Nouveau concept stratégique de l'Otan, vu par son secrétaire général

Publié le par sceptix

Cela vaut parfois la peine de lire "l'original", en l'occurence, ce discours de Jaap de Hoop Scheffer, publié par le site officiel de l'Otan.
Le "nouveau concept stratégique"  dont devrait débattre le prochain sommet de l'Otan à Strasbourg, n'a décidément rien de nouveau.
La profession de foi du secrétaire général est édifiante. Malgré qu'il assure le contraire, il profile l'OTAN  comme le candidat gendarme du monde.
Tout y est : les Etats voyous sont toujours plus voyous, le terrorisme mondial est  toujours plus puissant, quoique de plus en plus invisible, la domination de l'Afghanistan reste l'obsession majeure,  le besoin de défense territoriale est remplacé par celui de la sécurité, et essentiellement  de la sécurité de l'approvisionnement énergétique et  la main mise sur les ressources naturelles , etc..
La réponse: NOUS DEVONS ETRE TRES NOMBREUX A STRASBOURG ET KEHL EN AVRIL PROCHAIN POUR DIRE: NON A L'OTAN !  60 ANS D'OTAN = 60 ANS DE TROP!  (CP)
 
 
 
Discours du Secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer
à la Fondation pour la Recherche stratégique,Paris


Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,


Comme vous pouvez l'imaginer, les conférences placées sous le signe du 60e
anniversaire de l'OTAN ne manquent pas en ce moment - je pourrais même dire
que si l'OTAN touchait des dividendes sur chaque événement, son budget civil
cette année serait certainement beaucoup plus confortable et son Secrétaire
général beaucoup plus heureux.

Mais être ici, à l'Ecole militaire, aujourd'hui, revêt une signification
particulière. D'abord parce que ces 60 années n'ont pas été des années tout
à fait comme les autres en France par rapport à d'autres Alliés - il ne m'a
pas échappé qu'à quelques jours près, ce colloque aurait pu se tenir à la
date anniversaire de la fameuse lettre du 7 mars 1966 du Général de Gaulle
au Président Johnson. Ensuite car le débat stratégique français a toujours
une originalité propre et qu'en tant que Secrétaire général de l'OTAN,  je
ne peux qu'être intéressé à « prendre le pouls » de la pensée française sur
l'Alliance et ses défis au 21e siècle - tout spécialement dans un cadre de
si haut niveau, sous le patronage du Président Sarkozy
.  Enfin, et surtout,
parce que je ne méconnais pas l'importance du débat qui se développe en ce
moment même sur la rénovation de la relation France-OTAN, à une semaine d'un
débat parlementaire très important. Je souhaite donc remercier la Fondation
pour la Recherche Stratégique de son invitation, et la féliciter d'avoir su
choisir le moment idéal pour cette journée d'étude prestigieuse.

Il m'a été demandé de m'exprimer devant vous en prélude à votre session de
l'après-midi qui a pour thème « Nouveaux défis, nouvelles missions, un
projet transatlantique pour le 21e siècle? ». C'est Alphonse Allais, à moins
que ce ne soit Tristan Bernard, qui disait « le métier de prévisionniste est
un dur métier, surtout quand il traite de l'avenir ». Autant dire que
l'interrogation qui m'est adressée n'est pas simple. Ceci dit, je suis
Secrétaire général de l'OTAN, et non prévisionniste, et la fin proche de mon
mandat m'autorise quelque liberté. Je vais donc tenter d'esquisser une
analyse, si ce n'est une réponse, à cette question fondamentale pour
l'avenir de notre Alliance atlantique.

Il me semble qu'en cette année 2009, deux questions se distinguent de toutes
les autres de par leur caractère particulièrement urgent: les multiples
défis de sécurité et la profonde crise économique et financière actuelle.
La chronologie même des prochaines semaines l'illustre parfaitement: les
chefs d'Etat et de gouvernement de l'OTAN, qui se réuniront au sommet à
Strasbourg et Kehl les 3 et 4 avril, auront d'abord, pour beaucoup, pris
part au G20, à Londres, le 2 avril.
Bien que ces questions puissent sembler
distinctes, elles ont en commun un certain nombre de caractéristiques
importantes : premièrement, leurs conséquences sont exacerbées par la
mondialisation et l'interdépendance croissante entre les États ;
deuxièmement, aucun État ni aucune organisation ne peut, chacun de son côté,
pleinement faire face à ces défis; troisièmement, la sévérité de la
contrainte exercée par la crise sur les budgets de défense ne peut que
rendre plus aigu l'arbitrage traditionnel des moyens entre politique
intérieure et politique extérieure et de défense.  Une coopération et une
coordination internationales étendues entre les pays et les organisations
régionales et internationales sont désormais essentielles.

En ce qui concerne les défis en matière de sécurité, l'OTAN apporte, depuis
sa création en 1949, une contribution majeure au renforcement de la paix et
de la sécurité internationales.  Il est important pour la communauté
internationale, et pour la France, que l'OTAN continue d'être un instrument
utile, qui apportera cette contribution pendant longtemps encore.  Mais
quelle forme celle-ci devrait-elle prendre ? Il est essentiel que tous ceux
qui souhaitent participer efficacement au débat sur le futur de l'Alliance
aient une bonne idée de ce qui est possible et nécessaire.

Il est évident que pour l'opinion publique, en France comme dans le reste
des pays alliés, l'OTAN apparaît indissociable de sa mission actuelle en
Afghanistan.  De fait, l'Afghanistan est notre priorité opérationnelle. Mais
l'Afghanistan n'est pas qu'un engagement opérationnel. L'Afghanistan
illustre aussi la nature multi-dimensionnelle des crises et de la notion de
sécurité
.

La sécurité devient en effet un enjeu de plus en plus complexe.  Il s'agit d'une
évolution qui est clairement décrite dans l'excellente analyse du Livre
Blanc sur la défense et la sécurité nationale : « la complexité et
l'incertitude s'imposent comme des caractéristiques majeures du nouvel
environnement international » y est-il écrit dès l'introduction.   Le
constat est bien là, mais, pour l'heure, j'estime que nos organisations
internationales, y compris l'OTAN, n'ont pas encore pleinement exploité ces
analyses.  Nous n'avons pas encore adapté tout à fait notre réflexion sur la
sécurité, ni nos politiques, pour pouvoir suivre l'évolution rapide de notre
environnement.

Pendant mon mandat de secrétaire général, j'ai été le témoin des changements
considérables qui sont déjà intervenus au sein de l'Alliance, en particulier
pour le développement de capacités expéditionnaires et pour l'élargissement
du débat stratégique.  Mais il faut faire davantage et nous devons
poursuivre son adaptation, car j'ai parfois l'impression que nous continuons
d'aborder les défis du XXIe siècle avec une mentalité - et des moyens ­ du
XXe siècle.

De même, lorsque j'observe ce qui se passe en dehors de l'Alliance, je note
qu'à de nombreux égards, le cadre institutionnel international reste
également enfermé dans une mentalité plutôt conservatrice.  En d'autres
termes, bien que notre environnement de sécurité se soit mondialisé, notre
cadre institutionnel international est toujours compartimenté.

Comprenez-moi bien : je ne prétends pas que nous ayons besoin de nouvelles
institutions.  Je prétends que nous devons faire évoluer celles qui
existent.  Nous avons besoin au sein de nos institutions de politiques plus
visionnaires et entre ces institutions de plus de cohérence.  Je crois qu'une
occasion majeure nous est donnée à tous aujourd'hui d'aligner notre approche
en matière de sécurité sur les réalités nouvelles.

Au début du mois prochain, l'OTAN célébrera donc son 60e anniversaire.
Voilà un bel âge pour une Alliance de pays souverains reliant deux
continents.  Cela mérite assurément d'être célébré.  Et le contexte est
prometteur : une nouvelle administration américaine est en place, déterminée
à adopter une nouvelle approche.  Il y a manifestement une volonté
européenne d'y répondre.  Par ailleurs, la volonté du président Sarkozy de
renforcer la dimension européenne au sein de l'OTAN ainsi que la politique
de défense et de sécurité au sein de l'UE a clarifié la position de la
France
.

Permettez-moi de dire à cet égard que les discussions actuelles sur la
participation française dans les structures militaires de l'Alliance sont
saines et qu'il est important que les questions touchant à la défense d'un
pays fassent l'objet d'un tel débat. Je ne veux pas m'immiscer dans cette
réflexion nationale dont le résultat sera une décision souveraine de la
France - je me suis au demeurant déjà exprimé à l'Assemblée nationale, il y
a un mois, devant les commissions des Affaires étrangères et de la Défense
réunies. Je voudrais simplement dire que la semaine dernière, nombreux sont
les ministres des Affaires étrangères de l'Alliance réunis à Bruxelles qui
ont salué l'idée d'un rapprochement français, soulignant qu'il permettrait
de renforcer les capacités de l'Alliance pour faire face aux nouveaux défis.
Je pense aussi que cela permettra de renforcer l'influence française sur les
questions de défense et de sécurité, à la fois à l'OTAN, mais certainement
aussi à l'UE. Je pense surtout que cette nouvelle approche française
pourrait créer un espace politique favorable à un débat transatlantique
approfondi sur l'avenir de la sécurité européenne.

Le contexte est donc unique. La chancelière allemande, Mme Merkel, et le
président Sarkozy ont fait des observations similaires dans leur tribune
commune parue dans Le Monde le mois dernier
.  Nous devons transposer tout
cela dans une dynamique politique - et nous le ferons.  Je compte bien qu'au
sommet de l'OTAN, les chefs d'État et de gouvernement adopteront une brève
mais convaincante « Déclaration sur la sécurité de l'Alliance ».  Ce texte
éminemment politique réaffirmera les valeurs fondamentales de l'OTAN en tant
que communauté transatlantique attachée au caractère indivisible de la
sécurité, la défense collective en étant son fondement.

Plus encore, j'attends du sommet qu'il donne le feu vert au lancement des
travaux relatifs à un nouveau concept stratégique.  Pourquoi cela? Il ne
s'agit pas d'une fantaisie, de la volonté d'adopter un texte de plus. Il
n'est pas non plus question de dire que le concept stratégique de 1999 est
dépassé: à bien des égards, si vous le relisez aujourd'hui, vous verrez
qu'il n'a pas si mal résisté aux outrages du temps. Mais il faut aussi
reconnaître que ce concept stratégique était très marqué par les opérations
de soutien de la paix (l'Alliance était massivement présente en Bosnie, et
en pleine opération du Kosovo
); il est naturellement antérieur au 11
septembre et à la résurgence de la menace terroriste internationale; et il a
été élaboré et adopté à 16 - nous sommes aujourd'hui 26 et, espérons demain
28.

Ce processus permettra donc à tous les Alliés d'entamer un débat
intellectuel majeur sur tous les aspects de l'OTAN et, de ce fait même,
amènera à refonder le consensus stratégique au sein de l'Alliance - ce qui
en fait sa force.  Ce débat permettra une analyse approfondie qui servira
non seulement à faire évoluer l'OTAN, mais qui pourrait servir aussi de
catalyseur pour permettre une évolution de la manière dont les organisations
internationales interagissent.

Compte tenu du caractère mondial des menaces et des défis auxquels nous
sommes exposés, un élément majeur du débat sera à n'en pas douter la
signification de la défense collective et de l'article 5.  Celui-ci demeure,
sans équivoque possible, le pilier de l'Alliance. Mais je pense que nous
devrons adopter une approche plus large et considérer petit à petit la
notion de sécurité collective, plutôt que de nous en tenir strictement à la
défense collective.  C'est exactement l'approche adoptée par la France dans
le Livre Blanc, qui admet que le clivage entre la notion de défense et la
notion de sécurité tend à s'effacer.

Mais au-delà de cette approche, quels sont les autres thèmes qui devront
être débattus  sérieusement en vue de ce concept ? - en disant «
sérieusement », je veux dire en allant au fond des choses, et en se libérant
des positions-réflexes parfois inspirées par l'inclusion rituelle, ou au
contraire précipitée, d'un sujet dans un communiqué ministériel.  J'en
proposerai quatre à votre réflexion:

Premièrement, la cyber-défense.  Pendant la guerre froide, nous avons
déployé des efforts énormes pour protéger nos équipements et faire en sorte
qu'ils ne puissent être paralysés par les effets d'une impulsion
électromagnétique - la fameuse « IEM».  Nos autorités militaires ont acquis
une grande expérience de la défense contre ces effets et un savoir-faire
considérable en la matière.  De nos jours, la probabilité d'une attaque
cybernétique dirigée contre nos réseaux est beaucoup plus grande que celle d'une IEM ; pourtant, les principes de défense et de protection restent largement
similaires.  Nous devrions donc envisager de nous servir des capacités
uniques qui existent déjà dans nos forces armées et chercher à les
développer. Elles pourraient par exemple former un service de réaction
rapide qui aiderait les Alliés et peut-être aussi les partenaires en cas d'attaque
.
Et compte tenu du rôle essentiel que l'espace et les satellites jouent
aujourd'hui dans nos cyber-réseaux, ne devrions-nous pas aussi commencer à
suivre de plus près les activités dans l'espace et en examiner les
incidences pour notre sécurité ?

Deuxièmement, la sécurité énergétique.  La perturbation des
approvisionnements énergétiques d'un pays peut détruire les bases mêmes de
sa société et de son économie, comme s'il était en guerre, sans qu'un seul
coup de feu ne soit pourtant tiré.  Il est par conséquent indispensable que
l'OTAN définisse ce qu'elle peut apporter de plus, par exemple au niveau de
la protection des infrastructures essentielles ou de la sécurisation des
goulets d'étranglement par lesquels passent les flux d'approvisionnement. Je
pense d'ailleurs que l'OTAN a d'ores et déjà des moyens qui peuvent apporter
une contribution majeure dans ce domaine.

Troisièmement, le changement climatique.  Nous pouvons voir que ce
changement a déjà des implications sécuritaires.  Par exemple en Afrique, où
le manque d'eau et la diminution de la surface des terres arables sont
directement responsables de certains conflits et de tensions.  En revanche,
dans le Grand Nord, où la fonte de la calotte glaciaire est une réalité, on
notera avec satisfaction que le changement climatique n'a pas encore fait
monter la tension.  Mais cette possibilité existe, des ambitions
s'expriment, et nous devons être prêts à réagir.  Sécurité énergétique et
changement climatique sont d'ailleurs deux thèmes qui soulignent également
la nécessité pour l'Alliance de repenser fondamentalement sa doctrine
maritime.

Enfin, quatrièmement,  l'approche globale, comme l'on dit dans notre jargon.
En Afghanistan et ailleurs, une approche globale des acteurs civils et
militaires est la clé du succès.  Nous sommes tous d'accord sur ce point.
Pourtant, chaque organisation continue de travailler suivant sa propre
culture et ses propres préférences, sans forcément chercher une convergence
de résultats.  Je dois avouer qu'au cours de mes cinq années en tant que
secrétaire général, c'est une des choses qui m'a le plus frustré.  Je pense
qu'un nouveau concept stratégique doit plaider plus encore pour une
coopération entre nos grandes organisations, à commencer par l'OTAN et l'Union
européenne. Un resserrement des liens entre ces deux organisations
renforcerait leur efficacité dans une approche globale. Cette coopération
permettrait aussi une amélioration du cadre institutionnel international
dont j'ai parlé tout à l'heure.  La France l'a clairement compris, et j'apprécie
grandement ses efforts visant à concrétiser cette aspiration.   Javier
Solana, qui est ici, et moi travaillons chaque jour à améliorer les
relations EU-OTAN.

Tous ces points représentent des approches politiques, mais soyons clair :
la valeur ajoutée de l'organisation dépend de ses capacités militaires. L'OTAN
n'est pas une agence civile et ne le deviendra pas. C'est bien une
organisation politico-militaire, et pour pouvoir pleinement apporter sa
contribution, elle doit en avoir les capacités nécessaires : des capacités
adaptées aux nouvelles menaces et nouveaux défis ; des capacités
expéditionnaires aptes à s'intégrer dans de nouveaux contextes de crise où
la dimension militaire n'est qu'un des aspects ; des capacités, enfin, aptes
à couvrir l'ensemble du spectre d'action militaire, du combat à la
stabilisation, en passant par la formation de soldats locaux. Le Livre Blanc
français montre comment on peut faire des choix difficiles pour définir des
priorités. De même, le nouveau concept stratégique doit contenir ces
questions militaires et en fixer les priorités.

La méthode d'élaboration de ce futur concept stratégique est encore à
définir - ce sera certainement l'un des points que les chefs d'Etat et de
gouvernement auront à coeur de débattre personnellement à Strasbourg/Kehl.
Groupe des sages, nouveau rapport Harmel: des propositions sont sur la
table. Ce sera pour l'essentiel à mon successeur de gérer la bonne conduite
de ce processus. Je formule néanmoins le voeu qu'il permette de ranimer un
vrai débat stratégique au sein de l'OTAN.

De fait, nous avons beau vivre à l'heure de la mondialisation, l'Alliance
éprouve des difficultés à parler de régions et de dossiers lorsque l'OTAN n'y
est pas directement impliquée.  Il va de soi que l'OTAN ne sera pas
systématiquement sollicitée pour tous les problèmes liés aux « États
faillis » ou pour toutes les crises au Moyen-Orient,  mais il est certain
que nous devrions au moins parler de ces questions et échanger des
informations.  Au début des années 50, un des premiers dossiers que le
Conseil de l'Atlantique Nord, nouvellement créé, a examiné était la
situation dans la péninsule coréenne.  D'une certaine manière, nous
appréhendions peut-être mieux la mondialisation à l'époque qu'aujourd'hui.
Ici encore, comprenez-moi bien : je ne veux nullement dire que l'OTAN doit s'occuper
de tout, partout. Certains ont à tort interprété ainsi l'expression « OTAN à
vocation mondiale ou globale ».  L'OTAN n'a pas l'ambition de devenir le
gendarme du monde.  L'OTAN n'est pas les Nations Unies.  En revanche, je dis
que tout ce que nous pouvons faire pour approfondir notre connaissance et
ainsi améliorer notre compréhension de ce que cela a comme incidences pour
notre sécurité, nous préparera mieux pour l'avenir - c'est ce que nous
devons promouvoir.  Je continuerai donc à prôner un débat stratégique allant
au-delà de la simple perspective euro-atlantique. Cela nous aidera non
seulement à mieux comprendre les complexités et interactions de notre
environnement en matière de sécurité mais aussi à déterminer la meilleure
façon pour l'OTAN de contribuer aux efforts déployés par la communauté
internationale dans ce domaine, sur la base de la valeur ajoutée que L'OTAN
peut apporter.

Mesdames, Messieurs,

Je vous ai livré mes réflexions personnelles sur certains des éléments qui
pourraient figurer dans un nouveau concept stratégique.  Il est évident que
la liste n'est pas exhaustive - j'aurais dû citer aussi les dangers
croissants de la prolifération des armes de destruction massive et de leurs
vecteurs, et l'équilibre dans la politique de l'Alliance entre dissuasion,
politique de non-prolifération et contribution aux efforts de désarmement.
Et, comme je l'ai dit, de nombreux éléments du concept stratégique de 1999
restent valables et devront être repris dans un nouveau document.  Mais si
nous voulons sauvegarder notre sécurité dans l'environnement en rapide
évolution qui est le nôtre aujourd'hui, les premières étapes seront d'améliorer
notre compréhension de la notion de sécurité et de développer nos outils
institutionnels en conséquence. Je me réjouis à la perspective de voir la
France jouer un rôle actif dans ce débat, qui, à bien des égards, commence
aujourd'hui par cette journée d'étude.

Je vous remercie.

http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/messages

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Publié dans OTAN-défense - ONU

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