Plaisanterie mise à part, c’est bien l’Europe le futur champ d’exercice nucléaire
les Etats-Unis ont subi un camouflet lors de la crise géorgienne, résultat ils ont avanc” un pas de plus sur la question du déploiement d’un bouclier anti-missile en Europe. Washington est parvenu sur le sujet à un accord avec la Pologne qui va accueillir des éléments de ce bouclier.Vous remarquerez qu’il ne s’agit plus de l’Iran, mais bien de “l’Eurasie”, la russie d’abord , la Chine après. Et la France qui a réintégré l’OTAN est totalement prenante, moins que les Polonais qui eux sont aux première loges. Comme ne le leur a pas caché le chef-adjoint d’état-major russe Anatoli Nogovitsyne, qui a estimé que cet accord avec les Polonais “aggrave davantage” l’état des relations entre les deux pays”.
Comme l’opération tentée en géorgie s’est heurtée à la réaction des Russes, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice est venue en rajouter après être passé à paris voir celui nqui est désormais en Europe le principal allié Sarkozy. A celui-ci et à Kouchner, selon le scénario déjà vu en Colombie ont fait jouer le rôle du “bon flic” celui qui négocie tandis que les Etats-unis avec leur homme de main Uribe ou Saakachvili avancent en roulant les mécaniques sans foi ni loi…. Et les grandes orgues médiatiques jouent la partition exigée d’eux…
la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a déclaré ce vendredi15 août à Tbilissi, la capitale géorgienne, qu’elle espérait signer “très bientôt” l’accord avec Varsovie sur le déploiement d’éléments du bouclier antimissile américain en Pologne.
Toujours dans le style bon flic et méchant flic, pendant que Condoleezza Rice liait explicitement les missiles et l’affaire géorgienne, le président américain George Bush s’est exprimé sur la question devant la Maison-Blanche, en estimant qu’une relation “conflictuelle” avec la Russie n’est pas dans l’intérêt des Etats-Unis : “nous espérons que les responsables russes reconnaîtront qu’un avenir de coopération et de paix seront bénéfiques à toutes les parties. La guerre froide est finie. Les jours des Etats satellites et des sphères d’influence sont derrière nous. La brutalité et l’intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle. Seule la Russie peut décider si elle veut retrouver la voie des Nations responsables ou si elle veut poursuivre une politique qui ne promet que confrontation et isolation”.
Et pour que le numéro du bon et du méchant soit complet il a donné dans l’humanitaire, la grande nation démocratique au chevet des petits peuples martyrisés par de méchants oprresseurs.
Le président américain a en effet indiqué que le Secrétaire à la Défense Robert Gates le tenait informé de la distribution de l’aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis aux victimes du conflit entre forces russes et forces géorgiennes. Ce dernier avait exclu jeudi le recours à une intervention militaire américaine dans le conflit russo-géorgien mais a averti que les relations américano-russes risquaient d’être affectées à long terme si Moscou ne changeait pas d’attitude.
Ce serait en rire si ce n’était extraordinairement dangereux parce que les Etats-Unis ont décidé que l’Europe était leur avant poste, celui destiné à recevoir les bombes nucléaires, tandis que la Georgie comme le montre ce dessin humoristique, tout prêt de l’Etat de Floride restait protégée, c’est le fidèle allié européen qui sera le champ de bataille nucléaire. Et bien sur nos guignols de la gauche et de l’extrême gauche ne diront rien.
dhttp://socio13.wordpress.com/2008/08/14/en-passant/anielle Bleitrach
traduction du texte de la BD par Gilles Questiaux:
Deux jours avant l’invasion géorgienne en Ossétie du Sud
George, mon chou, tu vas venir nous aider si la Russie entre en Géorgie? Ton Misha qui t’aime.
T’en fais pas mon chéri. Je garantis que la Russie n’entrera pas en Géorgie.
L’armée américaine défendra la Géorgie si la Russie veut envahir! Nous avons des troupes concentrées au Tenessee, en Caroline du Nord, en Caroline du Sud, en Alabama ,en Floride, et la Marine est concentrée dans l’Atlantique Nord près des côtes de la Géorgie. Le peuple américain et notre démocratie n’ont rien à craindre.
