Rumeurs, spéculations et infos avérées alimentent la crise

Publié le par sceptix

07/10/2008 16:33

Une nouvelle nationalisation bancaire en Islande ainsi qu'une série d'informations sur les banques britanniques ont rendu les marchés ultra-nerveux mardi, au lendemain d'un "lundi noir" boursier, tandis que les dirigeants européens renforçaient la protection des épargnants.

Les Bourses européennes évoluaient en dents de scie au gré des nouvelles et des rumeurs sur les banques, après des séances tout aussi agitées en Asie où Tokyo a clôturé sur une baisse de 3,03%. Les places européennes, qui avaient ouvert dans le vert, sont passées momentanément dans le rouge au moment de la dégringolade à Londres du titre de Royal Bank of Scotland. Mais vers 11h, elles avaient toutes repris des couleurs, le CAC 40 gagnant 1,12% à Paris, le Footsie 0,45% à Londres et le Dax 0,72% à Francfort. Le Bel20 restait quant à lui dans le rouge, tiré vers le bas par Dexia et KBC, qui ne parvenaient pas à redresser.

1. Nationalisation en Islande.
L'Islande a annoncé mardi la nationalisation de la deuxième banque du pays, Landsbanki, tandis que la première, Kaupthing, a obtenu de la Banque centrale nationale un prêt de 500 millions d'euros. Ces annonces interviennent au lendemain de la mise en place d'un arsenal législatif donnant la possibilité à l'Etat islandais de diriger tout le système bancaire du pays nordique. La loi a été votée lundi soir par le parlement après une intervention du Premier ministre, Geir Haarde, à la télévision.

L'économie de l'île du Nord de l'Atlantique est fortement dépendante de la finance internationale. Celle-ci représente huit à neuf fois la valeur du produit intérieur brut islandais. C'est pourquoi de telles mesures sont essentielles pour tenter de maintenir la santé économique du pays.

C'est dans ce contexte que cette information a été diffusée: la Russie aurait octroyé un prêt de 4 milliards d'euros à la Banque centrale islandaise afin que celle-ci puisse renflouer le système financier du pays. Mais l'information a ensuite été démentie par le vice-ministre russe des Finances, Dmitri Pankine: "Il n'y a eu aucune démarche officielle du côté de l'Islande en vue de l'octroi d'un crédit russe. Les négociations n'ont pas commencé et aucune décision en ce sens n'a été prise". Par la suite, la presse russe (relayée par l'AFP) indiquait que le ministre des Finances, Alexeï Koudrine, a finalement confirmé que la Russie a reçu une demande d'octroi de crédit, sans en préciser le montant. Moscou l'examinerait favorablement.

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