| Ceux qui ont renoncé à la France depuis longtemps cherchent une situation qui noie la France dans des systèmes politiques où la France n’existerait pas. C'est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de " l’intégration européenne ". Ils se ruent pour faire entrer la Grande-Bretagne, alors qu’ils savent qu'il n'y aura pas d’intégration si l’Angleterre est dans l’Europe. Ça leur est égal. Leur instinct est que la France disparaisse." Et voilà ce que disait le fondateur de la Ve République dans le salon doré de l’Elysée le 13 mai 1964 : " Nous ne reviendrons pas sur le retrait de nos officiers de marine de l’OTAN. [...] Ces organismes internationaux sont bons pour y attraper la vérole. Nos représentants oublient le devoir d’obéissance à l’Etat. Ils y perdent le sentiment national. Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains ! L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d’une autre manière, parce qu’ils sont de la même famille. Alors, il n’y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington. De Gaulle ne veut pas de ça. Alors, on n’est pas content, et on le dit à longueur de journée, on met la France en quarantaine. Mais plus on veut le faire, et plus la France devient un centre d’attraction. " (Charles de Gaulle, président de la République, en 1963 et 1964, Cité par Alain Peyrefitte dans C’était de Gaulle, Editions de Fallois, Fayard, 1997, tome 2, pp.216-217, 229-230) La question que pose le cours des événements n’est évidemment plus de savoir si Nicolas Sarkozy et l’UMP sont ou non "gaullistes". Car on ne peut pas concevoir de plus grand reniement du gaullisme que ce qu’ils font. Non, la vraie question qui se pose désormais aux Français, c'est de savoir où commence la Haute Trahison de la France. |