La fermeture de la base militaire de Bichkek inquiète Washington
Le président kirghiz à Moscou, possible fermeture d'une base américaine
AFP, 3 février 2009
MOSCOU (AFP) — Le président russe Dmitri Medvedev devait rencontrer mardi au Kremlin son homologue du Kirghizstan, Kourmanbek Bakiev, au moment où la presse russe évoquait la volonté de Moscou d'obtenir la fermeture d'une base militaire américaine stratégique dans ce pays d'Asie centrale.
Les deux dirigeants vont discuter d'"approches coordonnées pour développer la coopération militaro-politique en Asie centrale et renforcer la sécurité et la stabilité dans la région", ainsi que d'une aide financière russe au Kirghizstan, indique le Kremlin dans un communiqué.
La présence dans cette ancienne république soviétique d'installations américaines, situées dans l'aéroport de Bichkek à quelques kilomètres d'une base de l'armée russe, irrite Moscou qui presse Bichkek de les fermer, relève le quotidien Kommersant.
Dans cette optique, l'Etat russe s'apprête à offrir une subvention de 150 millions de dollars (117 millions d'euros), un prêt de 300 millions de dollars (234 millions d'euros) et un important investissement à ce pays qui fait face à une crise de liquidités, affirme le journal en citant des sources proches des négociations.
A Bichkek, le chef de l'administration présidentielle kirghize, Danïiar Oussenov, a tenté de relativiser ces informations en affirmant que son pays ne "s'apprêtait pas" à annoncer, du moins dans l'immédiat, la fermeture de ces infrastructures, stratégiques pour les Etats-Unis.
Interrogé par l'AFP, l'analyste russe Andreï Grozine "doute que la Russie soit très intéressée à chasser les Américains du Kirghizstan", car elle est, selon lui, davantage préoccupée par l'établissement de meilleures relations avec la nouvelle administration de Barack Obama, après les tensions russo-américaines des derniers mois de la présidence de George W. Bush.
La fermeture de la base de Manas sous la pression de Moscou risquerait de "produire une mauvaise impression aux Etats-Unis car il est évident que sans le soutien de la Chine et de la Russie, le Kirghizstan ne serait pas capable de prendre une telle décision", ajoute l'expert.
Dmitri Medvedev a en outre dit le 23 janvier que son pays était prêt à coopérer avec Barack Obama en Afghanistan dans la lutte contre le terrorisme.
Lundi, un haut responsable de l'Otan, Robert Simmons, a déclaré au cours d'une visite à Bichkek que l'Alliance atlantique s'inquiétait de son éventuelle fermeture, en raison des difficultés que cela créerait pour approvisionner les forces de l'Otan en Afghanistan.
Cette base ouverte après les attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis afin de soutenir les forces internationales engagées sur le territoire afghan sous la houlette des Américains est importante aux yeux de Washington qui fait pression de son côté pour le maintien de ces installations. En particulier depuis la fermeture en novembre 2005 de la base militaire américaine en Ouzbékistan, autre ancienne république soviétique d'Asie centrale.
Le général américain David Petraeus avait noté fin janvier que les Etats-Unis souhaitaient augmenter leur aide financière au Kirghizstan, qui, selon lui, recevait déjà 150 millions de dollars (117 millions d'euros) chaque année.
A la mi-décembre, le président kirghiz avait pour sa part affirmé que Washington lui avait demandé une augmentation de la taille de la base existante mais qu'il avait rejeté cette demande.
L'OTAN appelle le Kirghizistan à ne pas fermer une base militaire américaine
Radio Chine Internationale
2009-02-03
Un responsable de l'OTAN a appelé lundi le gouvernement du Kirghizistan à ne pas fermer une base militaire américaine, selon des informations reçues à Almaty en provenance de Bichkek, la capitale kirghize.
Si le gouvernement kirghiz décide de fermer la base aérienne de Manas, ce sera "regrettable", a indiqué Robert Simmons, le représentant spécial du secrétaire général de l'OTAN pour le Caucase et l'Asie centrale, qui effectuait une visite au Kirghizistan.
Cette base sert de "liaison vitale" pour les opérations militaires de l'OTAN en Afghanistan et pour la lutte internationale contre le terrorisme, a affirmé M. Simmons.
La base aérienne de Manas, située dans la banlieue de Bichkek et abritant plus de 1.000 militaires, a été mise en place en 2001 suite au lancement des opérations militaires dirigées par les Américains en Afghanistan.
Selon des médias, le gouvernement kirghiz envisage de fermer cette base militaire.
La fermeture de la base militaire de Bichkek inquiète Washington
LE MONDE | 03.02.09
Privée de son accès à l'Afghanistan par le Pakistan, l'OTAN s'inquiète de l'éventuelle fermeture d'une base américaine louée au Kirghizstan, la plus petite et la plus pauvre des Républiques d'Asie centrale ex-soviétiques. Ouverte après les attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis, la base de Manas est située non loin du principal aéroport kirghiz, proche de la capitale, Bichkek. Elle est cruciale pour l'acheminement d'hommes et de matériel de l'Alliance vers l'Afghanistan, surtout au moment où les Etats-Unis prévoient d'envoyer 30 000 soldats en renfort et que l'accès via le Pakistan n'est plus sûr.
"Evidemment, si nous n'étions plus en mesure d'utiliser l'aéroport, nous aurions des difficultés pour approvisionner nos forces en Afghanistan, donc nous le regretterions", a expliqué Robert Simmons, l'émissaire de l'OTAN pour le Caucase et l'Asie centrale, lundi 2 février.
La Russie cherche depuis longtemps à obtenir le départ des Américains. En décembre 2008, la presse russe avait révélé que Moscou était prêt à accorder un crédit de 2 milliards de dollars (1,55 milliard d'euros) au Kirghizstan en échange de la fermeture de la base. Premier partenaire commercial du Kirghizstan, la Russie, qui dispose elle aussi d'une base militaire sur place, vient d'acheter, via le géant russe Gazprom, la compagnie kirghize de gaz.
AFP, 3 février 2009
MOSCOU (AFP) — Le président russe Dmitri Medvedev devait rencontrer mardi au Kremlin son homologue du Kirghizstan, Kourmanbek Bakiev, au moment où la presse russe évoquait la volonté de Moscou d'obtenir la fermeture d'une base militaire américaine stratégique dans ce pays d'Asie centrale.
Les deux dirigeants vont discuter d'"approches coordonnées pour développer la coopération militaro-politique en Asie centrale et renforcer la sécurité et la stabilité dans la région", ainsi que d'une aide financière russe au Kirghizstan, indique le Kremlin dans un communiqué.
La présence dans cette ancienne république soviétique d'installations américaines, situées dans l'aéroport de Bichkek à quelques kilomètres d'une base de l'armée russe, irrite Moscou qui presse Bichkek de les fermer, relève le quotidien Kommersant.
Dans cette optique, l'Etat russe s'apprête à offrir une subvention de 150 millions de dollars (117 millions d'euros), un prêt de 300 millions de dollars (234 millions d'euros) et un important investissement à ce pays qui fait face à une crise de liquidités, affirme le journal en citant des sources proches des négociations.
A Bichkek, le chef de l'administration présidentielle kirghize, Danïiar Oussenov, a tenté de relativiser ces informations en affirmant que son pays ne "s'apprêtait pas" à annoncer, du moins dans l'immédiat, la fermeture de ces infrastructures, stratégiques pour les Etats-Unis.
Interrogé par l'AFP, l'analyste russe Andreï Grozine "doute que la Russie soit très intéressée à chasser les Américains du Kirghizstan", car elle est, selon lui, davantage préoccupée par l'établissement de meilleures relations avec la nouvelle administration de Barack Obama, après les tensions russo-américaines des derniers mois de la présidence de George W. Bush.
La fermeture de la base de Manas sous la pression de Moscou risquerait de "produire une mauvaise impression aux Etats-Unis car il est évident que sans le soutien de la Chine et de la Russie, le Kirghizstan ne serait pas capable de prendre une telle décision", ajoute l'expert.
Dmitri Medvedev a en outre dit le 23 janvier que son pays était prêt à coopérer avec Barack Obama en Afghanistan dans la lutte contre le terrorisme.
Lundi, un haut responsable de l'Otan, Robert Simmons, a déclaré au cours d'une visite à Bichkek que l'Alliance atlantique s'inquiétait de son éventuelle fermeture, en raison des difficultés que cela créerait pour approvisionner les forces de l'Otan en Afghanistan.
Cette base ouverte après les attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis afin de soutenir les forces internationales engagées sur le territoire afghan sous la houlette des Américains est importante aux yeux de Washington qui fait pression de son côté pour le maintien de ces installations. En particulier depuis la fermeture en novembre 2005 de la base militaire américaine en Ouzbékistan, autre ancienne république soviétique d'Asie centrale.
Le général américain David Petraeus avait noté fin janvier que les Etats-Unis souhaitaient augmenter leur aide financière au Kirghizstan, qui, selon lui, recevait déjà 150 millions de dollars (117 millions d'euros) chaque année.
A la mi-décembre, le président kirghiz avait pour sa part affirmé que Washington lui avait demandé une augmentation de la taille de la base existante mais qu'il avait rejeté cette demande.
L'OTAN appelle le Kirghizistan à ne pas fermer une base militaire américaine
Radio Chine Internationale
2009-02-03
Un responsable de l'OTAN a appelé lundi le gouvernement du Kirghizistan à ne pas fermer une base militaire américaine, selon des informations reçues à Almaty en provenance de Bichkek, la capitale kirghize.
Si le gouvernement kirghiz décide de fermer la base aérienne de Manas, ce sera "regrettable", a indiqué Robert Simmons, le représentant spécial du secrétaire général de l'OTAN pour le Caucase et l'Asie centrale, qui effectuait une visite au Kirghizistan.
Cette base sert de "liaison vitale" pour les opérations militaires de l'OTAN en Afghanistan et pour la lutte internationale contre le terrorisme, a affirmé M. Simmons.
La base aérienne de Manas, située dans la banlieue de Bichkek et abritant plus de 1.000 militaires, a été mise en place en 2001 suite au lancement des opérations militaires dirigées par les Américains en Afghanistan.
Selon des médias, le gouvernement kirghiz envisage de fermer cette base militaire.
La fermeture de la base militaire de Bichkek inquiète Washington
LE MONDE | 03.02.09
Privée de son accès à l'Afghanistan par le Pakistan, l'OTAN s'inquiète de l'éventuelle fermeture d'une base américaine louée au Kirghizstan, la plus petite et la plus pauvre des Républiques d'Asie centrale ex-soviétiques. Ouverte après les attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis, la base de Manas est située non loin du principal aéroport kirghiz, proche de la capitale, Bichkek. Elle est cruciale pour l'acheminement d'hommes et de matériel de l'Alliance vers l'Afghanistan, surtout au moment où les Etats-Unis prévoient d'envoyer 30 000 soldats en renfort et que l'accès via le Pakistan n'est plus sûr.
"Evidemment, si nous n'étions plus en mesure d'utiliser l'aéroport, nous aurions des difficultés pour approvisionner nos forces en Afghanistan, donc nous le regretterions", a expliqué Robert Simmons, l'émissaire de l'OTAN pour le Caucase et l'Asie centrale, lundi 2 février.
La Russie cherche depuis longtemps à obtenir le départ des Américains. En décembre 2008, la presse russe avait révélé que Moscou était prêt à accorder un crédit de 2 milliards de dollars (1,55 milliard d'euros) au Kirghizstan en échange de la fermeture de la base. Premier partenaire commercial du Kirghizstan, la Russie, qui dispose elle aussi d'une base militaire sur place, vient d'acheter, via le géant russe Gazprom, la compagnie kirghize de gaz.
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