Société générale exposée pour 3 milliards d'euros à la dette grecque

Publié le par sceptix

Publié le 05/05/2010 à 08:10

Société générale exposée pour 3 milliards d'euros à la dette grecque

Le pdg de la Société générale Frédéric Oudéa a publié un bénéfice net au premier trimestre meilleur que prévu © PHOTOPQR/NICE MATIN

Société Générale est exposée à hauteur de trois milliards d'euros à la dette d'État de la Grèce, a-t-il annoncé mercredi dans son communiqué de publication des résultats du premier trimestre. "Au-delà de sa participation de 54 % dans Geniki Bank, l'exposition du groupe à la Grèce sur l'ensemble de ses filiales bancaires et d'assurance représente à fin avril de l'ordre de trois milliards d'euros sur le souverain grec", a indiqué la banque. Mais elle précise par ailleurs que le "montant est négligeable sur les contreparties bancaires et corporate (entreprises, ndlr)". Ces trois milliards sont bien supérieurs à ce que les autres banques françaises ont déjà annoncé.

Le Crédit Agricole a fait état d'une exposition de 850 millions d'euros, dont 600 pour sa filiale Emporiki tandis que pour BNP Paribas l'exposition aux banques grecques est "tout à fait négligeable", selon son directeur général Baudouin Prot.

Les banques françaises sont les plus impliquées en Grèce, avec des engagements qui atteignent au total une cinquantaine de milliards d'euros. Début avril, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait cherché à rassurer, expliquant que l'exposition des établissements français en Grèce ne suscitait "pas d'inquiétude particulière".

Source  : lePoint

 

 

 

Publié le 04/05/2010 à 18:06 - Modifié le 04/05/2010 à 19:20 Le Point.fr

Craignant une contagion à l'Espagne, les Bourses européennes plongent

AFP

Craignant une contagion à l'Espagne, les Bourses européennes plongent

La majorité des places boursières européennes a dévissé, mardi © Henny Ray Abrams/AP/SIPA


Le plan d'aide à la Grèce à peine bouclé, la crainte d'une contagion de cette crise de la dette au reste de l'Europe, et particulièrement à l'Espagne, a entraîné un mardi noir sur les Bourses européennes et fait rechuter l'euro. Des rumeurs selon lesquelles d'autres agences de notation allaient dégrader la note de l'Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI ont fait plonger les places européennes. À la clôture, la Bourse de Madrid a lâché 5,41 %, Lisbonne 4,21 %, Milan 4,70 %, Dublin 3,97 %, Amsterdam 3,19 %, Paris 3,64 %, Londres 2,56 % et Francfort 2,6 %. La Bourse d'Athènes a, elle, cédé 6,68 %.

Avec le Portugal, l'Espagne est l'un des pays de la zone euro qui inquiète le plus les marchés. Ses déficits publics ont explosé en 2009 à cause de la crise financière, à 11,2 % du PIB, et le gouvernement socialiste a promis un plan d'austérité pour les ramener à 3 % en 2013. Certains investisseurs estiment que l'Espagne risque de suivre le même chemin que la Grèce, sauvée de la banqueroute par les pays de la zone euro et le FMI qui ont promis une aide de 110 milliards d'euros sur trois ans. Une rumeur a circulé dans les salles de marché selon laquelle l'Espagne aurait besoin de 280 milliards d'euros et pourrait les demander au Fonds monétaire international. Le FMI a assuré en fin de journée qu'il n'y avait "aucune vérité" dans ces rumeurs. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero avait fait de même dans l'après-midi. Mais rien n'y a fait.


Standard and Poor's a abaissé la note de la dette à long terme de l'Espagne la semaine dernière, craignant que le pays ne se trouve plongé dans une longue période de faible croissance économique qui empêcherait le gouvernement de réduire les déficits. Les marchés redoutent aussi que le gouvernement espagnol ne traîne des pieds pour adopter des mesures impopulaires. Le niveau de la dette publique espagnole par rapport au produit intérieur brut est pourtant nettement plus bas que celui de nombreux pays de la zone euro, à 53,2 % du PIB en 2009. Test important, le Trésor espagnol procédera, jeudi, à l'émission de bons du Trésor à cinq ans, proposant 3 % d'intérêt. Il espère lever au moins deux milliards d'euros. Comme souvent en cas d'inquiétude sur les finances publiques, les valeurs bancaires ont été en première ligne et ont terminé en nette baisse : Santander, première banque espagnole, a perdu 7,08 % à 8,61 euros, Société générale 5,75 % à 38,62 euros, Crédit agricole 5,97 % à 10,40 euros.


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article