va devoir renégocier sa dette. Sauf que les marchés n'en veulent plus : pourquoi prendre le risque d'un non-remboursement quand des dizaines de milliards<br /> d'emprunts d'Etats solvables (jusqu'à nouvel ordre) tombent tous les mois ? Heinh, pourquoi ? La Grèce va donc devoir agiter sa sébile en direction du FMI et de ses amis européens (*). Et<br /> les amis, ils ne rigolent pas. 5%. C'est le tarif. La France pourrait ainsi tirer 200 millions d'euros de bénéfices de son aide ô combien désintéressée, en contrepartie de fermetures d'écoles,<br /> d'hôpitaux, de services publics et sociaux... Il n'y a pas de petits profits. "La moitié d'un ami, c'est la moitié d’un traître"... Victor Hugo est dépassé.<br /> <br /> <br /> Grèce en tics et en toc<br /> <br /> <br /> Ironie du sort : Les banques, à l'origine de cette maudite crise qui fait déraper les Etats les uns après les autres, ont pourtant été les premières à s'en sortir, sauvées in extremis par... les<br /> Etats. Aujourd'hui, elles empilent les bénéfices, aux dépens... des Etats ! Et devinez quoi... elles vont même jusqu'à aider ces mêmes Etats à maquiller leurs comptes. Résultat des courses, la<br /> Grèce se retrouve à emprunter à un taux cinq fois plus élevé que les établissements financiers. Un comble.<br /> <br /> <br /> Au final, la Grèce fait trembler l'Europe... À reléguer le volcan islandais au rang de pétard mouillé sans intérêt (et avec un nom plus facile à prononcer). En outre, les fondations du Portugal<br /> et de l'Espagne se fragilisent, menaçant l'ensemble de l'édifice européen. "Les marchés réagissent à la baisse" lit-on dans nos meilleurs canards. Les marchés, vous savez, ces terrains de jeux<br /> pour cols blancs cravatés qui parient nos pécules sur l'autel de l'ultralibéralisme, que vous pensiez pourtant sagement planqués dans un coffre-fort inébranlable. Hé bé, ces marchés, ils sont à<br /> deux doigts de la panique, nous déclare-t-on. Curieux, car ce qui se passe actuellement est prévu depuis des mois... Et le pire est à venir.<br /> <br /> <br /> On panique ou pas, là ?<br /> <br /> <br /> En réalité, les choses sont un poil plus complexes. Les marchés ne paniquent pas vraiment. Pas encore. Pour l'instant, les spéculateurs jouent à la baisse. Et plus ils jouent, plus ça baisse. Et<br /> plus ils gagnent. Tout va bien, donc. Sauf que... quand un mur s'effondre, il ébranle les autres. Et la santé de nos valeureuses banques ne tient plus qu'à un fil. Depuis l'année dernière,<br /> les établissements financiers européens alignent des bilans impressionnants, grâce à leurs activités spéculatives. Ni plus ni moins. Or, quand les marchés boursiers et financiers deviennent<br /> instables, les spéculateurs risquent une sortie de route à chaque virage. Par définition.<br /> <br /> <br /> Une aide... uniquement si la Grèce va bien !<br /> <br /> <br /> La route est loin d'être droite, et en plus, la pente est rude. Ce qui fait dire à l'inénarrable<br /> Christine Lagarde, que "nous ne décaisserons pas l’intégralité des sommes tout de suite. Nous le ferons au fur et à mesure des besoins et en cas de défaut de paiement, nous mettrons aussitôt<br /> le pied sur la pédale du frein". Vous suivez ? La France ne sauvera la Grèce que si elle se porte bien. C'est pas gagné, vu que le "défaut de paiement" est envisagé d'ici quelques<br /> semaines. Et puis finalement, ils n'ont qu'à se mettre à la<br /> bicyclette, ces flemmards de grecs, non ?<br /> <br /> <br /> "En Grèce, les sages parlent et les imbéciles décident" disait Anacharsis. Une chance ! En France, les imbéciles monopolisent et le pouvoir, et la parole...<br /> <br /> <br /> (* : Ce qui est d'ailleurs strictement interdit en Europe, comme a essayé de nous le rappeler l'Allemagne. Sacrés Allemands, qui ne comprennent toujours pas que les<br /> lois sont faites pour être contournées !)<br /> <br /> <br /> (Article publié sur le site "
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R
<br /> <br /> sur le site d'origine de larticle il y a un commentaire, celui d'alcide , qui a tout compris et explique bien la situation.<br /> <br /> <br /> <br />
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