aU 20/06/2011...USA,La crue du fleuve Missouri devient trés préoccupante
La crue du fleuve Missouri devient réellement inquiétante. Dimanche elle a submergé des digues de retenue dans le nord-ouest de son cours.
Le fleuve a débordé en deux point en créant une inondation sans précédent dans la région de Corning, dans le Missouri, à environ 100 miles au nord de Kansas City.
En débordant de ses digues, plus de 1000 hectares de terres agricoles ont été totalement inondés.
Un avis d'évacuation a été lancé par les autorités pour les villes de Watson et Atchison, plus de 500 personnes ont déjà été évacuées.
L’État du Nebraska a quant à lui lancé une alerte à la crue dimanche, en effet l'eau menace en particulier la centrale nucléaire de Cooper, située près du fleuve. Le niveau de l'eau a atteint 13,60 mètres. S'il atteint 13,90 mètres, l'activité de la station pourrait être stoppée pour des raisons de sécurité.
Quant à la centrale nucléaire de fort Calhoun déjà submergée depuis plus de trois semaines, l'incroyable silence des autorités devient réellement inquiétant. De nombreuses rumeurs circulent déjà.Ce qui est sûr, c'est qu'une directive interdit tout survol aérien de la centrale totalement inondée par la crue, et l'on sait aussi malheureusement que des aires de stockage sont aujourd'hui totalement submergées.
Elizabeth Cory Ishan, la porte-parole de la FAA a justifié cette interdiction de l’espace aérien en ces termes: « La restriction des vols sur la zone de Fort Calhoun est destinée à maintenir les curieux loin de la centrale. Les avions peuvent encore voler près de la centrale, mais avec un plan de vol et ils sont tenus au contact permanent avec les contrôleurs aériens, sinon il y un risque de collision en vol qui pourrait compromettre les opérations sur le terrain. Nous devons garantir la sécurité des personnes sur la zone de la centrale nucléaire ».
Il faut dire aussi que vue du ciel les médias, et pas qu'eux, avaient une vue imprenable non seulement sur toute la centrale nucléaire, mais aussi sur ses aires de stockages extérieures qui semblent submergées.
l’inondation de la centrale (en maintenance depuis le mois d'avril, parait il) a commencé le 21 mai, seuls des sacs de sables ont été alors utilisé pour construire des digues de protection. Mais depuis plusieurs jours la montée de la crue s’est fortement accentuée. Qu'en est il de la situation aujourd'hui? personne ne le sait, les autorités se veulent juste rassurantes sans en dire beaucoup plus.
La centrale a déjà connu ces dernières semaines un incident plutôt inquiétant, l'incendie d'une pompe de refroidissement, probablement provoqué par un court circuit généré par l'inondation, a été déclaré. Le refroidissement des barres de combustible usé stockées dans une piscine a été temporairement perturbé. L'incident a été classé en danger de niveau 1 sur les 4 que comporte l'échelle d'alerte, par la NRC. Mais nous n'en savons pas plus.
Aujourd’hui avec deux centrales nucléaires en danger, et alors que les autorités restent encore totalement silencieuses, on se dit qu'on frôle le total délire.
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SOURCE : Nature Alerte
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Soumis à une série de pressions, du réchauffement à la surpêche, les océans présentent des symptômes inquiétants, avertit un panel d'experts dans un rapport rendu public lundi.
En se penchant sur les effets cumulés que subissent les oceans,27 experts de six pays qui s'étaient réunis en avril à l'Université d'Oxford et dont le rapport est la synthèse des travaux, dressent un tableau apocalyptique.
"Les résultats sont choquants", résume Alex Rogers, directeur scientifique du Programme international sur l'Etat des Océans (Ipso), grand coordonnateur des travaux d'un groupe de chercheurs sur l'état des océans (*). "En considérant l'effet cumulatif de ce que l'humanité fait subir aux océans, nous nous sommes aperçus que les conséquences sont bien plus graves que ce dont chacun de nous s'était rendu compte de son côté", poursuit-il.
"la combinaison des pressions exercées créé des conditions qui se retrouvent lors de chacune des précédentes extinctions de masse d'espèces de la Terre".
Au cours du demi-milliard d'années écoulées, cinq extinctions de masses sont survenues après des calamités naturelles, au cours desquelles plus de 50% des espèces existantes ont disparu.
